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Créé en mars 2007

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Fury Magazine, toujours à la pointe de l'actualité d'il y a cinquante ans en arrière.

Nos garanties :

- Tous nos articles sont écrits sur des ordinateurs à fiches perforées gros comme une camionnette.

- Nos rédacteurs ne communiquent entre eux que par téléphone filaire.

- L'un d'eux est né avant 1960.


"Nous sommes l'avant-garde du passé."

Modern life is rubbish...

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... quoique...
Par Oddjob
  

"Dans des aventures sensationnelles, inédites… Spirou présente… Un type extraordinaire les amis ! Jean VALHARDI ! Un gaillard plein d’allant et de courage que vous aimerez. Comme vous aimez les héros de Spirou…"

Vous savez donc ce qu’il vous reste à faire ! Précipitez-vous chez votre libraire favori et plongez-vous dans les aventures de VALHARDI, le célèbre détective dont la poignée de main, franche et ferme, était le signe de reconnaissance des membres du Club des Amis de Spirou. Eh oui, les belles éditions DUPUIS, nous proposent, enfin, une magnifique intégrale digne de ce nom, avec un premier tome regroupant les années 1941 à 1946, avec Doisy au scénario et surtout Jijé au dessin. Alors mieux qu’une distribution de cartes de rationnement gratuites… lisez les enquêtes de VALHARDI !

Vous En Voulez Encore ?

Trop chauve pour être une rock star, trop asthmatique pour être footballeur, pas assez alcoolique pour être écrivain, trop Français pour être Anglais, pas assez suicidaire pour être artiste, trop intelligent pour la télé-réalité. Il ne me restait pas grand' chose, et ce pas grand' chose, c'est devenu Fury Magazine. Hong Kong Fou-Fou


Rédaction :
wally gator logo Wally Gator : rugby de village, communion solennelle et charcuterie.
Eleve-Moinet-2.jpg  Elève Moinet : permis B, Première étoile, BEPC (mention Assez bien)
oddjob logo 2 Oddjob : KPM, RKO et Kop Boulogne.
barbidule-logo.jpg Barbidule : contradictions, bals de village et coloriage.
Getcarter logo Getcarter : mod, mod, mod.
hkff logo Hong Kong Fou-Fou : soins capillaires, huile de moteur et kilomètre arrêté.

N'hésitez pas à nous écrire : fury.mag@gmail.com (Pas de compliments, nous sommes modestes. Pas de critiques, nous sommes susceptibles. Pas d'insultes, nous sommes hyper baraqués. Pas de propositions à caractère sexuel, nous sommes fidèles.)
Vous pouvez également devenir fan de Fury Magazine sur Facebook (ici : Fury Magazine sur Facebook).
9 mars 2013 6 09 /03 /mars /2013 06:24

hkff logo Par Hong Kong Fou-Fou

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L'illustration ci-dessus va peut-être vous laisser perplexes... Vous apprêtez-vous à lire un article sur les marins pêcheurs du Morbihan ? Non, il ne s'agit pas de l'équipage du Bara Puth allant vider un godet chez Mado pour fêter la fin d'une campagne de pêche. Chez Mado, pas chez McDo, hein. Ne confondons pas Big Mac et souteneur ayant pignon sur rue. Bref, recentrons le débat : ce que vous avez au premier coup d'oeil pris pour un ciré de marin, c'est un coupe-vent inspiré de la marque Peter Storm, modèle très prisé dans les années 70-80 par les casuals. Et regardez mieux : un polo, un pantalon en corduroy, un jean. A leurs pieds, des sneakers New Balance, des desert trekk ou des wallabees de Clarks. Pas vraiment l'idéal pour arpenter le pont d'un chalutier. Et pour cause. Ce dessin est une publicité pour la marque de vêtements Casual Connoisseur, et plus particulièrement pour leur réédition du coupe-vent Peter Storm évoqué plus haut.

Comme son nom l'indique, cette marque venue de Manchester est fortement influencée par la culture casual (pour ceux qui l'ignorent, et pour faire bref, les casuals sont ces supporters de football un peu turbulents qui ont succédé aux mods et aux skinheads pour apporter une touche d'élégance dans les tribunes des stades anglais et avec lesquels ils partagent la même passion pour les vêtements et la musique. Les marques de référence étaient Sergio Tacchini, Fila ou Lacoste au début, puis CP Company ou Stone Island pour ne citer que les plus connues. Une alternative appréciable aux supporters qui se peinturlurent le visage ou portent une perruque aux couleurs de leur équipe). La culture casual, donc, mais pas que. Il suffit de faire un tour sur le site de Casual Connoisseur pour se rendre compte que les influences sont vastes, et (presque) toujours de bon goût. Les deux frères qui ont fondé CC sont des amateurs éclairés de cinéma. Des exemples ? "Vol au-dessus d'un nid de coucous", "Get Carter", les frères Coen, Scorcese, l'immense Bill Murray. En musique, on trouve parmi leurs sources d'inspiration les Charlatans, les Specials, les Stone Roses, David Bowie. Frank Zappa, aussi. Hmm, soit. Une autre influence, c'est la bière. La vraie, hein. Celle qui se déguste dans l'atmosphère chaleureuse d'un pub anglais, pas celle qui s'avale vite fait sur un parking de grande surface, à peine sortie du pack. Et puis plein d'autres trucs. On rencontre dans leur panthéon Stirling Moss, Pablo Picasso, Ernest Hemingway ou Jack Kirby. Eclectique mais chic. Quoi d'autre ? Action Man et le Subbuteo. Et puis également la montagne, la nature. Le produit phare de CC, c'est le bonnet à pompon Weir, dont le nom est un hommage à l'alpiniste écossais Tom Weir. Ce bonnet, proposé chaque saison dans de nouveaux coloris, est devenu culte. Cuculte, diront les réfractaires au gros pompon coloré.

