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Créé en mars 2007

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Fury Magazine, toujours à la pointe de l'actualité d'il y a cinquante ans en arrière.

Nos garanties :

- Tous nos articles sont écrits sur des ordinateurs à fiches perforées gros comme une camionnette.

- Nos rédacteurs ne communiquent entre eux que par téléphone filaire.

- L'un d'eux est né avant 1960.


"Nous sommes l'avant-garde du passé."

Modern life is rubbish...

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... quoique...
Par Oddjob
  

"Dans des aventures sensationnelles, inédites… Spirou présente… Un type extraordinaire les amis ! Jean VALHARDI ! Un gaillard plein d’allant et de courage que vous aimerez. Comme vous aimez les héros de Spirou…"

Vous savez donc ce qu’il vous reste à faire ! Précipitez-vous chez votre libraire favori et plongez-vous dans les aventures de VALHARDI, le célèbre détective dont la poignée de main, franche et ferme, était le signe de reconnaissance des membres du Club des Amis de Spirou. Eh oui, les belles éditions DUPUIS, nous proposent, enfin, une magnifique intégrale digne de ce nom, avec un premier tome regroupant les années 1941 à 1946, avec Doisy au scénario et surtout Jijé au dessin. Alors mieux qu’une distribution de cartes de rationnement gratuites… lisez les enquêtes de VALHARDI !

Vous En Voulez Encore ?

Trop chauve pour être une rock star, trop asthmatique pour être footballeur, pas assez alcoolique pour être écrivain, trop Français pour être Anglais, pas assez suicidaire pour être artiste, trop intelligent pour la télé-réalité. Il ne me restait pas grand' chose, et ce pas grand' chose, c'est devenu Fury Magazine. Hong Kong Fou-Fou


Rédaction :
wally gator logo Wally Gator : rugby de village, communion solennelle et charcuterie.
Eleve-Moinet-2.jpg  Elève Moinet : permis B, Première étoile, BEPC (mention Assez bien)
oddjob logo 2 Oddjob : KPM, RKO et Kop Boulogne.
barbidule-logo.jpg Barbidule : contradictions, bals de village et coloriage.
Getcarter logo Getcarter : mod, mod, mod.
hkff logo Hong Kong Fou-Fou : soins capillaires, huile de moteur et kilomètre arrêté.

N'hésitez pas à nous écrire : fury.mag@gmail.com (Pas de compliments, nous sommes modestes. Pas de critiques, nous sommes susceptibles. Pas d'insultes, nous sommes hyper baraqués. Pas de propositions à caractère sexuel, nous sommes fidèles.)
Vous pouvez également devenir fan de Fury Magazine sur Facebook (ici : Fury Magazine sur Facebook).
13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 06:58

hkff logo Par Hong Kong Fou-Fou

 

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Apple annonce pour 2015 la sortie de sa montre connectée, l'Apple Watch, et des millions de bobos/geeks/suiveurs/esclaves de la technologie (rayez tous ces cons inutiles) attendent  impatiemment de devoir débourser quelques centaines d'euros pour se l'acheter. Ils ne savent pas vraiment pourquoi, mais il faut quand même qu'ils arborent ce nouveau gadget à leur poignet. Envoyer des mails avec sa montre, la belle affaire ! Une montre, ça doit donner l'heure, point. Détourner un objet de sa fonction première, y coller tout un tas de fonctions inutiles mais qui épatent la galerie, on n'arrête pas de nous faire le coup. Avec le téléphone, bien sûr. Qui permettra bientôt de tout faire, sauf téléphoner. Mais ce n'est pas grave, votre stylo connecté, lui, sera là pour ça. Bien sûr, il n'écrira plus, mais comme il n'y aura plus de papier, personne ne s'en apercevra. Dans la gamme toujours plus vaste des objets "connectés", il y a aussi les lunettes de soleil. A mon humble avis, des lunettes de soleil, ça devrait juste servir à avoir l'air cool à la terrasse ensoleillée d'un café, lorsqu'on déguste son expresso en lisant son journal. Ce n'est pas pour afficher une carte, regarder des vidéos ou, justement, lire un journal numérique. Des lunettes "affichage tête haute", qu'ils appellent ça. Moi, si j'en portais, je me sentirais tout penaud et je marcherais plutôt la tête basse.

