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Créé en mars 2007

computer

Fury Magazine, toujours à la pointe de l'actualité d'il y a cinquante ans en arrière.

Nos garanties :

- Tous nos articles sont écrits sur des ordinateurs à fiches perforées gros comme une camionnette.

- Nos rédacteurs ne communiquent entre eux que par téléphone filaire.

- L'un d'eux est né avant 1960.


"Nous sommes l'avant-garde du passé."

Modern life is rubbish...

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... quoique...
Par Oddjob
  

"Dans des aventures sensationnelles, inédites… Spirou présente… Un type extraordinaire les amis ! Jean VALHARDI ! Un gaillard plein d’allant et de courage que vous aimerez. Comme vous aimez les héros de Spirou…"

Vous savez donc ce qu’il vous reste à faire ! Précipitez-vous chez votre libraire favori et plongez-vous dans les aventures de VALHARDI, le célèbre détective dont la poignée de main, franche et ferme, était le signe de reconnaissance des membres du Club des Amis de Spirou. Eh oui, les belles éditions DUPUIS, nous proposent, enfin, une magnifique intégrale digne de ce nom, avec un premier tome regroupant les années 1941 à 1946, avec Doisy au scénario et surtout Jijé au dessin. Alors mieux qu’une distribution de cartes de rationnement gratuites… lisez les enquêtes de VALHARDI !

Vous En Voulez Encore ?

Trop chauve pour être une rock star, trop asthmatique pour être footballeur, pas assez alcoolique pour être écrivain, trop Français pour être Anglais, pas assez suicidaire pour être artiste, trop intelligent pour la télé-réalité. Il ne me restait pas grand' chose, et ce pas grand' chose, c'est devenu Fury Magazine. Hong Kong Fou-Fou


Rédaction :
wally gator logo Wally Gator : rugby de village, communion solennelle et charcuterie.
Eleve-Moinet-2.jpg  Elève Moinet : permis B, Première étoile, BEPC (mention Assez bien)
oddjob logo 2 Oddjob : KPM, RKO et Kop Boulogne.
barbidule-logo.jpg Barbidule : contradictions, bals de village et coloriage.
Getcarter logo Getcarter : mod, mod, mod.
hkff logo Hong Kong Fou-Fou : soins capillaires, huile de moteur et kilomètre arrêté.

N'hésitez pas à nous écrire : fury.mag@gmail.com (Pas de compliments, nous sommes modestes. Pas de critiques, nous sommes susceptibles. Pas d'insultes, nous sommes hyper baraqués. Pas de propositions à caractère sexuel, nous sommes fidèles.)
Vous pouvez également devenir fan de Fury Magazine sur Facebook (ici : Fury Magazine sur Facebook).
31 mars 2014 1 31 /03 /mars /2014 06:50

wally gator logo oddjob logo 2 hkff logo Par Wally Gator, Oddjob et Hong Kong Fou-Fou


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Contribution de Hong Kong Fou-Fou

Vintage Trouble: "Pelvis pusher" (2013)

Shake your hips, shake your booty, shake tout ce que vous voulez. Vous pouvez aussi vous pousser le pelvis pendant que Ty Taylor pousse la chansonnette, mais n'allez pas vous déboîter un truc. Moi, depuis que je me suis blessé (physiquement et aussi au niveau de l'amour-propre) en tentant un triple salto arrière sur "A little less conversation" il y a quelques années, je me contente de taper mollement du pied.

Nicky Thomas : Is it because I am black (1973)

Fantastique extrait d'un concert à Edinburgh en 1973. Superbe qualité d'image, Judge Dread en présentateur, je suis aux anges. Le genre de bonne surprise que youtube peut réserver.

The Most with Andy Bell : Now I feel (2010)

De la pop au top, avec un invité de choix. Les Suédois se tapent la cloche.

Martha Ren & the Groovelvets : Two kinds of men (2014)

Bien sûr qu'il y a deux sortes d'hommes : ceux qui écrivent dans Fury Magazine et, hahahaha, les autres. Pour ne pas mettre mal à l'aise ceux qui appartiennent à la deuxième catégorie, parlons d'autre chose : Martha est portugaise, et sa voix va charmer les vôtres. Le jeu de mots est faible ? Oui, mais il est minuit et j'ai envie d'aller me coucher. Mon lit me tend les draps. Ah, celui-là est mieux.

Jake Bugg : Messed up kids (2014)

"Encore ?" geignent les râleurs. Que voulez-vous, j'adore ce gamin qui pourrait être mon fils et ne sourit jamais. Mon fils, lui, sourit tout le temps. Mais il chante moins bien. Et avec une voix moins nasillarde. Sauf quand il est pris du nez. Ben oui, le pauvre a hérité de mon terrain allergique. Je sais, tout ça, c'est hors sujet. Mais depuis le temps que je parle de Jake Bugg, je n'ai plus grand chose à en dire.

Nine Black Alps : Supermarket clothes (2014)

Puisque le titre parle de vêtements, restons dans ce domaine : ne vous fiez pas à leur dégaine de vendeurs de voitures. D'ordinaire, ces Mancuniens ont un look beaucoup plus grunge. Et ils font plus de bruit, aussi.

Telegram : Follow (2013)

Groupe prometteur - stop - A suivre - stop - Mais rasez moustache et coupez cheveux - stop.

 

 

 

Contribution de Oddjob

Exceptionnellement, Oddjob n'a pas livré de sélection musicale pour ce mois-ci. Le pauvre déménage. Je ne parle pas bien sûr de sa santé mentale. Il est dans les cartons. Comme ses disques.

  

Contribution de Wally Gator

Another sunny day : You should be murdered

Non, Morrisey n’est pas le "lead vocal". Et pourtant, on pourrait vraiment le croire. Encore une belle pépite Sarah Records.

Heavenly : Atta girl

A ne pas confondre avec le groupe de métal français. Il s’agit, mais tu l’auras bien sû r deviné cher lecteur, d’un groupe anglais. Années 90, bien sur aussi. De chez qui ? Sarah Records…

The Nivens : Yesterday

Cette fois-ci, on croirait entendre les Housemartins. Mais non, ce sont les Nivens. Encore des Anglais voguant sur la vague indie-pop.

The Rumjacks : An Irish pub song

On change de registre… et de continent !! Si, si, les Rumjacks sont Australiens mais me donnent vraiment envie de m’enfiler quelques pintes de Guinness.

The Limiñanas : An ugly death

Impossible de passer à côté d’une des dernières sorties d’un groupe bien de chez nous. Et quand je dis chez nous, je dis nous à Fury Magazine. Toi, lecteur, tu es peut-être dans le nord, à Salses ou pire Tuchan, mais nous, on est bien au chaud, au sud.

The House of Love : A baby got back

Ils sont revenus… On ne va pas dire en pleine forme, parce qu’ils ont vraiment chargé, mais musicalement on les retrouve bien et ce n’est pas pour me déplaire.

 

 

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Published by Hong Kong Fou-Fou - dans Musique
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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 06:13

hkff logo Par Hong Kong Fou-Fou

 

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Parce qu'on ne peut pas aller tous les soirs boire un cocktail au Mocambo, et que les programmes télé risquent de nuire gravement à votre santé, chaque mois (ou presque...), une petite sélection de DVD qui peuvent sauver votre soirée.

