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Créé en mars 2007

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Fury Magazine, toujours à la pointe de l'actualité d'il y a cinquante ans en arrière.

Nos garanties :

- Tous nos articles sont écrits sur des ordinateurs à fiches perforées gros comme une camionnette.

- Nos rédacteurs ne communiquent entre eux que par téléphone filaire.

- L'un d'eux est né avant 1960.


"Nous sommes l'avant-garde du passé."

Modern life is rubbish...

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... quoique...
Par Oddjob
  

"Dans des aventures sensationnelles, inédites… Spirou présente… Un type extraordinaire les amis ! Jean VALHARDI ! Un gaillard plein d’allant et de courage que vous aimerez. Comme vous aimez les héros de Spirou…"

Vous savez donc ce qu’il vous reste à faire ! Précipitez-vous chez votre libraire favori et plongez-vous dans les aventures de VALHARDI, le célèbre détective dont la poignée de main, franche et ferme, était le signe de reconnaissance des membres du Club des Amis de Spirou. Eh oui, les belles éditions DUPUIS, nous proposent, enfin, une magnifique intégrale digne de ce nom, avec un premier tome regroupant les années 1941 à 1946, avec Doisy au scénario et surtout Jijé au dessin. Alors mieux qu’une distribution de cartes de rationnement gratuites… lisez les enquêtes de VALHARDI !

Vous En Voulez Encore ?

Trop chauve pour être une rock star, trop asthmatique pour être footballeur, pas assez alcoolique pour être écrivain, trop Français pour être Anglais, pas assez suicidaire pour être artiste, trop intelligent pour la télé-réalité. Il ne me restait pas grand' chose, et ce pas grand' chose, c'est devenu Fury Magazine. Hong Kong Fou-Fou


Rédaction :
wally gator logo Wally Gator : rugby de village, communion solennelle et charcuterie.
Eleve-Moinet-2.jpg  Elève Moinet : permis B, Première étoile, BEPC (mention Assez bien)
oddjob logo 2 Oddjob : KPM, RKO et Kop Boulogne.
barbidule-logo.jpg Barbidule : contradictions, bals de village et coloriage.
Getcarter logo Getcarter : mod, mod, mod.
hkff logo Hong Kong Fou-Fou : soins capillaires, huile de moteur et kilomètre arrêté.

N'hésitez pas à nous écrire : fury.mag@gmail.com (Pas de compliments, nous sommes modestes. Pas de critiques, nous sommes susceptibles. Pas d'insultes, nous sommes hyper baraqués. Pas de propositions à caractère sexuel, nous sommes fidèles.)
Vous pouvez également devenir fan de Fury Magazine sur Facebook (ici : Fury Magazine sur Facebook).
20 mai 2013 1 20 /05 /mai /2013 06:00

hkff logo Par Hong Kong Fou-Fou

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Ne vous méprenez pas en lisant ce titre, je ne vais pas vous raconter mon weekend, même s'il a été très agréable. Non, notre trop rare mais toujours vigilant collaborateur GetCarter vient de m'apprendre que mercredi 22 mai prochain, il fallait être au Festival de Cannes. Que l'on soit bien clair, le Festival de Cannes, cela fait un paquet d'années qu'il ne représente plus grand' chose d'intéressant à mes yeux. Beaucoup de froufrous, de cancans, de blabla et de blingbling. Et ce ne sont pas quelques desperados voleurs de bijoux ou un pistolero solitaire sur le plateau de Canal+ qui vont me faire changer d'opinion.

Pourtant le 22 mai prochain, c'est à Cannes que j'aimerais être. Et si Fury Magazine était reconnu à sa juste valeur, je pourrais même monter les marches avec quelqu'un qui il y a une quarantaine d'années était habitué à gravir lestement celles des podiums (43 fois en tout) des circuits de F1 du monde entier, Sir Jackie Stewart. Il sera au côté de son vieil ami Roman Polanski, pour présenter un nouveau montage du documentaire que celui-ci lui a consacré en 1971 lors du 29ème Grand Prix de Monaco, suivant ses faits et gestes pendant trois jours. Il a eu du bol, Polanski, puisque Stewart a gagné cette édition. Son film serait un peu tombé à l'eau si le pilote avait abandonné au premier tour...


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Jackie Stewart, l'Ecossais volant. Champion du monde de F1 en 1969 avec Matra, puis en 1971 et 1973 sur Tyrell. Une allure inoubliable, des grosses rouflaquettes, une casquette en tweed toujours sur la tête (quand il ne portait pas son célèbre casque, évidemment), des lunettes de soleil de rock star. Ils avaient quand même de la prestance, les pilotes, en ce temps-là. Ceux d'aujourd'hui sont certainement tout aussi talentueux, mais niveau allure et charisme, ils peuvent repasser. Jackie Stewart a couru 99 grands prix. Il comptait arrondir à 100, sa dernière course avant la retraite devait être le Grand Prix des Etats-Unis à Watkins Glen, en octobre 1973. Mais suite à l'accident mortel de son coéquipier François Cevert lors des essais, il a renoncé à participer.

Je n'ai pas encore vu le documentaire, juste l'extrait ci-dessous sur youtube, mais il mérite certainement un Oscar. Peut-être pas la statuette, non, mais au moins le phare longue portée. Quant à Roman Polanski, je ne sais pas ce qu'il mérite, difficile de se prononcer après le viol de 1977. On dira juste pour tenter d'excuser le réalisateur de Rosemary's baby qu'il avait perdu la Tate...


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Le dimanche 23 mai 1971, Jackie Stewart remporte le Grand Prix de Monaco et reçoit les félicitations du couple princier. La couronne de lauriers n'est pas à sa taille.


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Un cliché sympathique pris lors de la soirée donnée le dimanche soir en l'honneur du vainqueur de l'après-midi. On y voit, en partant de la droite : Nino Ferrer, puis Jackie Stewart, François Cevert, Graham Hill et, enfin, le seul à ne pas avoir la ligne pour entrer dans une monoplace, le chanteur Moustache. Qui pourtant a aussi fait de la compétition automobile

 

Et pour terminer un extrait de Weekend of a champion, dans lequel Jackie Stewart donne ses conseils pour gagner à Monaco, et un autre document vidéo où il parle de rouflaquettes et de femmes...


 

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Published by Hong Kong Fou-Fou - dans Sports
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11 mai 2013 6 11 /05 /mai /2013 06:40

hkff logo Par Hong Kong Fou-Fou

 

Le 7 mars 1969, les spectateurs français attendent patiemment à l'entrée des salles de cinéma qu'une ouvreuse munie d'une lampe électrique viennent les accompagner à leur siège. Après les actualités et les réclames, et après avoir acheté à l'entr'acte une quelconque friandise aux mêmes ouvreuses munies d'un panier d'osier, ils découvrent le générique coloré du nouveau film de Gérard Oury, "Le cerveau", associé au morceau imparable "The brain" de Georges Delerue et The American Breed.