Les gens qui sont derrière CC, ce sont un peu les Tarantino de la fringue. De la même façon que le réalisateur puise dans le creuset sans fond de ses souvenirs cinématographiques pour en tirer ses propres films, eux s'inspirent de leur vaste collection de vêtements pour produire leurs modèles, qu'ils arrangent à leur sauce (Worcestershire). Avec passion, intégrité, une indépendance farouche. Pas de compromis. Comme le dit l'une des devises de la marque, "they do what they like and they like what they do". Ils n'essaient pas de suivre les tendances, ils essaient encore moins de se faire de l'argent facile en augmentant les quantités produites de chaque article. Chaque modèle de Weir est fabriqué à 50 exemplaires et vendu à 27£ l'unité. 50, alors qu'ils pourraient en vendre 1000. 27£ alors que sur ebay certains spéculateurs malhonnêtes les revendent à 90 ou 100 euros.

Evidemment, du coup, ce n'est pas très facile d'acheter leurs produits. Vous vous doutez bien qu'on ne les trouve pas sur le catalogue de la Redoute. Non, ils sont distribués essentiellement sur internet. Les articles les plus attendus se vendent en quelques femtosecondes. Ce n'est pas le moment d'avoir un coup de mou dans sa connection...

Prochaine grosse sortie : l'anorak Resistance, pour se glisser dans la peau du Kirk Douglas des "Héros de Télémark". Mais pas de blague hein, n'allez pas tous en acheter, il m'en faut un à tout prix.

L'univers merveilleux et coloré de Casual Connoisseur, c'est par ici : http://casualco.com/

 

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1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 06:17

wally gator logo oddjob logo 2 hkff logo Par Wally Gator, Oddjob et Hong Kong Fou-Fou

 

sélection musicale mars 2013

 

 

Contribution de Wally Gator

Lorsqu’un nouveau né arrive, on a envie de le crier sur tous les toits :

The Who : It’s a boy

http://www.youtube.com/watch?v=VXuKsbWIiis

On sait que rien ne sera jamais assez beau pour lui, on a envie de le choyer, sans pour autant délaisser les deux princesses qui sont ses aînées.

Madness : The prince

Il est comme un trésor que l’on vient de découvrir après mille péripéties !

Ennio Morricone : The ecstasy of gold

http://www.youtube.com/watch?v=wV0wPBYDQ6Y

Chacun a ses projets pour ce petit bout d’homme, qui n’a pourtant encore rien demandé.

The Beautiful South : Mother’s pride

http://www.deezer.com/fr/track/2230581

Il est le plus beau du monde, forcément.

The Charlatans : The only one I know

http://www.youtube.com/watch?v=0RJwW77Lsj8

Ce disque est le premier que nous avons acheté ensemble, mon fils. Puissent les cinq cités précédemment te servir de référence quand tu achèteras les tiens !

The Pigeon Detectives : All I know

http://www.youtube.com/watch?v=Ct7LXsJ40Do

 

 

 

Contribution de Hong Kong Fou-Fou

The Boy Royals : People like us (2012)

Contrairement à Wally Gator, le papa de la vidéo ne devait pas être abonné au magazine "Parents" : il traîne son fiston dans les pubs, il l'encourage à jouer avec la nourriture, à faire des blagues de potache, à s'embrouiller avec des inconnus et à donner des coups de pieds dans les poubelles (dédicace obligatoire à Our Man From B.R.U.S.S.E.L.S). Mais il aime son gamin, c'est le plus important. 

https://www.youtube.com/watch?v=7yILg1h5L18

Marmalade Sky : Work til' I die (2012)

Les parents responsables ne laisseront plus leurs jeunes enfants lire Fury Magazine. Après le père pas vraiment modèle au-dessus (tout le contraire de Wally Gator, rappelons-le), voilà une chanson qui dénigre cette valeur sacrée qu'est le travail. Il ne manquerait plus que j'encourage nos lecteurs à manger gras, tiens.

https://www.youtube.com/watch?v=Ohwmnj15Gl4

Skint & Demoralised : Breakfast at Sylvia's (2013)

Ah ben tiens, voilà qui est fait. On est loin des cinq fruits et légumes par jour, avec le full English breakfast.

Violet Class : Southbank (2013)

Fury Magazine a beau être le magazine de l'homme moderne, il est contre le football moderne. Comme les jeunes de Violet Class. J'ai juste une inquiétude : musicalement, ça fait un peu shoegaze. Bon, si c'est pour regarder une paire d'Adidas London ou Tobacco, ça me va.

https://www.youtube.com/watch?v=UCYP3PaOqh0

The Baker Brothers : Snap back (2012)

Quittons à regret l'Angleterre pour une petite incursion vers les USA et des rythmes plus chaloupés.

https://www.youtube.com/watch?v=_ivqla73n6o&list=UUpOtnT17_LUPXLCAx0tZvgw&index=8

 

 

 

Contribution de Oddjob

La Femme : La Femme - Hypsoline

Voici quelques mois nous vous présentions ces petits Basques adeptes d’une pop surf revigorante. Nouveaux extraits de leur EP, ce mois-ci avec ces titres baroques et scintillants.

http://www.youtube.com/watch?v=s-iYq7CYKJw

Granville : Jersey

Décidemment, les embrunts de la côte atlantique font naître une nouvelle génération de groupes capables d’exciter nos sens. Après le Pays Basque, voici que des rivages de la Normandie, montent de charmantes mélodies douces amères matinées de pop subtile.

http://www.youtube.com/watch?v=7aXFgnM0KGM

Dog is Dead : Glockenspiel song

Oui, c’est le groupe tendance du moment. Oui, leurs titres font le buzz sur le net. Mais non, Fury n’est pas un aveugle suiveur !

http://www.youtube.com/watch?v=mqhLynJBw20

Cinerama : Model Spy

Pas une sélection sans ce groupe précieux. Avec cette fois, ce titre aux accents "barryesque" en diable !

http://www.youtube.com/watch?v=obczCfUeoPk  

 

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22 février 2013 5 22 /02 /février /2013 06:48

oddjob logo 2 Par Oddjob

 

Depuis combien de temps n’ai-je pas acheté une nouvelle bande dessinée ?

