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Créé en mars 2007

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Fury Magazine, toujours à la pointe de l'actualité d'il y a cinquante ans en arrière.

Nos garanties :

- Tous nos articles sont écrits sur des ordinateurs à fiches perforées gros comme une camionnette.

- Nos rédacteurs ne communiquent entre eux que par téléphone filaire.

- L'un d'eux est né avant 1960.


"Nous sommes l'avant-garde du passé."

Modern life is rubbish...

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... quoique...
Par Oddjob
  

"Dans des aventures sensationnelles, inédites… Spirou présente… Un type extraordinaire les amis ! Jean VALHARDI ! Un gaillard plein d’allant et de courage que vous aimerez. Comme vous aimez les héros de Spirou…"

Vous savez donc ce qu’il vous reste à faire ! Précipitez-vous chez votre libraire favori et plongez-vous dans les aventures de VALHARDI, le célèbre détective dont la poignée de main, franche et ferme, était le signe de reconnaissance des membres du Club des Amis de Spirou. Eh oui, les belles éditions DUPUIS, nous proposent, enfin, une magnifique intégrale digne de ce nom, avec un premier tome regroupant les années 1941 à 1946, avec Doisy au scénario et surtout Jijé au dessin. Alors mieux qu’une distribution de cartes de rationnement gratuites… lisez les enquêtes de VALHARDI !

Vous En Voulez Encore ?

Trop chauve pour être une rock star, trop asthmatique pour être footballeur, pas assez alcoolique pour être écrivain, trop Français pour être Anglais, pas assez suicidaire pour être artiste, trop intelligent pour la télé-réalité. Il ne me restait pas grand' chose, et ce pas grand' chose, c'est devenu Fury Magazine. Hong Kong Fou-Fou


Rédaction :
wally gator logo Wally Gator : rugby de village, communion solennelle et charcuterie.
Eleve-Moinet-2.jpg  Elève Moinet : permis B, Première étoile, BEPC (mention Assez bien)
oddjob logo 2 Oddjob : KPM, RKO et Kop Boulogne.
barbidule-logo.jpg Barbidule : contradictions, bals de village et coloriage.
Getcarter logo Getcarter : mod, mod, mod.
hkff logo Hong Kong Fou-Fou : soins capillaires, huile de moteur et kilomètre arrêté.

N'hésitez pas à nous écrire : fury.mag@gmail.com (Pas de compliments, nous sommes modestes. Pas de critiques, nous sommes susceptibles. Pas d'insultes, nous sommes hyper baraqués. Pas de propositions à caractère sexuel, nous sommes fidèles.)
Vous pouvez également devenir fan de Fury Magazine sur Facebook (ici : Fury Magazine sur Facebook).
1 janvier 2015 4 01 /01 /janvier /2015 00:01

hkff logo Par Hong Kong Fou-Fou

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Chaque année qui passe nous éloigne un peu plus d'une époque révolue et regrettée, nous nous reconnaissons de moins en moins dans celle où nous survivons, comme des poissons asphyxiés dans un lac pollué. Pollution sonore, visuelle, culturelle, vestimentaire. Mais ce n'est pas une raison pour baisser les bras et perdre notre humeur joviale. Fury Magazine poursuivra donc en 2015 son combat d'arrière-garde pour la survie d'une certaine (sous-)culture. Parce que les combats perdus d'avance sont sans doute les plus beaux. Et comme critiquer le monde moderne - en particulier l'omniprésence du numérique -, en utilisant un site internet, peut sembler incohérent, notre grrrrrrrrrande résolution pour la nouvelle année, c'est de passer au bon vieux format papier, en vous proposant dans un premier temps un numéro où chaque rédacteur compilera ses articles préférés (oui, ça signifie que vous aurez sans doute droit à "Qu'est-ce qui fait que je sais que je suis moi ?" de l'inénarrable Wally Gator).

D'ici là, meilleurs voeux de bonheur, de santé et de prospérité à tous nos lecteurs, connus ou inconnus.

Et je vous invite à méditer sur cette belle réplique prononcée par Peachy Carnehan (Michael Caine) dans "L'homme qui voulut être roi" : "Nous ne sommes pas des dieux, nous sommes des gentlemen, ce qui est presque équivalent". Essayons d'être des gentlemen.

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Published by Hong Kong Fou-Fou - dans Divers
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23 décembre 2014 2 23 /12 /décembre /2014 14:51

hkff logo Par Hong Kong Fou-Fou


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Avant que nos rédacteurs, fatigués d'arpenter le globe pour ramener de passionnants sujets d'articles, ne partent en vacances pour deux semaines, notre bataillon de secrétaires de charme s'est chargé d'organiser une petite party impromptue au siège de Fury Magazine. Un joli sapin aluminium posé sur le linoléum, et tout de suite les bureaux ont pris un air de fête. Quelques tranches de pain de mie tartinées de mousse de canard pendant la pause café de ces petites mains dévouées, une bouteille de blanquette de Limoux premier prix, sur la Dansette la sélection musicale de Wally Gator (qui a été aussi chambré que la blanquette), et la fête a battu son plein jusqu'à 18h45, heure à laquelle Hong Kong Fou-Fou est parti chercher son fils au badminton.

Comme nos secrétaires sont aussi très "hottes", elles avaient acheté à chacun un petit cadeau : un nouveau kimono en pure imitation soie pour Hong Kong Fou-Fou, une photo dédicacée d'Alain Juppé pour Wally Gator, un abonnement dans la tribune populaire du FC Montpeyroux pour l'élève Moinet et une casquette Bigeard pour Oddjob.

En espérant que vous serez aussi gâtés que nous, nous vous souhaitons à tous un Noël chaleureux et joyeux.

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Published by Hong Kong Fou-Fou - dans Divers
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19 décembre 2014 5 19 /12 /décembre /2014 06:21

Eleve Moinet 2 Par l'élève Moinet

 

Voici mon meilleur article. Il est à lire avec la voix de Patrick Brion du Cinéma de minuit sur France 3.

A l’occasion de l’anniversaire de la naissance du regretté Maître Capello, Fury Magazine a le plaisir de vous diffuser un extrait de la première émission des "Jeux de 20 heures" à Bordeaux. L’indigence de Fury Magazine ne nous permet pas de vous diffuser l’émission dans son intégralité. Le prix du téléchargement légal étant de 1,99 €.

Linguiste, cruciverbiste et verbicruciste, Jacques Capellovici, dit "Maître Capello", collabora tour à tour au Francophonissime, à Télé 7 Jours ainsi qu’aux Jeux de 20 heures mais jamais à Fury Magazine.


La semaine prochaine, dans Fury Magazine,  nous retrouverons la célèbre sélection musicale.