A la 23ème minute du film, la frange masculine du public entre en transe. Il n'y a plus que les caramels qui sont mous, les grains de popcorn giclent hors de leur cornet et les esquimaux dégoulinent dans les mains. L'actrice Silvia Monti envahit l'écran, dans une scène restée culte et qui n'a rien perdu de son intensité érotique quarante-quatre ans plus tard. Comme je n'aime rien affirmer qui ne soit scientifiquement prouvé, je viens de me la passer dix-sept fois d'affilée, impossible de s'en lasser (de s'enlacer aussi, malheureusement). Accrochée à une corde, la belle Italienne se laisse descendre d'un balcon, (dé)vêtue d'un bikini noir et munie d'un mini poste de radio d'où s'échappe la chanson "Cento giorni" de Caterina Caselli. Tous les hommes autour de la piscine sont en arrêt. Et pourtant, ce sont des gangsters, par nature pas faciles à arrêter. Silvia Monti glisse le long de sa corde comme un serpent le long d'une liane et hypnotise sa proie (Monti python, quoi).


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Dans le film, Silvia Monti incarne Sofia, la soeur du mafieux sicilien Frankie Scannapieco qui, afin de la garder pure jusqu'au mariage, la tient recluse dans sa somptueuse villa sicilienne et éloigne à coups de fusil ses prétendants éventuels. Excédée, la belle jure à son frère qu'elle offrira sa virginité au premier venu. Le premier venu n'est pas le premier venu, puisqu'il s'agit du colonel Matthews, le fameux "Cerveau" qui débarque pour négocier son prochain coup avec la Mafia. Le tandem David Niven/Eli Wallach fonctionne à merveille mais, honnêtement, à partir du moment où Sofia lance son opération séduction, tout le reste, on s'en moque.

Lamartine a écrit "O temps, suspends ton vol" en 1820 mais ce n'est pas possible, ce doit être une erreur, il avait forcément vu "Le cerveau" avant. Cette expression prend tout son sens en visionnant cette scène. J'en mettrais mon kimono au feu, Gérard Oury a dû la faire recommencer plusieurs fois, pour le plaisir. "Silvia, c'était parfait mais on va la refaire par acquis de conscience". "Silvia, ce n'est pas toi mais ce crétin de Giuseppe est entré dans le champ". "Plus sensuelle encore, s'il te plaît, Silvia". "Désolé mon chou, j'ai oublié de mettre la caméra en marche". Etc.

Si pour ce qui est de sortir de l'onde, c'est Ursula Andress qui mérite la palme dans "Dr. No" (normal, elle a déjà le masque), Silvia Monti, elle, sait se jeter à l'eau.

On la voit peu ensuite dans le film, si ce n'est dans une autre scène où elle roucoule avec le colonel Matthews place du Trocadéro, à bord de son splendide coupé sport BMW 2000, et après l'attaque du train, déguisée en pompier, cette fois dans une plus banale R16.


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L'actrice poursuit sa carrière jusqu'au milieu des années 70, en tournant dans des films italiens inédits chez nous pour la plupart, surtout des gialli et des films éroticorrifiques : "Les sorcières du bord du lac" (Le regine, de Tonino Cervi, 1970), "Le venin de la peur" (Una lucertola con la pelle di donna, de Lucio Fulci, 1971), "Journée noire pour un bélier" (Giornata nera per l'ariete, de Luigi Bazzoni, 1971), "La fureur d'un flic" (La mano spietata della legge, de Mario Gariazzo, 1973). Elle tourne également pour Pasolini dans "Carnet de notes pour une Orestie africaine" (Appunti per un'Orestiada africana, 1970). Ils sont faits pour s'entendre : lui écrit en frioulan, elle est affriolante. Elle donne même la réplique au légendaire duo Terence Hill/Bud Spencer dans "Le corsaire noir" (Il corsaro nero, de Lorenzo Gicca Palli, 1971). Pasolini, Bud Spencer. Un sacré grand écart. Mais elle a les jambes pour.


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Puis elle devient comtesse, en épousant le noble vénitien Luigino Donà delle Rose, l'un des éminents membres de la jet-set italienne, qui crée Porto Rotondo en Sardaigne. Il fait de Silvia la reine de Saint Moritz, l'hiver, et de Marbella, l'été (j'espère qu'elle a gardé son bikini noir). En 1997, elle se remarie avec Carlo de Benedetti, ex-patron d'Olivetti, comte lui aussi, mais en banque.

Elle a également friquoté, plus jeune, avec Gianni Agnelli, qui a prononcé cette phrase pleine de sagesse : "Les hommes se divisent en deux catégories : ceux qui parlent des femmes, et ceux qui parlent avec les femmes". Je crois donc qu'il est temps de terminer cet article, sous peine de me voir irrévocablement classé dans la première catégorie.


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Published by Hong Kong Fou-Fou - dans Cinéma et TV
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4 mai 2013 6 04 /05 /mai /2013 07:01

wally gator logo oddjob logo 2 hkff logo Par Wally Gator, Oddjob et Hong Kong Fou-Fou

 

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Contribution de Oddjob

La sélection de ce mois-ci doit tout à l’élève Moinet ! Qu’il en soit ici profondément remercié…

Allah Las : Tell me (what’s on your mind)

De la pop garage authentiquement californienne. Un brin nostalgique, jamais parodique et délicieusement fiévreuse. Allah est grand !

http://www.youtube.com/watch?v=fiJYecS0vU0

Foxygen : San Francisco

Encore et toujours des Californiens, plus folk, plutôt hippies délurés. Comme quoi à Fury, on n’apprécie pas que ceux qui sont droits dans leurs bottes… loin de là !

http://www.youtube.com/watch?v=KtdWGGpvY1s

Princess Chelsea : The cigarette duet

Ce duo néo-zélandais nous offre une pop, certes pour neurasthénique, mais à l’énergie toute pince sans rire. Comme quoi fumer ne tue pas !

http://www.youtube.com/watch?v=4TV_128Fz2g 

 

 

 

Contribution de Wally Gator

Jacques Dutronc : Concert de 1966

Je ne crois pas avoir déjà parlé de M. Dutronc dans les sélections précédentes, c’est une injustice ! La voici réparée. Je crois que tout ce qu’il a pu faire entre 1965 et 1980 me plaît. Dans ce qui est post-1980, c’est au cas par cas, mais ce qui est sûr c’est que c’est un grand, un très grand.

