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Créé en mars 2007

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Fury Magazine, toujours à la pointe de l'actualité d'il y a cinquante ans en arrière.

Nos garanties :

- Tous nos articles sont écrits sur des ordinateurs à fiches perforées gros comme une camionnette.

- Nos rédacteurs ne communiquent entre eux que par téléphone filaire.

- L'un d'eux est né avant 1960.


"Nous sommes l'avant-garde du passé."

Modern life is rubbish...

periscope.jpg
... quoique...
Par Oddjob
  

"Dans des aventures sensationnelles, inédites… Spirou présente… Un type extraordinaire les amis ! Jean VALHARDI ! Un gaillard plein d’allant et de courage que vous aimerez. Comme vous aimez les héros de Spirou…"

Vous savez donc ce qu’il vous reste à faire ! Précipitez-vous chez votre libraire favori et plongez-vous dans les aventures de VALHARDI, le célèbre détective dont la poignée de main, franche et ferme, était le signe de reconnaissance des membres du Club des Amis de Spirou. Eh oui, les belles éditions DUPUIS, nous proposent, enfin, une magnifique intégrale digne de ce nom, avec un premier tome regroupant les années 1941 à 1946, avec Doisy au scénario et surtout Jijé au dessin. Alors mieux qu’une distribution de cartes de rationnement gratuites… lisez les enquêtes de VALHARDI !

Vous En Voulez Encore ?

Trop chauve pour être une rock star, trop asthmatique pour être footballeur, pas assez alcoolique pour être écrivain, trop Français pour être Anglais, pas assez suicidaire pour être artiste, trop intelligent pour la télé-réalité. Il ne me restait pas grand' chose, et ce pas grand' chose, c'est devenu Fury Magazine. Hong Kong Fou-Fou


Rédaction :
wally gator logo Wally Gator : rugby de village, communion solennelle et charcuterie.
Eleve-Moinet-2.jpg  Elève Moinet : permis B, Première étoile, BEPC (mention Assez bien)
oddjob logo 2 Oddjob : KPM, RKO et Kop Boulogne.
barbidule-logo.jpg Barbidule : contradictions, bals de village et coloriage.
Getcarter logo Getcarter : mod, mod, mod.
hkff logo Hong Kong Fou-Fou : soins capillaires, huile de moteur et kilomètre arrêté.

N'hésitez pas à nous écrire : fury.mag@gmail.com (Pas de compliments, nous sommes modestes. Pas de critiques, nous sommes susceptibles. Pas d'insultes, nous sommes hyper baraqués. Pas de propositions à caractère sexuel, nous sommes fidèles.)
Vous pouvez également devenir fan de Fury Magazine sur Facebook (ici : Fury Magazine sur Facebook).
13 mars 2015 5 13 /03 /mars /2015 12:21

hkff logo Par Hong Kong Fou-Fou

 

Toc toc toc !

- Patron, c'est moi, Oddjob ! Ouvrez la porte !

- Non.

- Allons, soyez raisonnable, vous êtes enfermé dans votre bureau depuis trois jours.

- Je n'en sortirai plus. Je ne supporte plus le monde moderne.

- Patron, ne m'obligez pas à enfoncer la porte...

- Si tu essaies d'entrer, je saute par la fenêtre !

- Patron, nous sommes au rez-de-chaussée...

- Justement, mon agonie n'en sera que plus longue et plus poignante...

- Bon bon, calmez-vous, je reste dans le couloir. Heu, patron, vous avez progressé ?

- Pfff, pas une ligne ! Je n'y arrive plus, je n'y crois plus.

- Vous devez le faire, patron ! Mars, c'est le mois anniversaire de Fury Magazine. Huit ans cette année, quand même ! Les lecteurs attendent l'article aussi drôle qu'émouvant que vous écrivez à cette période pour célébrer cet événement !

- Les lecteurs ? Quels lecteurs ? Une poignée d'illuminés ringards restés comme nous scotchés dans le passé. Le reste de l'humanité s'en fout, de Fury Magazine. Tout ce qui l'intéresse, c'est de partager des vidéos d'animaux faisant du skateboard sur ces putains de réseaux sociaux ou de savoir quand va sortir l'Apple Watch. J'ai beaucoup réfléchi, je crois que Fury Magazine doit s'arrêter. Ca ne sert à rien et qui mieux est, j'ai l'impression de trahir mes convictions : critiquer le monde moderne sur Internet, faire de la pub sur Facebook, tu parles d'une cohérence... Ah, comme je me sens seul et fatigué...

- Vous ne pouvez pas dire ça, patron ! Nous sommes une équipe ! Soudée. Unie. Indivisible.

- Invisible, plutôt ! Où est l'élève Moinet ?

- Heu... Il est parti. Il préfère écrire des chroniques de bandes dessinées sur BDGest.

- Argh ! Moi qui le prenais pour un chic type ! Dire que je l'ai ramassé dans le caniveau... Tu sais que c'est moi qui lui ai fait découvrir Sleaford Mods ? C'est moi qui lui ai appris que Bézu et Mick Jagger avaient, comment dire ?... Bon, oublions cet ingrat. Et Wally ?

- Heu... C'est bientôt l'ouverture de la pêche en montagne, il prépare son matériel. Mais ne vous inquiétez pas, à défaut d'un nouvel article, il a envoyé sa prochaine sélection musicale !

- S'il y a encore Madness ou du shoegaze, je me flingue ! Fais voir ! Glisse-la sous la porte.

- Heu... Ah ben zut, je l'ai perdue...

- Getcarter et Barbidule ne donnent plus signe de vie... Il ne reste que toi, mon vieux Oddjob. Le dernier fidèle. Le dernier des chroniquants. Je n'ai pas le droit de te demander un tel sacrifice, pas le droit de te voler les plus belles années de ta vie. Non, il faut arrêter.

- On ne peut pas ! Notre cause est juste ! Le monde va mal ! Regardez cette nouvelle qui vient de tomber sur le téléscripteur : en 2014, un Américain sur deux n'a pas ouvert un livre !

- M'en fiche, on écrit en français de toute façon.

- Et celle-là : selon une étude récente, les jeunes Anglais passent 4h par jour sur leur smartphone !

- 4h ! Eh bien, on n'est pas près d'avoir de nouveaux Sex Pistols... Nous vivons décidément dans une société de légumes...

- Justement, on a besoin de presse, purée !

- Très bon, Oddjob. Si mon visage n'était pas figé dans un rictus sardonique, je sourirais. Non, mon vieux, il faut accepter la réalité en face, nous sommes vaincus, dépassés, obsolètes. Nous sommes des anachroniques chroniques. Rends-toi compte : personne à la rédaction n'a un tatouage ! Comment peut-on toucher les gens ? Etre crédibles ? Je suis sûr que même François Hollande est tatoué.