 


Les lecteurs les plus perspicaces ayant trouvé la phrase mystère peuvent nous la communiquer en cliquant dans la rubrique "Ecrire un commentaire".
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Published by Elève Moinet - dans Cinéma et TV
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12 décembre 2014 5 12 /12 /décembre /2014 14:25

hkff logo Par Hong Kong Fou-Fou

 

perqualcheLe retour de la rubrique qui vous aide à dilapider intelligemment votre argent, plutôt que de faire des placements hasardeux qui n'enrichiront que votre banquier. Bouquins, disques, sorties, fringues, tout ce qu'il faut s'offrir pour être dans le rouge à la fin du mois. Et en décembre, ce n'est pas si grave, c'est la couleur du Père Noël.

David Brown Speedback GT - Prix : N.C.

A l'heure où démarre le tournage d'un nouveau James Bond au titre alléchant de "Spectre", l'envie de rouler en Aston Martin me reprend fatalement. Seulement voilà, sans vouloir vexer le roi des agents secrets, les derniers modèles me laissent aussi froid que le coeur de Rosa Klebb. Mais comme la vie est bien faite, la solution existe : la jeune marque anglaise David Brown Automotive vient d'annoncer la production de la Speedback GT, qui n'est autre qu'une Aston Martin DB5 moderne. Le tarif n'est pas encore connu, mais il sera indécent. La vie n'est pas si bien faite, finalement.

Eames : beautiful details - Prix : 295 US $

Un magnifique coffee table book de 408 pages, consacré au célèbre couple de créateurs Charles et Ray Eames. Ce bel objet est paru en 2012, mais je suis passé à côté à l'époque de sa sortie. C'est en anglais, mais que cela ne rebute pas les anglophobes, ça se regarde plutôt que ça ne se lit.

75 ans de Marvel - Prix : 150 euros

S'il vous reste de la place sur la table ci-dessus évoquée, et si elle est solide, vous pouvez également y poser ce pavé de 7 kg que Taschen vient de publier pour le 75ème anniversaire de Marvel, bravo, vous aviez deviné. 712 pages de muscles et de collants, c'est Jacques Chazot qui aurait été content. L'objet est énorme, ne prévoyez pas de le lire dans les transports en commun, à moins d'appartenir vous-même à l'écurie Marvel.

Le bâton de Plutarque, tome 23 des aventures de Blake & Mortimer - Prix : 15,95 euros en format classique, 19,99 euros en format à l'italienne

Après une "Onde Septimus" qui m'a laissé sceptique, je suis bien content de retrouver Yves Sente et André Juillard aux manettes. J'avais beaucoup aimé leur "Testament des cinq lords", ce nouvel épisode qui se déroule pendant la Seconde Guerre Mondiale, juste avant "Le secret de l'Espadon", est également très bon. Je vous conseille de vous l'offrir en format à l'italienne. D'abord, si comme moi vous devenez vieux et presbyte, cela vous facilitera la lecture. Ensuite, c'est un tirage limité, vous ferez un bon placement, on le voit déjà à 50 euros...

Adidas Ardwick - Prix : je ne sais pas et je m'en fiche, il n'y en a que 500 paires, inutile d'espérer en trouver...

Lire, c'est bien. Mais il faut bouger un peu, de temps en temps. Attention, pas avec n'importe quoi aux pieds ! Allez, balancez-moi vos New Balance, tout le monde en porte, ça en devient laçant. Lassant, pardon. Et procurez-vous une belle paire d'Adidas. Là aussi, visez l'exclusivité, comme ces Ardwick produites en collaboration avec le magasin de vêtements Oi Polloi, de Manchester. Le modèle est inspiré par les rarissimes Adidas Continental que possède Nigel Lawson, manager de Oi Polloi et grand collectionneur de la marque. Le nom vient de Ardwick Park, une banlieue de Manchester où les Perry Boys étaient nombreux dans les 70s et où se tenait l'Apollo, une salle de concerts où se sont produits les Jam ou les Specials à la grande époque.

Fjällräven Smock N°1 - Prix : 709,95 euros

Si pour vous, bouger ne veut pas dire aller faire un tour en ville et boire un café mais plutôt partir en expédition dans la pampa muni seulement d'un coton-tige et d'une barre de céréales, il vous faut cet anorak. Le seul hic, c'est son prix. D'accord, les vêtements de la marque suédoise sont vraiment chauds, indestructibles et visuellement attractifs, mais quand même, 709,95 euros, de qui smock-t-on ?

 

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Published by Hong Kong Fou-Fou - dans Divers
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1 décembre 2014 1 01 /12 /décembre /2014 06:58

wally gator logo oddjob logo 2 hkff logo Par Wally Gator, Oddjob et Hong Kong Fou-Fou

 

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Contribution de Wally Gator

Pour ce mois de décembre, et pour finir l’année en beauté, nous commencerons par un grand écart facial : celui que nous offrent les ex-Housemartins, Norman Cook aka Fatboy Slim et Paul Heaton. "Ya Mama" n’est pas une nouveauté mais j’avoue que les bouseux que l’on voit dans le clip ont emporté le morceau ! Pour Heaton et Abbot, ce doit être la proximité de Noël.

Fatboy Slim : Ya Mama

Paul Heaton et Jacqui Abbot : Real hope

Pas de sélection sans shoegaze… Ce morceau est dans les bonus de la reissue de 2006 de l’album monument Whirlpool.

Chapterhouse : Come heaven

Le mois dernier, j’avais fait un pacte. Rien de tel ce mois-ci. Voici donc la face B du premier single extrait de l’album de Noel Gallagher qui sortira en début d’année prochaine.

Noel Gallagher’s High Flying Birds : Do the damage

Quand je suis tombé sur ce groupe, je me suis demandé si "décembriste" était un vrai mot ou une invention de ces yankees. Il s’agit en fait d’un mouvement ayant tenté un coup d’état contre le futur empereur Nicolas 1er, rien d’inventé. Mais sinon, leur musique (des yankees, pas des insurgés) est vraiment pas mal !

The Decemberists : The Infanta

 

 

 

Contribution de Hong Kong Fou-Fou

The Ordinary Boys : Awkward

Je ne sais pas si pour tourner la vidéo de ce morceau censé marquer leur grand retour, les garçons ordinaires ont pris leur pied, mais en tout cas ils ont pris leur chaussette. Musicalement, c'est quand même moins percutant qu'avant, mais ils étaient tombés tellement bas qu'on ne va pas faire les difficiles...

Cowbell : Hanging by a thread

En sortant de sa réunion mensuelle des jeunes cadres de l'UMP, l'élégant Jean-Pascal se dit qu'il aurait bien besoin d'une mise en examen (ophtalmologique). Ce qu'il ne sait pas, c'est qu'il va rencontrer la séduisante Gabrielle, à qui la ressemblance avec Kirsten Dunst a permis de remporter de nombreuses primaires. Heureusement, le sens du devoir politique de Jean-Pascal l'emportera sur l'attrait de la gaudriole. La rencontre est mise en musique par le dynamique duo de Cowbell.

Fitness Forever : Il cane Ciuff

Avec la pop de ces Napolitains, on s'en paye une tranche. Une tranche de quoi ? De fraîcheur, de gaité et de légèreté. Et on retrouve une marionnette qui plaira aux grands et aux petits.

