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Créé en mars 2007

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Fury Magazine, toujours à la pointe de l'actualité d'il y a cinquante ans en arrière.

Nos garanties :

- Tous nos articles sont écrits sur des ordinateurs à fiches perforées gros comme une camionnette.

- Nos rédacteurs ne communiquent entre eux que par téléphone filaire.

- L'un d'eux est né avant 1960.


"Nous sommes l'avant-garde du passé."

Modern life is rubbish...

periscope.jpg
... quoique...
Par Oddjob
  

"Dans des aventures sensationnelles, inédites… Spirou présente… Un type extraordinaire les amis ! Jean VALHARDI ! Un gaillard plein d’allant et de courage que vous aimerez. Comme vous aimez les héros de Spirou…"

Vous savez donc ce qu’il vous reste à faire ! Précipitez-vous chez votre libraire favori et plongez-vous dans les aventures de VALHARDI, le célèbre détective dont la poignée de main, franche et ferme, était le signe de reconnaissance des membres du Club des Amis de Spirou. Eh oui, les belles éditions DUPUIS, nous proposent, enfin, une magnifique intégrale digne de ce nom, avec un premier tome regroupant les années 1941 à 1946, avec Doisy au scénario et surtout Jijé au dessin. Alors mieux qu’une distribution de cartes de rationnement gratuites… lisez les enquêtes de VALHARDI !

Vous En Voulez Encore ?

Trop chauve pour être une rock star, trop asthmatique pour être footballeur, pas assez alcoolique pour être écrivain, trop Français pour être Anglais, pas assez suicidaire pour être artiste, trop intelligent pour la télé-réalité. Il ne me restait pas grand' chose, et ce pas grand' chose, c'est devenu Fury Magazine. Hong Kong Fou-Fou


Rédaction :
wally gator logo Wally Gator : rugby de village, communion solennelle et charcuterie.
Eleve-Moinet-2.jpg  Elève Moinet : permis B, Première étoile, BEPC (mention Assez bien)
oddjob logo 2 Oddjob : KPM, RKO et Kop Boulogne.
barbidule-logo.jpg Barbidule : contradictions, bals de village et coloriage.
Getcarter logo Getcarter : mod, mod, mod.
hkff logo Hong Kong Fou-Fou : soins capillaires, huile de moteur et kilomètre arrêté.

N'hésitez pas à nous écrire : fury.mag@gmail.com (Pas de compliments, nous sommes modestes. Pas de critiques, nous sommes susceptibles. Pas d'insultes, nous sommes hyper baraqués. Pas de propositions à caractère sexuel, nous sommes fidèles.)
Vous pouvez également devenir fan de Fury Magazine sur Facebook (ici : Fury Magazine sur Facebook).
1 avril 2015 3 01 /04 /avril /2015 17:42
Changement d'adresse

Fury Magazine a déménagé.

Overblog nous imposait de la publicité, et la publicité, c'est mal. Nous sommes donc partis chez Blogger.

Les anciens articles resteront à votre disposition ici, nous essaierons de les transférer petit à petit sur le nouveau site.

Sans plus attendre, cliquez ci-dessous pour nous rejoindre :

 

Le nouveau Fury Magazine. Comme avant, mais mieux

Published by Hong Kong Fou-Fou
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27 mars 2015 5 27 /03 /mars /2015 13:48
Interlude

Chers téléspectateurs,

Comme vous l'aurez sans doute déjà remarqué, il se passe des trucs bizarres sur Fury Magazine depuis quelques jours, des fantaisies dans la mise en page, des couleurs qui changent, des publicités intempestives, tout ça. Nous n'y sommes évidemment pour rien, la faute en incombe à notre hébergeur, Overblog. Si je n'étais pas bien éduqué, j'écrirais notre e... de p... de b... de m... d'hébergeur, Overblog. Il est hors de question de continuer dans ces conditions. Voir un bel article de l'élève Moinet, écrit avec application et avec une plume Sergent-Major, jouxter une publicité pour un quelconque site pour perdre du poids ou jouer en ligne ? Plutôt crever ! Si encore c'était une réclame pour le chocolat Menier ou le savon Cadum, d'accord... Mais il est également hors de question de (vous) laisser tomber après huit ans. Nous cherchons donc une solution, mais sans trop forcer non plus. On n'est pas vraiment des geeks, nous, alors transférer le site sur un autre hébergeur, c'est une tâche qui nous semble pour l'instant insurmontable. Et inintéressante, aussi.

Donc, on va dire que pour l'instant le monde moderne a gagné, mais ce n'est pas grave. Je vais en profiter pour relire tous les Buck Danny, revoir tous les Fantomas et réécouter tous les albums des Kinks, tiens. En tout cas, nous reviendrons. Je ne sais pas quand, mais nous reviendrons.

Merci de votre patience, chers téléspectateurs. A vous Cognac-Jay, à vous les studios.

Amicalement,

HKFF

Published by Hong Kong Fou-Fou
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23 mars 2015 1 23 /03 /mars /2015 06:27

wally gator logo Par Wally Gator

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Il y a quelques jours je suis allé voir Kingsman avec un ami, fan de BD et de métal. Oui, de métal, le bruit fait par des chevelus, moches et beuglards. J’ai un ami comme ça, oui oui, je t’assure, cher lecteur. Mais je m’égare.