Quand je dis nouvelle, c’est que ces derniers temps question nouveauté, je ressors de chez mon libraire davantage chargé de vieilleries (réédition, intégrale, édition d’un inédit…) que de l’album mis en tête de gondole de toutes les revues branchées (ou pas…).

L’intégrale Phil Perfect de Serge Clerc, la réédition du Cimetière des Eléphants d’Yves Chaland, La Foire aux Gangsters de Franquin, Will dans Spirou, un recueil du meilleur des 60s dans le journal Pilote, les Trésors de la Marvel… Je vous avais prévenu, que du vieux.

A pardon, j’oublie une "véritable" nouveauté, le dernier Tardi… mais dans le genre tendance, on fait mieux !

Par contre, en ce début d’année, hormis un troisième tome du polar classieux Parker, un peu plus faible que les deux premiers, tant scénaristiquement que graphiquement (mais la barre avait été mise si haut…), LA nouveauté en est une vraie : Souvenirs de l’Empire de l’Atome.

 

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Aux commandes, un dessinateur, jeune, Alexandre Clérisse, dont c’est le troisième album chez Dargaud (après un Jazz Club fort apprécié), un scénariste, moins jeune, Thierry Smolderen, rare mais sûr.

Et un album ? Non, mieux. Un livre ? Encore mieux, un objet élégant, que l’on tourne et retourne tellement on le trouve beau. Un graphisme que l’on pourrait rapprocher d’un Sasek, style mi-atome, mi-ligne claire. Une fusée qui s’envole. Une station spatiale en orbite. Une demeure à la Frank L. Wright. On hésite à l’ouvrir tellement on repousse l’instant où l’on va enfin le déflorer (mais oui !)

On tourne enfin la couverture. De belles pages de garde bleues apparaissent : meubles, voitures et design 50s, voie lactée, carte du ciel et des étoiles, des galaxies, trois personnages énigmatiques.

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Deux pages plus loin, l’histoire débute au Mexique en 1964. Paul et sa fille Anne se promènent sur les ruines d’un temple Aztèque. Un simple jeu de cartes avec sa fille renvoie Paul dans sa jeunesse à Shangaï en 1926.

La suite, en cinq chapitres (tous agrémentés de merveilleux culs-de-lampe et de titres subtils, tel ce Brain-storm dans le Vermont), nous entraîne à travers le temps et l’espace, les années cinquante et l’an 110985, New York et la planète Shayol, en compagnie de notre fameux Paul, spécialiste du monde asiatique au sein d’une agence américaine, en ce début de la Guerre Froide.

Il partage son temps entre son bureau et ses contacts télépathiques avec Zarth Arn, héros de la fameuse planète Shayol.

 

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Je ne vous en dis pas plus au risque de trop en révéler et préfère vous laisser au plaisir d’une lecture dense, attentive, parfois déroutante mais en fin de compte terriblement jubilatoire.

Certes, mon inculture en matière de littérature SF est grande (j’en conviens honteusement !) et nombre de références me passent bien au dessus…

Mais cela est largement compensé par la mise en scène (pardon en image…) élégante de Clérisse, et son hommage à l’exposition universelle de 58 à Bruxelles, à l’Atomium, à Franquin, à Zorglub (et à sa DS), aux comics, à l’électroménager, à Batman, à North By Northwest, à Forbidden Planet

Et comme aurait dit le Jeune Albert, cet album il est mince de chic.

 

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17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 06:52

Eleve Moinet 2 Par l'élève Moinet

 

Michel, Dan, Jimmy, Marc, Ric… Les jeunes gars du style rétro

 

Ce mois-ci : Michel Vaillant dans "Le 13 est au départ"


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Pour commencer, commençons par le commencement. Pour commencer l’année 2013 et prendre un bon départ, quoi de mieux que Le 13 est au départ. Voila qui commence bien ! Certes, il aurait mieux valu commencer par le premier tome de la série, mais on ne va pas commencer comme ça. D’ailleurs voilà un album qui commence fort : une séquence onirique  dans une tradition très en vogue au Lombard dans les années 60 ("Tintin au Tibet", "Le dernier spartiate"…). Un rêve poignant, très inspiré du drame du Mans 1955 qui nous fait rentrer de plein pied dans l’histoire. Dommage que celui-ci soit encombré de récitatifs superflus pour un rêve, prémonitoire soit-il. Mais force est de constater que c’est sans conteste le meilleur commencement d’un album de Michel Vaillant.

La séance contraste avec le très bel épisode de la famille Vaillant en pyjama. Le charme de l’inquiétude et de la cinquantaine. La dernière case où madame Vaillant, baignée de lumière, veille son fils est particulièrement touchante. L’auteur par pudeur nous la dessine de dos. On aperçoit le nounours de Michel, le décor, "vieille France", bien dans la tradition du style rétro. Le ton est donné. Nous allons vivre de l’intérieur les longs préparatifs d’une course. Et qu’elle course ! Les 24 heures du Mans. Conception, mise au point, essais, vérifications. Journalistes, ingénieurs, officiels, pilotes. Les hommes sont vestonnés, les nuques dégagées, les cravates nouées, les pipes au bec et les décors fouillés. Notez que le reporter espion est le seul à ne pas porter la cravate. Comme quoi, l’habit fait le moine. Ces pages encyclopédiques pourraient paraitre lassantes mais Michel est une cheville ouvrière de l’entreprise Vaillant. Ne s’improvise pas champion qui veut ! Ce n’est pas le style de la maison. La terrible menace américaine qui pèse sur eux, rajoute de l’intensité dramatique, mais Michel, le garçon à d’autres préoccupations. L’auteur s’amuse à distiller subtilement des allusions sur son insouciant champion. Une bonne douche en page 5 pour bien commencer la journée ? Dommage que le stick large Mennen n’existe pas encore, mais peut-importe. En chansons les ablutions "Je t’attendrai à la porte du garage". Normal pour un pilote, mais vous l’avez compris, le garçon n’attend personne.