http://www.youtube.com/watch?v=bMKqZoPa1-w

God is an astronaut : Snowfall

Un groupe dans la ligne directe de Mogwai. Ce que j’ai pu dire sur Mogwai, je pourrais presque le coller ici.

http://www.youtube.com/watch?v=y_NMIRatSSo

Ultra Orange : Ride

On change radicalement de sonorité. J’aime bien leurs débuts, moins ce qu’ils ont fait plus tard. Ceci dit, Ride, c’est vraiment pas mal. Mais, je préfère leurs débuts…

http://www.youtube.com/watch?v=H5kEmm9UVv8

The Limiñanas : Votre côté yéyé m’emmerde

Encore une petite perle de notre groupe local préféré. N’hésitez surtout pas : allez les voir, achetez leurs disques !!!

http://www.youtube.com/watch?v=qQKN1Ye2bVk

Madness : The sun and the rain

Bon, j’aime Madness, ce n’est pas une nouveauté. Je pourrais très bien citer un autre groupe. Mais je crois que si je n’en parlais pas l’élève Moinet n’aurait plus rien à raconter dans "Si elle est dedans...". Voyez donc au-delà de la simple sélection musicale dans ce paragraphe : voyez l’œuvre caritative.

 

 

 

Contribution de Hong Kong Fou-Fou

The Twang : Sheep (2013)

Ou quand un de mes groupes préférés d'aujourd'hui reprend un de mes groupes préférés d'hier, à l'occasion du Record Store Day.

Twisted Wheel : Ride (2012)

La roue est peut-être voilée, mais le cap est maintenu dans la bonne direction.

http://www.youtube.com/watch?v=GSOB3O4o2MY

The Antics : Got skills (2013)

Une vidéo low cost (ça coûte combien, un Bic ?) certainement tournée à Menton. Entre deux prises, les musiciens devaient se détendre en jouant à "Je te tiens par la barbichette".

http://www.youtube.com/watch?v=rOTECwBXhBs

Miles Kane : Don't forget who you are (2013)

Beady Eye : Flick of the fingers (2013)

En juin débarquent (c'est de saison) les seconds albums de Miles Kane et de Beady Eye. Dans la presse spécialisée, on se demande toujours à cette occasion si les artistes réussiront à franchir cet écueil, blablabla. Côté Beady Eye, on est serein, Liam a annoncé comme d'habitude qu'on n'a pas fait mieux depuis que Cro-Magnon a tapé sur deux cailloux pour faire de la musique. Quant à Miles, il s'est acheté un nouveau pantalon en cuir.

http://www.youtube.com/watch?v=UqJ-JCzH_xQ

http://www.youtube.com/watch?v=zj5RKp0inTw

Roger Verbor : Bonjour chez vous

Bon, là je ne peux pas vous proposer un quelconque lien pour écouter le morceau, il faudra passer à la maison écouter le 45t. "Bonjour chez vous" en face A, "L'évadé" en face B, sur la pochette le dessin d'une main qui salue, l'index et le pouce formant un cercle. La référence est claire. Sinon, que vous dire ? Les paroles, enregistrées en accéléré, c'est un type qui demande des renseignements à la gare, façon "A Caen les vacances" de Raymond Devos ; la musique, jazzy, est plutôt dansante. Quant à l'auteur, c'est apparemment un artiste belge, qui a commis quelques chansons que même Bézu renierait...

 

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Published by Hong Kong Fou-Fou - dans Musique
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27 avril 2013 6 27 /04 /avril /2013 12:45

oddjob logo 2 Par Oddjob

 

- Poulain, tu ne vas pas le dénoncer, n’est-ce pas ?

- Ce serait trop vil !

- Mon Dieu ! Je… Je ne sais plus où est mon devoir !

- De… De toute façon, la blessure de ce malheureux est trop grave pour que nous puissions le… le soigner nous-mêmes…

- On trouvera un médecin ! Il est notre hôte, il a requis notre aide !

- Que faire ? Seigneur, inspirez-moi !

- Oh ! Et si nous demandions conseil à Monsieur le Curé ? Lui saura ! Il nous guidera !

 

Vous auriez tort de vous fier, amis lecteurs, à la bondieuserie qui pourrait transparaître de cet échange. Amoureux du grand air, des sacs Lafuma, des chaussures Galibier, de l’odeur des fougères au petit matin, de la tente canadienne, des sentiers de montagne… ne passez pas votre chemin !

 

Nous sommes en 1959, année de publication dans le beau journal de Spirou, du Hameau Maudit, huitième (et sans doute l’une des meilleures) aventure de la Patrouille des Castors, du duo Charlier/Mitacq.


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- -

Pour tout vous dire, je n’ai, moi-même, jamais fréquenté le monde du scoutisme. Partagé, au début de mon adolescence, entre une pleine fascination (le prestige de l’uniforme de certains mouvements) et une totale incompréhension (guitare et pantalons longs chez d’autres groupes).

 

Bref, le scoutisme passait pour moi par la lecture assidue des exploits de Poulain, le charismatique Chef de Patrouille, Chat son ingénieux second, le très réfléchi Faucon, le "petit gros" gaffeur Tapir et Mouche, le cadet timide (dont les traits sont inspirés de ceux du fils de Pierre Joubert). Un sixième équipier, Lapin, ne partagera leur bivouac que pour le temps des deux premiers albums, Le Mystère de Grosbois et Le Disparu de Ker-Aven.

 

Car si en littérature, le genre a fait florès avec les ouvrages du Signe de Piste et ses hérauts, Foncine et Joubert, en bandes dessinées, le scoutisme n’a guère essaimé. Hergé nous gratifiera certes des exploits (anecdotiques) de Totor C.P. des Hannetons. Mais mis à part les Castors chez Dupuis, seules les éditions du Lombard tenteront une riposte poussive (comme, malheureusement, beaucoup d’histoires du journal Tintin, publiées par la suite à la va-vite dans les collections Jeune Europe ou Vedette…) avec les 3A, dessinés par Mittéi (fortement secondé par Tibet) et animés au scénario  par Duchâteau.

Par contre, le passé scout sera régulièrement mis à l’honneur dans les enquêtes du Colonel Clifton créé par Macherot. Et notre fameux Héron Mélomane de rempiler dans Kidnapping pour prendre la route avec sa troupe et redevenir "le grand dadais en culottes courtes" !

Enfin, Yann et Hardy nous dévoileront la version trash d’une patrouille de guides – les fameuses Libellules – pendant la dernière guerre, avec en prime un Prince Eric plus aryen que jamais !