- Il reste toujours un espoir, patron. D'autres gens pensent comme nous. Tenez, écoutez ça, c'est Noel Gallagher qui parle, dans le dernier Schnock : "Ca me fascine et me fout hors de moi en même temps de voir que les gens trouvent tout à fait normal de s'asseoir dans un café pour dépenser 10 balles dans de la pisse de chat et parler de la météo pendant quarante-cinq minutes. Mais ils s'énervent quand tu leur demandes de payer 10 balles pour un album, un truc éternel qui te fera peut-être découvrir des choses sur toi dont tu n'avais pas idée, qui va peut-être changer ta vie... On vit à une époque où les gens sont super motivés dès qu'il s'agit d'acheter de la merde. Comme des applications à la con. Des trucs inutiles. Du genre des applications iPhone qui font des bruits de pets. Je ne connais pas beaucoup de monde avec moins de 50 applications sur son smartphone. Et je parle même pas des jeux vidéo qui coûtent 500 balles. Putain, tu sais combien d'albums tu peux acheter avec 500 balles ? Je suis nul en maths mais ça doit faire beaucoup." Et le même, dans le dernier Rock&Folk : "Les gens ont changé. S'il faut tenir quelqu'un responsable, c'est Apple. Apple prive les gens de leur sens de la curiosité, de l'aventure et de la magie. Il n'y a plus besoin d'être curieux désormais, avec son téléphone on peut savoir tout sur tout en quinze secondes. Il n'y a plus de mystères dans le monde."

- Bon sang ! Le brave garçon ! Essaie de trouver son numéro de téléphone, et propose-lui la place de Moinet. Dis-lui qu'il pourra avoir le bureau près de la fenêtre !

- Heu, je suis content de voir que votre optimisme revient, patron, mais il y a des limites.

- En tout cas, tu as raison, il faut continuer ! Je vais l'écrire, l'article pour notre anniversaire, je l'appellerai "Gallagher comme à la guerre". Allez, on resserre les rangs. Appelle-moi la rédaction de BDGest, dis-leur que je leur échange Moinet contre le Pifou Poche N°7 !

- Heu, patron, vous êtes sûr que ce traître vaille si cher ?


      *********

 

Et comme chaque année, finissons par une immersion photographique dans l'intimité de la rédaction...

 

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L'élève Moinet partant dans l'aube blafarde livrer sa cargaison de critiques à BDGest

 

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Wally Gator planchant sur la suite de son article sur la conscience. Vu sa tête, j'ai l'impression qu'il a enfin trouvé ce qui fait qu'il sait qu'il est lui. Parution prévue : fin 2017

 

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Oddjob allant sur le terrain recueillir des informations pour son prochain article : "Le cigarillo dans le cinéma guérillero"

 

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La rédaction enfin réunie, en pleine recherche d'inspiration

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1 janvier 2015 4 01 /01 /janvier /2015 00:01

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Chaque année qui passe nous éloigne un peu plus d'une époque révolue et regrettée, nous nous reconnaissons de moins en moins dans celle où nous survivons, comme des poissons asphyxiés dans un lac pollué. Pollution sonore, visuelle, culturelle, vestimentaire. Mais ce n'est pas une raison pour baisser les bras et perdre notre humeur joviale. Fury Magazine poursuivra donc en 2015 son combat d'arrière-garde pour la survie d'une certaine (sous-)culture. Parce que les combats perdus d'avance sont sans doute les plus beaux. Et comme critiquer le monde moderne - en particulier l'omniprésence du numérique -, en utilisant un site internet, peut sembler incohérent, notre grrrrrrrrrande résolution pour la nouvelle année, c'est de passer au bon vieux format papier, en vous proposant dans un premier temps un numéro où chaque rédacteur compilera ses articles préférés (oui, ça signifie que vous aurez sans doute droit à "Qu'est-ce qui fait que je sais que je suis moi ?" de l'inénarrable Wally Gator).

D'ici là, meilleurs voeux de bonheur, de santé et de prospérité à tous nos lecteurs, connus ou inconnus.

Et je vous invite à méditer sur cette belle réplique prononcée par Peachy Carnehan (Michael Caine) dans "L'homme qui voulut être roi" : "Nous ne sommes pas des dieux, nous sommes des gentlemen, ce qui est presque équivalent". Essayons d'être des gentlemen.

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23 décembre 2014 2 23 /12 /décembre /2014 14:51

hkff logo Par Hong Kong Fou-Fou


joyeux-noel.jpg

 

Avant que nos rédacteurs, fatigués d'arpenter le globe pour ramener de passionnants sujets d'articles, ne partent en vacances pour deux semaines, notre bataillon de secrétaires de charme s'est chargé d'organiser une petite party impromptue au siège de Fury Magazine. Un joli sapin aluminium posé sur le linoléum, et tout de suite les bureaux ont pris un air de fête. Quelques tranches de pain de mie tartinées de mousse de canard pendant la pause café de ces petites mains dévouées, une bouteille de blanquette de Limoux premier prix, sur la Dansette la sélection musicale de Wally Gator (qui a été aussi chambré que la blanquette), et la fête a battu son plein jusqu'à 18h45, heure à laquelle Hong Kong Fou-Fou est parti chercher son fils au badminton.

Comme nos secrétaires sont aussi très "hottes", elles avaient acheté à chacun un petit cadeau : un nouveau kimono en pure imitation soie pour Hong Kong Fou-Fou, une photo dédicacée d'Alain Juppé pour Wally Gator, un abonnement dans la tribune populaire du FC Montpeyroux pour l'élève Moinet et une casquette Bigeard pour Oddjob.

En espérant que vous serez aussi gâtés que nous, nous vous souhaitons à tous un Noël chaleureux et joyeux.

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12 décembre 2014 5 12 /12 /décembre /2014 14:25

hkff logo Par Hong Kong Fou-Fou

 

perqualcheLe retour de la rubrique qui vous aide à dilapider intelligemment votre argent, plutôt que de faire des placements hasardeux qui n'enrichiront que votre banquier. Bouquins, disques, sorties, fringues, tout ce qu'il faut s'offrir pour être dans le rouge à la fin du mois. Et en décembre, ce n'est pas si grave, c'est la couleur du Père Noël.

David Brown Speedback GT - Prix : N.C.

A l'heure où démarre le tournage d'un nouveau James Bond au titre alléchant de "Spectre", l'envie de rouler en Aston Martin me reprend fatalement. Seulement voilà, sans vouloir vexer le roi des agents secrets, les derniers modèles me laissent aussi froid que le coeur de Rosa Klebb. Mais comme la vie est bien faite, la solution existe : la jeune marque anglaise David Brown Automotive vient d'annoncer la production de la Speedback GT, qui n'est autre qu'une Aston Martin DB5 moderne. Le tarif n'est pas encore connu, mais il sera indécent. La vie n'est pas si bien faite, finalement.

Eames : beautiful details - Prix : 295 US $

Un magnifique coffee table book de 408 pages, consacré au célèbre couple de créateurs Charles et Ray Eames. Ce bel objet est paru en 2012, mais je suis passé à côté à l'époque de sa sortie. C'est en anglais, mais que cela ne rebute pas les anglophobes, ça se regarde plutôt que ça ne se lit.

75 ans de Marvel - Prix : 150 euros

S'il vous reste de la place sur la table ci-dessus évoquée, et si elle est solide, vous pouvez également y poser ce pavé de 7 kg que Taschen vient de publier pour le 75ème anniversaire de Marvel, bravo, vous aviez deviné. 712 pages de muscles et de collants, c'est Jacques Chazot qui aurait été content. L'objet est énorme, ne prévoyez pas de le lire dans les transports en commun, à moins d'appartenir vous-même à l'écurie Marvel.

