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Créé en mars 2007

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Fury Magazine, toujours à la pointe de l'actualité d'il y a cinquante ans en arrière.

Nos garanties :

- Tous nos articles sont écrits sur des ordinateurs à fiches perforées gros comme une camionnette.

- Nos rédacteurs ne communiquent entre eux que par téléphone filaire.

- L'un d'eux est né avant 1960.


"Nous sommes l'avant-garde du passé."

Modern life is rubbish...

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... quoique...
Par Oddjob
  

"Dans des aventures sensationnelles, inédites… Spirou présente… Un type extraordinaire les amis ! Jean VALHARDI ! Un gaillard plein d’allant et de courage que vous aimerez. Comme vous aimez les héros de Spirou…"

Vous savez donc ce qu’il vous reste à faire ! Précipitez-vous chez votre libraire favori et plongez-vous dans les aventures de VALHARDI, le célèbre détective dont la poignée de main, franche et ferme, était le signe de reconnaissance des membres du Club des Amis de Spirou. Eh oui, les belles éditions DUPUIS, nous proposent, enfin, une magnifique intégrale digne de ce nom, avec un premier tome regroupant les années 1941 à 1946, avec Doisy au scénario et surtout Jijé au dessin. Alors mieux qu’une distribution de cartes de rationnement gratuites… lisez les enquêtes de VALHARDI !

Vous En Voulez Encore ?

Trop chauve pour être une rock star, trop asthmatique pour être footballeur, pas assez alcoolique pour être écrivain, trop Français pour être Anglais, pas assez suicidaire pour être artiste, trop intelligent pour la télé-réalité. Il ne me restait pas grand' chose, et ce pas grand' chose, c'est devenu Fury Magazine. Hong Kong Fou-Fou


Rédaction :
wally gator logo Wally Gator : rugby de village, communion solennelle et charcuterie.
Eleve-Moinet-2.jpg  Elève Moinet : permis B, Première étoile, BEPC (mention Assez bien)
oddjob logo 2 Oddjob : KPM, RKO et Kop Boulogne.
barbidule-logo.jpg Barbidule : contradictions, bals de village et coloriage.
Getcarter logo Getcarter : mod, mod, mod.
hkff logo Hong Kong Fou-Fou : soins capillaires, huile de moteur et kilomètre arrêté.

N'hésitez pas à nous écrire : fury.mag@gmail.com (Pas de compliments, nous sommes modestes. Pas de critiques, nous sommes susceptibles. Pas d'insultes, nous sommes hyper baraqués. Pas de propositions à caractère sexuel, nous sommes fidèles.)
Vous pouvez également devenir fan de Fury Magazine sur Facebook (ici : Fury Magazine sur Facebook).
27 janvier 2014 1 27 /01 /janvier /2014 06:29

oddjob logo 2 Par Oddjob

 

Si l’art du dessin et de l’écriture scénaristique sont indispensables à tout bon album de bandes dessinées, la composition de la couverture demande un talent supplémentaire.

Comment saisir en un dessin l’atmosphère d’un ouvrage ? Comment intriguer, suggérer, sans dévoiler ? Comment donner tout simplement envie au lecteur ?

A l’heure de la surproduction bédé, on est pourtant étonné de constater que de plus en plus de couvertures et de maquettes médiocres, voire hideuses, s’offrent à nos yeux de lecteurs passionnés et de collectionneurs attentifs !

Dernier épisode en date… la honteuse réédition du Bob Fish d’Yves Chaland ! Au lieu et place de la sublime composition réalisée pour le tirage de tête de l’album en 1981 (voire même du dessin plus "simple" de l’édition courante dans la collection Métal Hurlant), les éditeurs nous infligent une case agrandie (et un dos toilé au rabais made in China…) !!

Qu’il semble loin le temps d’une Marque Jaune, d’un Coke En Stock (j’aurais pu citer n’importe quel autre Tintin, tant les compositions d’Hergé pour ses albums demeurent le maître étalon en la matière), d’une Mauvaise Tête, d’une Chihuahua Pearl

Mais c’était sans compter l’esprit avisé des éditeurs qui pensèrent à tout pour palier au manque d’inspiration de certains de leurs auteurs maison.

Les éditions Dupuis ne commandèrent-elles pas à Jijé, dès 1948, la couverture des premières aventures de Buck Danny, Les Japs Attaquent en lieu et place d’un Hubinon alors tout jeune débutant ?

Et Dargaud appelant également, à la rescousse du "petit" Giraud, l’immense Jijé pour illustrer la couverture de Fort Navajo, la première chevauchée de Blueberry ?

Mais, quelques années plus tard, pourtant, avec une habitude davantage répandue chez les éditions Dargaud et Lombard, de grands anciens verront leurs albums mis en "couverture" par un autre !

Ainsi, c’est Dany qui s’y collera pour Michel Vaillant, en renfort de Graton, sur La Révolte des Rois, Le Prince Blanc et La Silhouette En Colère.

Même Eddy Paape cédera ses pinceaux à William Vance qui apportera une touche très "moranesque" à certaines aventures de Luc Orient comme Le Cratère Aux Sortilèges ou La Légion des Anges Maudits !

Car, en s’appuyant sur l’efficacité de la maquette du journal Pilote, ces messieurs de la rue Blaise Pascal veulent offrir à la couverture ses lettres de noblesse, accordant à leurs auteurs – Uderzo, Morris, Greg, Parras, Giraud, Druillet… - une liberté totale de création.

Cependant, le plus dur retour de pinceau sera pour Jijé, Hubinon et dans une moindre mesure Forton, alors au sommet de leur carrière : trois grandes séries, symboles de la vivacité créatrice et d’un certain esprit aventurier, typiques des 60s, étant mises en "affiches" : Bob Morane, Barbe Rouge et Tanguy et Laverdure.