Alors, soyons honnêtes : ce n’est pas la huitième merveille du monde et probablement pas un film qui laissera une trace indélébile dans l’histoire du cinéma, mais franchement, j’ai passé un excellent moment. Adapté d’une BD de Mark Millar (Kick-Ass), Dave Gibbons (Watchmen) et Matthew Vaughn, le film, réalisé par le dernier cité (j’espère, lecteur, que tu me suis…), nous plonge dans un monde où les agents secrets sont un mélange de James Bond, d’Austin Power et de James West. Ils ont des super gadgets comme des lunettes incroyables, un parapluie pare-balle ou des lames qui sortent de leurs Oxford. Ces agents se battent d’une façon à faire pâlir Bruce Lee, Aragorn et Légolas réunis. Le méchant est très méchant, très cruel, très riche et mégalomane. En un mot, il est parfait. Le chef des agents est parfaitement britannique, le tailleur est riche, les filles bien en formes et parfaitement à leur place : tueuse froide et sexy ou princesse en détresse prête à tout pour remercier leur sauveur. Voilà, le décor est planté, rien ne manque pour faire un parfait divertissement sur fond de "Mission : Impossible" sans le scientologue de service, heureusement.

Cependant, j’ai quelques regrets, je ne te le cache pas, cher lecteur. Concernant la jeune recrue en particulier. J’aurais tellement aimé voir un supporter d’une équipe de foot de 5ème division, bas du front et au poil ras… Mais bon, rien n’est vraiment parfait. Dommage ! Ah si, notons quand même cette bagarre fantastique dans le pub ! Et puis, toutes ces superbes pubs Guinness, et puis cette pinte, puis ces leçons sur l’élégance et la noblesse, et puis c’est tout. Faut aller le voir. Juste parce que c’est bien fait, sans prétention, et surtout d’une outrance complètement assumée et du coup absolument savoureuse.


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Published by Wally Gator - dans Cinéma et TV
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13 mars 2015 5 13 /03 /mars /2015 12:21

hkff logo Par Hong Kong Fou-Fou

 

Toc toc toc !

- Patron, c'est moi, Oddjob ! Ouvrez la porte !

- Non.

- Allons, soyez raisonnable, vous êtes enfermé dans votre bureau depuis trois jours.

- Je n'en sortirai plus. Je ne supporte plus le monde moderne.

- Patron, ne m'obligez pas à enfoncer la porte...

- Si tu essaies d'entrer, je saute par la fenêtre !

- Patron, nous sommes au rez-de-chaussée...

- Justement, mon agonie n'en sera que plus longue et plus poignante...

- Bon bon, calmez-vous, je reste dans le couloir. Heu, patron, vous avez progressé ?

- Pfff, pas une ligne ! Je n'y arrive plus, je n'y crois plus.

- Vous devez le faire, patron ! Mars, c'est le mois anniversaire de Fury Magazine. Huit ans cette année, quand même ! Les lecteurs attendent l'article aussi drôle qu'émouvant que vous écrivez à cette période pour célébrer cet événement !

- Les lecteurs ? Quels lecteurs ? Une poignée d'illuminés ringards restés comme nous scotchés dans le passé. Le reste de l'humanité s'en fout, de Fury Magazine. Tout ce qui l'intéresse, c'est de partager des vidéos d'animaux faisant du skateboard sur ces putains de réseaux sociaux ou de savoir quand va sortir l'Apple Watch. J'ai beaucoup réfléchi, je crois que Fury Magazine doit s'arrêter. Ca ne sert à rien et qui mieux est, j'ai l'impression de trahir mes convictions : critiquer le monde moderne sur Internet, faire de la pub sur Facebook, tu parles d'une cohérence... Ah, comme je me sens seul et fatigué...

- Vous ne pouvez pas dire ça, patron ! Nous sommes une équipe ! Soudée. Unie. Indivisible.

- Invisible, plutôt ! Où est l'élève Moinet ?

- Heu... Il est parti. Il préfère écrire des chroniques de bandes dessinées sur BDGest.

- Argh ! Moi qui le prenais pour un chic type ! Dire que je l'ai ramassé dans le caniveau... Tu sais que c'est moi qui lui ai fait découvrir Sleaford Mods ? C'est moi qui lui ai appris que Bézu et Mick Jagger avaient, comment dire ?... Bon, oublions cet ingrat. Et Wally ?

- Heu... C'est bientôt l'ouverture de la pêche en montagne, il prépare son matériel. Mais ne vous inquiétez pas, à défaut d'un nouvel article, il a envoyé sa prochaine sélection musicale !

- S'il y a encore Madness ou du shoegaze, je me flingue ! Fais voir ! Glisse-la sous la porte.

- Heu... Ah ben zut, je l'ai perdue...

- Getcarter et Barbidule ne donnent plus signe de vie... Il ne reste que toi, mon vieux Oddjob. Le dernier fidèle. Le dernier des chroniquants. Je n'ai pas le droit de te demander un tel sacrifice, pas le droit de te voler les plus belles années de ta vie. Non, il faut arrêter.

- On ne peut pas ! Notre cause est juste ! Le monde va mal ! Regardez cette nouvelle qui vient de tomber sur le téléscripteur : en 2014, un Américain sur deux n'a pas ouvert un livre !

- M'en fiche, on écrit en français de toute façon.

- Et celle-là : selon une étude récente, les jeunes Anglais passent 4h par jour sur leur smartphone !

- 4h ! Eh bien, on n'est pas près d'avoir de nouveaux Sex Pistols... Nous vivons décidément dans une société de légumes...

- Justement, on a besoin de presse, purée !

- Très bon, Oddjob. Si mon visage n'était pas figé dans un rictus sardonique, je sourirais. Non, mon vieux, il faut accepter la réalité en face, nous sommes vaincus, dépassés, obsolètes. Nous sommes des anachroniques chroniques. Rends-toi compte : personne à la rédaction n'a un tatouage ! Comment peut-on toucher les gens ? Etre crédibles ? Je suis sûr que même François Hollande est tatoué.