 

Alors, oui, ici ou là, l’on retrouvera l’esprit scout – loyauté, honnêteté, don de soi – dans bon nombre de bandes dont les plus symboliques seront celles de Jijé : Jerry Spring, Valhardi ne sont-ils pas animés de ce courage chevaleresque, de cette débrouillardise toute scoute. Et puis, qui d’autre que Jijé pouvait raconter avec autant de brio la biographie dessinée du père du scoutisme… Baden Powell ?

 

Mais revenons à nos Castors. La série connaîtra son apogée au milieu des années soixante. Le Trophée de Rochecombe, Le Traître sans Visage, La Couronne Cachée, L’Autobus Hanté… autant de morceaux de bravoure tant scénaristiques qu’au niveau du dessin, Mitacq (Toucan Bénévole) nous livrant notamment des illustrations de couvertures d’une efficacité toute "maraboutienne". Pourtant, la fin des 70s laisse déjà transparaître un essoufflement, la patte de Charlier se faisant un peu lourde et le dessin s’académisant. En 1980, Charlier jette l’éponge et Mitacq poursuit seul (parfois assisté au scénario par Wasterlain) les destinées des Castors. Prisonniers du Large sera la dernière péripétie (à peu près) digne de ce nom. Leurs aventures suivent ainsi les vicissitudes du mouvement scout : le tiers-mondisme a débarqué, le sac à dos se fait trop lourd et la guitare a définitivement remplacé le béret et le chapeau à quatre bosses !


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Cependant, à côté de cette série phare, il ne faudrait pas oublier les autres productions de Mitacq. A commencer par Jacques Le Gall toujours en compagnie de Charlier. Créé dans Pilote dès son premier numéro (les planches y seront réalisées au lavis et publiées bien plus tard en grand format chez Dupuis), ce "scout" solitaire connaîtra six aventures d’excellente facture, dont le point culminant sera Le Lac de l’Epouvante. Depuis l’Alt Ausseer See, dans les Alpes autrichiennes jusqu’au Lac Toplitz, en passant par le Berlin de la Guerre Froide, notre jeune ami va se retrouver aux prises avec d’anciens nazis, de nouveaux communistes et d’espions occidentaux… tous partis à la chasse au trésor de guerre du défunt Reich ! S’étalant sur 65 planches, ce joyau franco-belge d’aventure est sans aucun doute celui de la paire Charlier-Mitacq : mystère, rebondissement, suspense, action, paysages grandioses, souterrains claustrophobiques… rien ne manque !

 

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Nous ne nous étalerons guère sur son personnage de Stany Derval, reporter de télévision dans les 70s, plus proche du vieux garçon (collier de barbe compris) que du boy scout intrépide ! Surnagent, tout de même, d’histoires plus ou moins longues et ineptes, deux enquêtes dignes d’intérêt : Les Galops de l’Enfer (à la tonalité proche des New Avengers…) et Les Deux Trésors de Montorgueil (où l’on retrouve des grottes, la montagne, une organisation criminelle… c’est traditionnel et carré à souhaits !)

 

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Mais aujourd’hui, plus de Castors, plus de jeunes gens fougueux épris d’aventure, plus de totem, sauf, peut-être, à Fury Magazine… Avouez que Hong Kong Fou-Fou en Chef de Patrouille, l’élève Moinet en jeune éphèbe apprenti louveteau ou Wally Gator en impétueux second dans son short bien repassé, ça a, tout de même, une certaine prestance !

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20 avril 2013 6 20 /04 /avril /2013 12:34

Eleve Moinet 2 Par l'élève Moinet

 

Après avoir passé 6284 heures sur les pages Chaland d'Ebay et être tombé 12256 fois sur "le chaland qui passe", vous l'avez compris plus vite que moi (l'émotion !), me voici enfin vengé. L'heure de la rédemption a sonné. Je suis donc fier de vous présenter le "(Yves) Chaland qui passe". Chaque mois, un collector rien que pour vous. Je viens de faire les comptes, cette rubrique devrait durer 12 ans et 3 mois.

PS : Nous cherchons toujours un volontaire pour "La place du Stanislas (Barthélémy)".


Ce mois-ci, le "Saint-Paul en Cornillon N°2".

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Désolé pour le retard, j’étais à ma réunion des auteurs anonymes. De retour de ce passionnant séminaire, j’ai enfin compris quels étaient les moyens de réussir ma tâche comme l’ont fait tous mes chers, mais néanmoins amis, collègues : Améliorer mon style - Faire plaisir à mon patron - Captiver mes lecteurs - Me renouveler.

C’était donc ça !... Comment n’y ai-je pas pensé plus tôt ?  Mais bien sûr… Voyons, commençons par le commencement, je vais relire mon Pifou poche N°2,  ça devrait bien m’aider. Après, voyons (pour réfléchir il faut mettre son stylo dans sa bouche et incliner sa tête en arr…), tiens, ce cadre au dessus du bureau… Ah l’ivresse des montagnes, après eux le déluge ah ah ah… Ce cadre au dessus du bureau ! Bon sang ! Comment n’y ai-je pas pensé plus tôt ? Mon patron aime Noel Gallagher. Aime les bonnets à pompons. Il y a marqué Captivant dessus et en bas Cornillon pour changer. C’est bien sûr ! Voila un dessin tout indiqué. Tout est enfin réuni.  Je sens que ça va marcher !  Je suis sûr que ça va marcher ! Je sens que je suis sûr que ça va marcher !

Livrons-nous pour la peine à une sévère analyse. Force est de constater que la ligne n’est pas encore très claire, mais nous ne sommes pas à la pêche. Nous sommes aux sports d’hiver. Qu’importe le flocon pourvu qu’on ait l’ivresse.

D’abord le contexte historique : il s’agit bien sûr d’un projet de couverture pour le N°381 du journal new wave Captivant dont le recueil parut en 1979. Il est daté du 2 août 1954, une époque ou l’on ne nous saoulait pas avec le réchauffement climatique, mais glissons sur le sujet.

Une considération générale pertinente ensuite : il irait bien, accroché au mur d’un bureau ou d’un couloir ou d’une chambre ou d’un salon ou d’une salle à manger. D’ailleurs, il est encadré, ce qui est bien utile en la circonstance. Un petit clou et hop ! Ca c’est fait, passons à une considération particulière : il me semble reconnaître les deux neveux de l’Oncle Paul venant enfin d’échapper à leur radoteur de tonton (ceux de l’oncle Charlie sont encore dans leur belle ferme de Bir Rebalou avec leur petite bonne). Nous reconnaissons en bas à droite nos deux sympathiques héros, Slim et Lucia. Slim Kentucky, homme blanc (comme neige) est particulièrement… hum… il est heu… glop glop. Lucia est fascinante. Lucia ? Lucia ! Nom de Dieu, ma K7 ! Pierrot-la-science a encore oublié de me rendre ma K7 ! Heu, il paraît qu’il faut une conclusion… La voilà : c’était un dessin bien rafraîchissant. Pierrot ? Pierrot ?