Le bâton de Plutarque, tome 23 des aventures de Blake & Mortimer - Prix : 15,95 euros en format classique, 19,99 euros en format à l'italienne

Après une "Onde Septimus" qui m'a laissé sceptique, je suis bien content de retrouver Yves Sente et André Juillard aux manettes. J'avais beaucoup aimé leur "Testament des cinq lords", ce nouvel épisode qui se déroule pendant la Seconde Guerre Mondiale, juste avant "Le secret de l'Espadon", est également très bon. Je vous conseille de vous l'offrir en format à l'italienne. D'abord, si comme moi vous devenez vieux et presbyte, cela vous facilitera la lecture. Ensuite, c'est un tirage limité, vous ferez un bon placement, on le voit déjà à 50 euros...

Adidas Ardwick - Prix : je ne sais pas et je m'en fiche, il n'y en a que 500 paires, inutile d'espérer en trouver...

Lire, c'est bien. Mais il faut bouger un peu, de temps en temps. Attention, pas avec n'importe quoi aux pieds ! Allez, balancez-moi vos New Balance, tout le monde en porte, ça en devient laçant. Lassant, pardon. Et procurez-vous une belle paire d'Adidas. Là aussi, visez l'exclusivité, comme ces Ardwick produites en collaboration avec le magasin de vêtements Oi Polloi, de Manchester. Le modèle est inspiré par les rarissimes Adidas Continental que possède Nigel Lawson, manager de Oi Polloi et grand collectionneur de la marque. Le nom vient de Ardwick Park, une banlieue de Manchester où les Perry Boys étaient nombreux dans les 70s et où se tenait l'Apollo, une salle de concerts où se sont produits les Jam ou les Specials à la grande époque.

Fjällräven Smock N°1 - Prix : 709,95 euros

Si pour vous, bouger ne veut pas dire aller faire un tour en ville et boire un café mais plutôt partir en expédition dans la pampa muni seulement d'un coton-tige et d'une barre de céréales, il vous faut cet anorak. Le seul hic, c'est son prix. D'accord, les vêtements de la marque suédoise sont vraiment chauds, indestructibles et visuellement attractifs, mais quand même, 709,95 euros, de qui smock-t-on ?

 

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pluta

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13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 06:58

hkff logo Par Hong Kong Fou-Fou

 

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Apple annonce pour 2015 la sortie de sa montre connectée, l'Apple Watch, et des millions de bobos/geeks/suiveurs/esclaves de la technologie (rayez tous ces cons inutiles) attendent  impatiemment de devoir débourser quelques centaines d'euros pour se l'acheter. Ils ne savent pas vraiment pourquoi, mais il faut quand même qu'ils arborent ce nouveau gadget à leur poignet. Envoyer des mails avec sa montre, la belle affaire ! Une montre, ça doit donner l'heure, point. Détourner un objet de sa fonction première, y coller tout un tas de fonctions inutiles mais qui épatent la galerie, on n'arrête pas de nous faire le coup. Avec le téléphone, bien sûr. Qui permettra bientôt de tout faire, sauf téléphoner. Mais ce n'est pas grave, votre stylo connecté, lui, sera là pour ça. Bien sûr, il n'écrira plus, mais comme il n'y aura plus de papier, personne ne s'en apercevra. Dans la gamme toujours plus vaste des objets "connectés", il y a aussi les lunettes de soleil. A mon humble avis, des lunettes de soleil, ça devrait juste servir à avoir l'air cool à la terrasse ensoleillée d'un café, lorsqu'on déguste son expresso en lisant son journal. Ce n'est pas pour afficher une carte, regarder des vidéos ou, justement, lire un journal numérique. Des lunettes "affichage tête haute", qu'ils appellent ça. Moi, si j'en portais, je me sentirais tout penaud et je marcherais plutôt la tête basse.

Avec les montres connectées, on s'attaque à quelque chose qui est sacré à mes yeux. La mesure du temps. C'est peut-être parce que je suis petit-fils d'horloger et que j'ai vu mon grand-père, une loupe vissée à l'oeil, passer des heures à manipuler avec ses brucelles des rouages minuscules et des engrenages compliqués que je suis autant attaché aux belles montres mécaniques. Pour moi, l'heure est grave. Si vous me permettez une allitération, je suis toqué des tocantes qui font tic-tac. Regarder avancer une trotteuse, c'est prendre conscience du temps qui passe. Déjà quand au milieu des années 70, un copain m'avait fièrement montré sa Casio à affichage digital, je m'étais dit qu'il y avait une erreur d'aiguillage... Elle était LED, je la voyais laide. Mon inquiétude n'a fait que grandir lorsqu'en 1977 HP a sorti une montre avec calculatrice intégrée. 1977. L'anarchie dans l'horlogerie. Je tolère à peine les montres à quartz. Une vraie montre doit être mécanique, munie d'un remontoir. Mais ça, les habitués de nos colonnes l'ont compris : à Fury Magazine, on aime remonter le temps.

Moi personnellement, j'ai une Omega Speedmaster. Elle m'a coûté un bras, mais je suis fier de la porter au montres ridiculouspoignet de celui qui me reste. Et comme dans cent ans, ma montre fonctionnera sans doute encore, j'espère la léguer un jour à mon fils, qui lui-même la lèguera à son fils, etc. Comme dans Pulp Fiction, en priant pour que je n'aie jamais à user du même subterfuge que Christopher Walken pour la cacher. C'est gros, une Speedmaster. La durée de vie d'une Apple Watch, elle, doit être programmée à l'avance. On ne fabrique plus rien qui soit destiné à durer. On vit à l'ère du "tout jetable", on crée des besoins, des nouvelles versions qui ringardisent les précédentes, pour inciter les gens à consommer toujours plus. Au final, j'aurai dépensé moins pour ma montre que les gogos qui achèteront tous les ans la nouvelle version de l'Apple Watch.

Une fois n'étant pas coutume, je vais essayer d'être honnête et de comprendre sans à-priori négatif à quoi peut bien servir une montre connectée. Prenons pour cela un exemple concret. L'escalade de l'Everest, tiens. Vaincu en 1953 par Sir Edmund Hillary mais comme apparemment il y a controverse quant à la montre qu'il portait (en théorie, une Rolex Explorer mais comme d'habitude la théorie du complot est passée par là pour semer le doute), choisissons plutôt l'expédition suisse de 1956, dont les membres portaient un bonnet sur la tête et une montre Enicar Sherpa au poignet. A quoi leur servait leur montre ? A connaître des choses simples mais essentielles comme le temps qu'il restait avant la tombée de la nuit, leur vitesse moyenne de progression, etc. Imaginons la même expédition aujourd'hui, chaque alpiniste étant équipé de son Apple Watch. Purée ça n'avancerait pas : il y en a un qui s'arrêterait pour envoyer un mot tendre à sa dulcinée, un autre qui regarderait la météo pour savoir s'il valait mieux ranger le bonnet au fond ou au-dessus du sac, un autre qui tweeterait des blagues sur ses copains ("Roger n'a toujours pas changé de chaussettes LOL #onselespelesurleverst"), un autre enfin qui évaluerait le nombre de calories dépensées ("Ouaiiiis, je peux prendre un double Twix au goûter !") Et si ce truc était muni d'un appareil-photo, on aurait droit en direct à de beaux selfies sur le toit du monde. En supposant qu'il y ait du réseau. Sinon, de futile, le gadget deviendrait inutile.