- Il reste toujours un espoir, patron. D'autres gens pensent comme nous. Tenez, écoutez ça, c'est Noel Gallagher qui parle, dans le dernier Schnock : "Ca me fascine et me fout hors de moi en même temps de voir que les gens trouvent tout à fait normal de s'asseoir dans un café pour dépenser 10 balles dans de la pisse de chat et parler de la météo pendant quarante-cinq minutes. Mais ils s'énervent quand tu leur demandes de payer 10 balles pour un album, un truc éternel qui te fera peut-être découvrir des choses sur toi dont tu n'avais pas idée, qui va peut-être changer ta vie... On vit à une époque où les gens sont super motivés dès qu'il s'agit d'acheter de la merde. Comme des applications à la con. Des trucs inutiles. Du genre des applications iPhone qui font des bruits de pets. Je ne connais pas beaucoup de monde avec moins de 50 applications sur son smartphone. Et je parle même pas des jeux vidéo qui coûtent 500 balles. Putain, tu sais combien d'albums tu peux acheter avec 500 balles ? Je suis nul en maths mais ça doit faire beaucoup." Et le même, dans le dernier Rock&Folk : "Les gens ont changé. S'il faut tenir quelqu'un responsable, c'est Apple. Apple prive les gens de leur sens de la curiosité, de l'aventure et de la magie. Il n'y a plus besoin d'être curieux désormais, avec son téléphone on peut savoir tout sur tout en quinze secondes. Il n'y a plus de mystères dans le monde."

- Bon sang ! Le brave garçon ! Essaie de trouver son numéro de téléphone, et propose-lui la place de Moinet. Dis-lui qu'il pourra avoir le bureau près de la fenêtre !

- Heu, je suis content de voir que votre optimisme revient, patron, mais il y a des limites.

- En tout cas, tu as raison, il faut continuer ! Je vais l'écrire, l'article pour notre anniversaire, je l'appellerai "Gallagher comme à la guerre". Allez, on resserre les rangs. Appelle-moi la rédaction de BDGest, dis-leur que je leur échange Moinet contre le Pifou Poche N°7 !

- Heu, patron, vous êtes sûr que ce traître vaille si cher ?


      *********

 

Et comme chaque année, finissons par une immersion photographique dans l'intimité de la rédaction...

 

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L'élève Moinet partant dans l'aube blafarde livrer sa cargaison de critiques à BDGest

 

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Wally Gator planchant sur la suite de son article sur la conscience. Vu sa tête, j'ai l'impression qu'il a enfin trouvé ce qui fait qu'il sait qu'il est lui. Parution prévue : fin 2017

 

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Oddjob allant sur le terrain recueillir des informations pour son prochain article : "Le cigarillo dans le cinéma guérillero"

 

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La rédaction enfin réunie, en pleine recherche d'inspiration

Published by Hong Kong Fou-Fou - dans Divers
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2 mars 2015 1 02 /03 /mars /2015 06:52

wally gator logo oddjob logo 2 hkff logo Par Wally Gator, Oddjob et Hong Kong Fou-Fou

 

Bon tempo mars 2015 

Contribution de Wally Gator

Slowdive : Machine gun

Throwing Muses : Two step

Deux morceaux incroyables dans leur version en concert, “live” comme diraient les perfides. Autant le Slowdive reste assez identique à la version studio, mais alors le Throwing Muses, wachté, terrriple !

Mary Goes Round : No revolution

Sorti dans le maxi "Hot shot in space". Je pense que les Français ont fait une overdose de Sisters of Mercy, Bahaus et Joy Division avant d’écrire ce qui est probablement leur meilleur morceau.

Noel Gallagher’s High Flying Birds : Freaky teeth

N’oublie pas lecteur, si tu n’as pas pré-commandé ton exemplaire du nouvel album de Noel Gallagher, tu n’as plus qu’à aller faire la queue chez ton disquaire habituel dès le 2 mars, en espérant qu’il l’ait reçu en vinyl…

Madness : The last rag and the bone man

Les Nutty Boys sont super sympas : si tu t’inscrivais à un tirage au sort, tu recevais cette perle en téléchargement gratuit.


 

 

 

Contribution de Hong Kong Fou-Fou

Trampolene : Imagine something yesterday

Tout nouveau morceau de ces Londoniens. J'aime toujours autant la voix traînante et dédaigneuse du chanteur. Elle me rappelle celle de mes étudiants de licence, quand j'ai l'outrecuidance de les réveiller pour leur demander de m'énoncer le principe fondamental de la dynamique.

Sala & the Strange Sounds : Yes Sir I can boogie / Margot

Voici un groupe espagnol basé à Londres, si j'ai bien compris, qui nous propose une reprise d'un duo féminin seventies bien ringard, Baccara. Et comme je trouve ça vraiment sympa et rafraîchissant, je mets un second morceau, tiens. Il ne me reste plus qu'à comprendre pourquoi le batteur joue avec un casque sur la tête dans toutes leurs vidéos.

Kartica : All yours / Don't you think so ?

Ma découverte du mois. Quand je dis "ma découverte", n'y voyez aucune suffisance. Au contraire. Je viens seulement de découvrir ce groupe, qui existe quand même depuis 2008, et pourtant c'est toute la culture que j'aime. Des influences OCS/Oasis, des belles vestes, des pintes généreuses et un musicien chauve qui ne s'accepte pas et cache sa mauvaise fortune sous une casquette. C'est tout moi.