 

Cela faisait bien longtemps que Marty Feldman et ses yeux en balles de ping-pong sous pression n'avaient égayé la première page de Fury Magazine. Sélection mensuelle, tu parles... Dans cette édition, nous allons parler de films français, qui ont en commun de ne probablement pas être passés sur les chaînes publiques depuis l'époque heureuse où les programmes télévisés étaient présentés par une speakrine assise à côté d'un guéridon orné d'un pot de fleurs. Ces cinq films ont également en commun de raconter une histoire de machination criminelle, de tromperie entre proches pas sans reproches, de faire intervenir des protagonistes dont le machiavélisme le dispute au goût du lucre. Le rythme est lent, les dialogues savoureux, la tension s'installe petit à petit jusqu'au rebondissement final. On est bien loin des polars d'aujourd'hui où l'intervalle entre deux fusillades ou deux poursuites est réduit au strict minimum, de peur que le téléspectateur n'use de sa sacro-sainte zapette. Pour les trois premiers films, gage de qualité, Paul Guégauff est impliqué dans le scénario et/ou les dialogues (j'en profite pour vous rappeler qu'Oddjob a chroniqué le bouquin qui lui a été consacré l'année dernière : Dandy, c'est fini).

Je n'ai rien bien sûr contre "Le pacha" ou "Le clan des Siciliens" qui ont régulièrement l'honneur d'une rediffusion mais si on s'intéresse à la filmographie des réalisateurs évoqués ci-dessous, on constate que nombre de leurs oeuvres ne passent jamais, jamais, jamais sur nos chaînes nationales. A quoi ça sert de payer une redevance pour une programmation aussi plate que les écrans qui servent à la regarder ? Je voudrais remercier ici un inconnu qui est devenu le compagnon de mes pauses déjeuner, Taylor Harter. Sa chaîne youtube est un régal pour le cinéphile solitaire (c'est ici : Taylor Harter). Oui, je l'avoue, je suis un asocial. Plutôt que de manger dans la salle commune avec mes collègues de travail et bailler à m'arracher la mâchoire (ce qui gênerait ma mastiquation) en les écoutant discuter des performances de la nouvelle Golf ou du meilleur candidat aux municipales, je préfère jouer les ermites dans mon bureau et m'évader dans un monde qui a un jour été le nôtre, où les hommes mettaient une veste et une cravate pour aller dîner, dîner où ils étaient accompagnés par papa-maman jusqu'à 21 ans.

 

Qui ? (Léonard Keigel, 1970)

Marina (Romy Schneider) échappe de peu à la mort dans un accident de voiture : son boyfriend Claude, avec lequel elle vient de se disputer, veut lui flanquer la pétoche et roule à fond de train au bord d'une falaise bretonne, au son de la musique composée par Claude Bolling (comme s'en souvienne peut-être les assidus de "Bon tempo pour vos tympans"). Qui fait le malin tombe dans le ravin, Claude y reste (le boyfriend, pas Bolling). Serge, le frère de Claude (le boyfriend, pas Bolling) rejoint le lieu du drame en même temps que la police. Il recueille une Marina un peu déboussolée et la ramène à Paris. Evidemment, on n'introduit pas Romy Schneider chez soi sans que la vie domestique en soit un peu perturbée. Au fil des jours, le beau Serge succombe aux charmes de Marina, tout en se demandant si elle n'aurait pas tué son frère, dont le corps refuse obstinément de refaire surface.

Bien qu'inconditionnel de Maurice Ronet, qui apporte sa classe naturelle au rôle de Serge, je n'avais jamais vu ce film, je ne connaissais pas le réalisateur, mais c'est un pur chef-d'oeuvre. Le regarder, l'autre jour de 12h à 13h30 en mangeant mon jambon-beurre, a sublimé cette modeste préparation, j'avais l'impression de déguster un coq au vin.


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Diaboliquement vôtre (Julien Duvivier, 1967)

Le réalisateur de Pépé le Moko et de Don Camillo signe-là son dernier film, il est même mort juste avant sa sortie en salles, mais on peut dire qu'il a fini en beauté.

Comme dans l'épisode d'Amicalement vôtre "Le lendemain matin" ou le téléfilm "Le complot du silence" avec Louis Jourdan, l'histoire débute par une perte de mémoire. Georges Campo (Alain Delon) se réveille marié à une jolie femme et habitant un magnifique château. Forcément, même s'il ne se souvient de rien, il a envie de faire des efforts, d'autant que son épouse Christiane est interprétée par Senta Berger. Comme son nom l'indique, cette actrice est allemande. Berger, c'est forcément allemand, n'est-ce pas. Je dois vous avouer que je n'aime pas trop les Allemands, avec leur fâcheuse manie de vouloir nous envahir, qu'ils aient un casque sur la tête et des bottes aux pieds, ou qu'ils les remplacent par une casquette Paulaner et des sandalettes avec chaussettes. Mais la Senta Berger de 1967, elle peut m'envahir quand elle veut, mes frontières lui sont ouvertes, je suis subjugué par sa chute de Rhin. Comme moi, le pauvre Campo est frustré : l'amnésique adoucit les moeurs mais son médecin est formel, pas de galipettes avec sa femme, ça pourrait ralentir sa guérison. On se demande dans quelle faculté il a appris la médecine, celui-là. En tout cas, comme le montrent les deux photos ci-dessous, si devant la caméra les relations Georges/Christiane sont plutôt crispées, hors caméra celles entre Alain et Senta sont plus cordiales. Très vite, Geroges Campo nourrit des soupçons et comprend qu'il n'est que le jouet d'une sombre machination dont je ne vous dis rien de plus, sinon vous n'aurez pas envie de voir ce film, ce qui serait vraiment dommage.

La musique est signée François de Roubaix, c'est forcément impeccable.

 

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Le scandale (Claude Chabrol, 1967)

Ce film nous entraîne dans le milieu pétillant du champagne. Maurice Ronet y incarne Paul Wagner, héritier du nom des champagnes Wagner que Christine Belling (Yvonne Furneaux), épouse de son vieil ami Christopher Belling (Anthony Perkins) et actionnaire majoritaire de la marque, voudrait le convaincre de lui céder, pour qu'elle puisse revendre le tout à de richissimes Américains. Mais Paul Wagner s'en moque, il résume son intérêt pour l'offre d'achat yankee par cette réplique lapidaire : "Ce n'est pas tous les jours qu'on voit le champagne flirter avec le cola". Il préfère coincer la bulle, jouer au tennis ou au Scalextric dans sa garçonnière  et, semble-t-il, assassiner des jeunes femmes. Bien sûr, puisque c'est le fil conducteur de cette sélection, les coupables seront les victimes, les premiers seront les derniers. A noter la présence de Stéphane Audran, dans un rôle assez discret mais dans lequel elle est parfaite de froideur. On lui ferait saisir une bouteille de champagne, elle serait frappée dans la seconde qui suit.