Jaws : Be slowly

Ce groupe de Birmingham nous offre un morceau à la mélodie entêtante, que vous ne pourrez pas vous empêcher de fredonner en attendant patiemment votre tour à la caisse du supermarché.

iC1s : Wack Jack

Revenons à quelque chose d'un peu plus musclé, avec une vidéo nettement plus dérangeante que les précédentes. Les iC1s, on en a parlé voici un an, ils ont depuis étoffé leur CV avec la sortie récente d'un mini-album, "In the blink of an eye".

Frankie & the Heartstrings : Nothing our way

Ah voilà, ça c'est mon truc : des Anglais avec des tronches improbables, un peu losers, un peu paumés, très attachants, des copains qui font de la musique comme ils auraient pu faire de la mécanique auto ou organiser des courses de lévriers. Des vrais gens, quoi.

 

 

 

Contribution de Oddjob

She And Him : Stay awhile

La jolie Zooey Deschanel et l’élégant M. Ward remettent ça en cette fin d’année avec un album de reprises. Toujours pop et classieux. Et si nous avions trouvé notre nouvelle Nancy Sinatra ?

Georges Delerue : The day of the dolphin OST

Mike Nichols, qui vient de nous quitter, avait un goût sûr question B.O. La preuve avec ce score de Delerue émouvant et tout en retenue.

Paul Heaton and Jacqui Abbott : Loving arms

Le rescapé des Housemartins et du Beautiful South continue bon an mal an sa petite route. En attendant son nouvel album, voici un extrait qui fleure bon la mélancolie d’un monde perdu. Comment ça, Heaton n’aime notre "beau" monde moderne ? 


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Published by Hong Kong Fou-Fou - dans Musique
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19 novembre 2014 3 19 /11 /novembre /2014 13:15

hkff logo Par Hong Kong Fou-Fou

 

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Ceux qui s'attendaient à lire un article sur le commissaire San-Antonio, Bérurier et compagnie, doivent être drôlement déçus. Désolé, mais je n'éprouve aucun intérêt pour l'oeuvre de Frédéric Dard. Non, ce titre emphatique me permet juste de clamer mon admiration pour le dessinateur italien Antonio Lapone, qui, parce qu'il continue de porter la flamme vacillante d'une certaine bande dessinée, mériterait certainement d'être un jour sanctifié. Même si, au vu de sa réponse à l'une des questions ci-dessous, je ne suis pas sûr que ça lui ferait plaisir !

Honnêtement, des auteurs encore en activité qui me donnent envie de franchir la porte de mon libraire, il n'y en a pas beaucoup. La plupart du temps, je repars après ma visite hebdomadaire chez mon fournisseur habituel avec une énième intégrale Tif & Tondu, sous le regard goguenard des jeunes venus chercher leur content de mangas. Lapone fait partie de ces dessinateurs dont on attend avec impatience la prochaine livraison. Vous le savez, à Fury Magazine on ne sort pas facilement la brosse à reluire, plutôt la paille de fer, mais ce nouvel album du duo Hautière/Lapone est proche de la perfection. Même si elle n'est pas de ce monde. Mais ce n'est pas grave, je vis dans un autre.

Les auteurs nous plongent dans celui, suave et glamour, d'Adam Clarks, un monte-en-l'air de haut vol qui se retrouve impliqué dans une affaire d'espionnage. Le personnage n'est guère sympathique : arriviste, calculateur, égoïste. Il ne pense qu'à sa pomme, Adam. Le scénario est conventionnel - d'aucuns diront, avec une certaine audace, puisque ça se passe quand même pendant la guerre froide, que c'est du réchauffé - mais efficace. Et, surtout, Antonio Lapone s'approprie cet univers extrêment codifié et en donne une interprétation graphique brillante. A la fois classe et classique.

 

Pour bien apprécier la lecture d'"Adam Clarks", il faut mettre un Blue Note ou une compilation d'Henri Mancini sur sa platine, s'installer confortablement dans un fauteuil "Lounge chair" des Eames, sous la lumière d'une lampe Pipistrello. N'hésitez pas à enfiler votre peignoir en soie préféré. Là, l'expérience sera parfaite.

 

Dire du bien de cet album ne me semblait pas suffisant alors, hop, ni une ni deux, j'ai saisi mon carnet à spirale, mis mon imperméable mastic (par-dessus mon peignoir en soie bien sûr) et sauté dans la Facel Vega de la rédaction pour aller en Belgique rencontrer il maestro. "J'accours, Bouillon !" me suis-je écrié en passant la première. Vous imaginez la rencontre : nous avons discuté de longues heures, devant la cheminée, au milieu des volutes de cigare et des effluves de cognac. Non bien sûr, je vous dois la vérité : je n'ai pas bougé de chez moi, tout s'est fait par l'intermédiaire de petits électrons qui ont vaillamment franchi la frontière franco-belge. Chienne d'époque ! 

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hkff logo Antonio Lapone, tout d'abord un grand merci d'avoir accepté de répondre à mes questions. J'imagine que vous devez être très occupé par la promotion de votre album.

Quand on sort de son libraire habituel, son "Adam Clarks" sous le bras, on se dit qu'on vient de faire une super affaire. Ce livre est une merveille. Personnellement, je ne l'ai pas lu tout de suite, je l'ai rangé sur une étagère dans mon salon, entre une monographie de David Bailey et un volumineux ouvrage sur Saul Bass. Regarder l'objet me suffisait. J'avais l'impression d'avoir fait l'acquisition d'une oeuvre d'art, ce qui, pour 19,50 euros (moins les 5% qui récompensent ma fidélité), constitue effectivement une sacrée affaire. Quand j'ai fini par l'ouvrir pour le lire, la sensation n'a pas été démentie. Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'on n'est pas volé sur la marchandise. La qualité est optimale, le carnet de croquis à la fin est splendide (j'ai déjà arraché trois pages pour les encadrer et les accrocher au mur...)
A l'heure où les éditeurs sont plutôt frileux et hésitent à "mettre le paquet" lors de la publication d'un album, comment expliquez-vous la confiance de Glénat à votre égard ?


logo-lapone-6.jpg Avant tout, un grand merci a Fury Magazine ! Mon éditeur, Frédéric Mangé, a travaillé avec moi depuis le début, on avait envie de faire un beau livre avant d'être un bel objet, de revisiter la ligne claire, la rendre plus moderne et surtout la faire sortir des rayons pour "fanatiques de la ligne claire",  et voici le résultat, un grand et bel album en format tirage de luxe ! Très courageux de sa part.

hkff logo Les planches sont incroyablement grandes, les dessins jaillissent des pages. Du coup, on est pris de pitié en songeant aux malheureux qui liront cet album sur une tablette numérique. Que pensez-vous de cette nouvelle tendance ? Comment voyez-vous l'évolution de la bande dessinée, des livres en général ? Vous-même, pensez-vous qu'un jour vous céderez aux sirènes du numérique ?