Et c’est ainsi que l’on fera appel, non pas à un habituel supplétif de la BD, mais à un véritable illustrateur, qui plus est déjà reconnu dans le monde du cinéma, le génial Yves Thos !

Avec lui impossible de distinguer ce qui relève de la bande dessinées ou du cinéma ! Ses compositions éblouissantes, ses couleurs violentes, ses figurations outrées, révèlent un art soigné de la mise en scène.

On passe ainsi d’un genre à l’autre, d’un art à l’autre.

De l’affiche du Capitan à la couverture de La Fin du Faucon Noir (Barbe Rouge), de celle de L’Homme de Rio à Lieutenant Double Bang (Tanguy et Laverdure) et d’Au Service de Sa Majesté à la couverture du Pilote n° 481 du 1er février 1969…

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Avec lui Jacques Santi et Christian Marin deviendront les véritables Chevaliers du Ciel.

Et quel plaisir de découvrir Bob Morane sous les traits d’un subtil mélange de Connery et de Lazenby (comme sur ce fameux Pilote !), ou encore ceux de Guiliano Gemma, en couverture du Secret des 7 Temples…

Et puis, qu’il soit ici remercié d’avoir su donner, pour une unique couverture, Le Piège Espagnol, les traits de l’injustement oublié Michel Le Royer à Eric, le fils adoptif de Barbe Rouge… ou comment associer subtilement le Capitaine Nicolas Parray de Coursic, héros du mythique Corsaires et Flibustiers au "descendant" du Roi des Sept Mers !

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Un seul regret…quand on voit les affiches du Grand Silence ou des 4 Mercenaires d’El Paso, on imagine sans peine ce que cela aurait donné sur une bonne vieille série western !

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20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 06:14

hkff logo Par Hong Kong Fou-Fou

david-niven-copie-1

 

C'est le commencement d'une nouvelle année, période où l'on prend traditionnellement de bonnes résolutions, et j'aimerais en suggérer une à ceux de nos lecteurs qui sont fumeurs : celle de ne jamais céder à la tentation de la cigarette électronique. Ces affreux trucs en plastique de couleur souvent agressive pour la rétine sont partout. Ils font un tabac, ce qui est quand même un comble. Certains d'entre vous vont fanfaronner, en affirmant haut et fort qu'ils ne toucheront jamais à ça, qu'ils ont leur amour-propre, bla bla bla. Et puis un jour un collègue leur fera essayer et ils seront pris au piège. Cendrier gare.

On les appelle les e-cigarettes et il faut prononcer "i-cigarette". Ca fait moderne. C'est pour ça qu'on ne les fait pas fonctionner avec un bête liquide, non non non, on met du e-liquide dedans. Du liquide pour remplacer les sèches, ça part mal... Il existe même des e-pipes, mais je n'ai pas envie de crier "Hourrah". De nos jours, on colle le préfixe "e-" partout. E-commerce, e-réputation, e-learning, ... Me rendent e-stérique et e-rascible avec leurs e-dioties. S'il faut mettre les points sur les "e-" : ça me gonfle, cette manie d'inventer de nouveaux termes et de tenter de ringardiser ceux qui ne les emploient pas. 

Vous allez me dire que je suis e-responsable, pardon, irresponsable, de vous encourager à continuer à fumer des Gauloise ou des Chesterfield. Soyons clair : nous ne sommes pas là pour parler de votre santé. Ce n'est pas Doctissimo, ici. Si vous fumez, tant pis pour vous, vous n'aviez qu'à pas vouloir faire comme les copains en 6ème. Vous payez aujourd'hui le manque de personnalité de votre jeunesse. Et puis, si on est certain que le tabac est nocif, pas d'inquiétude, dans quelques mois on va nous confirmer que les e-cigarettes sont aussi dangeureuses pour la santé. Ecartons donc les arguments sanitaires, moi je ne prêche que pour l'élégance et le bon goût. Il n'y a pas que le tabac qui tue. Le ridicule aussi, quoi qu'on en dise. Et reconnaissez qu'un fumeur a une autre allure qu'un vapoteur, avec sa cigarette électronique autour du cou, comme un talisman contre le cancer du poumon.

Si vous êtes tentés par la e-cigarette, pensez à James Bond. Ce n'est pas compliqué, de toute façon : dès que vous avez un doute sur le bon choix à faire, dans quelque domaine que ce soit, posez-vous cette simple question : que ferait James Bond à ma place ? Il doit devenir votre mètre étalon. Votre maître étalon, même. Oubliez les esprits chagrins et autres sociologues qui s'enlisent dans leurs analyses et qui essaient de vous convaincre que 007 n'est qu'un sale macho ringard à la solde du capitalisme. C'est la jalousie qui les fait parler. Si c'est bon pour James Bond, c'est bon pour vous. Est-ce que vous imaginez James Bond avec une cigarette électronique aux lèvres ? Non, bien sûr. Sauf si on entend par "cigarette électronique" une cigarette contenant un projectile miniaturisé dont le tir est commandé par une puce électronique et qui lui permettra d'éviter de se faire découper en rondelles par le méchant de sévice. Là, peut-être.

Impossible de se représenter une femme fatale sans son fume-cigarette en ivoire, un marin au long cours ou un officierniven cigarette de l'armée des Indes sans sa pipe, un guérillero ou un desperado mexicain sans son cigarillo ou un privé en imperméable et en filature sans sa clope. Notre esprit est rempli d'images de personnages de cinéma, de BD ou de littérature, d'acteurs en noir et blanc, d'écrivains maudits, de jazzmen mélancoliques qui perdraient tout leur panache si on remplaçait leurs volutes de fumée par un nuage de vapeur parfumée à la banane.