 

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La peau de Torpedo (Jean Delannoy, 1970)

Le film débute avec Stéphane Audran, encore, qui ramène chez elle un petit minet qui mange son ronron au Drugstore, pour tenter d'oublier dans ses bras juvéniles les absences de son antiquaire de mari. Ce qu'elle ignore, c'est que l'antiquaire est en toc, il mène une double vie et s'occupe plutôt d'espionnage. Elle le tue accidentellement (je ne vous gâche pas l'intrigue en écrivant ça puisque ça se voit sur la photo ci-dessous) et se retrouve poursuivie par une puissante organisation internationale, personnifiée par l'inquiétant Klaus Kinski, et par la police, personnifiée, elle, par le plus débonnaire Michel Constantin.

Pour les amateurs de mécanique, on voit dans le film une Matra MS630, ce qui suffit à justifier son visionnage (pour les gens pressés, c'est à 59 mn 45 secondes).

Pour les amateurs de musique, on y entend encore celle de François de Roubaix.


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Si douces... si perverses (Così dolce... così perversa, Umberto Lenzi, 1969)

Comme l'indique le titre original, il s'agit cette fois d'une production italo-française, ce qui me permet de rendre hommage au récemment disparu Riz Ortolani, qui officie ici à la baguette magique. Le réalisateur Umberto Lenzi a une filmographie longue comme un spaghetto, et aussi tordue. Comme beaucoup de ses confrères italiens de l'époque, il a touché un peu à tout, le péplum, le giallo, le western, le film de cannibales bien gore(gonzola ?), le mélange improbable (Maciste contre Zorro. Moi, rien que pour ça, j'ai du respect pour lui. Prendre le risque d'avoir un jour à dire à ses petits-enfants : "Maciste contre Zorro, c'est moi", chapeau).  Jean-Louis Trintignant est Jean Raynaud. Il est marié à Danielle (Erika Blanc, qui pour la petite histoire a été la première interprète d'Emmanuelle, avant Sylvia Kristel) mais comme leur couple bat de l'aile, il est volage, ce qui est logique. Fidèle à son infidélité, il séduit sa nouvelle voisine, Nicole Perrier, qui, si elle est douce, se révèle également perverse, ce que vous avez deviné si vous avez lu le titre du film. Et s'il y a un "s" dans le titre français, c'est que Danielle est pas mal non plus dans le genre. Elle nourrit une relation trouble avec Nicole (voir la blonde et la brune ensemble, saphique les yeux...)

Mais encore une fois, ne dévoilons pas trop le scénario, restons dans le futile et l'agréable et terminons en disant que Jean Raynaud a la joie de parcourir les Champs-Elysées au volant d'une Fiat 125 Vignale Samantha. Je n'ai pas regardé si sa plaque était paire, impaire ou manque et s'il avait le droit de circuler, mais en tout cas, il y a quelque chose à voir.


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17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 07:21

Eleve Moinet 2 Par l'élève Moinet

 

Stupéfiant, étonnant, surprenant

 

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Perpignan, le 2 juin 1957.  Les Perpignanais ont une journée chargée. Juste avant d’aller reluquer "La tunique" de l’ambigu Victor Mature au Star Ciné et de s’encanailler au Dancing Hollywood à la "Grande du nuit du mystère" avec Alain Gérard et ses Boys (!), ils ont un autre rendez-vous. Robby "l’extraordinaire vedette du film Planète interdite" les attend. Sur Altaïr IV ? Non, place Arago, à côté du Palmarium. Oui, messieurs-dames, Robby le Robot en personne et en chair et en os. En Royalite et en boulons en l’occurrence, venu payer de sa personne pour la promo de son film.


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Après s’être tapé le ménage et la cuisine et la vaisselle et la couture chez le docteur Morbius, le voici livré aux Catalans qui ne sont pas trop du genre à vendre leur âme à la science-fiction. Corvéable à merci le Robby. Normal pour une star qui n’a pas coûté un rond en cachet à la Metro Goldwyn Mayer. Mais ce grand paquet de tôle à papattes en a vu d’autres. Il vient de descendre les Champs Elysées et de s’appuyer, de sa voix toute monocorde, les questions de la roucoulante France Roche. Tout ça après s’être coltiné les caprices d’Ann Francis, Alta pour les intimes. Un gentleman ce Robby, foi du commandant Adams, mais de quoi devenir misogyne pour un million d’années.

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Question : Robby était-il accompagné ce jour-là des membres de l’équipage du croiseur spatial C-57-D ? Et ceux-ci ont-il donné un aperçu à la gente féminine locale de leur manière de dire bonjour à une dame sur la planète Terre ? Ou est-ce tout simplement lui et sa bien pleine de grosse tête qui ont rameutés les foules ? Le film  - "Grande première cinématographique interplanétaire au delà des frontières de l’imaginable" -  fait un carton. "Affluence record !" "Complet à chaque séance". On rajoute des matinées les après-midi. Perpignan boxe, sauf le dimanche durant l’office, dans le box-office. L’écran est géant, le film familial, le spectacle formidable. Seul le prix du ticket n’est pas astronomique. Que demander de plus ? Un eskimo à l’ouvreuse, peut-être. Toute la ville est stupéfiée par ce spectacle stupéfiant. Faut dire que serrer la pince d’un robot issu de l’inconscient collectif d’une civilisation disparue depuis des centaines de milliers d’années peut donner des idées.

 

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 Alors, que reste-t-il de nos amours ? En clair, y a-t-il du Krell dans le Catalan ?  Pas sûr. Pas sûr du tout. Krell drôle d’idée. Il y a des jours où je me demande même si le 2 juin 57 n’aurait pas été une sorte de faille spatio-temporelle dans notre (bonne) vieille ville. A moins que l’année d’après, le robot téléguidé de "Prisonnière des Martiens" d’Ishirô Honda ait été envoyé lui aussi dans notre bonne (vieille) ville. Petit hic, celui-ci, moins pacifiste, avait pour mission de capturer des autochtones par paquets de douze pour les ramener sur la planète Mysteroïde et les faire copuler de force avec ces opportunistes de Mysterians. Tout ça pour sauver leur race. Maudite.

 

Vu le sort du film et de (notre bonne vieille ville) Perpignan, je pense que ce n’était pas une très bonne idée. Dommages collatéraux. Oui, ça doit être ça. Ca ne peut être que ça. En tous cas, une chose est sûre, on n’a plus jamais vu l’antenne d’un robot par ici. Non, je ne suis jamais tombé sur C3PO à la caisse du Monoprix en voulant payer mon Télé 7 jours que j’achète chaque semaine afin de voir s’ils repassent Planète interdite. Ah non…


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Les derniers Robby à Perpignan, sur le buffet de la cuisine de l'élève
Moinet, prêts à préparer un bon petit plat et à lui servir le café.

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Published by Elève Moinet - dans Cinéma et TV
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12 mars 2014 3 12 /03 /mars /2014 14:37

hkff logo Par Hong Kong Fou-Fou

 

C'est écrit dans la colonne de gauche, en haut, juste en-dessous de ce satané compteur qui n'avance guère : début mars, c'est l'anniversaire de Fury Magazine. Qu'est-ce que je vais bien pouvoir raconter cette année encore pour célébrer cet événement et, accessoirement, remotiver les troupes ? Sept ans, déjà... Le chiffre 7, c'est un chiffre important dans la culture populaire que nous défendons. "Les sept samouraïs", "The magnificent 7", "Les 7 vampires d'or", l'épisode "Le dernier des sept" des Avengers. "Sinbad, la légende des sept mers". "Le clan des sept" par Enid Blyton. "La septième victime" de Robert Sheckley. La Lotus Seven. "Les sept boules de cristal". "Return of the los Palmas 7" me souffle Wally. 