vaillant-1.jpgC’est "Je tâte André à la porte du garage" qu’il faut lire. Comment le blâmer ? Le milieu à bien changé : Les journalistes ont rapproché leurs lits sous un récitatif à la Jacobs "Grand branle-bas !" (page 22), le laborantin lorgne ostensiblement du coté du buste avantageux de Steve en page 38. Tant de sous-entendus… Et puis c’est un âge où "l’on se cherche" et la filiation maternelle est étouffante : "Pauvre maman… Je la comprends", "Allo… Allo, petite maman… Tout va bien". Heureusement, c’est sans compter sur l’arrivée providentielle de ce garçon manqué de Françoise, impudente petite chipie. "Gosse mal élevée !" s’emporte Michel avant de se radoucir (page 51) : "Etrange petite bonne femme…" Bref, c’est une histoire à un, non, deux, non trois niveaux de lecture que l’on nous propose avant que la Bocar N°13 prenne enfin le départ pour assouvir sa sinistre vengeance.

Dommage que l’auteur ne maitrise pas bien son dessin en page 38. Quel était son prof de pers ? Cette rencontre fortuite avec l’infâme Bob Cramer du Texas driver’s aurait pu être mieux exploitée.

16 heures, la course, enfin. Les champions sont lâchés. Très belle scène de départ à "l’ancienne". La suite est quelque peu prévisible. Une course dans la course. Dommage là encore que le dessinateur ne parvienne pas à restituer l’intensité émotionnelle de la couverture lors du drame, bien qu’il ait pris soin de rajouter les traditionnelles gouttes de sueur de l’émotion. Gouttes de sueur froides. Graton a la bonne idée d’épargner son drogué de méchant, gisant comme un Mego désarticulé sur le bord de la piste.  Il deviendra le méchant (désolé pour la répétition) récurrent de la série.

Réapparition de Françoise pour le happy-end. Elle a fait copain-copain avec la belle-mère. Tactique de drague s’il en est. Comme elle a mûri ! Les dramatiques événements qui viennent de se dérouler lui ont fait prendre conscience que la vie n’est pas un jeu. Mais qu’il est dur d’être une fille de bonne famille dans la France des années 60. Qu’il est dur d’être une Latour ! Le cri du cœur de Françoise, c’est un peut le mien, c’est un peu le vôtre.

Et si les bolides n’étaient qu’un prétexte ? Et si Le 13 est au départ n’était en fin de compte qu’une belle histoire d’amour sur les rapports mère/fils et père/fille au son des pots d’échappement ? Et si c’était le commencement d’une nouvelle histoire ?

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Published by Elève Moinet - dans BD et littérature
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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 06:50

Eleve Moinet 2 Par l'élève Moinet

 

Le rideau est tiré et le vin aussi. L’orchestre dans la salle. Pas de Roger Harth,  pas de Donald  Cardwell, mais  Pete Doherty au… théâtre municipal de  Perpignan. Guitaré, chapeauté, cravaté, vin rougé. Chaussé années 30, costumé années 80 pour un show acoustico / classico / kitsch avec Sandra aux claviers et ses deux… danseuses.  

Libertines, Babyshambles, Brassens, larsen et... Pete Doherty, une heure durant,  pour un concert en roue libre, toujours à la limite du dérapage pas vraiment contrôlé. Peu de confessions pour l’Alfred de Musset du film de Sylvie Verheyde, si ce n’est qu’il venait d’acheter chaussures et chapeau. Chapeau qu’il ne quitta même pas pour son harmonica, avant de quitter la scène côté… cour.

Faute à un rappel pas vraiment à l’ordre, il quitta le vénérable théâtre plus tard que prévu, comme il quittait six mois plus tôt George Sand dans La confession d’un enfant du siècle. Dommage qu’il n’ait pas préféré Ne me quitte pas aux Copains d’abord ce soir-là. Nul doute qu’on referma pour lui la lourde porte de l’ancien collège des… Jésuites avant qu’il ne s’enfonce dans une nuit toute londonienne.

Dans les années 30, les années 1830, à quelques centaines de mètres de là, George Sand, sous la pluie catalane, attendait la diligence du jour place de… la Loge. Non pour Alfred de Musset mais pour Frédéric Chopin qu’elle ne voulait pas quitter. Perpignan était le via sur le chemin de Majorque dont le soleil thérapeutique devait soigner sa tuberculose. Personne ne vint. Ce soir-là, elle poussa la porte de l’hôtel de L’Europe, rue des… Abreuvoirs afin d’attendre celle du lendemain. L’Europe, la Loge, les loges, Musset. This is for lovers running away just for today… chantait Pete Doherty hier soir, je ne sais pour qui.

L’histoire. La grande et la petite. Celles que l’on quitte, ou pas.  Dans les années 10, les années 2010,  Pete Doherty sans le savoir en a rajouté le point d’orgue. Et de suspension.

  

 

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8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 06:34

hkff logoPar Kong Kong Fou-Fou

 

perqualcheUne rubrique pour vous aider à dilapider intelligemment votre argent, plutôt que de faire des placements hasardeux qui n'enrichiront que votre banquier. Bouquins, disques, sorties, fringues, tout ce qu'il faut s'offrir pour être dans le rouge à la fin du mois.

 

Django unchained par Quentin Tarantino - Prix : près de 9 € la place (sauf si vous êtes étudiant, chômeur, abonné, etc)

Le dernier film de Quentin Tarantino n'est pas vraiment un western spaghetti, mais par contre niveau sauce bolognese, il y a ce qu'il faut, c'est bien sanglant. Les acteurs sont tous excellents, avec une mention spéciale pour Christoph Waltz et Samuel Jackon. Comme pour "Inglorious Basterds", il ne faut pas être trop regardant sur la véracité historique. Ou alors choisir la mauvaise option de Spike Lee, qui a boycotté le film en considérant que c'était une insulte à ses ancêtres. Honnêtement, je ne vois pas en quoi. Et puis surtout il semble oublier que les futurs esclaves étaient bien souvent des prisonniers vendus par des Noirs aux négriers.     