Blur : Go out

La planète entière est déjà au courant, Blur va sortir un nouvel album. En voici le premier extrait. Honnêtement, ce n'est pas à mon humble avis ce qu'ils ont fait de mieux mais je suis optimiste. Et puis c'est quand même le fruit des retrouvailles du duo Albarn/Coxon. Presque comme si Wally et Moinet cosignaient un article, vous voyez.

Salvatore Adamo : B.O.F. L'ardoise

Oui, vous avez bien lu. Salvatore Adamo. La musique qu'il a écrite pour le film "L'ardoise" est grandiose, c'est triste, c'est poignant, c'est envoûtant, j'en ai des frissons partout. Malheureusement, le film, avec le jeune Salvatore, et surtout Michel Constantin et Jess Hahn, n'est pas à la hauteur. "L'ardoise" n'est pas magique.

 

 

 

Contribution de Oddjob

The Kitschenette’s : J’ai l’air de quoi ?

Oui, la pop made in France continue à se battre contre vents et marées ! C’est frais, décalé, insouciant… et ça fait du bien. Et surtout, n’oubliez pas, Messieurs, au 2ème étage, c’est le rayon Lingerie pour Hommes ! (Et merci à The Ritz pour cette trouvaille…)

Curtis Harding : Heaven’s on the Other Side – Keep On Shining

Il ne faudrait pas s’arrêter à l’intitulé de son album, Soul Power, et s’imaginer un énième clone d’Otis Reding ou de Sam Cooke… Loin de toute nostalgie stérile ou de sanctuarisation sclérosée, Curtis Harding nous offre une soul soyeuse tout en restant d’une terrible efficacité.

The Districts : 4thand Reobling

Rien de révolutionnaire ici, diront les esprits chagrins… Qu’importe ! Le classicisme et le (vrai) savoir faire n’ont jamais fait de mal à personne… bien au contraire ! 

 

Published by Hong Kong Fou-Fou - dans Musique
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16 février 2015 1 16 /02 /février /2015 06:52

oddjob logo 2 Par Oddjob

 

C’est d’abord le souvenir d’une image. Celle d’un camion avec une drôle de calandre, au milieu d’un pont suspendu au-dessus d’une rivière en furie, risquant de chavirer visiblement à tout moment. Et la pluie, battante, qui ruisselle. Un homme est à côté, s’agrippant comme il le peut aux vestiges de ce pont.

Ce n’est que quelques dizaines années plus tard que cette image se révéla être tout droit sortie d’un film de William Friedkin, Sorcerer – Le Convoi de la Peur, invisible depuis son cuisant échec commercial, mais avant tout nouvelle adaptation du roman de Georges Arnaud, Le Salaire de la Peur, et donc remake du film éponyme de Clouzot.

Mais ce n’est que plus récemment que je découvris que le casting initialement prévu regroupait Steve McQueen, Lino Ventura et Marcello Mastroianni. Au final, furent embarqués pour cette aventure Roy Scheider, Bruno Cremer, Amidou et Francisco Rabal.

  baroud-1.jpg

 

Le film, enfin, je ne le visionnai qu’il y a peu de jours…

Bref, plus de trente ans s’étaient écoulés depuis ce lointain souvenir, fruit de tous mes fantasmes cinématographiques. Quant à l’histoire de ce tournage, je ne saurais trop conseiller la lecture roborative des mémoires de Friedkin, récemment parues en français.

Si l’on ne saura jamais ce qu’aurait pu être la confrontation à l’écran entre Frank Bullitt et Antoine Beretto, il faut bien admettre que la vedette américaine retenue, Scheider (qui venait d’enchaîner entre autres, excusez du peu, French Connection, Jaws et Marathon Man) est bien éclipsée par la prestation du Français Cremer.

Ce dernier y campe un homme d’affaires parisien, poussé à tout quitter pour d’obscures malversations financières. Plus proche d’un Homme pressé et détaché version Morand que d’un vulgaire arriviste de la finance façon Tapie, il va se trouver associé à un tueur  (Rabal), un terroriste palestinien (Amidou) et un petit truand du New Jersey (Scheider), tous en fuite, pour convoyer la fameuse cargaison de nitroglycérine au fin fond d’une petite dictature d’Amérique du Sud.


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Cremer y excelle dans la peau d’un homme revenu de la jungle financière pour finir dans la jungle tout court, y trainant sa carrure épaisse mais altière et son physique élégant et somme toute aristocratique.

Il finira par y laisser sa peau… Mais de toute façon, il n’était déjà plus de ce monde !

Mais l’avait-t-il déjà été ?

Ce type d’homme, marqué par le sens de l’honneur et du sacrifice, Cremer ne l’a que trop souvent incarné, à commencer dans les films de Pierre Schoendoerffer, qui l’emploiera par trois fois.

 

La première fois et sans doute la plus célèbre, c’est dans La 317ème Section, incarnant, au vrai sens littéral du terme, l'adjudant Willsdorff, "ancien" du Front de l’Est, secondant un jeune officier (Jacques Perrin) tout frais, égaré dans une guerre d’un nouveau genre. Autre jungle, autre défaite à l’arrivée. Mais toujours, avec le sens du devoir, quel que soit le camp défendu.

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Puis, dans l’oublié (hélas !) Objectif 500 millions. Cremer y est un ancien (encore) officier tout juste sorti de prison suite à une condamnation pour activités subversives (l’actualité est encore brûlante, on sort à peine de la Guerre d’Algérie…), embringué dans l’attaque d’un avion transportant les fameux 500 millions, par la délicieuse égérie pop, Marisa "Yo" Mell (deux ans avant Danger : Diabolik) et le solitaire (et trop tôt disparu) Jean-Claude Rolland.