Sans parler de 007. Comme lui, nous traquons le mal. Même si pour nous le mal peut se manifester sous la forme d'un pantalon trop large ou d'une nuque trop longue. Même si pour éradiquer ce mal, nous n'utilisons pas un Walther PPK mais un clavier AZERTY (et un clavier AZERTY en vaut deux). Nous avons le permis de huer.

Sept ans, donc. Jamais je n'aurais pensé que ça durerait aussi longtemps. Faut vraiment qu'on s'enquiquine...

Pour vous remercier de votre fidélité, chers lecteurs, je vais entrouvrir les portes de la rédaction et vous faire partager une journée à Fury Magazine.

 

5h30

Au son de "Dawning of a new era" des Specials, les rédacteurs sortent de leur casernement, en short et en petite foulée. En peignoir de soie et mules de velours, Hong Kong Fou-Fou fait l'appel. Comme chaque matin, l'élève Moinet est en retard. Wally retourne le chercher et le ramène manu militari. Il faut dire à la décharge du pauvre Moinet qu'il dort mal, tous les soirs ses confrères lui font le lit en portefeuille.

5h35

Pour faire la guerre au mauvais goût et à la pensée unique, il ne suffit pas d'un humour féroce et d'un esprit vif qui ferait passer Maître Capello pour un primate, il faut également une condition physique exceptionnelle. Séance de gymnastique et de close-combat sous la direction de Oddjob.

HKFF s'en est bien sûr dispensé, il est rompu à toutes les techniques de guérilla urbaine. Il déguste son Darjeeling accompagné de force viennoiseries en regardant ses collaborateurs ahaner dans l'effort.

6h30

Suite à une planchette japonaise mal dosée de Wally, l'élève Moinet part à l'infirmerie. Les autres prennent leur frugal petit-déjeuner, une biscotte sans sel et une tasse de café, pendant que HKFF leur fait l'un de ses vibrants discours pour les stimuler et leur expliquer pourquoi ils ne seront pas payés ce mois-ci encore. Barbidule profite de l'absence de Moinet pour dévorer sa biscotte.

6h33

Début de la séance de travail de la matinée.

L'élève Moinet, Oddjob, Getcarter et Barbidule rivalisent d'efforts pour pondre l'article qui leur vaudra le tant espéré "Mmmmmouais, pas mal..." de leur patron si sévère mais si juste. Moinet est un peu handicapé par son bras plâtré mais heureusement, son esprit, acéré par des années de lecture de "L'Equipe", est intact. Wally, lui, fait des coloriages. HKFF prend un bain parfumé aux pétales de lotus puis feuillette un catalogue Kuoni pour choisir la destination de ses prochaines vacances, bien méritées cela va sans dire.

11h50

Les genoux flageolants, chaque rédacteur vient présenter son travail à HKFF, qui garde les meilleurs articles pour les signer de son nom. Il félicite Wally qui a colorié sans dépasser.

12h

Comme ils ont bien travaillé, les rédacteurs peuvent déjeuner en regardant "Papa Schultz" à la télé. HKFF se délecte de succulentes cailles sur canapé, tandis que ses cinq collaborateurs ingurgitent un gruau insipide propice à maintenir vivace leur dégoût du monde moderne. HKFF est fier de ses cinq ascètes. Et de ses jeux de mots, aussi.

12h30

Connaître l'ennemi pour mieux le combattre, c'est l'un des fondements de Fury Magazine. Les rédacteurs doivent regarder les nouvelles émissions de télé-réalité, lire les dernières bandes dessinées des éditions Soleil ou Delcourt, écouter les nouvelles découvertes formatées du Top 50.

13h30

Début de la séance de travail de l'après-midi.

L'élève Moinet répond au courrier de son lecteur. Oddjob termine une analyse exhaustive du western tchécoslovaque de janvier à avril 1963. Barbidule et Getcarter échafaudent des plans d'évasion. Wally fait des découpages.

18h30

Si leur travail est validé par HKFF, les rédacteurs peuvent aller voir leur famille pendant une demi-heure.

19h

Dîner. Pas question de laisser son cerveau au repos, le potage est dégusté devant un enregistrement des "Jeux de 20h".

20h

Veillée, détente. Getcarter explique comment doit être confectionné un bon costume sur mesures, Wally explore les tréfonds de sa conscience, Barbidule tente de convaincre Oddjob que le western tchécoslovaque, c'est de la gnognotte à côté de son homologue yougoslave, l'élève Moinet se livre à une désopilante imitation de Beldar Conehead.

21h

Toilette. A l'eau froide, vous l'avez deviné. L'eau froide raffermit les chairs, et la volonté. Pendant que Moinet se brosse les dents, ses camarades vont lui faire son lit en portefeuille.

21h15

Extinction des feux.

Afin d'assurer la promotion de Fury Magazine, HKFF part dîner en ville et danser dans les endroits chics où son nouveau kimono en pongé de soie fait fureur.

5h30

En rentrant ivre mort, il croise les rédacteurs, stoïquement alignés dans la cour des locaux de la rédaction, attendant impatiemment de se mettre à l'ouvrage.

 

En ce jour d'anniversaire, vous êtes décidément gâtés, lecteurs : voici quelques saisissantes images des rédacteurs de Fury Magazine, prises sur le vif par notre faux tographe.

 

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L'élève Moinet découvre les mystères de l'Univers.

 

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Getcarter et Oddjob débatent de la longueur que doit avoir une fente dans une veste de costume.

 

7 ans 2

Toujours serviable, Wally Gator est allé à Pôle Emploi chercher des candidates pour le poste de nouvelle secrétaire.

 

7-ans-5.jpgBarbidule n'a vraiment pas la tête à écrire des articles. Il ne veut pas que l'ancienne secrétaire s'en aille.

 

7-ans-4.jpg

Hong Kong Fou-Fou étrenne son nouveau pyjama à mules intégrées.

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Published by Hong Kong Fou-Fou - dans Divers
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10 mars 2014 1 10 /03 /mars /2014 16:21

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Pour cause de vacances, la mise à jour hebdomadaire est reportée à une date ultérieure. Ben oui, si vous, vous lisez Fury Magazine sur votre lieu de travail, moi c'est également de mon lieu de travail que j'effectue la mise en ligne des nouveaux articles. La raison ? Ma femme ne doit jamais savoir que je suis Hong Kong Fou-Fou. Elle pense que je suis l'élève Moinet.

 

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Published by Hong Kong Fou-Fou - dans Sports
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3 mars 2014 1 03 /03 /mars /2014 06:25

wally gator logo oddjob logo 2 hkff logo Par Wally Gator, Oddjob et Hong Kong Fou-Fou

 

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Contribution de Oddjob

The New Mendicants : Cruel Annette – Shouting Match

Voilà l’album même qui pourrait (enfin) réconcilier toute l’équipe de Fury (à condition, bien sûr, que chacun y mette du sien… et je ne vise personne !). L’exigence de HKFF, la bonne conscience de Wally, l’intransigeance de Moinet… tout cela récompensé par des titres aux accents d’une pop enchanteresse, rappelant les meilleurs moments de Belle and Sebastian !