logo lapone 6 Je ne sais pas, il y a des albums à lire sur tablette numérique, comme pour certains romans, les blockbusters, les grosses briques de 500 pages, mais il y a des beaux livres à garder dans sa propre bibliothèque, à feuilleter, à exposer sur une table, je trouve que pour certaines bd c'est comme ca, il faut les voir en vrai, sentir l'odeur de l'impression, les avoir entre les mains, les exposer sur l'étagère d'une bibliothèque, parce que c'est ça le travail d'un éditeur, la production d'un livre, choisir le papier, le format, la couverture, pour défendre aussi le travail des libraires, pour leur donner un beau produit à demander et pas simplement une nouveauté à télecharger sur le net. De mon côté, je n'ai jamais téléchargé une seule bd sur ma tablette numérique, je dois dire que je suis encore vieille école, mais ce n'est pas à moi de prendre des décisions, si l'éditeur décide de mettre mes bd sur le net, c'est une autre option de plus pour découvrir Lapone. Parfois je télécharge des romans sur la tablette et après avoir lu quelques pages, j'achète le livre pour l'avoir dans ma bibliothèque (en bois, pas virtuelle).

hkff logo La planche dont vous êtes le plus fier dans l'album ?

logo lapone 6 Voyons… La page 29 ! J'ai complètement changé la mise en page classique pour créer quelque chose de très différent, j'avais besoin d'une grande case pour finalement montrer l'appartement somptueux d'Adam Clarks, pour explorer encore son univers, voir la ville au dehors de ces grandes fenêtres, le design de sa cheminée, les grands tableaux Art déco…

 
adam c1

adam-c2.jpg adam c3

 

hkff logo La ressemblance entre le jazzman d'Accords Sensibles et Adam Clarks est-elle voulue ou seulement le fruit du hasard ?

 

logo lapone 6 Non, ce n'est pas un hasard, j'aimais beaucoup ce personnage, à l'origine un peu Chet Baker, j'avais envie de l'améliorer et de le garder avec moi dans une autre aventure... Et voici Adam Clarks !


hkff logo Vous rappelez-vous de la première BD que vous avez lue ? Et de celle qui vous a fait penser "C'est ça que je veux faire plus tard" ? Je me doute de vos réponses, mais ne nous privons pas du plaisir de les relire encore une fois.

logo lapone 6 C'est vrai, mon choc artistique a été "Le Cimetière des éléphants" du maître Chaland, en édition italienne découverte chez mon libraire de Turin en 1997 (éd. Telemaco) mais mes origines en bd c'est plutôt les comics, dans les années 70 l'Italie était très forte dans les Marvel, je me rappelle encore la découverte de Kamandi de Jack Kirby dans le kiosque, c'était le numéro 4 des éditions Corno "L'arena demoniaca". Le personnage de Kamandi sur la couverture était très dynamique, son encrage puissant, très très différent des autres bd en circulation à l'époque, je pense à certaines couvertures de Diabolik ou Tex, d'ailleurs je n'ai jamais aimé ni Tex, ni Diabolik, ni les Bonelli en général, à part Martin Mystere de Giancarlo Alessandrini... et là je ferme la petite parenthèse.

 
lapone influence 
hkff logo De quels auteurs actuels vous sentez-vous proche ?

logo lapone 6 Difficile à dire, je regarde beaucoup les illustrateurs des années 50 et 60, en ce moment j'aime beaucoup Mignola, Cooke, Seth… J'adore les auteurs qui encrent encore les planches, je déteste les effets créés avec Photoshop, les faux effets à l'huile, les lumières, les effets spéciaux, j'aime voir l'encre de Chine, les épaisseurs de l'encrage. Bien sûr Jack Kirby, c'est un Maître de l'encrage ! J'adore l'encrage de Serge Clerc, il y a des planches de Chaland que Serge a encrées… elles sont sublimes ! Et voici encore un auteur que j'aime beaucoup ! Aujourd'hui la plupart des bd de certaines maisons d'éditions sont toutes mises en couleur de la même manière, mais je comprends bien que le public cherche ça… peut-être…

hkff logo J'apprécie particulièrement les hommages que vous rendez régulièrement à des maîtres des comics comme Jack Kirby. De toute évidence, vous êtes à l'aise avec les super-héros ; à mon humble avis votre style est parfaitement adapté à ces types aux larges épaules et à la mâchoire carrée. Du coup, n'avez-vous jamais songé à adapter l'une des grandes séries, Marvel ou DC notamment ?

logo lapone 6 J'aime les dessinateurs américains mais je n'aime pas les histoires de super héros, je regarde surtout les dessins. Mis à part quelques bons scénarios, le reste c'est toujours la même chose, à part Nick Fury de Steranko, les sagas de Jack Kirby comme "The New Gods", "Eternels", "Demon"… J'aime beaucoup Tim Sale, "Batman The long Halloween" c'est super comme histoire, plus adulte ! Mais aussi "The New Frontier" et "Parker" de Darwin Cooke...

hkff logo Puisqu'on parle adaptation. Je viens de lire "Expo 58" de Jonathan Coe et à chaque page je me disais "Voilà une histoire qui conviendrait à Antonio Lapone !" Y a-t-il un bouquin ou un film que vous aimeriez mettre en bande dessinée ?

logo lapone 6 Oui, "Le Locataire chimérique"  de Roland Topor.

hkff logo Comment partagez-vous votre temps entre bande dessinée, peinture, illustration ? Vous arrive-t-il encore de faire du dessin publicitaire ? Vos journées sont assez longues ?

logo lapone 6 Je me lève à 5h tous les jours sauf le samedi et le dimanche, le matin est consacré à la bd, j'ai besoin de beaucoup de concentration pour dessiner une planche et donc je profite du calme du matin, j'adore arriver à 9h et remarquer que j'ai encore la matinée à ma disposition. L'après-midi, c'est les tableaux et mes illustrations, mais pour le moment pas trop de dessins de pub, je travaille beaucoup pour ma prochaine expo chez Champaka pour le mois de février 2015.  Ma journée s'achève vers 17h
.