Avant, les pubs des montres montraient des plongeurs, des pilotes de course, des explorateurs. Des mecs, quoi. Pour l'Apple Watch, on va choisir un geek gringalet, champion du monde de Candy Crush ? Eh bien non, résistons ! Je suis papa d'un jeune garçon de 11 ans. Un jour, au cours d'une randonnée, je lui ai montré comment on pouvait trouver le Nord avec une montre et le soleil. J'ai lu dans son regard un mélange d'étonnement et d'admiration. Pendant une fraction de seconde, j'ai été Buck Danny crashé dans la jungle ou Laurence d'Arabie traversant le désert, Si je m'étais contenté d'appuyer sur l'application "Boussole" de mon Apple Watch, je n'aurais certainement pas gagné mes galons de "Papa cool".

Parce que c'est ça : la guerre des applications contre les complications. Les complications, ce sont les fonctionnalités que présentent certaines montres mécaniques et qui nécessitent une virtuosité certaine de la part de leur concepteur (l'affichage de la date est la plus courante, mais on peut avoir aussi celui des phases de la lune ou de la réserve de marche, par exemple). Si votre montre peut mesurer la durée d'un événement, elle vous ouvre les portes d'un univers fantastique, vous êtes le capitaine Nemo à bord du Nautilus, vous possédez un chronographe, ou chronoscope. Les montres connectées, elles, ne possèdent que des applications. Des lignes de code que n'importe quel petit malin calé en C++ peut vous programmer en deux heures et trois tasses de café.

Sur le terrain des noms, les montres mécaniques sortent aussi largement gagnantes. Au hasard, Aquastar "Deepstar", Rolex "Daytona", Omega "Seamaster", ça fleure bon les embruns, l'huile de ricin ou le napalm (oula, je m'enflamme). L'Apple Watch peut aller se rhabiller... La montre pomme ? Pfff, un truc pour les poires...

Avec toutes ses inventions à la noix, le monde moderne va faire de nous des cons. Des cons-nectés, mais des cons quand même.

Allez, comme je suis gentil, un petit cours rapide d'orientation (l'oriente-express, quoi) : pour trouver le Nord avec une montre, il faut d'abord la mettre à l'heure du soleil (moins deux heures l'été, moins une heure l'hiver), puis pointer avec la petite aiguille la direction de l'astre flamboyant (qu'est-ce qu'il ne faut pas faire pour éviter les répétitions...) La bissectrice de l'angle formé par cette direction et celle du 12 correspond à l'axe Nord-Sud. Pour savoir où est le Nord, il faut se rappeler que le Sud est à gauche du 12 le matin, et à droite du 12 l'après-midi.

 

montre 1

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16 juillet 2014 3 16 /07 /juillet /2014 15:57

hkff logo Par Hong Kong Fou-Fou

 

La lumière du soleil de juillet filtrait parcimonieusement à travers les persiennes. Dans la pénombre, les pieds sur son bureau, les mains croisées sur la nuque, Hong Kong Fou-Fou poussa un soupir de satisfaction. Les locaux de Fury Magazine étaient vides, tous les rédacteurs étaient partis en vacances depuis quinze jours et, ce soir, c'était son tour.

Il embrassa du regard les bureaux de ses collaborateurs, alignés au cordeau devant le sien.

A sa gauche, celui de Wally. Il vit avec tendresse ses crayons de couleur, bien rangés devant la pile de coloriages qu'il lui imprimait tous les lundis matins. Il en faisait une consommation ! C'est que les journées étaient longues, il fallait bien l'occuper entre deux sélections musicales.

A sa droite, le bureau de l'élève Moinet, avec sa collection de pouet-pouet Astérix. HKFF sourit avec émotion en se remémorant le facétieux Moinet, pressant toujours l'un de ces vénérables jouets pile au moment où Wally attaquait la partie la plus délicate de son coloriage. Le "Poueeeet" sonore faisait invariablement sursauter le pauvre Wally, ruinant ses efforts pour ne pas dépasser. La poursuite qui s'ensuivait tout aussi invariablement, avec Wally tentant de faire avaler à Moinet l'exemplaire de L'Equipe que ce dernier était en train de lire au lieu d'animer sa rubrique "Si elle est dedans...", était toujours un moment de détente digne des meilleurs "Tom & Jerry".

Au centre, pour faire tampon entre les deux frères ennemis, le bureau d'Oddjob. A l'image de son occupant : sobre et ordonné. Le sous-main ramené du Puy du Fou, parfaitement parallèle aux bords. Devant, toujours parallèle, la baïonnette Garand M1 qui lui servait de coupe papier. En première ligne, ses véhicules militaires Solido. Son préféré, c'était l'AMX-30 Pluton. Il lançait un petit missile en caoutchouc, et le grand plaisir d'Oddjob, c'était de le faire tomber pile poil soit dans la tasse de camomille que Moinet s'octroyait à 10h (pas plus tard, car sinon ça l'empêchait de faire la sieste), soit dans la pinte de Guinness que Wally dégustait en lisant Rugbynews (il n'y a pas que le coloriage, dans la vie). Nouvelles poursuites, nouvelles parties de rigolade.

HKFF se sentit nostalgique. C'est qu'ils lui manquaient presque, ces trois gaillards ! Enfin, ils étaient loin maintenant, éparpillés aux quatre coins du globe, jouissant d'un repos mérité après une année de lutte acharnée contre le monde moderne, pour le bon goût et l'élégance. Dans quelques heures, HKFF fermerait la porte de la rédaction, jusqu'à la rentrée de septembre. Plus de soucis, d'articles en retard, de factures, de courriers de menace, de coups de fil intempestifs qui lui...


Drrrrrrrrring !!!

- Allo ? (...) Oui, c'est bien moi Hong Kong Fou-Fou. (...) Comment ? Vous pouvez répéter, je vous comprends mal... (...) Vous êtes le secrétaire de l'Amicale des Pêcheurs Islandais ? Ah. (...) Oui, je suis bien le rédac' chef de Fury Magazine...  (...) F-U-R-Y M-A-G-A-Z-I-N-E, pas Fúrmagzn (...) Si je connais Wally Gator ? Oui, bien sûr ! Dites, si c'est pour un jeu radiophonique...(...) Comment ? (...) Il est parti pêcher l'ablette cendrée sur le lac Langisjór ? (...) On ne la trouve que là-bas ? (...) Mais qu'est-ce que j'en ai à foutre, moi, Monsieur ? (...) Ah, sans nouvelles depuis sept jours... (...) Les conditions météo sont excécrables... (...) Parlez doucement, je maîtrise mal l'islandais. (...) Bon, ben, on va aller le chercher. (...) Heu, oui, excellente journée à vous aussi.

Hong Kong Fou-Fou reposa le combiné. Furieux, il envoya un mail pour annuler sa location aux Seychelles puis réserva un billet dans le premier vol pour Reykjavík. Il fourra avec rage un anorak, des moufles et un bonnet dans une valise. Sa colère fut de courte durée en imaginant son collaborateur affamé, claquant des dents, tentant de mastiquer une ablette cendrée crue, lui qui détestait le poisson, le pauv...

 

Drrrrrrrrring !!!