Robert Mitchum : Sunny

Pourquoi aller piocher ce titre mille fois entendu ? Pour Mitchum pardi ! Avec son air de ne pas y toucher, il nous offre sa version, moins sophistiquée, mais bien plus élégante…

Lalo Shifrin : Enter the dragon

Une fin d’après-midi, on finit sa journée dans les rayons d’une "ancienne" grande enseigne. Au hasard des promotions, des BO excitantes sortent du lot : Jaws (Williams), Planet Of The Apes (Goldsmith), Butch Cassidy and the Sundance Kid (Bacharach) et ce fabuleux score de Shifrin, nerveux et racé !

 

 

 

Contribution de Wally Gator

Inspiral Carpets : Tainted love

Un original de Gloria Jones de 1964, repris par Soft Cell en 1981 avec le succès que l’on connaît tous, plus d’autres, presque innombrables, on pouvait se dire que tout avait été fait avec ce titre. Pourtant, les Inspiral Carpets en ont fait une véritable bombe brit-pop !

The Ukrainians : Batyar

Slapshot, Placedo, Johnny Marr (bien sûr), … ont repris ce célébrissime titre. Mais alors, je vous assure que The Ukrainians nous en servent une version qui vaut vraiment le détour.

The Adicts : Steamroller

Allez, on se réveille ! Caractéristique remarquable (hormis leur look de Droog) : la composition du groupe est inchangée depuis leur début… en 1975. Fait rarissime !

The Like : Walk of shame

Après le coup de paraboot dans les noix, voici la caresse dans le dos, par The Like. En plus ce sont de jolies filles, ce qui ne gâche rien.

The Field Mice : When morning comes to town

La face B de Sensitive… Parfait. Rien de plus, rien de moins, parfait.


 

 

Contribution de Hong Kong Fou-Fou

The Turning : Stand clear of my mind (2013)

Le groupe Biactol du mois. Que voulez-vous, je respecte ça, moi, la fougue de la jeunesse. Ils ne font que copier leurs aînés mais ils y croient, ils s'éclatent et c'est très bien comme ça.

The Aftermath : Lost possession (2011)

Mes camarades Oddjob et Wally Gator s'arrêtent très souvent sur le physique des chanteuses ou musiciennes qui figurent dans leur sélection. J'avoue à mon tour que je ne suis pas insensible aux charmes du seul élément féminin de ce groupe irlandais. Mais c'est leur musique qui leur vaut de figurer ici, soyons sérieux et professionnels.

Let's Wrestle : Rain, ruins, revolution (2014)

C'est vrai, ça, on ne fait pas assez de catch. Après le "Bourreau de Béthune", le "Bourreau d'I-tunes" ?

Merci une fois de plus au groupe facebook "Going underground" pour cette sympathique trouvaille.

June Brides : In the rain (1984)

Faisons un bref retour dans les années 80 avec ce groupe que j'avais loupé à l'époque. Il faut dire que je n'écoutais alors que du ska, du ska et encore du ska. En tout cas, cette vidéo me rappelle ce temps béni où on ne se trimbalait pas tous avec dans la poche un smartphone capable de nous transformer en Cecil B. 2000...

Acusmatic Group : Secret lovers (2010)

Ce duo italien verse dans la musique "cinématique". La cinématique, c'est le domaine de la mécanique qui étudie le mouvement. Ce bel hommage à "La femme infidèle" donne effectivement envie de se mouvoir lascivement...

Kojato : All about jazz (2012)

Tout est dans le titre. Me rappelle un autocollant que j'avais sur une de mes boîtes à disques : "The 8th day God created jazz". Il a très bien fait.

 

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24 février 2014 1 24 /02 /février /2014 07:09

oddjob logo 2 Par Oddjob

 

Automne 1972.

Cela fait maintenant deux ans que Jack Kirby (pour les ignares, il est le génial créateur graphique de Captain America et des Fantastic Four, entre autres) a quitté la Marvel pour rejoindre l’écurie adverse, DC Comics. Il va y créer trois grandes séries, plus "adultes", plus "introspectives", moins "grand public". The New Gods, de la SF pure et dure, sont lancés en 1971 ; puis, The Demon, en 1972, ou le retour au super-héros "tracassé" ! Enfin, la même année, paraît le premier numéro de sa série post-apocalyptique Kamandi : The Last Boy On Earth.

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"Kamandi vit sur la Terre AD (Après le Désastre). Dans le passé, une catastrophe naturelle aux proportions cataclysmiques a soumis la planète à une période indéterminée de radiations intenses ! Quand Kamandi, le dernier des habitants des bunkers, a rejoint la surface, il a découvert un monde transformé… ! Les bêtes sont devenues les égales des hommes… ! Les hommes ont régressé à l’état d’animaux inférieurs ! Et Kamandi a partagé leur désespoir…"

Voilà ce que l’on pouvait lire en exergue de l’épisode 2, The Year Of The Rat !  Le lecteur pouvait frissonner mais il était déjà en terrain connu…

Car il faut dire qu’à cette même époque, le genre post-apocalyptique s’étalait dans toute la "sous"-culture et principalement sur les écrans, offrant au cinéma ses plus beaux chefs-d’œuvre.

Ainsi, en 71, le roman de Richard Matheson I Am Legend connaît sans doute sa meilleure adaptation à ce jour. Car même si l’histoire originale est quelque peu trahie dans la version de Boris Sagal, The Omega Man, tant la composition de Charlton Heston que l’ambiance oppressante du film restitue efficacement "la survie" du docteur Neville…


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Avec Soylent Green, de Richard Fleischer, en 1973, Heston, encore lui, campe cette fois-ci un officier de police dans une société futuriste gangrénée de l’intérieur et sombrant dans une crise écologique autodestructrice ! (Quel sens de l’anticipation…)

Enfin, préfigurant les sommets du genre des années 80, Mad Max et Escape From New York, on a droit avec The Ultimate Warrior (New York Ne Répond Plus… en français) à une série B d’excellente facture, donnant l’occasion à Yul Brynner de rempiler dans le rôle du mercenaire, au service de Max Von Sydow cette fois, et d’affronter une bande de dégénérés dans un New York désolé et étouffant !

 

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Mais évidemment, Kamandi nous renvoie à The Planet Of Apes, et à sa saga cinématographique démarrée en 1968, avec la Statue de la Liberté en guise de passage de témoin.

Et Kirby de pousser encore plus loin le renversement des rôles !