Dans un noir et blanc très Nouvelle Vague, au son d’un distingué "Dis à ton capitaine" chanté par France Gall, Cremer/Richau se demande tout au long du film ce qu’il peut encore faire dans un monde qui n’est pas le sien.  Et en vingt secondes, tout est dit :

Yo : Vous pourrez trouver un métier avec vos capacités.

Richau : Y a qu’trois métiers pour un homme… Roi, poète ou capitaine… Malheureusement, je ne suis pas poète…    

 

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Il ne lui restait donc qu’à être roi ou capitaine…

Il n’en sera pas très loin dans son dernier rôle à l’écran (dernière apparition également pour Jacques Dufilho et Philippe Clay, deux autres types "hors du temps")  et dernier film pour Schœndœrffer, Là-haut, un roi au-dessus des nuages. Sorte d’Au Cœur des Ténèbres en Indochine et de film testamentaire, avec un Cremer en ex-colonel des services spéciaux français. Encore et toujours le baroud et cette guerre, décidemment et définitivement oubliée !

Entre-temps, il aura retrouvé un autre capitaine (Sergent, celui-là…), Jacques Perrin et Raoul Coutard passé de directeur de la photo (chez Schœndœrffer mais aussi chez Godard) à la réalisation, avec La Légion Saute sur Kolwezi. Palot film de guerre à la française, mais encore une fois "sauvé" principalement par Cremer (et accessoirement par Guiliano Gemma, portant beau le béret vert !), en coopérant français donnant dans le "coup de main", au milieu des soubresauts de la décolonisation.

Autre temps, autre moeur mais même baroud… dans la peau de Bonnot, aux côtés de Jacques Brel en Raymond la Science. Ou en colonel Rol-Tanguy, chef des FFI, dans Paris Brûle-t-il ?

Mais paradoxalement, quel magnifique ennemi public n°1 ne fut-il pas ? Un Epervier à la démarche de fauve, traqué par LAlpageur (Belmondo), sur une partition de Colombier, qui sous couvert d’un emploi de steward bon teint, est bien davantage qu’un tueur solitaire ne s’embarrassant ni de témoins et ni de ses "cocos" de complices. Deux hommes sans nom mais non sans passé, cependant "pas assez riches pour se racheter leur propre passé".

Finalement, revêtir la dégaine singulière de Maigret fut une manière de poursuivre sa campagne de baroudeur. La pipe et le cache-nez, remplaçant la gitane sans filtre et le chèche, certes, mais la solitude face à un monde que l’on ne comprend plus et le rejet d’une certaine médiocrité bourgeoise, le range définitivement dans le camp de ceux qui "réagissent"…

Le baroud s’acheva un jour d’été 2010. C’était Le Temps de Mourir !

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Published by Oddjob - dans Cinéma et TV
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9 février 2015 1 09 /02 /février /2015 11:56

hkff logo Par Hong Kong Fou-Fou

 

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Quand on est enfant puis adolescent, on puise à diverses sources pour créer sa personnalité. Ce qu'on lit, ce qu'on regarde, ce qu'on entend au cours du dîner familial, les camarades qu'on fréquente, tout ça se mélange inconsciemment pour forger un caractère. Pour moi, les deux influences majeures, ça a été les scouts d'Europe, d'une part, et la musique, de l'autre. Comme, heureusement, les bons groupes de ma jeunesse étaient de gauche (au hasard, les Jam, les Clash, les Specials, plus tard les Redskins ou les Housemartins), je n'ai pas fait que baigner dans le milieu militaro-catho-tradi des scouts, j'allais ainsi aux réunions de patrouille avec un badge "Anarchy in the U.K." et un autre "Sandinista !" sur ma veste de treillis. Quand on est jeune, on n'est pas à une contradiction ou une provocation près. Outre les scouts, mes copains étaient mods, skins ou psychos. Faire le grand écart entre les enfants de chœur et les jeunes voyous, ça n’assouplit pas que les jambes, ça ouvre aussi l’esprit. Bref. Influence de groupes anglais, donc. Mais pas que. La Souris Déglinguée, aussi. J'ai découvert Tai-Luc et sa bande à 12 ans, et je ne m'en remettrai jamais. Comme je suis feignant, que je ne vois pas comment je pourrais dire les choses différemment et que de toute façon personne n'a lu cette critique dans Action/Réaction du bouquin sur LSD sorti en 2011, j'en reprends quelques extraits :


"La Souris Déglinguée. Un des groupes qui aura le plus compté pour moi, et que je respecterai toujours, même si je ne l'écoute plus trop désormais. 

La lecture de ce bouquin consacré à LSD me replonge aujourd'hui dans des souvenirs de plus d'un quart de siècle en arrière. 

Comme ce concert en 1987, au Heartbreak Hotel de Sète, avec en première partie un groupe de punks anarchistes, Septembre Noir. Musicalement nul, idéologiquement pas mieux, leur prestation avait été rapidement interrompue par quelques jeunes gens en blouson vert matelassé, devant un Tai-Luc hilare. Une fois La Souris montée sur scène, le Heartbreak Hotel s'est transformé en arène, ça pogotait dans tous les coins, même devant le bar, impossible de finir un verre sans en renverser, même dans les toilettes, impossible de se soulager sans s’en mettre partout. Et la même année, à Tournefeuille, un mini-festival avec les Decibelios et deux autres groupes dont je ne me souviens plus. Les habituelles embrouilles avec des fafs. Tai-Luc qui monte sur scène et qui prévient le public que le groupe va jouer les lumières allumées, parce que la veille pendant le concert un de leurs fans s'est fait poignarder dans l'obscurité et qu'il ne veut pas que cela se reproduise.