 

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hkff logo Pouvez-vous faire partager à nos lecteurs votre pire souvenir de dessinateur ?

logo lapone 6 Bien sûr que oui, dessiner pour les éditions catholiques, dessiner, par exemple, des "Jésus notre Seigneur", supporter des bigotes maîtresses d'école qui m'obligeaient à le dessiner de manière réaliste comme sur certaines icônes russes par exemple… Une expérience sublime ! Voilà, partager mes pires souvenirs m'aide à les digérer comme pendant une séance de psychanalyse… Merci Fury M.

hkff logo Comme nous à Fury Magazine, vous êtes résolument attiré par le "rétro", sans tomber dans le passéisme pleurnichard. Comment expliqueriez-vous à votre psychanalyste, encore lui, cette attirance ?

logo lapone 6 Peut-être parce qu'on cherche à retrouver le beau, l'élégance, l'esthétique… Il suffit, par exemple, de regarder certains dessinateurs lors des dédicaces, la plupart ils sont habillés comme des gamins, t-shirts de Superman, shorts, faire de la bd c'est un travail, alors pourquoi s'habiller comme à une fête de carnaval ? On peut avoir une touche d'élégance même avec une casquette de barman bien sûr (Note : ici j'ai un doute. Antonio a-t-il vraiment voulu dire "barman", ou plutôt "Batman" ? Un barman porte-t-il une casquette ? Le mystère demeure) mais c'est très difficile, après la question est toujours la même: "C'est votre vrai boulot ? Vous faites vraiment ca pour vivre ?" Moi Je cherche toujours l'élégance dans mon travail, c'est pour ca que je regarde en arrière...

hkff logo Vous êtes Italien, natif de la ville de Fiat qui mieux est. Pardon pour le cliché, mais vous devez forcément aimer les voitures. Celle qui vous fait rêver, c'est quoi ? Et celle qui vous transporte au quotidien ? En espérant pour vous que la réponse est la même aux deux questions...

logo lapone 6 Alors… Je suis un Italien atypique moi, et je vais répondre en même temps à la question suivante. Je n'aime pas les voitures, elles sont nécessaires pour nous conduire quelque part mais si je vois une voiture qui me dépasse sur l'autoroute, c'est ma femme qui dit: "C'est une XXXX, 450 chevaux, cylindre XYXZ…" Pour moi, elle reste une voiture.

Et niveau football… Hem... Je n'aime pas le football ! Mon père a cherché désespérément à me faire participer à des matches mais sans succès, à l'âge de 4 ans il m'avait offert des chaussures pour jouer… Elles sont restées dans la boîte.
Mais… et là je dis mais… à choisir je préfère Torino, surnommé le "Toro" des années 40, l'équipe qui malheureusement s'est écrasée à l'approche de l'aéroport de Turin sur la colline de Superga qui domine la ville, une vraie tragédie qui a ramené l'équipe dans la gloire du ciel… Une triste soirée de 1949...


hkff logo Vous êtes né à Turin. Cliché N°2 : plutôt Torino ou Juventus ?

 

logo lapone 6 Voir plus haut.


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hkff logo La question que je me pose régulièrement, sans jamais arriver à une réponse satisfaisante. Si vous ne deviez garder qu'un seul livre, qu'un seul album de bande dessinée, qu'un seul film et qu'un seul disque, ce serait quoi ?

logo lapone 6 Livre: "Le Locataire chimérique"  de Roland Topor. Album de bande dessinée : "The Demon" de J. Kirby. Disque : sans doute "The Nightfly" de Donald Fagen.

hkff logo Comme répondre à la question précédente a peut-être été frustrant, expression libre : pourriez-vous nous décrire en quelques lignes l'univers "Antonio Lapone" ?

logo lapone 6 Mon univers ? Mes livres, pas nécessairement la bd, j'aime surtout les biographies, les romans de S. King,
R. Matheson, mais aussi des séries télé que je préfère à certains films pour le cinéma, j'adore Les Sopranos, mais aussi Breaking Bad, Boardwalk Empire, The Newsroom, Mad Men bien sûr ! Inviter les amis chez nous, préparer à manger pour tout le monde, j'adore cuisiner, pas des plats compliqués, des pizzas, des pâtes aux olives vertes avec basilic, ail et vin blanc, me promener dans les villes, prendre beaucoup de photos, écouter de la musique… Des choses simples.


hkff logo Antonio Lapone, merci beaucoup pour le temps que vous avez consacré à répondre à ces questions. Encore une fois, mes plus vives félicitations pour le magnifique album que Régis Hautière et vous-même venez de nous offrir. En espérant vous croiser un jour lors d'une séance de dédicace, bonne continuation !

logo lapone 6 Un grand merci à vous !

 

Et comme l'équipe de Fury Magazine compte dans ses rangs trois inconditionnels, pour terminer cet article, voilà les oeuvres d'Antonio Lapone qu'on peut trouver sur nos murs.

 

Chez l'élève Moinet :

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Chez Oddjob :

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Chez Hong Kong Fou-Fou :

nick fury

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Published by Hong Kong Fou-Fou - dans BD et littérature
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10 novembre 2014 1 10 /11 /novembre /2014 06:28

oddjob logo 2 Par Oddjob

 

Contrairement à ce que s’imaginent nos plus fieffés détracteurs, à Fury Magazine nous détestons les étiquettes !

Ici, pas d’esprit de chapelle, pas de mausolée secret, pas de culte à un saint-patron poussiéreux (même si le nôtre tend à le devenir, lui… saint, pas poussiéreux, bien entendu) : juste la recherche de l’excellence, l’affirmation de goûts sûrs. L’éclectisme est notre règle, notre phare dans la nuit. Pour autant, pas de place pour l’ouverture d’esprit, expression honnie, au même titre que la tolérance… Nous savons nous tenir et bannissons tout signe de laisser-aller frénétique ou de prêt-à-penser sclérosé.

Les preuves ? Les Sparks font bon ménage avec Oasis. Jean-Pierre Léaud et Steve McQueen ne se privent pas de trinquer ensemble. Sirop d’orgeat et demi ennivrent aimablement les esprits. Les affiches du Rocky Horror Picture Schow et des Magnificient Seven embellissent nos intérieurs. Spirou et Tintin s’en vont buller, bras dessus, bras dessous.  Nos tables de nuit sont encombrées des polars de Jean-Patrick Manchette et des nouvelles d’Antoine Blondin.

C’est ainsi que l’exhumation de nouvelles figures tutélaires, l’ambition de toujours élargir notre panthéon (cinéphile, musical, littéraire…) nous animent.

La dernière figure de proue en date, redécouverte au hasard de la programmation judicieuse d’une chaîne câblée, tomba immédiatement sous le sens. Toutes nos exigences réunies en un seul homme : brave et humble, droit mais rebelle, élégant et jamais apprêté, éloigné de tout esprit ambitieux, détaché du monde moderne, fier aventurier et grand acteur.

Trop souvent réduit à son rôle de Johnny Guitar (qui, pourtant n’était pas pour lui un rôle de composition, tant son désir de justice s’opposait à la folie justicière et vengeresse d’une petite bourgade de l’Arizona, reflétait son état d’esprit) Sterling Hayden, campe, à chacune de ses apparitions à l’écran, des personnalités tout en retenue, "modestes" et sensibles, à mille lieues de toute démagogie contemporaine.

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Exception, et de taille, son interprétation du général Ripper, dans Docteur Strangelove (Or how I learned to stop worrying and love the bomb) de Stanley Kubrick. Hanté par la menace soviétique, Hayden en officier que son anticommunisme forcené pousse à déclencher une offensive nucléaire, y fait merveille, dans un registre flirtant avec la comédie grinçante. Car la guerre, lui, l’avait connue, envoyé par l’OSS en Yougoslavie afin d’encadrer les partisans communistes de Tito…

 

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Mais c’est davantage dans le polar et l’adaptation d’un classique du comic d’aventures chevaleresques qu’il va confirmer nos attentes.