Ici, il n’y a pas que les gorilles qui se sont humanisés. Ainsi, sur les ruines des Etats-Unis, une nouvelle carte du continent va voir les tribus des Lions occuper le grand ouest, l’empire des Tigres s’étendre sur la côte est et le sud, et les communautés de Gorilles, donc, l’ex-Middle West ! Quant à New York, en grande partie englouti, il est devenu le territoire des Rats… Sans parler d’une armée de chauves-souris géantes, de requins volants et d’une sauterelle devenue un fier destrier ailé ! Et tout ce bestiaire de parler, de piloter des engins à trois ou quatre roues, de dégainer des armes à feu sophistiquées et surtout de réduire en esclavage les derniers humains qui n’en ont plus que l’apparence…

Mais évidemment avec Kirby, tout n’est pas aussi simple ni manichéen ! Car si notre héros trouve ainsi avec le tigre Tuftan ou le lion Sultin de précieux alliés dans ce monde ravagé, il devra combattre de vrais "vilains" parmi certains autres "survivants" humains n’ayant pas sombré dans la "bestialité" ! Et les travers de la société américaine d’apparaître subtilement sous le comic : violence, tensions interraciales, peine de mort, criminalité…

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On pourra s’amuser du look surfeur de Kamandi : belle crinière blonde, physique avantageux, musculature saillante juste ce qu’il faut, short en lambeaux. Et pourtant, on est conquis par son esprit frondeur, curieux et même sensible (l’émotion dégagée lors de la mort de la belle Fleur n’est pas sans rappeler celle de Gwen Stacy dans les bras de Spiderman…)

Quand on pense que certains mauvais esprits lui trouvent des ressemblances avec le fils des âges farouches… Mais on est (heureusement) à des années lumières des piètres aventures préhistoriques du pâle Rahan !

Alors tant qu’il en est encore temps, précipitez-vous sur ces magnifiques intégrales, que nous offrent les éditions Urban Comics, de ces aventures peut-être pas si futuristes que ça… Une apocalypse est si vite arrivée !

 

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17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 06:30

Eleve Moinet 2 Par l'élève Moinet

 

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Ça y est, oui ça y est ! On en tient un. Un qui a fait quelque chose dans sa vie. On peut dire que le prestige rejaillit sur nous. Nous qui serrons la main qui dessine Harpignies aux éditions Paquet,  pour lui dire "bonjour". Heu, un prestige qui rejaillit sur moi et pas sur les autres, parce qu’ils ont fait quelque chose dans leur vie, eux. Pourtant ils lui serrent la main aussi.  J’ai rajouté eux pour qu’on comprenne. Le problème, c'est qu'on ne peut pas se serrer la main à plusieurs à la fois, c’est trop difficile. Néanmoins on peut faire des choses, en même temps. Comme eux. Heu, je crois qu’on n’y comprends rien… D’un autre côté, si on n’y comprend rien, c’est normal que je n’aie jamais rien fait dans la vie, moi. Bon, j’arrête de parler de moi, parce que ce n’est pas de moi dont il s’agit, mais plutôt de lui, dont le prestige rejaillit sur nous, heu, sur moi.

Ça, c’était pour faire une introduction. Passons donc aux questions. Qui s’imposent, à nous.

 

EM : Alors comme ça, ça y est ?

E : Oui !

EM : Pourrais-tu définir ton style ?

E : Nonchalant(d).

EM : Je parlais de ton style vestimentaire.

E : Alors nonchalant avec une pointe de dandysme.

EM : Une petite ?

E : Non.

EM : Une grosse ?

E : Oui.

EM : Dis-moi, tu te rappelles quand Panoramix donne de la potion magique à Téléféric dans "Astérix chez les Goths", qu’il brise ses chaînes et qu’Astérix il dit : "Il est déchaîné" ?

E : Oui, je m’en souviens très bien. Déjà, petit ça me fascinait parce que Goscinny était assez sûr de lui et de sa vanne pour en faire rire son propre personnage (Obélix) pendant plusieurs cases.

EM : Et quand Cloridric il dit à Téléféric : "Ta vie ne tient qu’à un fil Téléféric" ?

E : Ah non, celle-là je ne m’en souvenais plus. Mais je ne l’ai pas relu depuis longtemps. C’est aussi une très bonne vanne.

Dans ma BD il y a des vannes mais ni sur les fils et ni sur les nazis.

EM : Elric, Elric… Est-ce-que tes parents ne t’auraient pas donné un nom de Goth par hasard ?

E : Bien joué la transition ! Non, ça vient des romans de Michael Moorcock, avec son personnage Elric de Ménilboné. Il a commencé à écrire ça dans les années 60. Il a aussi écrit des paroles et chanté avec le groupe Hawkwind. J’aime bien ce groupe. J’aime tout ce qui est psychédélique.

Sinon, je crois que le prénom est d’origine gaélique. Il y a eu des BD reprenant ce personnage. Si je m’en occupe un jour ça fera Elric par Elric. C’est rigolo.

EM : C’était pour faire une habile transition avec ton livre. Il parle de tes ancêtres je crois ?

E : Un ancêtre peintre paysagiste, Henri Harpignies. Du côté de ma mère.

Il était très connu de son vivant et a reçu à peu près tous les hommages possibles en France.

 EM : Y as-tu mis un peu de toi-même ?

E : Bien sûr mais comme on l’a écrit à deux avec François Darnaudet il y a un peu de lui aussi. Ou un peu de ce qu’il imagine de moi.

EM : Sans l’avoir lu, j’imagine une histoire gorgée de mélancolie. Me trompe-je ?

E : Il y a des sentiments, de l’amour, de la haine, des vannes. Plein de choses, donc forcément un peu de mélancolie. Mais ce n’est pas gorgé, juste teinté de mélancolie.

EM : Es-tu toi-même mélancolique ?

E : Ben, ça dépend.

EM : Dans ton livre, traites-tu de l’adolescence et es-tu parvenu à illustrer l’ambiguïté propre à cette période de la vie, âge trouble par  excellence ?

E : Non, parce que les personnages ont plus de 20 ans. Ils ont des problèmes de jeunes adultes plus liés à des problèmes de confiance en soit et des problèmes matériels. Ils ne sont pas dans l’ambiguïté.

EM : Peut-on dire que ton livre, malgré son coté passéiste, ouvre des réflexions sur l’actualité à partir de thématiques ultra-contemporaines en se jouant des conventions sociales ?

E : Haha ! Tu l’as trouvée dans Chroniqu’art ta question ou quoi ?

Je réponds quand même… Je parle du passé pour mettre en résonance deux visions de l’art. Celle de mon ancêtre, peintre paysagiste, et une plus moderne. Les deux se rejoignant parfois.

EM : Y trouve-t-on de l’ironie tranchante ou de l’ironie mordante, ou bien les deux ?

E : On y trouve tout ça et bien plus encore !

EM : Te connaissant, n’as-tu pas essayé de brouiller les pistes entre le réel et la réalité ?

E : Mais dis-moi, tu me connais bien !

On a commencé à écrire l’histoire sérieusement il y a presque 3 ans. Avec François on s’envoyait des pages de storyboard et chacun apportait un élément nouveau ou modifiait légèrement une scène écrite par l’autre.

La bibliothèque de Valenciennes m’a gentiment prêté la biographie de mon ancêtre. J’ai défriché ça en choisissant des passages et des citations. Ensuite c’est surtout François qui a dit ce qu’on gardait ou pas et qui l’a mis en scène. Je n’étais pas très à l’aise avec ces passages, sauf le dernier qui parle d’art.

Tout ça pour dire que ce qui concerne mon ancêtre est tiré de faits réels.

Ensuite il y a Eric, le personnage contemporain, qui est clairement un ersatz de moi mais ce n’est pas moi. Il a mes vannes mais pas ma vie.

Le plus étrange c’est le personnage de Marie. Alors que le scénario était écrit à 75% une fille qui s’appelle Aurélie est apparue dans ma vie et elle avait des similitudes troublantes avec la Marie fictionnelle.

EM : Je crois que tu aimes bien dessiner, non ?

E : C’est fatiguant quand même. C’est plus rigolo d’écrire les histoires.