Et ce passage un dimanche après-midi chez Jacques Martin, en 1984. Je faisais tranquillement mes devoirs dans ma chambre, la voisine un peu dure de la feuille regardait la télé à haut volume et, soudain, les premières notes du "Parti de la jeunesse". En playback, mais quand même ! LSD sur la scène du Théatre de l’Empire, devant un public bien sage attendant patiemment l’Ecole des Fans. Surréaliste.

J'ai toujours été méfiant à l'égard des hommes politiques mais Tai-Luc, c'est le seul pour qui j'aurais pu voter. Peut-être parce qu'il ne demandait pas qu'on vote pour lui, justement, qu'il faisait de la politique sans vraiment s'en rendre compte. Ses textes parlaient autant à mes tripes qu'à mon cerveau. Et puis c'était de l'exotisme bon marché. Certaines chansons me transportaient à Bangkok, Vladivostok ou Islamabad sans quitter l'appartement familial. Sans aller aussi loin, d'autres téléportaient le jeune provincial que j'étais devant la fontaine des Innocents ou sur le boulevard Sébastopol. Surtout, elles constituaient des hymnes vibrants et sincères à l'amitié, la fidélité et la liberté.

LSD existe depuis 1976. Souvent critiquée, à cause de son public turbulent qui n'avait rien à envier à la Sham Army, elle continue toujours sa route. Dans l'indifférence générale. La pensée unique a encore de beaux jours devant elle."


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La dernière fois que j'ai vu LSD en concert, je ne me rappelle plus exactement, c'était dans les années 90 à la salle Victoire de Montpellier. Depuis, j'ai continué à acheter religieusement chaque nouveau disque, mais sans avoir l'occasion de les apprécier sur scène. Alors samedi soir, avant de franchir en compagnie de Oddjob la porte du BBC, j'avoue que j'appréhendais un peu le concert. Est-ce que le groupe n'était pas devenu sa propre caricature, comme tant d'autres qui n'ont pas su s'arrêter à temps ?

La réponse est non, définitivement non. Comme dirait Tai-Luc, rien n'a (encore) changé. Après une première partie dont je n'ai rien à dire, si ce n'est que le nom du groupe, Kortex, rapporte 24 points au Scrabble, lui et ses copains débarquent sur le ring et, dès les premières notes, je suis transporté 20 ans en arrière, une époque où, si je n'avais pas trop de cheveux sur la tête, c'était par choix, pas par fatalité. La formation a un peu évolué, avec juste deux survivants de la toute première heure, Tai-Luc, donc, à la guitare et au chant propagandiste, et Rikko le bassiste, toujours imperturbable et flegmatique. Cambouis le batteur est là depuis de nombreuses années et a mérité depuis longtemps ses galons de membre à part entière. Muzo le saxophoniste est parti, je ne sais pas pourquoi, il est remplacé par un second guitariste. Pendant 1h30, les morceaux s'enchaînent, essentiellement des titres du premier album, de "Une cause à rallier", avec cette "Varsovienne" qui me donne toujours des frissons, le dernier disque est évidemment représenté avec entre autres "Françoys Villon" et "Sur les toits du Palace".

Dans la salle, le public est pour le moins hétéroclite, ça ratisse large, depuis le teufeur dreadlocks/sac-à-dos fraîchement atterri de Notre Dame des Landes à la petite minette bien pomponnée, en talons, qui envoie des SMS pendant "Détachement FR" pour préparer son after, en passant par les inévitables punks ou skins qui ont dépassé la date de péremption. La bière coule à flots, la sueur aussi. Tout le monde reprend les paroles en coeur, ces paroles que j'aimais tellement décortiquer quand j'étais gamin, et que je n'arrivais pas toujours à comprendre.

LSD réussit cet exploit, faire prendre la mayonnaise sans casser d’œufs. Il faut vraiment être fort, pour arriver à faire chanter à des gros fafs indécrottables les paroles de "Yasmina Petite Arabe", ou à des gauchistes maoistes celles de "Brigitte Bardot cambodgienne". La force du groupe, c'est son honnêteté, sa crédibilité, qui fait qu’il peut s’adresser à tous, sans hypocrisie. Et quand vraiment c'est sur le point de déraper, le grand échalas du S.O. plonge dans la foule pour expliquer manu militari aux plus excités que "de la bagarre, on n'en veut pas !"

En mai prochain, La Souris joue à l'Olympia. Evidemment, je n'y serai pas. Mais j’espère ne pas attendre encore 20 ans avant de reprendre ma dose du groupe hexagonal le plus mouse costaud.

Alors, longue vie aux sauvages !

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2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 06:12

wally gator logo oddjob logo 2 hkff logo Par Wally Gator, Oddjob et Hong Kong Fou-Fou

 

bon tempo février 2015

 

Contribution de Hong Kong Fou-Fou

Allez, c'est reparti pour une nouvelle sélection musicale, le seul truc qui fonctionne à peu près chez Fury Magazine en ce moment. Je ne sais pas pourquoi, mais la source s'est tarie, plus personne n'écrit d'articles, les mises à jour sont remises à plus tard, on n'a plus envie de prendre la plume pour défendre tel ou tel film, tel ou tel bouquin. Peut-être serait-il temps de mettre la clef sous la porte et de reconnaître la victoire (provisoire) du monde moderne ?

Belle and Sebastian : Nobody's empire

Cet extrait du dernier album de nos Ecossais fans de Cécile Aubry illustre parfaitement mon état d'esprit après avoir écrit la phrase ci-dessus. Mélancolie ? Nostalgie ? Un débat sur la différence entre ces deux notions voisines a récemment eu lieu à la rédaction, c'est vous dire que nous sommes tombés bien bas. Mais il est bon parfois de ressentir la joie d'être triste.