Et la dernière cigarette du condamné ? Le bourreau fait déjà un travail pénible, vous imaginez, s'il fallait en plus qu'il ait à demander à sa future victime s'il la préfère aromatisée fraise ou pizza ? La situation serait aussi dégradante pour l'un que pour l'autre. Ah, on me dit que l'on a aboli la peine de mort. Il faudrait que je me tienne mieux informé, il ne manquerait plus que Pompidou ne soit plus président, tiens. Je vais de ce pas renouveler mon abonnement à Paris-Presse.

J'ai fait un tour sur un forum de vapoteurs (Ce nom ! Même Denis Papin serait plié de rire). Voilà quelques extraits de discussions : "J'ai longtemps utilisé une EGO + cartomiseur DC smoktech 3ml", "J'ai investi dans un MOD (VAMO v2), et j'utilise maintenant des cartomiseur BOGE. Hormis la taille imposante du VAMO v2, c'est le jour et la nuit en comparaison de ce que j'avais avant (batterie 900mah et 1100mah)", "Je pense avoir trouvé mon sweet spot, avec mon liquide actuel (70pg/30vg 6mg nico, saveur "cola") et je tourne à 10 watts, résistance a 2,3 omhs ou les smoktech qui sont en LR". Purée, c'est le forum de la Nasa ou quoi ? Et ces marques : Joytech, Plug'n'Vape, Cigartronic... C'est quand même moins glamour et évocateur que Montecristo, Kent, Ashton Consummate Gentleman ou Royale.

Fumeurs, il y a tellement de belles histoires d'amour qui ont commencé par ces simples mots : "Vous avez du feu ?" Je compte sur vous pour qu'ils ne soient pas remplacés un jour par "Vous avez des piles ?" Votre envie d'arrêter de fumer est légitime, mais à la limite, utilisez des cigarettes en chocolat. Il faut réhabiliter cette charmante invention, qui a permis à des générations de bambins de jouer à faire comme papa, et plus tard de passer du tabagisme passif au tabagisme actif. Sinon, votre dignité y laissera des plumes. Le goudron, vous l'avez déjà.

 

La prochaine fois, "Ridiculous sublimous details" tentera de vous convaincre de continuer à boire du whisky plutôt que du lait de poule.

D'ici là, vous pouvez réviser, et apprendre à ne pas glisser sur une banane, redécouvrir les joies de la lecture de Paris-Presse, éviter d'être abominable à la neige, ne pas être pris de court face au pantacourt, réaliser que "tout nu et tout bronzé" ne doit rester qu'une (mauvaise) chanson, et, enfin, être beau comme un camion au volant de votre automobile. On ne dira pas que Fury Magazine ne contribue pas à l'augmentation du goût de la vie, comme dirait Jacques Dutronc.

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13 janvier 2014 1 13 /01 /janvier /2014 06:42

Eleve Moinet 2 Par l'élève Moinet

 

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Lettre de monsieur Jacques B. de Bonzon dans le Télé 7 jours N° 2852

Chers amis, nous sortons d’une période de confusion totale. Des années de télé à scandale, d’émissions à sensations ont gâché nos soirées. Rappelez-vous. Garry Glitter, invité à L’école des fans… Ces pauvres enfants en paillettes et platform boots essayant de chanter Do you wanna touch me ? sans tomber, sous l’œil goguenard du crooner anglais. Ce pathétique Grand échiquier de Jacques Chancel déprogrammant à la dernière minute Yehudi Menuhin et Rostropovitch pour Lou Reed et Iggy Pop. La nuit des morts vivants aux Dossiers de l’écran pour illustrer le débat sur l’euthanasie, Guy d’Arbois insultant en direct, malgré l’intervention d’Alain Jérôme, les téléspectateurs les plus âgés qui téléphonaient en PCV. Sans oublier ce pathétique spectacle offert par Lemmy et Ozzy, invités par Patrice Lafont  aux Chiffres et des lettres dans l’espoir de rajeunir l’émission. Je préfère m’arrêter là, La nouvelle édition commence en clair sur Canal +.

 

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Lettre de Monsieur Mauricet de Neuilly-Plaisance dans "Le courrier des téléspectateurs" du Télé 7 jours du 18 janvier 1969

Cher Télé 7 jours,

Le feuilleton "Destination danger" a commencé samedi à 20h35 au lieu de 20h30 à cause des réclames. J’espère qu’il n’en sera pas de même pour "Chapeau melon et bottes de cuir" mercredi. Je les aime bien, ces deux-là. Je compte sur toi pour arranger ça. Sinon, toi t’es toujours à l’heure chez mon marchand.

 

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Lettre des jeunes Bernard et Olivier de Perpignan dans Télé 7 jours N°724

Cher Télé 7 jours,

Ce trimestre, nous avons eu les encouragements et les félicitations. Pour nous encourager et nous féliciter, ma mère nous a permis de regarder "La une est à vous" avec Bernard Golay. Moi j’ai appelé Roger Lago à SVP 11 11 pour lui dire que je veux écouter Noam et voir Kung fu fu. Mais c’était toujours occupé. Pour la peine, ma mère nous a fait deux grands bols de chocolat bien chaud et nous a balancé une tapée d’équations au deuxième (2ème) degré. On s’est tellement régalés qu’on a oublié de regarder Wally Gator sur TF1. On l’aime bien celui-là. C’est pas grave, on le regardera le trimestre prochain. On va bien se poiler.

 

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Lettre de Thierry C. de Perpignan, 14 ans, dans le Télé 7 jours N°725

Télé 7 jours, salut !

La une est à vous ? J’m'en branle. J’ai plus 8 ans. Tous les samedis sur mon canapé je regarde Un jour futur de Michel Lancelot sur mon canapé en fumant des clope. Aujourd’hui ça a  fini par Lou Reed à Juke Box de Freddy Hausser. J’l'aime bien suis la quand il chante Heroin. 

PS : C’est ma mère qui m’a forcé à t’écrire pour apprendre à dire merci.

PS : Monsieur Foote vous êtes un salaud.