EM : Y a-t-il une question que tu aurais aimé que l’on te pose ?

E : Il y a plein de questions que j’aurais aimé…

En revanche il y en a une que je trouve très con : "Comment vous faites pour dessiner aussi bien ? De la main gauche en plus ?!"

Et vu que le blog fait régulièrement des sélections musicales, tu aurais pu me demander ce que j’ai écouté pendant que j’ai fait l’album.

Alors, je le fais en estimant que tu m’as posé la question !

PJ Harvey dont le dernier album (2011) est génial :

http://www.youtube.com/watch?v=5tFBo1QunlA

J’ai fait découvrir La Femme à tout l’atelier. Je suis vraiment fan depuis longtemps.

Un morceau tout récent, qu’ils ont fait à Noël :

http://www.youtube.com/watch?v=saFBRrxZyI0&feature=youtu.be

Et une reprise de Chuck Berry :

http://www.youtube.com/watch?v=8A16XIQ8oTk

Et plein de trucs électro dans ce style là (ici Gold Zebra) :

http://www.youtube.com/watch?v=_Seo6uGOsNg

Ou plein de trucs garage dans ce style là (ici Jacco Gardner dans sa première formation avec une reprise de Los Chijuas) :

http://www.youtube.com/watch?v=iT6HzUl2I3w

J’aime énormément les Limiñanas (et je remercie énormément Lionel pour m’avoir donné un morceau pour la bande annonce de la BD).

Une reprise des Beach Boys qu’ils ont fait pour Mojo :

http://www.dailymotion.com/video/xs938y_the-liminanas-feat-nadege-i-know-there-is-an-answer_music?search_algo=1

EM : Pour finir, es-tu plutôt Akim ou plutôt Zembla ?

E : Kalar, moi je suis Kalar. Et ça vaut le détour ! J’ai découvert ça grâce à une conférence de Jean-Pierre Dionnet.

 

Bref, comme vous l’avez deviné, voila un album de bandes dessinées jubilatoire et à consommer sans modération dès le 12 février. Assurément un aller-simple pour la rêverie avec embarquement immédiat.

Dès que j’ai réussi à économiser 15,50 €, je le confirme. Bon… c’est pas tout. Qu’est-ce qui y a à la télé ?  Où j’ai mis mon Télérama ? Et mon Chroniqu’art à moi ?

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Published by Elève Moinet - dans BD et littérature
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10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 06:29

hkff logo Par Hong Kong Fou-Fou

 

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A Fury Magazine, on aime le foot. Certains ont plutôt la science du terrain, d'autres celle des gradins. Il y en a même un qui croit que le foot, ça se joue à quinze, avec un ballon ovale. Etre assis dans une tribune, dans le vent ou la pluie, à regarder vingt-deux types décérébrés (souvent) et surpayés (toujours) se disputer une baballe, ça peut sembler ridicule, et pourtant c'est aussi intense et poignant qu'une tragédie grecque (surtout si l'Olympiakos est sur le terrain, évidemment). Je vais être honnête, moi je n'y connais pas grand-chose en foot. Je confonds Mario Balotelli et Diego Forlan ; pour moi l'équipe de France, c'est toujours Marius Trésor et Rocheteau ; je ne peux dire qui a gagné la Coupe du Monde en 1978 que parce que c'était écrit sur mon sac de sport : Argentina 78. Côté pratique, ce n'est guère mieux, je raterais un pénalty face à un gardien coincé du dos en train de finir pépère sa grille de sudoku. J'ai des circonstances atténuantes, bien sûr : j'habite une ville où le foot n'a pas vraiment droit de cité et, enfant, ma santé fragile me disposait plutôt aux maths qu'aux matches.

Mais j'aime le foot. Surtout sa dimension sociale et culturelle. Combien de bonnes chansons ont été écrites en hommage à ce sport ? Combien d'écrivains ou de réalisateurs de cinéma ont été inspirés, directement ou indirectement, par ce sport ? J'aime la culture casual, enfin, avec sa passion immodérée pour les belles fringues.

La réédition du célèbre jeu de football de table, le Subbuteo, c'était une aubaine pour moi. Pas besoin de courir pour de vrai, pas besoin d'enfiler un moche survêtement, on peut jouer en peignoir de soie, en buvant un cognac et en fumant sa pipe, on n'en est pas essoufflé pour autant. Alors comme les enfants, ça se manipule facilement, je n'ai eu aucun mal à convaincre mon fiston d'en commander un à Noël. Après quelques parties, le constat est rassurant : un vrai jeu, c'est quand même autre chose qu'une bête simulation sur console style FIFA.


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Le Subbuteo a été inventé en 1947 par le sujet britannique Peter Adolph. même si le genre existait déjà depuis les années 20, à l'initiative de marins qui ne pouvaient pas jouer pour de vrai sur leur bateau par manque de place ("Un ballon à la mer !", au bout de dix fois, ça ne fait plus rire). Il voulait baptiser son jeu "hobby" mais comme on lui a refusé ce nom, il s'est rabattu sur "subbuteo", qui est le nom latin du faucon hobereau. Bizarre ? C'est simple, en fait : falco subbuteo ou Eurasian hobby, c'est la même bestiole. Et Peter Adolph était ornithologue. Qu'est-ce qu'on élargit ses connaissances en lisant Fury Magazine, on devrait être subventionné par le Ministère de la Culture. Le principe du jeu est simple, chaque protagoniste fait glisser l'un de ses joueurs sur un terrain en feutrine, en lui donnant une pichenette (flick, en anglais. D'où le slogan de la marque : "Flick to kick". Ils sont pénibles, ces gens, les choses sonnent toujours mieux dans leur langue), pour qu'il déplace à son tour le ballon. Le but étant de le propulser dans les buts, justement. La boîte originale contenait deux équipes, chaque joueur étant une vulgaire silhouette en carton fixée sur un socle lesté. Le terrain n'était pas fourni, il était expliqué dans les règles qu'il fallait prendre une couverture de l'armée (c'est vrai qu'en 1947, il devait y avoir des stocks conséquents) et tracer dessus le terrain à l'aide d'une craie, présente dans la boîte. Ce n'est qu'en 1961 que les silhouettes en carton ont été remplacées par des figurines en plastique. Le jeu a alors véritablement explosé, de très sérieuses compétitions ont été organisées et perdurent encore aujourd'hui. Avec de vrais arbitres, parce que ce qui est bien, dans le Subbuteo, c'est qu'on peut faire preuve d'autant de mauvaise foi que dans le vrai foot, on peut déplacer le ballon avant de tirer un coup franc, jouer la montre, tout ça. Le Subbuteo était le jeu N°1 pour les gamins dans les années 60-70, surtout en Angleterre mais aussi en Espagne et en Italie. Outre l'intérêt du jeu lui-même, ce qui a fait son succès, c'est aussi certainement la multitude d'accessoires qu'il était possible de se procurer pour ajouter du réalisme  à la partie : des tribunes, des bancs de touche, des pylônes avec projecteurs. Pour animer ces décors, arbitres, entraîneurs, journalistes et spectateurs étaient disponibles. Même des policiers à cheval pour éviter les débordements. La Reine d'Angleterre a aussi eu droit à sa figurine Subbuteo. Tous les grands clubs, toutes les équipes nationales, existaient à l'échelle OO. Il y avait même des figurines vendues non peintes, pour que le supporter frustré d'une obscure équipe de troisième zone puisse les peindre à ses couleurs et recréer ainsi ses défaites récurrentes.