Calibro 35 : The butcher's bride

Ouf, le moral remonte, grâce au jazz cinématique de ces Italiens. Le clip est sympathique, même si je n'ai rien compris à l'histoire. Une chose est sûre, la fiancée du boucher, c'est un sacré morceau.

Restons dans les flingues avec Colt 45 et leur Salt water. Du punk primitif qui nous vient de Cambria. Du coup, je peux écrire que c'est du punk précambrien cambrien, quel extraordinaire paradoxe. Comme ils revendiquent des influences metal et hardcore, ils ne devraient normalement rien avoir à foutre dans ma sélection, mais ce morceau énergique a trouvé grâce à mes oreilles. Et sinon, je vous fais part de ma science toute récente : Cumbria, c'est un comté tout en haut de l'Angleterre, avec la densité de population la plus basse du pays (74 habitants au km2). Hmmm, c'est peut-être là-bas que la rédaction de Fury Magazine devrait se replier pour continuer à mener son combat, depuis l'arrière-salle d'un pub désert. Comme il ne doit pas y avoir de connexion internet dans ce coin paumé, Fury Magazine serait tiré de façon confidentielle à quelques dizaines d'exemplaires, dupliqués à la ronéotypeuse. Notre travail achevé, nous nous octroierions une bonne pinte et une bonne pipe, initiés en cela par Oddjob, notre maître à fumer.

Violet Class : Out on the tyles

Section 60 : Welcome to the dream factory

En voilà, de la musique de pub ! Ah, reprendre en coeur ces refrains virils, faire claquer les verres vides sur le bois des tables, patiné par des générations de buveurs rougeauds, se donner de grandes tapes dans le dos.

The Vaccines : Handsome

C'est sorti il y a quelques jours. Sur le plan musical, c'est excellent. Sur le plan visuel, c'est déroutant. S'il y a un message dans ce cross-over entre Star Wars et la Shaw Brothers, je ne l'ai pas encore déchiffré.

Folks : Venom

That's all, Folks !

 

 

 

Contribution de Oddjob

Henry Mancini : Two for the road (O.S.T.)

Extrait de la B.O. du film de Stanley Donen ("Voyage à deux" en français), tout en élégance et nonchalance, à l’image de ses interprètes principaux, Albert Finney et Audrey Hepburn. Plaisamment complétés par Jacqueline Bisset et Georges Descrières.

The Go Team : The scene between

Bientôt le nouvel opus pour ces trublions de Brighton. Et comme le dit si bien notre estimé Elève Moinet, leurs albums sont de parfaites bandes originales pour des films qui restent à faire…

French Boutik : Mieux comme ça !

Enfin une pop moderniste des plus efficaces et surtout jamais rétrograde. Et qui nous rappelle sur ce titre du plus bel effet, les riches heures d’une vraie pop à la française, Oui Oui !

Oui Oui : La ville

C’était fin 80, début 90. Avec Gondry à la batterie, Gondry à la caméra, Gondry (frère) à la trompette, Oui Oui c’était le Non Non à la pop variet’ et au rock engagé !

 

 

 

Contribution de Wally Gator

Honey is cool : Nach heart

Soyons honnête, je n’avais jamais entendu parler de ce groupe suédois et je ne me souviens même pas par quel hasard je suis tombé dessus… Donc, voilà, ils sont Suédois et c’est bien. Ah, si, je peux rajouter un truc : la chanteuse, c’est Fever Ray, celle dont un morceau fait le générique de "Vikings".

St Christopher : All of a tremble

On ne présente plus Sarah Records. J’aimerais vraiment avoir tout le catalogue.

Kate Pierson : Mister sister

LA voix des B-52’s. La voix n’a pas changé par contre je ne suis pas sûr qu’il faille regarder la vidéo, ça pique les yeux.

The Field Mice : Anoint

Quand je vous dis que Sarah Records c’est terrible.

Noel Gallagher’s High Flying Birds : Ballad of the mighty I

Armez votre patience avec ce nouvel extrait de l’album qui sortira le 3 mars. D’ici là, on aura probablement d’autres extraits et je crois, non je suis sûr, que cela va être encore monumental ! Patientons… Patientons.

 

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21 janvier 2015 3 21 /01 /janvier /2015 17:16

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riots.jpgHier soir je me suis arraché du canapé familial et j'ai traîné ma carcasse fatiguée par une longue journée de labeur pour aller assister au concert des Riots. Un groupe russe. Ce qui me conduit à préciser, en cette période de confusion, que je parle des Riots, sans Pussy devant, OK ? Jusqu'à hier soir, pour moi la musique slave, c'était polka, mazurka et autre kazatchok. Plus des trucs pour faire plein de points au Scrabble que pour charmer mes exigeantes oreilles. Mais les Riots m'ont fait revoir mon jugement. Ils arrivaient précédé d'une excellente réputation, amplement méritée.

Les Riots sont un groupe moscovite. Et bien. Ils nous proposent une musique certes pas très originale, ils ont beaucoup emprunté à d'illustres prédécesseurs comme les Clash ou les Jam. Les fameux emprunts russes, sans doute. On pense aussi aux Prisoners des débuts, dixit mon ami Stan, aux Burial et, plus récents, aux Rifles, Dead 60s, vous voyez le genre. Du classique, donc, mais leur mélange de punk/power pop (avec un peu de chance, ils sont Russes orthodoxes, et je peux me permettre le jeu de mots "power pope". Sinon, tant pis, c'est fait de toute façon) est carré et efficace, les musiciens sont sincères et sympathiques. Que demander de plus pour un mardi soir ? Je suis mieux là à partager une bière avec des copains plutôt que de me morfondre devant "La France a un incroyable talent".