 

Indice de rareté : 5/5

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Published by Elève Moinet - dans BD et littérature
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13 avril 2013 6 13 /04 /avril /2013 07:11

hkff logo Par Hong Kong Fou-Fou

 

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Et si Hitler n'avait pas perdu la guerre en 1945 ? On se marrerait certainement beaucoup moins et "Fury Magazine" n'existerait probablement pas, ou s'appellerait "Führer Magazine" (j'aurais dans ce cas moins de mal à trouver des collaborateurs, haha). Cette uchronie est en tout cas le point de départ d'une web-série diffusée par la suite sur la TV australienne et créée par Dario Russo et David Ashby, auxquels on doit déjà l'irrésistible "Italian Spiderman".

 

Après nous avoir proposé les aventures d'un bedonnant super héros à moustaches en col roulé rouge frappé d'une araignée noire et affublé d'une coiffure digne d'un joueur de foot allemand de la fin des années 70, les deux compères reviennent avec ce projet plus ambitieux, une série consacrée aux exploits de 5 espions chargés d'éliminer un autre moustachu mal coiffé, Allemand toujours, Adolph Hitler. Comme c'est une mission dangeureuse, ils ont appelé ça "Danger 5", logique.


L'histoire se passe pendant la deuxième guerre mondiale, mais une deuxième guerre mondiale qui aurait un peu joué les prolongations et débordé sur les années 60, si on se réfère aux coiffures et au maquillage des personnages féminins, ainsi qu'à l'atmosphère générale.

 

L'équipe de Danger 5 est constituée de Tucker, l'Australien, de Claire, l'Anglaise, d'Ilsa, la louve slave, de Jackson, l'Américain, et de Pierre, le Français, grand amateur de cocktails et de musique afro-cubaine, mon préféré, sans chauvinisme aucun. Ils sont commandés par un colonel vêtu de la même veste que le N°6 dans "Le prisonnier" et affublé d'une tête d'aigle (ne me demandez pas pourquoi, je n'ai vu la série qu'en V.O. et j'avoue que certains détails m'ont échappé).


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La série est avant tout inspirée d'une certaine presse masculine d'antan dont les couvertures étaient ornées de demoiselles peu vêtues livrées aux mauvais soins de savants sadiques, de Nazis pervers ou de ratons laveurs enragés. Quant aux articles, ils auraient fait passer le "Nouveau détective" pour "Le Monde" (et une page de pub, une). C'est aussi un hommage aux créations de Gerry Anderson, "Les sentinelles de l'air" en tête. La base secrète dans laquelle l'équipe de "Danger 5" se repose entre deux missions loufoques n'est pas sans rappeler celle de la Sécurité Internationale. De même, les décors et les véhicules sont des maquettes en plastique, carton et polystyrène qui ne détoneraient pas dans U.F.O. ou Captain Scarlet. On retrouve tout un tas d'autres influences : Tarantino et son "Inglorious basterds", les films de monstres japonais façon Toho, Ray Harryhausen pour le stop-motion. On pense aussi à l'humour absurde des films ZAZ. Tout un pan de la pop culture qui est rarement mis en avant, sauf dans nos pages bien sûr, autocongratulons-nous !


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Chaque épisode est construit sur le même modèle : Hitler invente un truc pour nuire à l'humanité (ou juste se faire plaisir, comme quand il monte une troupe de danseuses pour se produire à l'occasion de son anniversaire, dans "I danced for Hitler"), les 5 braves tentent de le contrer et, cerise sur le strudel, de l'occire. Sans perdre leur bonne humeur, fumer comme des pompiers et boire comme des Polonais. Parce que c'est vrai que ça fume et que ça boit beaucoup, chez nos héros. A croire qu'ils sont sponsorisés par la Seita ou par Smirnov. Pas un bon exemple pour nos enfants, me dites-vous ? Mais hé, ho, les membres de "Danger 5" combattent quand même les pires criminels que l'Histoire ait connus, on peut bien leur accorder quelques vices, non ?

 

Et Dieu sait qu'ils en flinguent, des Nazis, à grandes rafales de Maschinenpistole 40. C'est tellement plus drôle de retourner contre l'ennemi ses propres armes.

 

Plutôt que de compter sur de vulgaires Waffen SS, Hitler fait appel à des dinosaures, des robots, des femmes invincibles. On croise même des Atlantes. On croise aussi tout le gratin du régime nazi, des noms tristement célèbres que les auteurs de la série se font un malin plaisir de ridiculiser : Mengele, Himmler, Goebbels, Heydrich. Y a pas, Hitler savait s'entourer. Tu parles d'une dream team. Une crime team, plutôt... Les autres barbares à moustaches de l'époque ne sont pas épargnés, puisque Staline et Hirohito font également un petit coucou.

  danger-5-3.jpg

 

La série frise le grand n'importe quoi. On a ainsi droit à un berger allemand qui fume et qui parle (je parle d'un chien, évidemment, pas d'un bonhomme en culottes de peau qui garde des moutons sur les pentes de la Thuringe). Dans un épisode, des zeppelins volent la tour Eiffel, provoquant des suicides en série chez nos malheureux compatriotes. Dans un autre, Hitler possède un bar clandestin, avec table de jeu et orchestre de jazz, musique qu'il semble grandement apprécier (Hitler mélomane, c'est Ruhr et chansons ?) Etc, etc. Les auteurs ont vraiment poussé très loin le bouchon. A côté de leur vision de la deuxième guerre mondiale, celle de Tarantino dans "Inglorious basterds", c'est les "Mercredis de l'Histoire".


Mais c'est tellement débile que ça en devient génial. Il y a dans trente secondes de "Danger 5" plus d'idées et de trouvailles que dans l'intégralité de "Plus belle la vie". Regardez le trailer, il vaut mieux qu'un long discours. Surtout s'il est prononcé par un nabot excité, dans une taverne à Munich dans les années 20.

 

 

Une petite visite sur le site officiel s'impose : http://www.sbs.com.au/danger5/index.html

Et merci à Barbidule, qui, à défaut d'écrire des articles, joue à merveille son rôle d'informateur.