Bonnet à pompon "Overlook" par Casual Connoisseur - Prix : 25 £ 

Il fait froid. Le lecteur de Fury Magazine a beau être au-dessus du commun des mortels, la chaleur dégagée par son intense activité cérébrale ne suffit pas à maintenir son crâne à une température décente. Il lui faut donc adopter le bonnet. Mais pas n'importe quel bonnet, un bonnet qui lui permettra d'affirmer sa différence, d'afficher sa vaste culture. Grâce à la marque britannique Casual Connoisseur, dont je vous parlerai plus longuement très bientôt, c'est possible. Notamment avec ce modèle, inspiré par la moquette de l'Overlook Hotel, dans lequel se déroule l'action du film "Shining". Par contre, il vous faudra être vif : la demande étant inversement proportionnelle au nombre d'exemplaires disponibles, quand le bonnet sera mis en vente sur le site de la marque (http://casualco.com), il va partir en moins d'une seconde, sans exagération. L'exclusivité est à ce prix. La hache et la machine à écrire ne sont pas fournies.

Souvenirs de l'empire de l'atome par Smolderen et Clérisse - Prix : 19,99 €

Voilà un bel ouvrage, qui constitue un hommage très réussi à la SF des années 50. On peut d'ailleurs supposer sans risque de se tromper que le titre fait référence au roman "L'empire de l'atome" de A. E. van Vogt (1956). Les auteurs ont dû relire leurs classiques, Ray Bradbury en tête, et travailler avec sur leur table une pile de vieux "Sciences & Vie", "Amazing stories", "Incredible Science Fiction", peut-être même "Modes & Travaux". Espérons qu'il y aura une suite, un second volume. L'atome 2, en quelque sorte.

The Specials / Rudie pour la vie par Horace Panter - Prix : 36 €

Les mémoires de Sir Horace Panter Gentleman, ci-devant bassiste des Specials. Le livre n'est pas très bien écrit mais il permet au lecteur nostalgique de partager le quotidien de l'un des meilleurs groupes de la vague Two Tone. Vous devez acheter ce bouquin si vous pensez avoir besoin de savoir que les Specials se sont faits expulser de la scène au bout de trois chansons lors d'un concert dans une obscure ville ouvrière du Nord de l'Angleterre, ou que lors d'un vol au-dessus des USA, ils ont vu passer un missile par le hublot. Rico étant dans l'avion, ce devait être une rasta rockett.

Montre Tissot Visodate Heritage PR516 : 575 €

Cette montre, qui ornait le poignet des pilotes du dimanche (et des autres jours de la semaine) en 1965, vient d'être rééditée. Si vous possédez une voiture de sport de cette période, il vous la faut. Si vous n'avez pas encore de voiture de sport de cette période, achetez déjà la montre, le reste suivra. Si vous roulez en fausse Mini BMW, achetez une montre Festina, vous ne méritez pas mieux.

 

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1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 06:32

wally gator logo oddjob logo 2 hkff logo Par Wally Gator, Oddjob et Hong Kong Fou-Fou

 

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Contribution de Hong Kong Fou-Fou

King Jacks : Heroes (2010)

Dans la vidéo, on retrouve Danny Dyer, qui jouait déjà dans "Two lovers" de the Twang et qui a fait une série de reportages sur les hooligans en Europe, ainsi que Frank Harper, abonné aux rôles de gros durs ("Football factory", "Arnaques, crimes et botanique" ou "This is England").

http://www.youtube.com/watch?v=sHv66I_WECg

Riz Ortolani : I giorni dell'ira (OST, 1967)

Vous reprendrez bien un peu de Riz ? Faut dire qu'il est à l'honneur dans le dernier Tarantino, dans lequel on peut entendre (entre autres choses, voir plus bas chez Wally) cet extrait tiré du "Dernier jour de la colère", superbe western vraiment spaghetti de 1967.

http://www.youtube.com/watch?v=2UX6KMJd7Sw

Life in Film : Cold wire (2013)

Alors il paraît que c'est de la jangle pop. J'avoue à ma grande honte que je ne savais pas ce que c'était. Comme je suis consciencieux, je me suis renseigné. "A hard day's night" des Beatles, c'est de la jangle pop. Les Smiths, aussi. Aztec Camera. The Stone Roses. The Primitives. The Fleshtones. The Fleshtones ? The Fleshtones, oui. Mmmouais, je ne suis pas plus avancé. Si quelqu'un peut m'expliquer, écrivez au journal, qui transmettra.

http://www.youtube.com/watch?v=Ru_M-WJYyUU

The Brights : A cameo can't last forever (2011)

Ils sont extra, les Brights. Je dirais même ultra. Par contre, il semblerait que pour être dans ce groupe, il faille être né sur un tonneau et marcher les pieds écartés.

http://www.youtube.com/watch?v=rjqq6ljfnXk

Folks : My mother (2012)

Aujourd'hui, c'est l'anniversaire de ma maman, alors ce morceau est tout indiqué. Enfin, j'espère, j'ai du mal à comprendre les paroles, il ne faudrait pas que le chanteur règle ses comptes avec sa mère. Si c'est le cas, pardon, maman ! A part ça, Folks, c'est génial ! Ecoutez "Say something" ou "Skull & bones", tiens, pour voir. Dans la dernière, il y a même du scooter avec antenne et queue de renard. 

http://www.youtube.com/watch?v=svBZjHJLMo0

  

 

 

Contribution de Oddjob

Everything Everything : Duet

Ouf ! Manchester respire encore. La preuve avec cette pop brillante et éclairée. Du bel ouvrage…

http://www.youtube.com/watch?v=W5BKuuiPDJw  

The Aluminum Group : Chocolates

Entre Divine Comedy et Belle and Sebastian, ces petits Yankees de Chicago ont su créer cette pop délicate et raffinée… comme les pochettes de leurs albums.