- Allo ? (...) Lui-même. (...) L'Ambassade de France à Kinshasa ? (...) L'élève Moinet ? (...) ... (...) Attendez, je récapitule. Donc, le jour-même de son arrivée au Congo... (...) Oui, République démocratique du Congo, si vous y tenez... Donc il est parti en brousse ? (...) Piqué par un insecte ? (...) 9 centimètres de long ? Ah quand même... (...) 40° de fièvre ? (...) Mais aussi qu'est-ce qu'il est allé faire au Congo, enfin, République démocratique du Congo ? (...) Sur les traces de Tintin ??? (...) Mais quelle andouille, il ne pouvait pas commencer par Moulinsart, lui qui finit sous assistance respiratoire dès qu'il met un pied à la campagne. (...) Ah, ce n'est pas fini ? (...) Oui, vous l'avez emmené à l'hôpital, très bien. (...) Intoxication alimentaire ? Il n'a pas digéré le bitekuteku ? Vous me faites peur... (...) Ah, du poisson. Eh bien rapatriez-le et qu'on en finisse ! (...) Impossible ? (...) Des rebelles ont attaqué l'hôpital ? (...) Kidnappé ? (...) Et les forces spéciales ? (...) Débordées ? (...) Comment, Moinet avait sur lui un papier où il était écrit "En cas de problème, prévenez mon patron Hong Kong Fou-Fou, c'est le seul être au monde qui se soucie réellement de moi" ? (...) Snif (...) Oui, pardon, je me mouchais. (...) Bon, ben, on va aller le chercher. (...) Heu, oui, excellente journée à vous aussi.  

Après avoir essuyé une dernière larme, HKFF regarda sur Internet les horaires des correspondances Islande-République démocratique du Congo. Il ajouta un bermuda et une saharienne dans sa valise puis se prépara à...

 

Drrrrrrrrring !!!

- Allo ? (...) Oui, en chair et en kimono. (...) Pardon ? Le Ministère de l'Intérieur ??? (...) Oddjob a déclenché un coup d'état en Palombie ? (...) Une armée de mercenaires ? (...) "La passiflora negra" ? Qu'est-ce que c'est que ce nom à la con ! (...) Ah, il a été arrêté par l'armée régulière ? (...) Fusillé dans une semaine, à l'aube ? Ah, refuser le bandeau, regarder ses bourreaux droit dans les yeux, prononcer gravement une dernière sentence, offrir sa poitrine aux balles, ça pourrait lui plaire ! (...) Non rien, je pensais à voix haute. (...) Oui, je comprends que le Gouvernement ne peut intervenir officiellement. Bon, ben, on va aller le chercher. (...) Heu, oui, excellente journée à vous aussi.

HKFF inspira et expira plusieurs fois lentement. Il fallait se faire une raison, ses vacances étaient fichues. Il rassembla ses affaires et se dirigea vers la porte. Finalement, le programme qui l'attendait serait peut-être plus intéressant que perdre son temps au bord de la piscine d'un quelconque palace aux Seychelles, à siroter des cocktails avec ombrelle et à repousser les avances de starlettes prêtes à tout pour voir leur nom apparaître dans Fury Magazine. Et qui sait, l'un de ses branquignols de collaborateurs allait peut-être pouvoir ramener un article méritant d'être publié à la rentrée...


vacances

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26 mai 2014 1 26 /05 /mai /2014 06:28

hkff logo Par Hong Kong Fou-Fou


Alors voyons...

La semaine de congés posée en août ? OK.

La villa réservée sur la Riviera ? OK. Certes, il faut se mettre sur la pointe des pieds debout sur un tabouret pour voir la mer mais tant pis, plus près c'était trop cher.

Le maillot de bain "James Bond" commandé sur Zalando ? OK.

La perte de 10 kilos pour rentrer dans le maillot de bain "James Bond" commandé sur Zalando ? Presque OK.

La lecture des "Mémoires d'un playboy", de Massimo Gargia, acheté sur un vide-greniers ? OK.

Bien, les prochaines vacances s'annoncent pas mal. Les nanas n'ont qu'à bien se tenir, il n'y a pas qu'à la pétanque que vous allez marquer des points. Mais des années de pratique de la drague estivale vous ont appris que la différence entre l'ivresse de la victoire et l'amertume de la défaite tient souvent à un détail. Trop de pento, pas assez de déo, par exemple. Ou une chemise trop bariolée, un pantalon trop large. N'importe quoi, la femme est cruelle. Ne négligez surtout pas le véhicule. Vous ne pouvez pas vous rendre sur les lieux de votre villégiature au volant de votre 307 de société. Vous allez être confronté à une sérieuse concurrence qui roule en Ferrari, en Porsche, voire en Aston Martin pour ceux qui ont du goût. Inutile d'essayer de la combattre sur le terrain de la voiture de luxe, je vous rappelle que vous n'avez pas pu louer une villa avec vue sur la mer. Visez plutôt l'originalité, le côté sympa, rigolo qui endormira les pauvres biches innocentes que pourchassera le grand prédateur que vous êtes. Après tout, au milieu d'un troupeau de Porsche (une Porscherie ?), une 2CV a plus de chance de faire tourner des têtes aussi bronzées que blasées.

Puisque vous allez à la plage, il vous faut une voiture de plage. Vous savez, ces petites voitures sans fenêtres ni portières tellement pratiques pour se rendre du yacht jusqu'à chez Sénéquier sans risquer de salir ses mocassins blancs. Le problème c'est que vous, vous allez faire Paris/Le Cap Ferrat par l'autoroute là-dedans, mais ce n'est pas grave. Vous récupérerez votre souplesse et votre acuité auditive en quelques jours.

Certains modèles sont munis d'une tonnelle en tissu coloré et de sièges en rotin. Ridicule ? Tss tss tss... Pas plus qu'une Murcielago jaune fluo. Et quand vous accumulerez les conquêtes, vous regretterez ce jugement hâtif. Pour se transformer en sex pistol, il ne faut pas hésiter à devenir Johnny Rotin.

Voyons, que peut-on vous proposer ?

Commençons par le véhicule de plage par excellence : le buggy. Si certains modèles s'appelaient dune buggy, ce n'est pas pour rien. Né dans les années 60, inspiré par une voiture hippomobile française inventée en 1777, le boquet. Voilà pour la culture générale. L'essentiel, maintenant : Steve McQueen a réussi à emballer Faye Dunaway au volant d'un buggy. Hmm, ça serait bien le diable si vous, vous n'arriviez pas à convaincre une quelconque touriste slave de venir voir le soleil se lever de la terrasse de votre villa de location... Sur la pointe des pieds debout sur un tabouret, mais ça, vous ne lui direz qu'après.

Attention cependant de ne pas déraper. Au propre, mais surtout au figuré. On peut très vite tomber dans le too much avec un buggy : une peinture pailletée violette, une croix allemande sur le capot, une tête de mort en plastique accrochée au rétroviseur, un peu trop de chrome et c'est le faux-pas. Dans le choix du buggy, comme en arithmétique, la clef du succès est dans la retenue.

 

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BBuggy

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Jimi Hendrix (1968). Je ne suis pas sûr qu'il ait sa main sur le levier de vitesse.

 

Autre grand classique, la Mini Moke. Il existait déjà une Mini version plage, la Beach Wagon. En 1963, Sir Alec Issigonis a voulu concurrencer la jeep américaine, en proposant un nouveau véhicule militaire léger facile à parachuter, la Moke. Problème : avec ses roues minuscules, elle pouvait à peine grimper un trottoir, alors rouler sur des terrains difficiles... Solution : utiliser cette petite merveille non plus pour trimballer des battle dress boueux mais des bikinis humides. Voire le pantalon beige d'un espion démissionnaire. Et là, bingo, la voiture devient culte.


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Beach Wagon.

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Comme le N°6, ce taxi est libre.