Par la suite, d'autres sports ont eu droit à leur version Subbuteo, comme le rugby, le cricket, le baseball, la course automobile. Même la pêche à la ligne... qui a évidemment moins bien marché.

Voilà ce qu'est le Subbuteo, que je vous conseille évidemment de pratiquer. Même si, au début, vous risquez d'être perturbés. Ben oui, dans ce jeu, vos pieds, ce sont vos mains. Ce qui ne vous empêche pas de faire des pieds et des mains pour gagner. Mais attention, si vous touchez le ballon avec le pied, il y a main. En fin de partie, n'oubliez pas de serrer celle de votre adversaire. Ou son pied, si vous êtes assez souple. Le Subbuteo, un super jeu d'adresse, qui plaît aux facteurs, donc. Mais aussi aux manucures, puisque vos petits doigts fébriles doivent toujours trouver le bon ongle de tir. Qu'est-ce que je peux écrire comme conneries, moi, les bras m'en tombent... Ce qui va nuire à ma carrière de joueur de Subbuteo.

 

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Les catalogues Subbuteo permettent de suivre l'évolution des modes vestimentaires et des tendances capillaires.

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Un 45t sorti en 1973, indispensable pour recréer l'ambiance du stade.

 

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Plus jeune, Sarkozy jouait au Subbuteo.


sub14.jpgAh, ceux-là, pas sûr qu'ils aient compris le truc...

 

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sub17.jpgQuelques célébrités du foot s'adonnant

Par ordre d'apparition à l'écran : Bobby Moore, Eusebio, le frisoté Kevin Keegan.

 

sub18.jpgUn numéro du comics "Roy of the Rovers".

 

sub19.jpgUne boutique Subbuteo, sur les ramblas de Barcelone.

 

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Ebay, here I come !

 

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Foot et rock ont toujours fait bon ménage mais certains groupes ont aussi montré leur passion pour le Subbuteo, comme les Undertones (le morceau "My perfect cousin"), Saint Etienne (la réédition en coffret de Foxbase Alpha, avec une figurine Subbuteo de 15 cm de haut arborant le maillot de la grande époque) ou encore Half Man Half Biscuit ("All I want for Christmas is a Dukla Prague away kit").

 

A Fury Magazine, nous aimons les jouets. Nous sommes de grands garçons, mais sommes restés de grands enfants. J'ai consacré le tout premier article de Fury Magazine (publié en mars 2007, quelle émotion ! Les photos n'avaient pas encore les coins ronds, quelle horreur !) au Scalextric. Plus tard, Action Joe a eu droit à l'hommage qu'il méritait. L'élève Moinet nous a parlé de sa collection de robots et des kits Aurora. Oddjob a évoqué les petits soldats Airfix ou Atlantic et les voitures Corgi et Matchbox. Wally Gator, lui, a parlé de sa conscience. Ah. Ses parents n'auraient peut-être pas dû lui acheter, à 6 ans, la panoplie du "Petit psychanaliste". Pour rester dans la philosophie, n'oubliez jamais que, comme l'a dit je ne sais plus qui, "vieillir est inévitable, mais devenir adulte est optionnel".
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3 février 2014 1 03 /02 /février /2014 06:25

wally gator logo oddjob logo 2 hkff logo Par Wally Gator, Oddjob et Hong Kong Fou-Fou

 

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Contribution de Wally Gator

Princess Chelsea : Come as you are

Qui aurait pu croire que cette fille faisant de l’électro avait une affection particulière pour la bande-à-Cobain ? Bah, après tout, un rédacteur de chez nous avait bien cité G’n'R… Enfin, voici une reprise bien surprenante à des années-lumière de l’original et on ne s’en plaindra pas.

The Eversons : Could it ever get better ?

Allez, pour se remettre de tant de musique sans "vrais" instruments, un peu de rock collège, ça ne fait pas de mal.

The Dandy Warhols : Nietzsche

Je ne les ai jamais vraiment écoutés, et quand c’était le cas, c’était souvent d’une oreille plus que distraite. Mais, là ils nous servent une belle pièce de shoegaze ! Donc, cela ne se rate pas !

My Bloody Valentine : Soon

Shoegaze ? Quelqu’un a parlé de shoegaze ? Les maîtres du genre sont incontestablement Chapterhouse mais voici leurs meilleurs lieutenants.

A Place To Bury Strangers : Dead beat

On se réveille ! Shoegaze, noisy : le meilleur des mélanges parfaitement concocté par ces new-yorkais.

 

 

 

Contribution de Hong Kong Fou-Fou

Smoove : The revolution will be televised (2011)

En 1970, Gil Scott-Heron prétendait le contraire. Il se trompait, bien sûr. La révolution sera télévisée, les retransmissions seront coupées par de la pub, et le téléspectateur pourra envoyer un SMS pour que les CRS tapent (taper 1, justement) ou attendent (taper 2). Peut-être même que ça sera présenté par Morandini ou Castaldi. Une vraie bonne raison de faire la révolution, pour le coup.

The Twang : Larry lizard (2014)

Premier extrait du prochain album, attendu en mars. Le mois des fous. Ce morceau est donc particulièrement bien choisi.

Jake Bug : A song about love (2013)

Que m'arrive-t-il ? Je déteste la folk, pourtant j'ai adoré le dernier film des frères Coen, 'Inside Llewyn Davis", et j'écoute en boucle le second album de Jake Bugg. Mais que voulez-vous, cette chanson est magnifique. Contrairement au t-shirt de Jake.

Trampolene : My bourgeoisie girl (2013)

Parfois, la raison pour laquelle on aime un morceau est assez discutable. Dans le cas présent, c'est la façon dont le chanteur se tord la bouche pour prononcer le mot "bourgeoisie". "My bourgeoisie girl", ça a quand même plus d'allure que "ma bourgeoise". Imaginez, au bistrot : "Bon les gars, il est tard, il faut que je rentre sinon ma bourgeoisie girl va encore me houspiller". Classe.

The Hollows : She's a revolver (2013)

Pour finir, suivons les tribulations du samedi soir d'un sympathique quatuor de Glasgow emmené par un hobbit.  En bons Ecossais, ils aiment le jeu. Eh oui, avec eux, c'est kilt ou double. C'est sur ce jeu de mots déplorable que je rends l'antenne et laisse la place à un confrère plus sérieux.

 

 

 

Contribution de Oddjob

Gaspard Royant : Marty McFly

A la croisée de la pop british élégante et du rock yankee couillu : c’est efficace et c’est français !

Har Mar Superstar : Diu

La (super) star dont on ne peut plus se passer : une autre forme de classe…

Morrissey : Action is my middle name

On nous promet un nouvel album pour 2014. En attendant, il continue à nous offrir des titres toujours aussi imparables.

Ennio Morricone : Norme con ironie (Citta violenta)

A travers un double CD dans l’indispensable collection Ecoutez le Cinéma de Stéphane Lerouge, c’est 50 ans de carrière qui sont passés en revue : du western, du polar, de l’horreur, de la romance… bref du cinéma comme on aime !

 

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