 

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6 janvier 2014 1 06 /01 /janvier /2014 06:43

wally gator logo oddjob logo 2 hkff logo Par Wally Gator, Oddjob et Hong Kong Fou-Fou


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Contribution de Hong Kong Fou-Fou

The Tennysons : A sinking ship (2013)

D'habitude, les groupes anglais que je plébiscite sont plutôt constitués de petits minets au look rétro qui aimeraient bien devenir modfather à la place du modfather. Là, on tape plutôt dans la culture bière/foot/casual. Moins d'acné, plus de cockney

Ed Motta : Colombina (2000)

Il s'appelle Motta, mais il ne me laisse pas de glace. Voilà, c'était le premier jeu de mots de 2014. L'année va être longue. Contrairement à mon humour, ce mélange de jazz/funk/soul à la sauce brésilienne est plus que digeste. Et en plus, comme le montre le clip, le bonhomme est un lecteur de Blake et Mortimer. Il porte d'ailleurs la même barbe que le professeur. Merci à mon antenne sicilienne pour cette trouvaille.

Claude Bolling : Full speed (BO Qui ? 1970)

Claude Bolling, idéal pour agiter vos quilles ! Le morceau s'apprécie encore plus avec les images qui vont avec : un cabriolet qui roule à tombeau ouvert au bord d'une falaise, avec sur le siège passager une Romy Schneider terrorisée.

IC1s : Growing up going down (2013)

Je ne les connaissais pas hier, mais comme Alan McGee, Mani des Stone Roses ou encore Gary Powell des Libertines en disaient du bien, je me suis dit que je pouvais leur tendre une oreille, je ne risquais pas grand' chose.

Jacqueline Taieb : Le coeur au bout des doigts (1968)

Son morceau "7 heures du matin", avec ses histoires de brosse à dents et de shetland rouge ou bleu, figure sur toutes les compilations de pop française sixties. Elle n'a pas fait que ça, même si elle aurait peut-être dû : certaines de ses chansons dans les années 80 mettent le coeur non pas au bout des doigts, mais au bord des lèvres. Ce morceau est par contre très bon, et je ne parle même pas de l'extrait de film qui l'accompagne.

Et en bonus pour ce début d'année, comme le monde a bien besoin d'amour : Love song, par, hmmm, les Damned à la télé allemande en 1979. Das Gut !

 

 

 

Contribution de Oddjob

The Fratellis : Halloween blues

Retour aux affaires sérieuses pour nos fringants Ecossais avec leur (très) bon son, parfait pour enflammer les tribunes !

Har Mar Superstar : Lady, you shot me / Prisoner

C’est LA révélation du moment, en tout cas pour moi… Piochant allègrement dans la soul 70s, le chanteur Sean Tillman, au physique improbable d’anti-héros, vulgaire juste ce qu’il faut, de club de seconde zone, sera notre superstar de 2014 !

Kelley Stoltz : Kim chee taco man

Encore une heureuse découverte. La fiche Wiki nous apprend que sa musique peut être comparée à Brian Wilson, au Velvet, à Nick Drake et j’en oublie… Il a aussi produit Thee Oh Sees ! Alors n’en jetez plus ! Encore une valeur sûre approuvée par Fury (heu… d’accord patron ?)

The Computers : Disco sucks

Plus dandies que Jim Jones Revue, plus punk aussi mais surtout plus anglais… Voici la nouvelle référence garage made in England. Imparable !

 

 

 

Contribution de Wally Gator

Une fin et un début d’année… La tentation de faire des bilans est grande. Quand, en plus, on rentre dans le club des quadras et que l’on devient patriarche de famille nombreuse au sens de la SNCF, eh bien, on cède à la tentation. Donc, des bilans, j’en ai fait plein ! Et comme je ne suis pas sûr que le bilan des truites attrapées cette saison à la montagne t’intéresse, cher lecteur, - d’autant plus qu’il est catastrophique – je te propose le bilan de ce qui m’a plu musicalement durant l’année 2013.

The Joy Formidable : The ladder is ours

The Liminanas : Votre coté yéyé m’emmerde

Deluxe : Making music

She and Him : Don’t look back

Beady Eye : Soul love

Ah… J’oubliais, cela ne date pas d’aujourd’hui mais, comme j’ai eu un fiston :

Madness : The Prince

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1 janvier 2014 3 01 /01 /janvier /2014 11:44

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Pour 2014, Fury Magazine vous promet élégance, résistance et pertinence. Plus, si vous êtes sages, un soupçon de décadence.

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23 décembre 2013 1 23 /12 /décembre /2013 07:19

24 décembre 2071.

Hong Kong Fou-Fou pianote frénétiquement sur la paume de sa main et peste contre la lenteur du clavier sub-dermique qu'il s'est fait greffer récemment. "Intuitif ! Rapide ! En avance sur son temps !", pérorait la pub. Tu parles ! La peau n'avait pas encore cicatrisé que son joujou technologique était déjà obsolète.

En attendant que cette p... de m... de connection veuille bien s'établir, il regarde distraitement par la fenêtre son voisin, en short et t-shirt, en train d'accrocher une guirlande lumineuse sur la façade de sa villa. Rien à faire, 31°C la veille de Noël, il ne s'y fera jamais. Sa mission accomplie, le voisin rentre précipitamment après lui avoir adressé un salut furtif. C'est sûr qu'il vaut mieux ne pas traîner dehors, le niveau de radiation est dix fois supérieur à la normale aujourd'hui. 

Enfin, ça y est, une petite impulsion électrique vient d'atteindre son cerveau, il est connecté. Il fait mentalement défiler devant sa rétine les jaquettes des derniers jeux vidéo puis télécharge "Advanced total warzone 7 : full impact" que son fils Tom, 10 ans, a commandé pour Noël.