http://www.youtube.com/watch?v=XuLuAWYSucg

Ron Goodwin : Where eagles dare (Original soundtrack)

Quoi, encore un film de guerre ! Oui mais de saison et en direct des Alpes autrichiennes. Pierrot-la-science vous gâte…

http://www.youtube.com/watch?v=Dh7S7V-y500

 

 

 

Contribution de Wally Gator

Chapterhouse : Something more

Extrait de l’album monumental "Whirlpool" (1991), "Something more" est déjà un super morceau. Mais alors, dans la "re-issue" de l’album sortie en 2006, c’est scotchant. Finalement, écoutez toute la re-issue, c’est mieux.

 http://www.youtube.com/watch?v=fCJFzlL4DMw

The Charlatans : North country boy

Bon, voilà, rien de neuf, mais cela me fait plaisir.

http://www.youtube.com/watch?v=hxVYZz0Jj6g

Franco Micalizzi / Annibale : Lo chiamavano Trinita

Si un de ces soirs vous ne savez pas quoi faire, filez voir Django (avec un D). Un western sanglant et drôle, une histoire de vengeance, pas d’innovation finalement, mais alors à la sauce Tarantino, c’est absolument terrrrrrible !!! La bande-son est bien évidemment au rendez-vous. Annibale chante sur la scène finale.

http://www.youtube.com/watch?v=AlZeceNfm5U

The Joy Formidable : The ladder is ours

Le dernier album est bien arrivé ! Voici un extrait. Perso, je suis vraiment fan, n’en déplaise au patron…

 

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26 janvier 2013 6 26 /01 /janvier /2013 06:50

Eleve Moinet 2 Par l'élève Moinet

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ou

mistral

 

Quel plaisir que de se faire interpeller par la police. De se faire interpeller par de vrais amis. Au coin d’une rue. Sur la devanture d’un magasin. Depuis 60 ans, le coiffeur pour dames est mon ami. Le boucher-charcutier est mon ami. Le droguiste ? Mon ami. Le Bambin élégant ? Mon ami. Le Central-parking ? Aussi. Ce sont tous mes amis. Des amis fidèles et discrets. De vrais agents de police. Toujours jeunes de caractère. Et comme les amis de mes amis sont mes amis, Roger Excoffon est mon ami.

Pourtant avec son nom de CAC 40, ses toiles de salle de réception de CAC 40, il a tout fait pour me passer au-dessus de la tête. Il y a des gens comme ça. Faut dire qu’il a mis toutes les chances de son coté. Né le 7 septembre 1910 à Marseille, mort en 1983 à Paris, graphiste, affichiste, typographe, réalisateur de pictogrammes, de monogrammes, collaborateur aux revues Le Courrier graphique et Esthétique industrielle, ce n’était pas la peine de se donner tant de mal, moi qui ne lit que la page foot de L’équipe et Télé 7 jours.

Jusqu’à ce qu’il commette le réparable et face lui-même sa police. De caractère. La Banco (1951) et la Mistral (1953). Deux caractères bien trempés dans l’encre d’imprimerie. Deux écritures simples, claires et stylisées. Italiques et françaises à la fois. Ou comment s’en tenir à la forme. La forme et pas le fond pour Excoffon, artiste anonyme du quotidien.

Ouvrir un livre et tomber sur du Banco. Ouvrir un magazine et tomber sur du Mistral. Ouvrir une lettre et tomber sur du Banco. Ouvrir les yeux et tomber sur du Mistral. L’assurance d’une suite balisée et labellisée. A prendre au pied de la lettre.

La concierge est dans les étages, Spaghetti est à Venise, la sécurité est routière, les Sous-doués en vacances, les vins français, les arts ménagers et la vie moderne. Je ne veux plus lire que du Banco et du Mistral.

Roger Excoffon ? Un homme qui relie les hommes. Un ami.

 

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19 janvier 2013 6 19 /01 /janvier /2013 06:45

oddjob logo 2 Par Oddjob

 

L’article que vous avez devant vos yeux, amis et fidèles lecteurs, aura connu bien des vicissitudes, les méandres de l’esprit d’un rédacteur de Fury Magazine (le mien en l’occurrence) étant parfois fort bien étranges.

La quête effrénée de nouvelles références à immortaliser, de modèles à déchiffrer, d’icônes à afficher… est pour nous une question de survie (tant intellectuelle que physique).

Ainsi, l’approche de ce qui devait être la fin du Monde, encouragée par des dingos de tout acabit, me semblait toute indiquée pour vous parler de deux "belles" personnalités du cinéma d’horreur américain des années 70 et 80. Deux gueules de "monstres", d’autant plus effrayantes que tout maquillage ou effet spécial était superflu, leurs visages "au naturel" se suffisaient à eux-mêmes pour susciter le malaise, la brutalité, l’effroi…

D’un côté le complice de Wes Craven dans The Hills Have Eyes (La Colline a des yeux) 1 et 2, Michael Berryman. Cet inoubliable interprète de Pluto, le joyeux cannibale, bâtit sa carrière, en plus d’un sens évident de la comédie, sur son physique "hérité" d’un syndrome de Christ Siemens Touraine (pas de système pileux, pas d’ongle, un crane conique) dont il a été victime à sa naissance.

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De l’autre, Joe Maniac Spinell. Cet habitué des films de Friedkin, sur Sorcerer (Le Convoi de la peur) et Cruising (La Chasse), donnera ses lettres de noblesses de serial killer au personnage créé par William Lustig en 1981. Pour s’en convaincre, revoyez les (beaux) yeux emplis de terreur de Caroline Munro face à ce visage de bête, suintant le glauque et la perversité.

 

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Mais rien n’y fit, le Monde avait encore quelques beaux jours devant lui et mes figures "apocalyptiques" pouvaient être rangées (momentanément) au placard.