The Asphalt Jungle (Quand la ville dort) et The Killing (L’ultime razzia) s’imposent, dès les années 50, comme les nouveaux canons du genre noir. Même mise en scène nerveuse chez Houston comme chez Kubrick, même sens de la dramaturgie, sans fioriture ni blabla, même scénario (l’organisation d’un hold-up par un ancien truand tout droit sorti de prison) et même "héros", Hayden donc, composant deux magnifiques portraits de malfrat sentimental, avec une distance toute naturelle.

 

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Mais entre les deux, il sera Sire Gauvain, dans l’adaptation du chef d’œuvre dessiné d’Harold Foster, Prince Valiant d’Henry Hathaway en 1954. Déjà barbu, prenant le jeune prince hyperboréen sous sa protection pour en faire un vrai chevalier de la cour du roi Arthur, sa bonhomie et son idéalisme royal s’opposent au félon et perfide Sire Brack, joué par un James Mason machiavélique en diable.

Plus tard, alors qu’il est à Paris, en ce début des années 70, vivant sur une péniche en bord de Seine, il est rappelé par Coppola qui le veut sur le tournage de The Godfather, pour incarner le chef de la police de New York.

A la suite de Coppola, c’est Altman qui le convoque sur The Long Goodbye, tiré de Raymond Chandler. Face à Elliott Gould, l’un des meilleurs Marlowe à l’écran, plongé dans une intrigue soigneusement alambiquée, Hayden y est Wade, sorte d’Hemingway déchu et désabusé, magnifique misanthrope dans un Los Angeles en perdition.

 

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Il fut même pressenti pour affronter un autre type de requin, blanc celui-là, dans Jaws, et incarner le chasseur Quint (rôle confié au final à Robert Shaw).

De même, quelques années auparavant, Truffaut tenait à lui confier le rôle de Montag, le caitaine des "pompiers" dans Fahrenheit 451. En vain (et ce pour d’obscures contraintes de coproduction internationale).

Clochard céleste, amateur de cigare, rongé par le remord d’avoir été "utilisé" par le FBI lors de la chasse aux sorcières dans le milieu hollywoodien, lui que les idéaux révolutionnaires avaient justement mis à l’écart de ce milieu qu’il méprisait, il connaîtra l’aventure maritime tout au long de sa vie. Retrouvant ainsi l’esprit de sa jeunesse, c’est à bord de son voilier, le Wanderer, qu’il affrontera les océans, accompagné d’une escouade de jeunes gens révoltés par ce qu’est devenu l’American Way of Life. De ces courses, il en tirera deux beaux livres, Wanderer et Voyage, véritables écrits corsaires, pleins d’idéaux romanesques et surannés. 

 

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Certains avant lui avaient mis leur peau au bout de leurs idées. Hayden, fuyant les modes et les postures intellectuelles, vécut ses idées. Il fut sans doute l’un des rares acteurs au cœur aventureux et rebelle.

Qu’il soit à présent notre capitaine.

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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 06:53

wally gator logo oddjob logo 2 hkff logo Par Wally Gator, Oddjob et Hong Kong Fou-Fou

 

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Contribution de Hong Kong Fou-Fou

La place est tellement bonne à Fury Magazine que pas un de mes vaillants collaborateurs ne se permet jamais la moindre critique, sur ma sélection musicale notamment. Pourtant je suis sûr que ça doit jaser, dans mon dos voûté par les soucis et les responsabilités. Mais je connais assez mes oiseaux pour imaginer leurs commentaires acerbes. Ce mois-ci par exemple, ça pourrait ressembler à ça :

Budos Band: Burnt offering

Oddjob : Mais c'est quoi ces gros Amerloques en t-shirts noirs avec des catogans ? Des casquettes de baseball portées à l'envers ? Des types hirsutes qui dodelinent de la tête en jouant de la guitare, comme les plus ringards des hardos ? Qui se remplissent la panse de Budweiser, de Coca-Cola et de ketchup ? Ils s'appelleraient Bidasses Band, je pourrais faire un effort mais là, non. Alors tant pis, j'ose : Europe, jeunesse, révolution !

Noel Gallagher's High Flying Birds : In the heat of the moment

Elève Moinet : Oh non ce n'est pas vrai, mon pire cauchemar revient ! Il n'y aurait pas un Mark David Chapman pour le flinguer, lui aussi ? 25 ans qu'il nous sert les mêmes chansons. Et son petit air déconfit, là, comme si on lui avait piqué son premier disque des Beatles dans son casier au collège, ou qu'il y avait encore des choux de Bruxelles à la cantoche. J'y mettrais bien deux baffes, tiens. Décidément, il ne comprend rien, Foufou. Avec lui, ce n'est pas la sélection musicale, plutôt la déjection musicale.

Catfish and the Bottlemen : Pacifier

Wally Gator : Musicalement, ça pourrait passer. Mais merde, ils jouent au foot dans la vidéo... Ils ne connaissent pas le rugby ou quoi ? Le beau jeu ? Le monde fantastique de l'Ovalie ? Pourtant, c'est des Gallois, ils n'ont pas d'excuse. En même temps, ils sont enflés comme des ablettes, il vaut mieux qu'ils tapent dans une baballe plutôt que se frotter à des vrais mecs. Oh purée, rien que de parler de rugby, ça me donne envie d'enfiler les crampons, je vais aller me préparer un cassoulet, ça me calmera.

Kid Acne : Roc roc radio

Wally Gator : Argh, c'est quoi ça ? Du rap maintenant ? Il a du yaourt à la place du cerveau le patron ! Bon, au moins ce Kid Acne, il a de l'allure, pas de survêt' ou de casquette, il ne porte pas quinze kilos de verroterie made in China autour du cou, il ne se roule pas par terre en faisant des trucs de smurf, mais quand même. Je vais encore être obligé de forcer sur le shoegaze pour compenser.

Les Grys-Grys : Maya on the moon III

Elève Moinet : Pfff ce qu'il peut être prévisible le Foufou... Revoilà du revival... Ces gars-là arrivent tout droit du Time Tunnel, ils ont ramassé leurs bolo ties chez Buffalo Bill et leurs poulaines chez le Duc de Guise. Et Sherlock Holmes, là, il chante comme s'il était dans le bayou. Faut qu'il s'achète une pulvérisation nasale pour se déboucher les sinus. Vite, où est mon kit "Survie", avec un disque des Sparks à écouter en cas d'urgence ?

 

 

 

Contribution de Oddjob

Allah Las: Follow you down

Ces petits Yankees ont le bon goût de nous offrir une élégante (et revigorante) combinaison de pop british et de sons californiens, directement issue des 60s. Ou quand les Kinks rencontrent les Beach Boys ! Allah Las est grand !

Joel Gion : Yes

Voici le fameux "Mister Tambourine Man", échappé du Brian Jonestown Massacre et loué par l’ami Moinet dans un de ses derniers articles, dans un score enivrant, entêtant et posthume de l’Enfer de Clouzot.