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6 avril 2013 6 06 /04 /avril /2013 07:08

Eleve Moinet 2 Par l'élève Moinet

 

 

Michel, Dan, Jimmy, Marc, Ric… Les jeunes gars du style rétro

 

Ce mois-ci : Michel Vaillant dans "Route de nuit"


 route-de-nuit-2.jpg

 

Très inspiré du Gas-oil de Gilles Grangier, Route de nuit est le premier Michel Vaillant à ne pas sentir l’huile de ricin mais le... gasoil. Le cambouis aussi. Le coup fourré aussi. Et fleure bon le doux parfum de la chaussette et du maillot de corps. Un album où il faut y mettre son nez. Dans la collection du Lombard of course. D’ailleurs pour une fois que notre sympathique champion n’appuie pas dessus, les 64 pages jaunies sentent le champignon. Non, non ce n’est pas madame qui prépare une fricassée, c’est le doux parfum du style rétro. Et de l’aventure.

Pourtant il faut reconnaître que celle-ci n’est pas au coin de la rue ou de la route en l’occurrence, de nuit soit-elle, bien cachée sous la page de garde et le chaud soleil de la Riviera.

 

D’ailleurs, le début de l’histoire flirte dangereusement avec l’Atome style de Marcinelle. Quoi ? Les Vaillant se la coulent douce dans du design ? Au bord de la mer ? Il ne manque plus qu’une Turbo-traction garée devant la porte. Pourquoi pas un Fantacoptère pendant qu’on y est ? Un peu de sérieux ! On est rétro ou on ne l’est pas.  Heureusement après le père, la mère, le fils, le frère, la belle-sœur, nous faisons connaissance avec l’oncle Benjamin Vaillant. Pas mod(erne) pour deux sous. Bon il faut reconnaître que Ben l’oncle saoule un peu avec sa déontologie. La déontologie ! C’en est trop pour Michel, en pleine année sabbatique, aussi désœuvré qu’un chômeur en fin de droit. On ne touche pas à la déontologie !

 

Et puis il y a Yves, le gosse qui "tourne mal". Un comble pour l’as du volant. 50 ans plus tard, c’est au Grand frère de TF1 qu'il aurait eu à faire : "Tu veux pas faire d’efforts ? T’arriveras jamais à rien dans la vie si tu veux pas faire d’efforts !..." C’est vrai que Pascal le grand frère ressemble comme un frère au frère de Michel, à Jean-Pierre, tiens.

"Michel tu viens avec nous ? On va passer la soirée à saint-Trop’, avec Sacha…" Non, Michel ne viendra pas. Il n’est pas d’humeur à se faire draguer. Même en Facel Vega, même en Chevrolet Impala. Même dans la voiture d’Elvis, même dans la voiture du King (p.34). C’est avec un  petit noir qu’il a rendez-vous. Au petit matin, sur le comptoir en Formica d’un routier. Pour lui, c’est le temps des copains et des tapes sur l’épaule.

 

Et puis il y a le vieux Jules qui veut rouler des ses propres roues. Comment le blâmer ? Qui n’a pas envie de changer de temps en temps ? Il y a des jours j’ai bien envie de quitter Fury Magazine pour Doctissimo. Mais j’ai un bon patron. Et puis le père Jules, c’est un peu le routier qui sommeille en nous, à qui nous voulons tous ressembler. Regardez-le une dernière fois dans sa cotte à bretelles classique bleue à double piqûres. Une grande poche à rabat sur la poitrine, deux poches bavettes arrière, le tout maintenu par deux bretelles élastiques sur une chemise en flanelle mode. Elle laisse deviner, au lecteur averti, des sous-vêtements sérieux pour en faire bon usage et mouler le corps pour un parfait maintien sans gêner ni irriter. Le maillot de corps est solide, souple et aéré. Le slip assorti, de forme kangourou en tricot de coton avec poche tissée à ouverture latérale. La ceinture, élastique pour le confort du routier. N’oublions pas les indispensables brodequins souples en toile de coton écru imperméabilisée. Deux épaisses semelles  vulcanisées à profond relief antidérapantes. Se portent sur des chaussettes en forte laine renforcées nylon au talon et à la pointe. La pointe du pied étant la partie la plus sensible de cet organe ô combien important pour le routier et ses trois pédales. Quant au béret, il est basque, en drap souple et chaud.

 

Et puis il y a Régis, le fourbe. Parfait frère indigne du Jean-Pierre Aumont de L’affaire du Saint Fiacre de Maigret. Dommage que l’auteur ne force pas son coté "Bad boy". C’est aux putes ou au Papagayo jusqu’à 6 heures du mat’ qu’il devait emmener Yves et pas au Grand Prix de Monaco pour en faire un vrai voyou, voyons !

 

Et puis il y a le méchant, mû par l’appât du lucre et qu’on ne découvre qu'à la page 61. Je dois avouer que je me suis bien fait avoir, dis donc. Ah ça oui, alors ! Tout ça pour finir son voyage au bout de la (route de) nuit "fait comme un rat".

"Fait comme un rat !"  J’ai toujours rêvé de la placer celle-là.  Et si Route de nuit était ce dont on fait les rêves ?

 

J’allais oublier  le plus beau pour la fin : comment à ce stade de la loose, Ben fit cas de la seule femme de l’histoire pour planter un contre imparable et l’emballer pendant les arrêts de jeux. Du grand art. (L’histoire ne dit pas si madame Douléac s’appelle Lise et si elle est…). On est à Marseille oui ou non ?  Espérons tout de même que l’oncle Ben ne devienne pas trop collant. Quand je vous disais que Route de nuit était ce dont on fait les rêves.

 

tignasse.jpg

1963 : un mod de plus ? Un blouson noir de moins

 

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15 ans plus tard ils écoutaient Joy Division et Cabaret Voltaire sur Feedback et en modulation de fréquence

 

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30 mars 2013 6 30 /03 /mars /2013 07:20

wally gator logo oddjob logo 2 hkff logo Par Wally Gator, Oddjob et Hong Kong Fou-Fou

 

selection-musicale-avril-2013-copie-1.jpg

 

Contribution de Oddjob

Woodkid : The Shore

Ce n’était pas gagné d’avance… La couv' des Inrocks, un plateau au Grand Journal… bref tout pour faire un parfait produit faussement tendance et terriblement mainstream. Et pourtant, rien de tout de cela avec ce titre puissant et beau !

http://www.youtube.com/watch?v=PNc6FWkfbFA

Michel Legrand : B.O. Un homme est mort

Dans ce polar nerveux et quelque peu oublié, Jacques Deray réunissait dans le L.A. des 70s, Jean-Louis Trintignant, Roy Scheider, Angie Dickinson et Michel Constantin. Et n’avait pas à rougir de ses collègues yankees. Legrand non plus !