Il jette un oeil au salon pour s'assurer que ce dernier ne le voit pas faire. Pas de danger, il est bien trop absorbé par le visionnage du 2736ème épisode de "Belle et Sébastien v2.0". Dans cette version, Sébastien est un gamin sorti d'une maison de redressement, envoyé dans un village des Pyrénées dans le cadre d'un programme de réinsertion des jeunes délinquants. Rapidement, le jeune repenti organise un trafic de drogue entre la France et l'Espagne. Il est aidé par Belle, un American staff génétiquement modifié et dressé à attaquer les douaniers.

Hong Kong Fou-Fou vérifie ensuite que l'émetteur de l'Holo-Père Noël installé derrière le sapin en plastique est bien fonctionnel. C'est quand même bien fichu, ce truc. L'illusion est parfaite. Bien sûr, ça poserait problème s'il fallait apporter de vrais cadeaux. Mais comme les enfants ne veulent plus de jouets, juste des applications, des logiciels, des crédits de connection sur le (pas) Net - comme il l'appelle avec son humour aussi corrosif que l'eau du robinet et qui a fait le succès de "Fury Mag-E-zine", 780 millions d'abonnés, quand même -, pas de souci. Bien sûr, ce serait différent si les enfants de moins de 14 ans, âge de la nouvelle majorité, avaient le droit de se faire implanter des gadgets cybernétiques. Il est tranquille pour encore quelques années, l'Holo-Père Noël peut se charger de gérer les enfants à la place des parents, pendant qu'ils font la grasse matinée le matin du 25 décembre.

Ah, la version remix teknohardfusion de "Petit Papa Noël" par Kino Rossi lui vient aux oreilles. Sa fille Tara, 3 ans, doit déjà être réveillée de sa sieste. Il lui avait bien dit, au docteur, que les tranquillisants diffusés par la puce de contrôle endocrinien que l'on greffe aux enfants à la naissance étaient insuffisamment dosés.

Dans la cuisine, son épouse finit de préparer le dîner du réveillon : une pillule rouge "goût foie gras" - non, allez, deux, ce soir c'est fête, au diable l'avarice -, une tablette vitaminée parfumée à la molécule de truffe en entrée. Pour le plat principal, elle a eu la chance d'avoir la dernière dinde Synthétoc qui restait en rayon au Mégamarché. Pendant que la horde des ménagères, atteintes d'une frénésie d'achat provoquée par la libération dans l'air d'un gaz psychotrope développé par un grand groupe pharmaceutique, se crêpaient le chignon (c'est une image, suite à l'incident nucléaire bénin de juin 2065, plus personne n'avait de cheveux désormais), elle avait pu glisser sa main et attraper la volaille sur laquelle un gros label rouge indiquait : "Elevage en atmosphère contrôlée". Elle la met à tremper dans un solvant pour en faciliter la mastication tout à l'heure. Quel dommage qu'elle ne puisse servir un bon Saint-Emilion pour accompagner ce festin : le vin a été interdit par le GUM (Gouvernement Unique Mondial, z'avez passé les cinquante dernières années en hibernation ou quoi ? Hiberner avec ce putain de réchauffement climatique, faut être fort. Même les ours, s'il y en avait encore, se moqueraient de vous).

Soudain, un sifflement strident se fait entendre à l'extérieur. Hong Kong Fou-Fou se précipite à la fenêtre. En levant la tête, il voit passer trois jets aux couleurs de la FLOC (Force de Libération des Opprimés Cruciverbistes). Ces saletés de terroristes vont encore bombarder la ville. Rapidement, les canons antiaériens entrent en action. "Flak contre FLOC" songe HKFF - l'esprit Fury Mag-E-zine, toujours. "Ils ne respectent même pas la trêve de Noël..." Dans un fracas épouvantable, l'un des avions est abattu.

"Hahaha, dans le mille ! J'ai bien fait d'acheter le calendrier digital des Forces Spéciales du GUM, quels gaillards ! Mais, mais, mais, il tombe par ici, ce con, il va toucher la maison..."
Aaaaaaaaaaaaaaaaaah!

 

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Aaaaaaaaaaaaaaaaaah !

Je m'assois dans mon lit, j'essuie mes mains trempées de sueur sur mon pyjama. Tsss, je n'aurais jamais dû reprendre trois fois de dinde aux marrons. Et j'ai peut-être aussi abusé de ce fantastique Saint-Emilion. Je me lève pour aller boire un verre d'eau à la cuisine. En passant, je jette un oeil au sapin sous lequel j'ai déposé avant d'aller me coucher les paquets que Tom et Tara ouvriront dans quelques heures au réveil. Le jeu Subbuteo et des petits soldats Airfix pour lui, une poupée Corolle et des Kapla pour elle. La nuit est calme. Les braises rougeoient dans la cheminée. Le jardin est recouvert d'une épaisse couche de neige.

2071 est encore loin, nous ne sommes pas encore des hommes bioniques vivant comme des robots dans un monde oppressant, alors profitons-en hein ! Joyeux Noël à tous !

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16 décembre 2013 1 16 /12 /décembre /2013 06:42

Eleve Moinet 2 Par l'élève Moinet

 

Après avoir passé 6284 heures sur les pages Chaland d'Ebay et être tombé 12256 fois sur "le chaland qui passe", vous l'avez compris plus vite que moi (l'émotion !), me voici enfin vengé. L'heure de la rédemption a sonné. Je suis donc fier de vous présenter le "(Yves) Chaland qui passe". Chaque mois, un collector rien que pour vous. Je viens de faire les comptes, cette rubrique devrait durer 12 ans et 3 mois.
PS : Nous cherchons toujours un volontaire pour "la place du Stanislas (Barthélémy)" et pour "le Saint-Paul-en-(Luc) Cornillon".


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La question Minitel du jour est adressée par erreur au "Chaland qui passe" par le jeune Laurent d’Albi. Cher Elève Moinet, deux questions me taraudent. Faut-il s’habiller comme ses chanteurs préférés pour les écouter et crois-tu au retour du casque colonial ?