Got A Girl: Did we live too fast

Un charme à la Françoise Dorléac, une voix flirtant par instant avec Beth Gibbons. La fort séduisante Mary Elizabeth Winstead, tout droit sortie du Death Proof de Tarantino, et maintenant aux mains de Dan The Automator, nous offre une pop sexy et soyeuse en diable !

Lalo Shifrin: Charley Varrick OST

Je ne sais pas ce que j’apprécie le plus dans ce film, le score de Shifrin, la mise en scène de Siegel ou la roublardise de Mattau… En tout cas encore un petit chef d’œuvre méconnu ! 

 

 

 

Contribution de Wally Gator

Un pacte a été scellé… Je ne dois pas parler du dernier Noel Gal… Non !! Je ne dois pas !!!

Bon tant pis. Je vais vous sortir des vieilleries.

Mary Goes Round : Mary's garden

Un groupe de Français dans des sonorités new wave ou pop rock, je ne sais pas bien. En tout cas, cela me replonge en plein dans mes années lycée.

Pulp : Mis-shapes

On ne présente plus la bande de Jarvis Cocker. Le plaisir de les écouter reste intact.

Georges de Giafferi : Sado maso

Une petite dédicace à notre collègue et néanmoins ami Moinet. Quand je dis ça, je me demande si je ne suis pas moi-même maso…

Et pas de session vieilleries sans… shoegaze ! Tu les attendais, lecteur, les voici : deux perles en provenance directe du début des 9Ts.

Ride : Like a daydream

Ride a eu ses heures de gloire, enfin, disons qu’ils ont eu la chance d’avoir une renommée qui a un peu dépassé les frontières de la perfide malgré le succès de la scène grunge qui faisait beaucoup (trop) d’ombre aux shoegazers. Un certain Andy Bell est un des deux membres fondateurs de Ride. Il y a une vie avant Oasis ?

Slowdive : When the sun hits

En plein dans la ligne des Chapterhouse et autres Ride, Slowdive est un groupe très largement sous-estimé. Pour moi, les meilleurs tout juste après Chapterhouse.

 

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27 octobre 2014 1 27 /10 /octobre /2014 06:42

Eleve Moinet 2 Par l'élève Moinet

 

Roger Mayne était Anglais. Roger Mayne est décédé le 7 juin dans l’indifférence. Sauf des Anglais. Il était Anglais et différent. Roger Mayne était photographe. Roger Mayne était leur Cartier Bresson, leur Doisneau à eux. Les Anglais. Les Londoniens. Les Londoniens de Southam Street et leurs enfants à eux. Ceux qui ne sauront jamais qui étaient Cartier Bresson et Doisneau. Ceux qui sauront qui sont Billy Fury et Nobby Stiles. Les enfants, c’est à croire qu’il n’y avait qu’eux à Southam Street. Après-guerre oblige et l’envers du décor aussi : les maisons décrépites, alignées en noir & blanc avec leurs tags à la craie. Plus noires que blanches. Aux toilettes partagées et aux chambres bondées. Southam Street, c’était leur rue à eux, c’était sa rue à lui. De 1956 à 1961 il les verra tourner encore et encore, bien et mal et la photographiera encore et encore, jamais mal.  Southam Street était londonienne et différente.

Les gens disent qu'il y a une forme d'innocence dans ces enfants des rues. C'est vrai qu'il y a une forme d’innocence dans ces enfants des rues. Que c'était de la photographie sociale, c'est vrai que c'était de la photographie sociale.

Plus tard, Morrissey se servira des photos de Roger Mayne pour ses pochettes à lui. Le soir où l’on fait tourner Roy’s Keen sur sa platine en regardant la pochette, eh bien on n’a pas perdu sa journée. Le jour où l’on fait tourner Interlude, on se dit que tout peut recommencer.

Pour la peine, je voulais faire un joli speech. Prosaïque pour l’argentique, avant de faire place au poétique. J’ai trouvé comment : j’arrête tout de suite. Ça évitera de parler "d’expressions fugaces et éphémères" et "d’âmes rebelles à jamais capturées". Un cliché de moins, c’est une photo de plus.

Je ne sais pas pourquoi, mais il me revient une chanson - la pochette sans doute - où Kevin Rowland et ses Dexys Midnight Runners cherchaient en vain les "Young soul rebels". Aux dernières nouvelles, je crois qu’il les cherche encore. Gageons qu’il a couru trop vite, ou qu’il ne connaissait pas Southam Street.

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Inutile lors d’un prochain voyage à Londres d’essayer de retrouver Southam Street du côté de Kensington. La Mayne’s Street a été rasée à la fin des 60s. 600 maisons détruites et plus de 1000 personnes recasées bien loin les unes des autres - Londres est une grande ville. Il n’en reste plus qu’un petit bout à l’ombre de la Trellick Tower. La tour Trellick - en français – qui a fait si souvent la une des tabloïds. D’habitude, les traductions Google sont toujours un (petit) plaisir, un peu comme lorsque Petula Clark parlait en français. Cette fois-ci, un peu moins. "Femmes violées dans les ascenseurs, les enfants attaqués par des héroïnomanes dans le sous-sol, et les squatters sans-abri qui mettent le feu aux appartements ont été parmi les plus terrifiantes histoires". Les caméras de surveillance ont remplacé l’appareil-photo de Roger Mayne. Oui, je sais, c’est facile, mais c’est comme ça.

Pourtant, les années passant, cette tour est devenue un symbole de la modernité et le prix des apparts atteint des records (420 000 £ le F3) aussi vertigineux que le vue du 32ème étage. Comme quoi, ce  n’est pas ici qu’on vous dira le contraire, le temps qui passe améliore bien des choses.

Ah, j’oubliais. Dans les 60s, Ian Fleming détestait un de ses voisins à Hampstaed. Un Hongrois répondant au nom improbable d’Ernö Goldfinger. C’est de lui dont il s’inspira pour le mégalo psychopathe de Goldfinger. Ernö Goldfinger fut l’architecte de la Trellick Tower.

Comme quoi, la vie n’est pas un roman de James Bond, ni une photo de Roger Mayne. Mais ça vous le saviez déjà.

 

Pour ceux qui veulent en savoir plus : www.morrissey-solo.com/people/mayne.htm

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20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 07:15

Eleve Moinet 2 Par l'élève Moinet

 

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Tu as envie de réussir dans la vie ? A la bonne heure. Oui, mais tu es nul en foot et tu n’as pas beaucoup d’amis ? Il ne te reste plus que le rock, dis-donc. Yeah ! Tu as envie de monter ton groupe, comme les Who ou les One Direction ? Tu as bien raison. Surtout si tu aimes l’argent facile. En plus ça te servira avec les filles et même les garçons.  Mais quel instrument choisir ? Il y en a tant. C’est un détail qui compte, tu sais. Une fois adopté, tu ne pourras plus jamais en changer et tu n’as pas envie que les autres décident à ta place, pas vrai ? Pour t’aider à choisir utilement, tu peux compter sur nous pour te donner une information objective et impartiale qui t’évitera de passer pour le faire-valoir de service et de ronger ton frein dans un coin de la scène.