 

Une mauvaise nouvelle : BMW continue à massacrer le patrimoine Mini et va ressortir la Moke. Je vous épargne la photo, parce qu'il n'y a pas photo, justement. Aucune ressemblance avec l'originale, on dirait un gros insecte farci de connectiques et d'électronique. Les gogos bobos qui achèteront ça repartiront au volant d'un buggy informatique... Une moins mauvaise nouvelle : les Chinois ressortent une Moke bien plus fidèle à la vraie. Mais en petite quantité.

 

Toujours dans les incontournables : la Méhari de Citroën, apparue en mai 1968. Idéale pour transporter des pavés, ou des CRS. Célébrissime avec sa carosserie en plastique aux couleurs évocatrices : orange Kirghiz, beige Kalahari, rouge Hopi, etc. Si comme moi vous avez lu et relu "L'escadron blanc" quand vous étiez gamin, ne poursuivez pas plus loin la lecture de cet article, c'est elle qu'il vous faut.


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Continuons dans le plus rare, avec la Renault 4 Plein Air (1968). Elle n'a eu qu'une existence éphémère, puisqu'arrêtée en 1970. Mais il était possible de se procurer un kit pour convertir sa 4L en Plein Air. Deux coups de disqueuse, une bande autocollante sur le bas de caisse, un chapeau de brousse et vous voilà paré pour l'aventure, même si elle se limite à aller acheter un pack de bières au supermarché local.

 

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Si on vous avait dit qu'une 4L pouvait être un aspirateur à gonzesses...

 

Un petit film de présentation de la Plein Air, très "chabadabada", pour égayer votre journée de boulot.

 

Continuons avec la Michelotti Shellette, créée par le prolifique Giovanni Michelotti, à qui l'on doit tout un tas de jolies voitures qui font rêver les grands enfants que nous sommes restés à Fury Magazine : Triumph GT6 ou Stag, BMW 2002, Alpine A110, tout un tas de Ferrari, Maserati, la liste est sans fin et sa lecture solliciterait inutilement nos glandes salivaires. Cette petite voiture était construite sur base de DAF, puis de Fiat 850. Le tableau de bord comme les sièges étaient en osier et, vu le nombre d'exemplaires produits, il vous en faudra, de l'oseille, pour vous en procurer une. Fumer à bord n'est d'ailleurs pas recommandé, sous peine de risquer de voir votre investissement partir en fumée.

 

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    La famille royale hollandaise quitte sa villa italienne au volant d'une DAF 33 Kini.

 

Fiat Jolly

Appelée Spiaggina dans son pays d'origine, destinée à être un jouet de plage pour les riches habitants de Portofino. Mieux qu'un bête seau assorti de sa pelle, non ? Avec ça, vous êtes sûr de ne pas vous prendre un râteau à la sortie de la discothèque. Au volant de cette voiture, les femmes ne peuvent que vous dire Oui-Oui. Vous n'êtes pas convaincus ? Elle n'est pas assez virile ? Alors j'ajouterai juste que Gianni Agnelli en possédait une. S'il y a bien un authentique playboy, c'est lui. Vous ne serez toujours qu'un amateur à côté de lui.


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Multipla Eden Roc

Toujours chez Fiat, cette autre rareté est destinée aux plus gourmands d'entre vous qui envisagent de transporter un harem. N'oubliez pas votre casquette d'amiral et au volant (j'ai failli écrire à la barre), vous n'aurez aucun scrupule pour les mener en bateau.


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Voilà, vous savez (presque) tout, il vous reste deux mois pour trouver votre voiture de plage et assortir votre garde-robe à sa couleur. Et n'oubliez pas, "life is a beach".

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19 mai 2014 1 19 /05 /mai /2014 06:50

Eleve Moinet 2 Par l'élève Moinet

 

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Un bla-bla à lire avec la voix de Line Renaud (période Ma cabane au Canada, la meilleure), et celle de l’interprète du Maharadja de Kimpura dans Fantomas contre Scotland Yard (pas le meilleur).


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Here we are in the gai Perpignan. Voulez-vous promenade with me ? Let me show you my town, the Perpignan I love with le joie de vivre. Love is everywhere, any time in Perpignan, don’t you know ? So seat back, relax, but don’t close your eyes.

Let us start our tour in the famous Bongo club. Heu… Vous voulez ajouter quelque chose, Mister Gator ? Let me introduce you my little assistant, the famous Wally Gator, a typical Catalan boy.

"Ouvert tous les jours de 15 h à l’aube, même le dimanche. Ses hôtesses. Du super érotisme, du Strip intégral, excitant, grandiose et sans-interruption, avec la Mata-Hari de l’an 2000, avec l’adorable Sally Kramer, avec Miss Scandale de retour de Las Vegas, sans oublier les strip-teases les plus osés de Cendula, la super-star internationale du strip, La Corral, Sissi le Flip’s trio et les… Baby Stars !

Dit-il le doigt en l’air ! Ah ah ah. Now let us go to the picturesque My Fair Lady… Two o’clock in the morning…One couple is left. Holding hands across the table looking to Lady Godiva, the famous strip-tease star. Yes Wally ?

"Sa beauté troublante, sa blondeur naturelle et surtout sa plastique impeccable font l’unanimité. (…) Après de nombreuses tournées dans les plus grands cabarets et casinos du monde elle revient pour la plus grande joie des connaisseurs. Il faut voir son corps splendide, évoluer avec grâce au son de la musique. Après chaque représentation, le public sous le charme reste un long moment envouté. La direction du "My Fair Lady" certaine d’offrir aux clients même les plus difficiles un spectacle de haute qualité vous attend chaque soir pour applaudir la merveilleuse Lady Godiva."

Well well well, On the left bank, la “rive gauche” with so many philosophers, intellectuals and juvenile delinquents, sitting in the sidewalks cafés, drinking and talking about tout et n’importe quoi and about… the famous band R.E.M playing in The “Tiki club” tonight ! 


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And the others ? They are talking about love. They don’t say “je vous aime” no, no, they say in the Perpignan jive talk "Ah c’qu’on est bien" before going to admire "La Kalingha" at the cabaret "Le Drouot". Vous voulez rajouter quelque chose Wally ? He’s incredible…

"Née d’une mère russe et d’un père tzigane espagnol, elle a toujours vécu dans la roulotte. Enfant de la balle elle devint comme sa mère trapéziste avant qu’une chute de 10 mètres ne l’éloigne de la piste et du cirque. (…) De son corps à la beauté féline elle tire le meilleur. Avec la Kalingha c’est un retour vers une pureté originelle. C’est le chant d’une race en voie de disparition et dont…"

Thank you, thank you Wally. Ah ah ah, of course we must not forget the "Foire of the Saint-Martin" a rendezvous for every juvenile bachelor. Wally, please…

 "Parmi les attractions insolites, il faut citer "Le Ging" spécialisé dans le strip-tease. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, ce ne sont pas des "retraitées" qui jouent les effeuilleuses, mais des pin-up qui pourraient jouer les starlettes au festival de cinéma de Cannes. Le patron de ce métier original nous a confié qu’il n’aurait pas peur de présenter son spectacle face au Lido. Avant de passer de l’autre côté du rideau, ces six demoiselles font la "parade" ensuite elles…"

Oh la la, we can’t stop him !… Now let us climb to the famous resort of French vague à l’âme, the so romantical Canet-Plage and his célèbre "Tiffany’s".