http://www.youtube.com/watch?v=R5C7mjGO25s

Kavinsky : Protovision

Là on est plutôt dans le polar 80s, moins classe mais plus rentre dedans…

http://www.youtube.com/watch?v=41_svUt5_e0

 

 

 

Contribution de Wally Gator

Mogwai : Auto rock

Issu de l’album "Mr. Beast". Tout simplement reposant, avec ce que ces Ecossais savent faire de mieux. En ce moment, cela me va très bien comme musique.

http://www.youtube.com/watch?v=W_b8S_bytc8

Paper Lions : Travelling

Canadien de langue anglaise, c’est presque anglais. Le détail amusant, c’est qu’ils sont de Belfast… sur l’île mais pas celle qu’on croit, celle du Prince Edward.

http://www.youtube.com/watch?v=S02bqXuntE0

The Raconteurs : Steady, as she goes

Je ne sais pas s’ils se la racontent mais ce qui est sûr, c’est qu’ils devraient changer de chemise et passer chez le coiffeur.

http://www.youtube.com/watch?v=Q7aOWIFgIZQ

Franz Ferdinand : Take me out

Le très bon souvenir des Déferlantes de l’année dernière. Fury Magazine s’était déplacé pour aller voir Noel Gallagher et 75 % des présents avaient été plutôt satisfaits. Déjà, l’élève Moinet faisait son intéressant !

http://www.youtube.com/watch?v=GhCXAiNz9Jo

 

Alors, cette année, nous y retournons. La soirée visée est celle où Madness jouera. Mais une crainte nous tord le ventre : si les Nutty Boys viennent (rien n’est confirmé), allons-nous supporter notre passage par la case-Cali ??? Bah, nous savons que pour atteindre le paradis, un passage au purgatoire est souvent nécessaire… Mais… Don’t quote me on that !!!

 

 

 

Contribution de Hong Kong Fou-Fou

Dexters : Recover (2012)

Normalement, la veste en jean neige avec les manches retroussées, c'est rédhibitoire. Les années 80 sont heureusement terminées. Mais ils ont l'air de tellement bien s'amuser, ces jeunes, je ne vais pas faire mon grincheux amidonné.

http://www.youtube.com/watch?v=WMOgw7nSZRQ

Raph Dumas et les Primaveras : Your love lifts me higher (2013)

Si je ne parlais pas des Primaveras en avril, je ne sais pas quand je pourrais bien le faire. Nouveau 45t pour ces régionaux de l'étape. C'est frais, gai, dansant. Et le morceau est co-signé par un autre local habitué de cette rubrique, Lionel "Limiñanas", ce qui est encore plus réjouissant.
https://soundcloud.com/theprimaveras-1/face-a-your-love-lifts-me

Jake Bugg : Seen it all (2013)

Ah, là, pour le coup c'est moins gai. Mais que c'est beau. La nouvelle vidéo du jeune prodige nous permet de retrouver l'un des excellents acteurs de "This is England", Michael Socha. Parfait dans ce rôle un peu (beaucoup) triste. 

http://www.youtube.com/watch?v=_est5zPL6eo

Bruce Foxton : Don't waste my time (2013)

La nouvelle vidéo du jeune prodige... oups, pardon, "copier-coller" malheureux, je reprends. La nouvelle vidéo du vieux monsieur nous permet de retrouver Steve Cropper, de Booker T & the MGs, qui, comme tout Américain qui se respecte (ou pas), a bien grossi. Il y a aussi Steve Norman, mais là j'avoue, j'ai tapé son nom dans Google. Spandau Ballet, oui, c'est ça. M'en fous. Les MGs, par contre... Sinon, ça a quand même un côté "From the Jam" un peu dérangeant.

http://www.youtube.com/watch?v=o5DokdB4uCs

The Strypes : Blue collar Jane (2013)

Donkey jacket, caban, parka, boots pointues, Rayban, costumes étriqués, chemises à pois, tambourin, magnétophone à bandes et filtre vintage pour tourner la vidéo. Les copains doivent bien se moquer d'eux à l'école. Heureusement, on voit quand même un des musiciens envoyer un SMS. Un peu de normalité. En tout cas, la relève est assurée. Bruce Foxton et quelques autres peuvent partir à la retraite.

https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=gZb8nEemK2k

The Supernovas : Don't believe in heroes anymore (2012)

Mais bien sûr qu'il ne faut plus croire aux héros. D'autant plus que nous sommes tous des héros qui s'ignorent. Enfin, moi, ce sont plutôt les autres qui m'ignorent.

http://www.youtube.com/watch?v=52zVA1UbkMA

 

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23 mars 2013 6 23 /03 /mars /2013 06:30

oddjob logo 2 Par Oddjob

 

Nous sommes en 1961.

Le Monde libre n’a pas encore pour ange gardien cinématographique un certain agent des services secrets britanniques. L’espionnage est déjà, bien sûr, un genre prisé de la littérature et du cinéma anglo-saxons, d’Ambler à Hitchcock. Et pourtant, c’est en France que naît sur écran le modèle décalé, élégant et pour tout dire aristocratique de l’espion que nous aimons.


monocle 1

 

Ainsi démarreront les aventures de Théobald Dromard, alias le Monocle, honorable agent du 2ème Bureau. Tirées des romans (un brin plus sérieux que leurs adaptations) du grand résistant Rémy, elles seront portées à l’écran par trois fois par Georges Lautner.

Après Le Monocle Noir, suivront en 1962 L’Œil du Monocle et en 1964 Le Monocle Rit Jaune.


monocle-2.jpg

Mais pour affronter les barbouzeries de la Guerre Froide, il fallait un acteur à la hauteur des enjeux. Pas question d’un bellâtre frelaté, d’un besogneux de la gâchette, d’un acharné de l’uppercut. Rien de tout cela. Car la trouvaille fut de confier le rôle titre au hiératique Paul Meurisse. Le Monocle tenait là une incarnation impeccable : un brin vieille France, mais finalement très stylé et distingué, homme de théâtre flegmatique au visage sérieux, voire grave, et surtout à la voix profonde et sûre !

Bref, le gentleman « à la française » est né !

Car pour notre agent, pas question de violence brutale, de corps à corps sanglants, bref d’exercice sportif totalement futile. Il laisse les basses œuvres à ses hommes de main. En effet, il n’agit jamais seul et sera tour à tour épaulé dans sa défense des intérêts de la République, par l’Adjudant Trochu (Jacques Marin), Archiloque (joué par l’ancien catcheur Henri Cogan), ou encore le Sergent Poussin (interprété par Robert Dalban).