Alors, je me pris à imaginer celles qui pourraient le mieux représenter les deux pôles féminins du curseur cinématographique, fantasmé dans ces pages. Comment arrivai-je à ces deux actrices que tout (ou presque) oppose ? J’avoue moi-même mon étonnement ! Car entre la blonde et glaciale (et pourtant si érotique) Tippi Hedren et la brune et franchouillarde Dominique Davray (la plantureuse Madame Mado des Tontons Flingueurs)… il y a un abîme, un dangereux grand écart. Que nous assumons.


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 Et oui, outre le fait qu’elles soient toutes deux nées en janvier, et qu’elles aient été dirigées par Hitchcock (Birds et Marnie pour la première et To Catch a Thief pour la seconde), elles sont les deux mamelles (pardonnez-moi cette expression triviale) de ce cinéma que nous aimons : le cinéma américain de haute tenue et la comédie française (jusqu’à la fin des 70s et pas plus tard) véritablement populaire et jamais beauf.

Malgré tout, je ne tenais pas là un sujet, un vrai, de celui qui vous fait oublier la crise et les hausses de janvier. Il me fallait une figure noble, intègre, pas forcément (pour ne pas dire surtout pas) pleine de bons sentiments et qui surtout ait une distance, un regard décalé. Je plongeai dans mes archives, films, souvenirs…

Les premières minutes de Dark of the sun (Le Dernier train du Katanga) suffirent !

Je tenais enfin mon bonhomme en la personne du sobre et sombre (n’y voyez aucun mauvais jeu de mots) Jim Brown : démarche souple, élégant en chapeau de brousse et mitraillette Sterling au poing, il s’impose d’emblée comme l’égal de Rod Taylor.

 

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A mille lieux du trop hollywoodien et propret Sydney Poitier, du "je m’en foutisme" d’un Fred Williamson ou de l’amateurisme d’un O.J. Simpson. Plus proche du (déjà) vétéran Woody Strode (qui eut à son actif Ford, Brooks, Léone, Castellari… excusez du peu !) mais en moins mutique, Jim Brown apparait avant tout pour ce qu’il est… un (bon) acteur au service d’une (bonne) histoire et non le "Black de service" (ce que ne sera jamais, j’en ai bien peur, le navrant Omar Sy).

Tout à la fois courageux, solitaire, indépendant, fuyant honneur frelaté et récompense complaisante, fier de ses origines (sans pour autant les porter en étendard), l’homme et l’acteur ne seront jamais très éloignés.

Ainsi, il ne s’enfermera jamais dans une blaxploitation trop souvent sclérosante et qui deviendra rapidement contre productive.

Ses grands rôles, il les tiendra dans des productions d’envergure partageant la vedette avec les plus grands noms : Lee Marvin, John Cassavettes, Charles Bronson, Patrick McGoohan, Ernst Borgnine. De 1964 à 1970, six années au cours desquelles sa filmographie marquera définitivement le cinéma : The Dirty Dozen, Dark Of The Sun, Ice Station Zebra, 100 Rifles, El Condor…

Mais en footballeur professionnel qu’il était, son touchdown le plus marquant sera celui marqué contre la bonne conscience blanche et l’intégrisme black, en 1969. Raquel Welsh et lui tourneront la première scène d’amour cinématographique entre une blanche et un noir dans les 100 Rifles, film qui vaut autant pour son scénario jouissif que ce moment émoustillant.

 

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Le cinéma d’action des 80s et 90s débilitant et pathétique ne pouvait offrir à Brown de rôle à sa mesure. Sa dernière véritable apparition sur grand écran sera dans un petit rôle d’entraineur de boxe dans Mars Attacks ! en 1996.

Qu’il est loin le temps où l’attaque d’un fort mexicain tenu par les troupes de Maximilien ou retrouver un satellite perdu dans l’Arctique, vous forgeait un héros !

 

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12 janvier 2013 6 12 /01 /janvier /2013 06:41

hkff logo Par Hong Kong Fou-Fou

 

survie 3

 

L'humanité vient récemment d'échapper à une énième fin du monde mais ne nous réjouissons pas trop vite. Il en reste plein à venir. Une météorite qui s'approcherait trop près de la Terre, un virus de grippe un peu musclé, une invasion d'extraterrestres ou de morts-vivants, une catastrophe nucléaire, et c'en serait fini de notre petite vie pépère. Il faudrait lutter pour survivre, au milieu des rats géants, des mutants et des touristes japonais. Sans chercher si compliqué, la prochaine fois que vous allez prendre l'avion, vous allez peut-être vous écraser dans la Cordillère des Andes (si vous êtes sur un vol Paris-Bordeaux il y a peu de chances mais passons). Encore plus ballot, lors de votre prochaine promenade en forêt, vous allez peut-être finir dans un trou profond, les deux jambes brisées, avec une barre de céréales comme seule réserve de nourriture. C'est énergétique, mais quand même. La question est : aurez-vous les capacités physiques et morales pour vous en sortir, pour attendre sereinement les secours ?

Le petit test qui suit, réalisé sans l'aide du moindre psychologue ou spécialiste, va vous apporter la réponse à cette angoissante question.

 

1) Vous passez une soirée tranquille chez vous, à surfer sur internet. Soudain, la connection plante.

a) Pas grave, on vous a récemment gravé la dernière saison de Koh-Lanta et de Man vs. Wild, vous n'avez qu'à vous traîner du fauteuil devant votre ordinateur jusqu'au canapé devant la télé. La soirée est sauvée.

b) Pas grave, vous enfilez un jogging et des baskets pour aller faire un footing. Quoi, il fait -5°C, il fait nuit et vous habitez un quartier que même un car de CRS n'oserait pas traverser ? Et alors, une frontale, un bonnet et une matraque téléscopique, et roule ma poule.

c) Pas grave ? Catastrophique, oui. Vous aviez presque terminé de télécharger la dernière extension des Sims, vous espériez atteindre ce soir les 5000 amis sur Facebook et vous suiviez une passionnante discussion sur le forum des amateurs de scoubidous. Quelqu'un de normal peut vivre sans internet ?