"Vers minuit un premier passage d’une nouvelle danseuse exclusivité pour 10 jours du Tiffany’s de Canet-Plage. Près d’un mètre quatre-vingt-dix, des hanches et des rondeurs en rapport avec sa taille ; elle vient de Dakar et danse avec une relative facilité qui surprendra comme elle a déjà étonné les premiers spectateurs. Sûr qu’elle ne sera pas surprise lors du prochain concours (…) On doit désigner le plus gros mangeur de spaghettis de la région et comme à d’autres, il ne faudrait pas lui promettre des demi-portions."

Well, I hope you have enjoyed our little tour, but there are so many places I have add to leave out such as "L’écrin"…

"Et son cadre chaud, son ambiance douce".

Le "Splendid Bar", The revue "Show business" at the "L’incognito"…

"Interdite aux moins de… 21 ans…"

So in the hope you will join us some day in Perpignan, until we meet again let me say… vous dansez mademoiselle ?

"And don’t forget the guide !"

 

* Wally was reading the famous journal "L'Indépendant" 

* Toute ressemblance avec "A bachelor in Paris" n'est pas tout à fait fortuite.


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12 mars 2014 3 12 /03 /mars /2014 14:37

hkff logo Par Hong Kong Fou-Fou

 

C'est écrit dans la colonne de gauche, en haut, juste en-dessous de ce satané compteur qui n'avance guère : début mars, c'est l'anniversaire de Fury Magazine. Qu'est-ce que je vais bien pouvoir raconter cette année encore pour célébrer cet événement et, accessoirement, remotiver les troupes ? Sept ans, déjà... Le chiffre 7, c'est un chiffre important dans la culture populaire que nous défendons. "Les sept samouraïs", "The magnificent 7", "Les 7 vampires d'or", l'épisode "Le dernier des sept" des Avengers. "Sinbad, la légende des sept mers". "Le clan des sept" par Enid Blyton. "La septième victime" de Robert Sheckley. La Lotus Seven. "Les sept boules de cristal". "Return of the los Palmas 7" me souffle Wally. 

Sans parler de 007. Comme lui, nous traquons le mal. Même si pour nous le mal peut se manifester sous la forme d'un pantalon trop large ou d'une nuque trop longue. Même si pour éradiquer ce mal, nous n'utilisons pas un Walther PPK mais un clavier AZERTY (et un clavier AZERTY en vaut deux). Nous avons le permis de huer.

Sept ans, donc. Jamais je n'aurais pensé que ça durerait aussi longtemps. Faut vraiment qu'on s'enquiquine...

Pour vous remercier de votre fidélité, chers lecteurs, je vais entrouvrir les portes de la rédaction et vous faire partager une journée à Fury Magazine.

 

5h30

Au son de "Dawning of a new era" des Specials, les rédacteurs sortent de leur casernement, en short et en petite foulée. En peignoir de soie et mules de velours, Hong Kong Fou-Fou fait l'appel. Comme chaque matin, l'élève Moinet est en retard. Wally retourne le chercher et le ramène manu militari. Il faut dire à la décharge du pauvre Moinet qu'il dort mal, tous les soirs ses confrères lui font le lit en portefeuille.

5h35

Pour faire la guerre au mauvais goût et à la pensée unique, il ne suffit pas d'un humour féroce et d'un esprit vif qui ferait passer Maître Capello pour un primate, il faut également une condition physique exceptionnelle. Séance de gymnastique et de close-combat sous la direction de Oddjob.

HKFF s'en est bien sûr dispensé, il est rompu à toutes les techniques de guérilla urbaine. Il déguste son Darjeeling accompagné de force viennoiseries en regardant ses collaborateurs ahaner dans l'effort.

6h30

Suite à une planchette japonaise mal dosée de Wally, l'élève Moinet part à l'infirmerie. Les autres prennent leur frugal petit-déjeuner, une biscotte sans sel et une tasse de café, pendant que HKFF leur fait l'un de ses vibrants discours pour les stimuler et leur expliquer pourquoi ils ne seront pas payés ce mois-ci encore. Barbidule profite de l'absence de Moinet pour dévorer sa biscotte.

6h33

Début de la séance de travail de la matinée.

L'élève Moinet, Oddjob, Getcarter et Barbidule rivalisent d'efforts pour pondre l'article qui leur vaudra le tant espéré "Mmmmmouais, pas mal..." de leur patron si sévère mais si juste. Moinet est un peu handicapé par son bras plâtré mais heureusement, son esprit, acéré par des années de lecture de "L'Equipe", est intact. Wally, lui, fait des coloriages. HKFF prend un bain parfumé aux pétales de lotus puis feuillette un catalogue Kuoni pour choisir la destination de ses prochaines vacances, bien méritées cela va sans dire.

11h50

Les genoux flageolants, chaque rédacteur vient présenter son travail à HKFF, qui garde les meilleurs articles pour les signer de son nom. Il félicite Wally qui a colorié sans dépasser.

12h

Comme ils ont bien travaillé, les rédacteurs peuvent déjeuner en regardant "Papa Schultz" à la télé. HKFF se délecte de succulentes cailles sur canapé, tandis que ses cinq collaborateurs ingurgitent un gruau insipide propice à maintenir vivace leur dégoût du monde moderne. HKFF est fier de ses cinq ascètes. Et de ses jeux de mots, aussi.

12h30

Connaître l'ennemi pour mieux le combattre, c'est l'un des fondements de Fury Magazine. Les rédacteurs doivent regarder les nouvelles émissions de télé-réalité, lire les dernières bandes dessinées des éditions Soleil ou Delcourt, écouter les nouvelles découvertes formatées du Top 50.

13h30

Début de la séance de travail de l'après-midi.

L'élève Moinet répond au courrier de son lecteur. Oddjob termine une analyse exhaustive du western tchécoslovaque de janvier à avril 1963. Barbidule et Getcarter échafaudent des plans d'évasion. Wally fait des découpages.

18h30

Si leur travail est validé par HKFF, les rédacteurs peuvent aller voir leur famille pendant une demi-heure.

19h

Dîner. Pas question de laisser son cerveau au repos, le potage est dégusté devant un enregistrement des "Jeux de 20h".

20h

Veillée, détente. Getcarter explique comment doit être confectionné un bon costume sur mesures, Wally explore les tréfonds de sa conscience, Barbidule tente de convaincre Oddjob que le western tchécoslovaque, c'est de la gnognotte à côté de son homologue yougoslave, l'élève Moinet se livre à une désopilante imitation de Beldar Conehead.

21h

Toilette. A l'eau froide, vous l'avez deviné. L'eau froide raffermit les chairs, et la volonté. Pendant que Moinet se brosse les dents, ses camarades vont lui faire son lit en portefeuille.

21h15

Extinction des feux.

Afin d'assurer la promotion de Fury Magazine, HKFF part dîner en ville et danser dans les endroits chics où son nouveau kimono en pongé de soie fait fureur.

5h30

En rentrant ivre mort, il croise les rédacteurs, stoïquement alignés dans la cour des locaux de la rédaction, attendant impatiemment de se mettre à l'ouvrage.

 

En ce jour d'anniversaire, vous êtes décidément gâtés, lecteurs : voici quelques saisissantes images des rédacteurs de Fury Magazine, prises sur le vif par notre faux tographe.

 

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L'élève Moinet découvre les mystères de l'Univers.

 

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Getcarter et Oddjob débatent de la longueur que doit avoir une fente dans une veste de costume.

 

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Toujours serviable, Wally Gator est allé à Pôle Emploi chercher des candidates pour le poste de nouvelle secrétaire.