Mais surtout, à personnage exceptionnel, missions hors du commun, et notre agent d’être sur tous les fronts : de nostalgiques nazis tentent une ultime résurrection de feu le IIIème Reich au cours d’une réunion secrète au sinistre château de Villemaur ; une partie de chasse au trésor de guerre allemand, non pas au fond d’un lac autrichien, mais au large de la Corse, attirent de joyeux agents anglais et soviétiques ; une terrible secte basée à Hong Kong s’en prend à la dissuasion nucléaire française !

Heureusement ces péripéties échevelées, teintées d’humour noir et de cynisme bon teint ne sombreront jamais dans le pastiche facile, la parodie graveleuse. Certes le monde de l’espionnite aigüe y sera mis à mal, mais avec un sens de l’humour et dans une atmosphère « à l’anglaise ». A mille lieues de la vulgarité crasse de l’OSS 117 version Dujardin, parfait exemple malheureux de comédie d’espionnage franchouillarde et bas du front…

Et les productions de s’étoffer à chaque épisode, jusqu’à convoquer sur Le Monocle Rit Jaune Michel Magne à la bande originale et à afficher Edward Globe Trotter Meeks (en officier de sa Gracieuse Majesté) et surtout Barbara Steele (la trop fameuse Reine Martyre du cinéma gothique !). Meurisse en perdra, d’ailleurs, son flegme. Jugeant ainsi indigne de donner la réplique à une actrice d’un genre aussi peu noble (à ses yeux) que le fantastique, il eut à son égard, tout au long du tournage, une attitude fort peu digne d’un gentleman.


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Alors, évidemment, notre confrère, le pointilleux Elève Moinet nous rétorquera que Meurisse n’a jamais été aussi épatant que chez Clouzot, en directeur tyran dans Les Diaboliques (et pour cause !).

Mais ne gâchons pas notre plaisir, car après lui, l’espionnage français ne sera plus qu’une affaire de fonctionnaire patenté.


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16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 07:05

Six

hkff logo Par Hong Kong Fou-Fou

 

Driiing !

- Allo ?

- Allo, Wally ? Hong Kong Fou-Fou à l'appareil.

- Chef, oui, chef !

- Repos mon petit. Dis-moi, je t'appelle parce que ce mois-ci Fury Magazine fête son sixième anniversaire et je voulais savoir si tu ne pouvais pas nous pondre vite fait un petit article là-dessus.

- Heu, patron, vous savez bien que je n'écris plus rien depuis bien longtemps. A part parler de Madness dans ma sélection musicale, ma contribution se situe plutôt au niveau du maintien de l'ordre dans la rédaction. Si vous avez besoin de moi pour aller tarter l'élève Moinet, là par contre, je suis votre homme.

- Non, non, ça ira pour l'instant.

- Bon dans ce cas, excusez-moi chef, mais je vous laisse, il y a mon bouchon qui vient de plonger d'un coup, je crois que j'en tiens une grosse...

Clic.

 

 

Driiing !

- Allo ?

- Allo, Oddjob ? Hong Kong Fou-Fou à l'appareil.

- Bonjour, patron ! Comment ça va ?

- Tout dépendra de ta réponse. Je t'appelle parce que ce mois-ci Fury Magazine fête son sixième anniversaire et je voulais savoir si tu ne pouvais pas nous pondre vite fait un petit article là-dessus.

- Ah ben ça aurait été avec plaisir mais je dois finir un papier sur Olga Forzalegre, vous savez, cette actrice péruvienne par son père, normande par sa mère, qui a fait une carrière fugace mais remarquée à Hollywood de mars à juin 1964. On la voit brièvement traverser l'écran dans la scène de tempête de sable nocturne de "Lawrence d'Arabie". Pas la version de David Lean, bien sûr, mais celle, beaucoup plus lyrique à mon avis, de Gordon Barwoold, qui n'était, faut-il le rappeler, qu'un pseudonyme de Gordon Darwoold, en délicatesse avec son percepteur. Un fait remarquable que beaucoup de gens ignorent, c'est qu'Olga a croisé Paul Newman dans une pharmacie et qu'ils se sont partagés une boîte de pastilles pour la toux. En vérifiant cette information dans ma collection des Cahiers du Cinéma, je suis tombé sur une photo d'elle saisissante où on la voit préparer un boeuf mironton à Acapulco et je pense...

- OK OK, j'ai compris.

Clic.

 

 

Driiing !

- Allo ?

- Bonjour Madame, je voudrais parler à l'élève Moinet s'il vous plaît. De la part de Hong Kong Fou-Fou.

- Ouhlala mon bon Monsieur, il est alité. Il a passé toute la nuit à travailler sur sa rubrique "Si elle est dedans c'est pareil". Pendant qu'il tapait fébrilement sur sa machine, je l'entendais murmurer : "Cette fois le patron sera fier de moi... Cette fois le patron sera fier de moi..." Inlassablement. Il vous admire tellement. Alors ce matin, je n'ai pas eu le courage de le réveiller, il est d'une constitution si fragile.

- Heu, vous avez bien fait, Madame. Vous avez bien fait. Je passerai dans la journée lui porter une figurine Starlux. Au revoir, Madame.

Clic.

 

 

Chers lecteurs, suite à une activité débordante de la rédaction de Fury Magazine, il n'y aura pas d'article célébrant le sixième anniversaire de votre magazine préféré cette année. A la place, nous vous proposons un documentaire photographique sur la vie privée des monstres. Rendez-vous, peut-être, pour nos sept ans. De bonheur, bien sûr.


 

momie.jpg

- Chérie, tu as encore oublié de mettre de l'assouplissant quand tu as lavé mes bandelettes !

- Détends-toi, va plutôt t'allonger sur le canope, et si tu es bien sage j'irai enfiler ma tenue bandage...

 

loup-garou.jpg

- Chérie, tu as encore oublié de m'acheter mes lames Gillette...

- Pfff, tu as l'air mal luné, toi, ce soir !

 

frankenstein.jpg

- Chérie, tu aurais pu me prévenir que tu avais mis l'acide chrlorhydrique dans mon flacon d'après-rasage !!!

- Bon, ça va, il n'y a pas de quoi déboulonner !

 

dracula-2.jpg

- Chérie, est-ce qu'il reste des concombres pour mon masque anti-rides ?

- Des concombres, non, par contre il y a de l'ail...

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Merci de faire de la pub pour notre magazine en insérant sur votre site la bannière ci-dessous. Dès que nous aurons des locaux suffisamment vastes, nous érigerons votre statue équestre grandeur nature, en marbre et porphyre, dans le hall d'entrée, en signe de reconnaissance indéfectible.

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