PS : As-tu vu la plaque émaillée de Noël de Freddy Lombard ? Sur ce, je t’en souhaite un joyeux.

 

Cher Laurent, sache qu’il est bien sûr indispensable d’adopter une tenue de circonstance pour écouter ses chanteurs préférés. Ainsi, avant de mettre un disque des Sparks, j’enfile une veste à carreaux et des chaussures bicolores pour être en adéquation avec les célèbres chanteurs californiens. De même, il est primordial de s’habiller en Freddy Lombard pour lire ses aventures et vivre au milieu de ses objets quotidiens. Il est hors de question de relire Le cimetière des éléphants vêtu d'un jean délavé ou, pire, d’un costume-cravate. Emprunter pour l’occasion la ligne 1 du Métropolitain - même aux heures de pointe - est tout indiqué. Il en est de même pour se recueillir devant cette fameuse plaque, puisque tu me donnes ici l’occasion d’une judicieuse transition. Détaillons la garde-robe de nos trois amis si tu le veux bien. Cela pourra aussi te servir dans ta vie de tous les jours. Avant que j’oublie, la réponse à la deuxième question est non.


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Se protéger du froid wallon pour pousser la chansonnette n’est pas une mince affaire. Freddy a judicieusement opté pour le traditionnel Duffle-coat des pêcheurs belges (159,99 €, La Redoute) - Non, mon gars, pas ceux qui posent leur canne près d’un lac à côté du trépied et du pack de 6, mais ceux d’la mer du Nord en plein hiver. Les vrais. De laine cardée et grattée sur les deux faces pour lui donner son aspect ébouriffé, sa forme ample et large apporte chaleur et confort. Il est pourvu d’une capuche que l’on ne portait pas à l’époque et qui accentue le côté "cool" du vêtement. De toute manière, notre élégant aventurier a opté pour le port d’une écharpe pure laine de couleur mode (450 francs) qu’il porte négligemment autour du cou. Il est fermé par trois gros boutons coniques en corne de buffle urugondololais probablement, qu’il peut facilement manipuler malgré le port de moufles (1600 francs). Félicitons notre ami d’avoir choisi l’harmonica pour se faire entendre, plutôt que l’accordéon chromatique. Mal fermé, le troisième laisse apparaître une paire de pantalons en tricotine de laine mélangée, donnant un tissu lourd mais souple, d’une tombée impeccable (5990 francs). Malheureusement, celui-ci est contrarié par la jarretière à côtes derby d’une paire de fortes chaussettes en pur fil uni très extensible, solide et agréable (395 francs), trouvant sa place dans des bottillons d’après-ski - dessus en forte peausserie daim marron, modèle très chaud, confortable et pratique grâce à sa fermeture mécanique instantanée, qualité extra-forte, intérieur tout fourré molleton blanc - dessous à fortes semelles en caoutchouc moulé havane avec gros relief antidérapant, vulcanisés et inarrachables même sous la contrainte (2890 francs du 36 au 40 – n’oublions pas que Freddy Lombard chausse du 40).


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"A pantalon rentré, slip porté" (proverbe wallon). Gageons que Freddy a opté pour un slip kangourou plutôt qu’un caleçon long molletonné pour protéger son intimité. Ceinture élastique, bords renforcés et entrejambe doublée à ouverture devant. En Rhovylon (Rhovyl et nylon) s’il vous plait ! Idéal pour les rhumatisants. Le maillot de corps est assorti en jersey de coton duveté. De coupe étudiée, il moule parfaitement le corps du dynamique aventurier (370 et 500 francs). L’élégance, ce sont les détails. Pour justifier sa "mise très distinguée", dixit notice individuelle de la police de Bouillon, deux badges fantaisie "Dina" disponibles auprès des ADF à jour de leur cotisation (22 €) auraient étés du meilleur effet.

 

Ceux-ci me donnent l’occasion d’une nouvelle judicieuse transition. Passons donc à Dina Martino si vous le voulez-bien, sans nous arrêter sur Paul Dupuis de "mise ouvrière". Voyons voir… Costumes de chassePaletots et cuissardsCostumes de ville... Tiens ?!... Rien sur les filles dans le catalogue Manufrance de… Saint Etienne 1957 ?  C’était bien la peine. Permettez-moi, néanmoins de m’attarder sur les gants de cuir très emmapeeliens. Le comble de l’élégance féminine hivernale.

 

Pour…heu, l’occasion, retournons à notre bout d’alu. Rien d’hallucinant : un trou, un plat, un numéro. Passons sur le rose Malabar de nos quatre (3+1) complices occupés à s’égosiller alu-nisson (un peu d’humour). Oui, mais qui, quoi ? La cigale et la fourmi puisque la bise est venue et qu’ils se trouvent fort dépourvus ? Bof. Cantilènes en gelée de Boris Vian ? Ou pourquoi pas… Oui, mais oui, une Christmas song d’Elvis ! La Thompson 1928 (170 € la réplique, frais de port offerts) prenant l’air, probablement par un inconditionnel de Chuck Berry ou de Frank Sinatra, ne nous laisse pas deviner le contraire. Bref, encore une plaque émaillée de nombreux incidents.

 

Maintenant permettez-moi une réflex… une pensée personnelle. Je ne sais pas pourquoi, mais tout d’un coup, l’image de cette plaque me fait penser à cette rubrique. Pas très instructive, pas très drôle, qui ne cocasse pas des briques. Un comble (la rubrique, pas l’image).  Et si je m’escrimais seul dans le froid informatique ? Et si quelqu’un m’en voulait ? Et si j’allais me faire plaquer ? Et si j’étais encore à côté ? De la plaque… Pfff encore un mauvais moment à passer. Pour la peine, je crois que je vais aller chanter dans la rue. Où ai-je mis mes bottillons ?

Joyeux Noël Laurent et à vous tous les amis.