 

2) Vous venez de vous retourner un ongle en ouvrant un bocal de cornichons.

a) Vous allez calmement soigner tout ça dans la salle de bain. Vous saviez bien que ça finirait par payer, toutes ces heures passées à regarder "Urgences" et "Docteur House".

b) Vous terminez d'arracher avec vos dents l'ongle qui pendouille minablement au bout de votre doigt, que vous trempez ensuite dans le bocal. Le vinaigre, ça cautérise.

c) Vous composez le 15 avant de tomber dans les pommes.

 

3) Depuis quelques jours, votre voisin d'en face a une drôle d'allure. Les yeux injectés de sang, un filet de bave aux lèvres, il se déplace lentement en traînant la jambe et en émettant des grognements qui ne s'apparentent plus guère au jovial "Bonjour" qu'il vous lançait habituellement. Vous avez même l'impression qu'il laisse des petits morceaux de chair par terre.

a) Vous faites comme si vous ne l'aviez pas vu et rentrez tranquillement chez vous. Après avoir prudemment mis le verrou, vous vaporisez du Fabrèze dans l'entrée. Ca pue la mort, ici. Puis vous tapez "Zombie" sur Wikipédia.

b) Mmmouais, ce ne sont peut-être que les séquelles de sa mononucléose, mais dans le doute, vous lui ouvrez le crâne avec le vase Vallauris que vous avait offert Tante Evelyne. Vous ne l'avez de toute façon jamais aimé, ce vase. Le voisin d'en face non plus, d'ailleurs.

c) Vous vous précipitez chez vous et fermez la porte à double tour. Trop de précipitation nuit : vous avez refermé la porte avant d'avoir enlevé votre main, vous sentez les dents du voisin mordre goulûment vos doigts qui dépassent. Vous tombez dans les pommes, en sentant confusément que vous ne serez plus le même en vous réveillant.

 

4) Vous revenez d'un safari en Afrique. Vous en ramenez :

a) Un masque rituel Dogon. Cela sera du plus bel effet au-dessus de la cheminée, avec vos autres belles pièces d'art primitif.

b) Un croco empaillé. OK, c'était censé n'être qu'un safari photo, mais quand vous l'avez vu, là, à tremper bêtement dans sa mare, vous n'avez pas résisté à la tentation d'aller lui démonter la mâchoire pour juger du bienfait de vos 100 pompes quotidiennes.

c) Rien, si ce n'est le paludisme. Et non seulement vous ne ramenez rien, mais vous laissez même quelque chose là-bas : le pied qu'il a fallu vous amputer suite à une vilaine piqûre d'insecte. On vous avait pourtant conseillé d'emporter un bon désinfectant.

 

5) Qu'est-ce qu'un Victorinox ?

a) C'est évidemment le célèbre couteau de l'armée suisse, mis au point au début des années 1890, pour que les soldats helvètes puissent faire plein de choses utiles sur le terrain, comme découper le fromage à raclette ou démonter leur fusil Schmidt-Rubin.

b) Heu, c'est un canif pour gonzesse, non ? Votre dague de chasse à lame dentée de 20 cm en acier carbone, c'est quand même autre chose.

c) Heu, un bon désinfectant contre les piqûres d'insecte ?

 

6) Vos livres de chevet ?

a) "La route" de Cormac McCarthy, "Robinson Crusoé" de Daniel Defoe, "Naufragé volontaire" d'Alain Bombard et le Manuel des Castors Juniors.

b) "Muscle & Fitness" ou "Raids", ça compte ? Vous n'avez pas trop le temps de bouquiner, en fait. Le soir avant de vous coucher, vous avez 100 pompes à faire. Sur une main, votre pitbull Titan assis sur votre dos.

c)"J'arrête de tomber dans les pommes en dix jours" par le docteur Newton, "Je suis hémophile et alors ?" par le docteur Rézus.

 

7) Vous êtes coincé dans un chalet par une tempête de neige. Le frigo et les placards sont vides, le plus proche Lidl est à dix heures de marche. Au bout de quelques jours, vous sentez que votre relation avec votre fidèle chien évolue.

a) Vous avez lu dans un bouquin de cuisine exotique que, bien assaisonné, ce n'est pas si mauvais. Où avez-vous rangé la ciboulette ? 

b) Boum. Kiaï kiaï. Goinfr goinfr goinfr. Hmm, pas dégueu. Vous savez que là-haut au Paradis des Chiens, Titan ne vous en veut pas.

c) Votre bichon Prince enfonce ses petits crocs pointus dans votre mollet et vous tombez dans les pommes. On dirait que vous n'avez pas bien assimilé le livre du docteur Newton.

 

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Résultats :

Vous avez une majorité de a) Vos connaissances sont essentiellement théoriques. Vous auriez pu écrire "L"apocalypse, c'est mon truc" ou "La survie pour les nuls". Mais serez-vous capable de mettre en pratique ces belles notions ? Et vos bons conseils risquent de vite lasser les autres rescapés. Temps de survie estimé : une semaine si vous parlez trop, deux si vous tenez votre langue.

Vous avez une majorité de b) Vous ne viviez que pour cet instant. L'instant où le monde allait basculer dans le chaos. Ceux qui ont eu une majorité de a) voudront s'assoir à côté de vous dans le bus mais ceux qui ont obtenu surtout des c) auront intérêt à vous éviter, si vous avez l'air affamé. Temps de survie estimé : le temps qu'il faudra pour attendre l'arrivée des secours. Avec le sourire, s'il vous plaît.

Vous avez une majorité de c) Ne nous voilons pas la face, ça va être très compliqué. A côté de vous, Pee-Wee Herman est un gros dur. Vous allez morfler. C'est sur vous que va se jeter la première bête féroce errante, c'est vous qui serez bouloté le premier par vos congénères affamés, c'est vous que le chef des extraterrestres choisira comme cobaye pour tester son inverseur de polarité, c'est encore vous qui tomberez dans une crevasse en allant chercher du bois. Temps de survie estimé : deux jours, s'il ne fait pas trop froid.

 

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