 Tu ne sais pas en jouer d’un seul ? Ca n’a aucune importance. Crois-tu que je sais, euh, que je sache écrire ?

Les instruments de musique peuvent être classés en quatre (4) catégories distinctes que nous intitulerons grand A, grand B, grand C, grand D. La première catégorie (grand A) sera divisée en deux (2) sous-catégories que nous numéroterons à l’aide des chiffres I et II.  La première de cette sous-catégorie (a) sera décomposée en deux catégories distinctes que nous désignerons par les lettres de l’alphabet petit a et petit b pour les différencier. Ces deux catégories seront ensuite divisées en cinq (5) sous-catégories, numérotées de 1 à 5. La quatrième, intitulée : 4 est scindée en cinq (5) catégories : alpha (α), bêta (β), gamma (γ), delta (δ), epsilon (ε)…Tu n’y comprends rien ? Attend de lire une partition et on en reparlera.

 

A - Les instruments à corde


I / les instruments à cordes pincées


a - Les guitares


1) Guitare acoustique

L’amie de Bob Dylan, Robert Smith et Carla Bruni. Des noms qui font froid dans le dos.

 

2) Guitare électrique

1 - Fender

α - Telecaster

As-tu déjà vu passer une (jeune) blonde décolorée au bras d’un vieux rocker ? Ne cherche plus, la réponse est ici. Idéale pour ressembler à Bruce Springsteen. Ne pas oublier le bandeau dans les cheveux et le blouson sans manches. Et l’air rageur. Comme si tu avais des choses à dire sur le cœur qui doivent sortir de ton cœur.

β - Stratocaster

Sensée t’accompagner dans la stratosphère, d’où son nom, risque surtout de t’envoyer chez le dentiste si l’idée d’en jouer avec les dents te prend à toi aussi. A éviter sauf si tu as une bonne mutuelle.

γ - Mustang et Jaguar

Non, non, on ne parle pas de bagnoles, mais toujours de guitares. Celle de Kurt Kobain. Celle de Tom Verlaine aussi. Celle avec des paillettes dessus, comme le capot de ta bagnole (Mustang, Jaguar) quand tu te mettras au tuning.

2- Gretsch

 Indissociable des pantalons trop larges, des vestes trop larges, des chaussures trop hautes et de la banane. Pas celle de la pochette, non, la coupe de cheveux. On t’aura prévenu.

3 - Rickenbacker

 Aussi numérotées qu’une Peugeot : 325, 340, 370, 381, 620, 650... Inventée par un Suisse, popularisée chez les Allemands (les Beatles à Hambourg), la 360 / 12 - "Beatle Backer" - a réussi à donner un look cool à John Lennon. Pas une mince affaire. Imparable dans sa version noire. Piège à groupies.

4 - Gibson

α - Es 335

Chuck Berry, BB King… Sylvain Sylvain, Poison Ivy et tout néo-rocker qui se respecte. Difficile à porter sans un passeport américain dans la poche. Pour l’avoir, mieux vaut avoir un ami américain, haut placé, dans la poche.

β - Les Paul

Martyrisée pendant 10 ans par Pete Towsend, trouva une rédemption publique dans les seventies avec Jimmy Page, Mick Ronson, Eric Clapton et Alvin Lee. Pour guitar-heroes torturés uniquement (ceux qui font des grimaces quand ils bougent leurs doigts).

γ - SG double manche

N’importe quoi.

δ - SG simple manche

Légère, maniable, censée symboliser les cornes du diable (Devil’s horn), fait irrémédiablement penser à Angus Young quand il avait l’âge de son cartable et à Louis Bertignac aussi et… à la prochaine reformation de Téléphone. Brrrrr… Encore un mauvais moment à passer. Désolé. 

ε - Flying V / Explorer

Allons, allons… Pour headbangers  boulequiéssés uniquement. "Trop puissant que je suis, trop puissant !"

5 - Vox

α – Teardrop

La guitare de Brian Jones. Forme, couleur et nom. Un sans-faute. Que demander de plus ? Qu’un dévoué roadie te l’apporte un jour quand tu monteras sur scène les mains dans les poches.

β – Phantom

La guitare de Ian Curtis. Forme, couleur et nom. Un sans-faute. Que demander de plus ? Qu’un dévoué roadie te l’apporte un jour quand tu monteras sur scène les mains dans les poches.


3) Guitare basse

Le bassiste est au groupe de rock ce que le demi-défensif est au foot. Un faire-valoir : Deschamps, De Jong, Thiago Motta… Et puis, franchement, as-tu vraiment envie de t’escrimer toute ta vie sur un manche trois fois trop grand pour toi ?

 

- II / les instruments à corde frappées


1 – Piano

Aurait pu faire illusion quand Jerry Lee Lewis entretenait des rapports conflictuels avec lui. Depuis Elton John et André Manoukian et celui de Coldplay (je connais pas son nom), tout est rentré dans l’ordre. Pas pour autant une raison valable de vouloir s’asseoir derrière un truc comme ça.

 

B – Les Instruments à vents


1 – Saxophone

Uniquement toléré à la fin de Walk on the wild side et de Human being. Instrument inutile par excellence et puis qui peut avoir envie de souffler là-dedans ? En public ? Devant du monde ?

 

C - Instruments électro-analogiques


1 – Synthé

Idéal pour ressembler à un employé de la CAF à son guichet, venant d’égarer ses ticket-restaurant à l’heure de la pause déjeuner.

 

D – Les instruments à percussion

 

1 – Batterie.

A-t-on déjà vu une fille se jeter sur le batteur ? Bien sûr que non.

 

2 – Tambourin

Ah ah ah le tambourin ! Censé donner une contenance à tout chanteur emprunté. Le tambourin... Tout serait si simple, s’il n’existait pas. Qui ? Le tambourin ? Ben non : Joel Gion le "Mister tambourine man" du Brian Jonestown Massacre. Tenue impeccable, nonchalance et arrogance, prestance et suffisance, posé au milieu de la scène et des 7 autres musiciens comme si tout dépendait de lui. Le genre de vision qui vous fait croire que tout est possible dans la vie. Même si c’est pas mérité. Reste une question, Comment (en) arriver là ? (Surtout sans rien foutre, quoi.) Je n’ai toujours pas la réponse.

 

L’heure du choix. Ne te stresse pas, c’est papa qui paye et contrairement à Benzema pour son péno contre la Suisse, tu peux retenter ton coup. Pas pour autant une raison pour le laisser choisir. Il est vieux et n’y connaît rien. Et n’oublie pas : un peu de style ne fait de mal à personne.

 

 A – I / a – 2) 3

 A – I / a – 2) 5 α 

 A – I / a – 2) 5 β

D - 2

 

 

 

 

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