 

 

Indice de rareté 2/5

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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 07:07

Getcarter logo Par Getcarter

  fred funcken

 

Avant tout dérapage, je reste assez mitigé sur le FUNK alors pourquoi ce titre ?

Noël se rapprochant, je repense à ces moments où les kids déchirent les papiers colorés pour découvrir une console de jeux PSPSHITBOX non non le temps où nous pouvions recevoir par bonheur un volume des FUNCKEN. Pour un cercle de connoisseurs, si vous avez plus de vingt ans (ou trente d'ailleurs...), ce nom vous dit certainement quelque chose. Fred FUNCKEN est en effet décédé à Bruxelles à l'âge de 82 ans cette année. Avec son épouse Liliane, il a contribué à faire passer l'uniformologie d'une austère science réservée à quelques obscurs initiés à une passion pour l'épopée (napoléonienne notamment) et le chatoiement des tenues. Après avoir été un illustrateur connu et reconnu, Dieu sait que j'aime ces artistes, préférant souvent Aslan pour des raisons de proportions, pour des illustrations TINTINESQUES il n'avait pas la côte chez SPIROU, ainsi que pour les éditions Lombard, et avoir créé ses propres - nos propres - héros de bande dessinée, HARALD le VIKING, DOC SILVER etc... le FUNCKEN FATHER va assouvir avec sa femme sa passion pour l'histoire dans les 60s, tiens je suis surpris !

A travers une série d'ouvrages qui vont devenir rapidement une "Bible" pour d'innombrables kids pour qui les FUNCKEN vont s'ajouter au Robert et au Larousse sur des étagères d'acajou. Je tiens juste à rendre un petit hommage à cet illustrateur et son épouse qui par le biais de mon regretté grand-père m'ont fait découvrir l'amour du dessin et de l'histoire. Alors voilà, jeunes pères, à la veille du solstice cocacolaisé, une petite édition originale Casterman est la bienvenue sous le sapin pour éveiller les kids et réveiller vos doux souvenirs.

 

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2 décembre 2013 1 02 /12 /décembre /2013 06:41

wally gator logo oddjob logo 2 hkff logo Par Wally Gator, Oddjob et Hong Kong Fou-Fou

 

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Contribution de Oddjob

Parquet Courts : Yonder is closer to the heart

Trop souvent galvaudé et réduit à de la musique pour ados dégénérés, le punk rock semblait enterré depuis belle lurette. Et voilà que surgissent de sales petits Texans. Résultat parfait pour vos samedis au stade…

The Strypes : What a shame

A ce stade-là, est-ce encore de la nostalgie ?

Barbarossa : Turbine

Dans quelle catégorie ranger ce barbu British ? Electro-pop ? Nu folk ! répondent d’obscurs spécialistes. De toute façon, on s’en fout pas mal tant que cela fait du bien à nos oreilles délicates !

She And Him : I could’ve been your girl

Je ne résiste pas à vous reprogrammer la pop romantique et rafraîchissante de ce duo élégant. Et puis ces yeux, ah ces yeux… Il avait bien raison, l’ami Wally !

Arp : Judy nylon

Alexis Georgopoulos, originaire de San Francisco et fondateur de Arp, nous explique en quelques mots sa musique : "70s art rock, autumnal baroque pop, musique concrète, minimalistic piano epics, narcotic gospel, sound library atmosphere and delicate space folk". On ne saurait mieux dire.

 

 

 

Contribution de Wally Gator

Les frimas de l’hiver sont là. Ce n’est pas une raison pour se laisser abattre.

Parquet Courts : Borrowed time

Bien que récent et américain, cela fleure bon les Ruts ou les Buzzcocks. Non, non, Patron ! Je n’ai pas dit que c’était aussi bon ! J’ai juste dit qu’ils m’y font penser… Bon, allez, pas les Buzzcocks… Je risque ma place, moi…

Team Ghost : Dead film star

Shoegaze ! Et même Coldgaze, comme ils disent aux mêmes. Des Français.

Kracked Unit : Poupées russes

Encore des Français, encore de l’électro. Juste un clin d’œil à ma chère et tendre : oui promis, on ira voir "Casse tête chinois"… Y’a Kelly Reilly, alors je veux bien.

Metronomy : I’m aquarius

Certains sont walrus, d’autres aquarius. Voici le dernier single de ces Anglais électroniques. Moins bien que "The bay", mais pas mal quand même.

Beady Eye : Soul love

Parce que vraiment, ce deuxième album est vraiment réussi. Oui, oui, vraiment deux fois, non trois fois, maintenant.


 

 

 

Contribution de Hong Kong Fou-Fou 

The Ramones : Merry Christmas (I don't want to fight tonight) (1989)

Je me trompe peut-être mais je crois que les Ramones n'ont jamais eu l'honneur de figurer dans cette rubrique que Mojo et le NME nous envient. C'est l'occasion ou jamais. Une bonne alternative au "Petit Papa Noël" de Tino Rossi ou au "Best of" d'Ivan Rebroff.

The Courteeners : Are you in love with a notion ? (2013)

Le nouveau single d'une valeur sûre. Et je vous pose une question : l'amour n'est-il pas lui-même une notion ? Prenez une copie, z'avez quatre heures.

 

Tir groupé pour les tois morceaux suivants. L'élève Moinet, qui n'est pas le dernier à ronchonner, me dit sans arrêt que j'écoute toujours la même chose. Ce n'est pas faux. Pourtant, je fais des efforts. Tenez, le mois dernier, je suis allé avec Oddjob et lui voir un concert de La Femme, JC Satàn et les Limiñanas. Bon, ben à part les Limiñanas, évidemment classes et magnifiques (le dernier album est parfait), je me suis globalement barbé. Alors tant pis, je préfère continuer à creuser le même (micro)sillon, avec des gamins qui vont chercher au grenier dans les affaires de Pépé les fringues qu'ils vont porter pour aller sur scène jouer du rhythm'n'blues et qui se sont appropriés la devise de Pipiou : "on a toujours besoin d'une chemise à pois chez soi".