Le format du groupe est minimal : un chanteur-guitariste, un bassiste et un batteur qui assurent les choeurs (de l'Armée rouge, bien sûr). Le jeu de scène est sobre, les morceaux s'enchaînent, la plupart entrent largement dans cette catégorie que j'affectionne tant, dite "chansons qui donnent envie d'aller au foot". Pas trop de ballades dans leur répertoire de toute façon, ce n'est pas sur la musique des Riots que vous emballerez une petite devotchka... Certains titres flirtent de façon subtile avec le ska ou le dub. Une mention particulière à la très réussie reprise de "Lost in the supermarket" s'impose. On n'a pas droit à un rappel mais tant pis ou tant mieux, on bosse demain.

 Après le concert et une petite séance de photos du groupe avec quelques membres éminents du Palma SC (ne pas confondre avec le Sparta FC), je pars rejoindre mon canapé, tenant sous le bras l'intégralité de la discographie des Riots (un 45t, un maxi et un LP, le tout disponible chez Time For Action Records).

https://www.facebook.com/TheRiotsBand?ref=br_rs

 

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6 janvier 2015 2 06 /01 /janvier /2015 14:37

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  bon-tempo-janvier-2015.jpg

 

Contribution de Oddjob

Philippe Sarde : Flic ou Voyou (B.O.F.)

Le score longtemps resté comme celui le plus cher du cinéma français, Sarde s’étant entouré des plus grands musiciens de l’époque, le jazzman Chet Baker en tête, pour composer cet hymne baroque, élégant et quelque peu désabusé. Et l’un des derniers (très) bons films de Belmondo, prélude à sa période Bébel.

Henry Mancini : The Party (B.O.F.)

L’apothéose de la collaboration de Blake Edwards avec son compositeur fidèle, Mancini, et son acteur fétiche, Sellers. Le bon goût recommande de visionner une fois l’an ce modèle de comédie.

Henry Mancini : The Magnificient Seven Theme

Version "latin" et "cool" de la célèbre partition de Bernstein. Imparable.

Michel Magne : Toute Le Monde Il Est Beau, Tout Le Monde Il Est Gentil (B.O.F.)

Depuis la disparition de Jean Yanne, plus personne n’oserait aujourd’hui écrire de telles paroles... mises en musique avec la distance et l’ironie nécessaire par un Michel Magne au meilleur de sa forme.

 

 

 

Contribution de Wally Gator

Comme chaque début d’année, cher lecteur, je te propose de réécouter les morceaux choisis, par mes soins, de l’année écoulée. Alors, voyons voir ce que 2014 nous a proposé de meilleur, choisi parmi le meilleur, car si ce n’est pas le meilleur, eh bien, ce n’est pas le meilleur. Il paraît que c’est meilleur en allemand.

Noel Gallagher’s High Flying Birds : Do the damage

Bon, là, rien à dire, c’est le meilleur, c’est tout.

The Asteroids Galaxy Tour : My club

Tant que les B-52’s ne seront pas de retour à leur meilleur niveau, dans ce créneau, les Asteroids seront les meilleurs.

Cucumber : Illogique

En français, ce qu’il s’est fait de mieux, donc le meilleur, c’est Cucumber.

Damon Albarn : Mr Tembo

Blur, c’était bien. Albarn est-il le meilleur de Blur ? On va tembo-rairement admettre que oui.

The Limiñanas : An ugly death

Encore des Français (Oh ! Flûte, alors !!) donc deux meilleurs en français, ex-æquo !

Slowdive : When the sun hits

Pourquoi ? Parce que le shoegaze transatlantique. Il est donc meilleur.

 

 

 

Contribution de Hong Kong Fou-Fou

En ce qui me concerne, cette sélection devrait plutôt s'appeler "Bon tant pis pour vos tympans", parce que je l'ai bâclée en quelques minutes. Il faut dire que pendant quinze jours chez la famille Hong Kong Fou-Fou, ça a été "Jingle bells" ou "Petit Papa Noël", et rien d'autre. Heureusement, j'ai repris le boulot. Sélection bâclée, donc, mais ça n'enlève rien bien sûr à la qualité de mes invités du mois...

The Arrogants : Drunky blues

 Comme les Grys-Grys en novembre dernier, voilà un jeune groupe dont les musiciens ne se sont pas laissés influencer par les mauvais goûts de leurs copains au lycée. Et pour être peinards à la récré, ils se sont choisis un nom que nous ne pouvons qu'approuver, puisqu'à Fury Magazine nous érigeons l'arrogance au rang de vertu. C'est très bon, ça fait plaisir de voir des groupes comme ça, bravo les gars.

James : Moving on

Extrait de "La petite mort", treizième album de ce vieux groupe mancunien. Ce morceau est triste, mais tellement beau. Orgasmique, tiens.

Jr Walker & the All Stars : Shotgun

Il y a exactement 50 ans sortait ce morceau génial qui ferait danser une statue de marbre. A réécouter d'urgence avant qu'un quelconque David Guetta ne s'en empare.

Johnny Marr : Dynamo

Autant les Smiths m'ont toujours gonflé, autant les carrières solo de M&M's (Morrissey et Marr, pour les moins réveillés) ont réussi à exciter mes papilles auditives (j'écris n'importe quoi, je vous dis que je suis à la bourre). C'est confirmé avec cette nouvelle livraison.

The Supernovas : Don't believe in heroes

The Skellies : Superficial

Deadbeat Echoes : No bones

Finissons à l'arrachée avec un pack de trois groupes anglais qui ont les mêmes fringues, les mêmes tronches, les mêmes influences et qui ne savent pas qu'on peut tourner des vidéos en couleur.

 

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