 

7-ans-5.jpgBarbidule n'a vraiment pas la tête à écrire des articles. Il ne veut pas que l'ancienne secrétaire s'en aille.

 

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Hong Kong Fou-Fou étrenne son nouveau pyjama à mules intégrées.

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20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 06:14

hkff logo Par Hong Kong Fou-Fou

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C'est le commencement d'une nouvelle année, période où l'on prend traditionnellement de bonnes résolutions, et j'aimerais en suggérer une à ceux de nos lecteurs qui sont fumeurs : celle de ne jamais céder à la tentation de la cigarette électronique. Ces affreux trucs en plastique de couleur souvent agressive pour la rétine sont partout. Ils font un tabac, ce qui est quand même un comble. Certains d'entre vous vont fanfaronner, en affirmant haut et fort qu'ils ne toucheront jamais à ça, qu'ils ont leur amour-propre, bla bla bla. Et puis un jour un collègue leur fera essayer et ils seront pris au piège. Cendrier gare.

On les appelle les e-cigarettes et il faut prononcer "i-cigarette". Ca fait moderne. C'est pour ça qu'on ne les fait pas fonctionner avec un bête liquide, non non non, on met du e-liquide dedans. Du liquide pour remplacer les sèches, ça part mal... Il existe même des e-pipes, mais je n'ai pas envie de crier "Hourrah". De nos jours, on colle le préfixe "e-" partout. E-commerce, e-réputation, e-learning, ... Me rendent e-stérique et e-rascible avec leurs e-dioties. S'il faut mettre les points sur les "e-" : ça me gonfle, cette manie d'inventer de nouveaux termes et de tenter de ringardiser ceux qui ne les emploient pas. 

Vous allez me dire que je suis e-responsable, pardon, irresponsable, de vous encourager à continuer à fumer des Gauloise ou des Chesterfield. Soyons clair : nous ne sommes pas là pour parler de votre santé. Ce n'est pas Doctissimo, ici. Si vous fumez, tant pis pour vous, vous n'aviez qu'à pas vouloir faire comme les copains en 6ème. Vous payez aujourd'hui le manque de personnalité de votre jeunesse. Et puis, si on est certain que le tabac est nocif, pas d'inquiétude, dans quelques mois on va nous confirmer que les e-cigarettes sont aussi dangeureuses pour la santé. Ecartons donc les arguments sanitaires, moi je ne prêche que pour l'élégance et le bon goût. Il n'y a pas que le tabac qui tue. Le ridicule aussi, quoi qu'on en dise. Et reconnaissez qu'un fumeur a une autre allure qu'un vapoteur, avec sa cigarette électronique autour du cou, comme un talisman contre le cancer du poumon.

Si vous êtes tentés par la e-cigarette, pensez à James Bond. Ce n'est pas compliqué, de toute façon : dès que vous avez un doute sur le bon choix à faire, dans quelque domaine que ce soit, posez-vous cette simple question : que ferait James Bond à ma place ? Il doit devenir votre mètre étalon. Votre maître étalon, même. Oubliez les esprits chagrins et autres sociologues qui s'enlisent dans leurs analyses et qui essaient de vous convaincre que 007 n'est qu'un sale macho ringard à la solde du capitalisme. C'est la jalousie qui les fait parler. Si c'est bon pour James Bond, c'est bon pour vous. Est-ce que vous imaginez James Bond avec une cigarette électronique aux lèvres ? Non, bien sûr. Sauf si on entend par "cigarette électronique" une cigarette contenant un projectile miniaturisé dont le tir est commandé par une puce électronique et qui lui permettra d'éviter de se faire découper en rondelles par le méchant de sévice. Là, peut-être.

Impossible de se représenter une femme fatale sans son fume-cigarette en ivoire, un marin au long cours ou un officierniven cigarette de l'armée des Indes sans sa pipe, un guérillero ou un desperado mexicain sans son cigarillo ou un privé en imperméable et en filature sans sa clope. Notre esprit est rempli d'images de personnages de cinéma, de BD ou de littérature, d'acteurs en noir et blanc, d'écrivains maudits, de jazzmen mélancoliques qui perdraient tout leur panache si on remplaçait leurs volutes de fumée par un nuage de vapeur parfumée à la banane.

Et la dernière cigarette du condamné ? Le bourreau fait déjà un travail pénible, vous imaginez, s'il fallait en plus qu'il ait à demander à sa future victime s'il la préfère aromatisée fraise ou pizza ? La situation serait aussi dégradante pour l'un que pour l'autre. Ah, on me dit que l'on a aboli la peine de mort. Il faudrait que je me tienne mieux informé, il ne manquerait plus que Pompidou ne soit plus président, tiens. Je vais de ce pas renouveler mon abonnement à Paris-Presse.

J'ai fait un tour sur un forum de vapoteurs (Ce nom ! Même Denis Papin serait plié de rire). Voilà quelques extraits de discussions : "J'ai longtemps utilisé une EGO + cartomiseur DC smoktech 3ml", "J'ai investi dans un MOD (VAMO v2), et j'utilise maintenant des cartomiseur BOGE. Hormis la taille imposante du VAMO v2, c'est le jour et la nuit en comparaison de ce que j'avais avant (batterie 900mah et 1100mah)", "Je pense avoir trouvé mon sweet spot, avec mon liquide actuel (70pg/30vg 6mg nico, saveur "cola") et je tourne à 10 watts, résistance a 2,3 omhs ou les smoktech qui sont en LR". Purée, c'est le forum de la Nasa ou quoi ? Et ces marques : Joytech, Plug'n'Vape, Cigartronic... C'est quand même moins glamour et évocateur que Montecristo, Kent, Ashton Consummate Gentleman ou Royale.

Fumeurs, il y a tellement de belles histoires d'amour qui ont commencé par ces simples mots : "Vous avez du feu ?" Je compte sur vous pour qu'ils ne soient pas remplacés un jour par "Vous avez des piles ?" Votre envie d'arrêter de fumer est légitime, mais à la limite, utilisez des cigarettes en chocolat. Il faut réhabiliter cette charmante invention, qui a permis à des générations de bambins de jouer à faire comme papa, et plus tard de passer du tabagisme passif au tabagisme actif. Sinon, votre dignité y laissera des plumes. Le goudron, vous l'avez déjà.

 

La prochaine fois, "Ridiculous sublimous details" tentera de vous convaincre de continuer à boire du whisky plutôt que du lait de poule.

D'ici là, vous pouvez réviser, et apprendre à ne pas glisser sur une banane, redécouvrir les joies de la lecture de Paris-Presse, éviter d'être abominable à la neige, ne pas être pris de court face au pantacourt, réaliser que "tout nu et tout bronzé" ne doit rester qu'une (mauvaise) chanson, et, enfin, être beau comme un camion au volant de votre automobile. On ne dira pas que Fury Magazine ne contribue pas à l'augmentation du goût de la vie, comme dirait Jacques Dutronc.

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Merci de faire de la pub pour notre magazine en insérant sur votre site la bannière ci-dessous. Dès que nous aurons des locaux suffisamment vastes, nous érigerons votre statue équestre grandeur nature, en marbre et porphyre, dans le hall d'entrée, en signe de reconnaissance indéfectible.

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Code de la bannière :
<a href="http://www.furymagazine.fr" title="Fury Magazine">
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Domination mondiale

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Et maintenant Fury Magazine est aussi sur Twitter. Ah ben v'la aut' chose, tiens...

 

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