Paul Orwell : Little reason (2013)

George Orwell, c'est 1984. Paul, plutôt 1964.

The 45s : It ain't over (2013)

A l'occasion de sa tournée d'adieu sur laquelle ils l'ont accompagné, Wilko Johnson a dit de ces gamins de 16 ans qu'ils étaient son groupe actuel préféré. Je crois qu'ils n'ont besoin de rien ajouter à leur CV. 

The Romleys : Hey diddle diddle (it's alright) (2013)

Un peu moins jeunes, mais dans le même esprit. Et revoir James Coburn danser en bonne compagnie me met en joie.

 

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Published by Hong Kong Fou-Fou - dans Musique
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25 novembre 2013 1 25 /11 /novembre /2013 06:19

oddjob logo 2 Par Oddjob

 

Nombre d’entre vous, amis lecteurs, doit se faire une fausse idée de la rédaction de Fury Magazine, et en tout premier lieu de ma pauvre personne.

En effet, la lecture rapide et peu rigoureuse de mes contributions dans ces colonnes a pu pousser certains d’entre vous, et même certains autres rédacteurs de Fury, à me faire passer pour un simple et unique amateur de "tacatac boum boum", de battle dress poussiéreuse, de MAT 49 mal graissée, et même de Hard FM !!

Que tout cela est fort simpliste (surtout en ce qui concerne Guns’n Roses)…

Car bien sûr, je veux bien avouer ici que l’écoute de la bande originale d’Elmer Bernstein pour The Great Escape marche très bien sur moi (comme disait à l’époque Goudurix…), surtout lorsqu’en compagnie de mes fils, l’on dispose nos jolis petits soldats Airfix au milieu du salon !

C’est vrai aussi que les sorties récentes (et enfin !) en DVD de Play Dirty (Enfants de Salauds) d’André De Toth, ou de Twilight's Last Gleaming (devenu en français le peu convaincant Ultimatum des Trois Mercenaires), l’un des derniers chefs d’œuvre d’Aldrich, me plongent dans un état de joie immense (il m’en faut peu, j’en conviens…).

Parlez-moi de Peckinpah, de Siegel, de Ford, de Hawks… et l’on enchaînera aussitôt sur les filmographies de Wayne, Mitchum, Caine et Douglas.

Et pourtant, il serait réducteur de considérer ces figures anglo-saxonnes comme les seules de mon panthéon cinématographique car des Français y occupent également une place fort honorable !

Je passerai sur les "classiques", les "attendus", Verneuil, Lautner, Audiard, Grangier, de La Patellière… pour défendre ici d’autres solides artisans, aujourd’hui quelque peu oubliés, mais qui ont toujours été soucieux de respecter une qualité et surtout un genre qui n’existent plus : le cinéma français.

Oui, évoquer le cinéma français, c’est, pour moi, parler au passé. C’est se souvenir de cette seconde messe dominicale mais cathodique celle-là, celle du dimanche soir. Ce moment "béni" au cours duquel on voyait défiler : Noiret, Girardot, Marielle, Montand, Schneider, Ronet, Signoret, Rochefort et bien d’autres, des maisons à la campagne, des DS et des 504, des Gitanes sans filtre, des femmes belles et des hommes élégants, des enfants qui nous ressemblaient et des parents aimants…

Car ne nous voilons pas la face, le cinéma français n’est plus, crucifié sur l’autel de la télé payante et de la publicité débilitante.

Alors souvenez-vous de Philippe de Broca. Vous avez gardé en tête Cartouche, L’Homme de Rio, Le Magnifique. Mais n’avez-vous jamais savouré Le Diable Par La Queue, La Poudre d’Escampette, Le Roi de Cœur ou Tendre Poulet… qui, sous des atours de comédie légère, révèlent un sens de la fantaisie et de la mélancolie inoubliables (les partitions de Delerue n’y étant pas non plus étrangères) ?

 

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Et Jean-Paul Rappeneau, celui qui a sans doute le mieux filmé Catherine Deneuve ! Revoyez La Vie de Château et Le Sauvage et oubliez tout le reste, elle n’a jamais été aussi belle à l’écran. Et que dire Des Mariés de L’An Deux avec Jean-Paul Belmondo et Marlène Jobert, Sami Frey et Laura Antonelli : du rythme, des mots, de la musique et de la mise en scène.

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Bref, de simples choses qui ont totalement disparu aujourd’hui de nos écrans.

Et puis, un chef d’œuvre, redécouvert il y a peu, Le Chat de Pierre Granier-Deferre (La Métamorphose des Cloportes, La Horse, Adieu Poulet, on a vu pire filmographie…) : terrible histoire d’amour de deux "vieux" dans leur pavillon de banlieue, alors qu’autour d’eux le Paris populaire disparait, terrassé par le progrès. Beau et glacial, ténébreux et touchant.

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Et je n’oublie pas Jacques Deray (La Piscine) ou Robert Enrico (Les Aventuriers), Alain Corneau (Police Python 357) ou Claude Pinoteau (Le Silencieux)… Pourtant, il y a bien longtemps que leurs bobines ne passent plus en prime time.

Enfin un film, ou plutôt une déclaration d’amour à feu le vrai cinéma français, La Nuit Américaine et sa séquence d’intro : un décor, des figurants, un clap, les notes de Delerue, la voix de Truffaut (Les films sont plus harmonieux que la vie... Il n'y a pas de temps morts. Les films avancent ... comme des trains dans la nuit), et les deux Jean-Pierre, Aumont et Léaud. Pas de tape-à-l’œil, simplement de la mise en scène tendre et émouvante.

Un dernier aveu, à chaque vision j’en ai la gorge serrée.

 

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