Avec les montres connectées, on s'attaque à quelque chose qui est sacré à mes yeux. La mesure du temps. C'est peut-être parce que je suis petit-fils d'horloger et que j'ai vu mon grand-père, une loupe vissée à l'oeil, passer des heures à manipuler avec ses brucelles des rouages minuscules et des engrenages compliqués que je suis autant attaché aux belles montres mécaniques. Pour moi, l'heure est grave. Si vous me permettez une allitération, je suis toqué des tocantes qui font tic-tac. Regarder avancer une trotteuse, c'est prendre conscience du temps qui passe. Déjà quand au milieu des années 70, un copain m'avait fièrement montré sa Casio à affichage digital, je m'étais dit qu'il y avait une erreur d'aiguillage... Elle était LED, je la voyais laide. Mon inquiétude n'a fait que grandir lorsqu'en 1977 HP a sorti une montre avec calculatrice intégrée. 1977. L'anarchie dans l'horlogerie. Je tolère à peine les montres à quartz. Une vraie montre doit être mécanique, munie d'un remontoir. Mais ça, les habitués de nos colonnes l'ont compris : à Fury Magazine, on aime remonter le temps.

Moi personnellement, j'ai une Omega Speedmaster. Elle m'a coûté un bras, mais je suis fier de la porter au montres ridiculouspoignet de celui qui me reste. Et comme dans cent ans, ma montre fonctionnera sans doute encore, j'espère la léguer un jour à mon fils, qui lui-même la lèguera à son fils, etc. Comme dans Pulp Fiction, en priant pour que je n'aie jamais à user du même subterfuge que Christopher Walken pour la cacher. C'est gros, une Speedmaster. La durée de vie d'une Apple Watch, elle, doit être programmée à l'avance. On ne fabrique plus rien qui soit destiné à durer. On vit à l'ère du "tout jetable", on crée des besoins, des nouvelles versions qui ringardisent les précédentes, pour inciter les gens à consommer toujours plus. Au final, j'aurai dépensé moins pour ma montre que les gogos qui achèteront tous les ans la nouvelle version de l'Apple Watch.

Une fois n'étant pas coutume, je vais essayer d'être honnête et de comprendre sans à-priori négatif à quoi peut bien servir une montre connectée. Prenons pour cela un exemple concret. L'escalade de l'Everest, tiens. Vaincu en 1953 par Sir Edmund Hillary mais comme apparemment il y a controverse quant à la montre qu'il portait (en théorie, une Rolex Explorer mais comme d'habitude la théorie du complot est passée par là pour semer le doute), choisissons plutôt l'expédition suisse de 1956, dont les membres portaient un bonnet sur la tête et une montre Enicar Sherpa au poignet. A quoi leur servait leur montre ? A connaître des choses simples mais essentielles comme le temps qu'il restait avant la tombée de la nuit, leur vitesse moyenne de progression, etc. Imaginons la même expédition aujourd'hui, chaque alpiniste étant équipé de son Apple Watch. Purée ça n'avancerait pas : il y en a un qui s'arrêterait pour envoyer un mot tendre à sa dulcinée, un autre qui regarderait la météo pour savoir s'il valait mieux ranger le bonnet au fond ou au-dessus du sac, un autre qui tweeterait des blagues sur ses copains ("Roger n'a toujours pas changé de chaussettes LOL #onselespelesurleverst"), un autre enfin qui évaluerait le nombre de calories dépensées ("Ouaiiiis, je peux prendre un double Twix au goûter !") Et si ce truc était muni d'un appareil-photo, on aurait droit en direct à de beaux selfies sur le toit du monde. En supposant qu'il y ait du réseau. Sinon, de futile, le gadget deviendrait inutile.

Avant, les pubs des montres montraient des plongeurs, des pilotes de course, des explorateurs. Des mecs, quoi. Pour l'Apple Watch, on va choisir un geek gringalet, champion du monde de Candy Crush ? Eh bien non, résistons ! Je suis papa d'un jeune garçon de 11 ans. Un jour, au cours d'une randonnée, je lui ai montré comment on pouvait trouver le Nord avec une montre et le soleil. J'ai lu dans son regard un mélange d'étonnement et d'admiration. Pendant une fraction de seconde, j'ai été Buck Danny crashé dans la jungle ou Laurence d'Arabie traversant le désert, Si je m'étais contenté d'appuyer sur l'application "Boussole" de mon Apple Watch, je n'aurais certainement pas gagné mes galons de "Papa cool".

Parce que c'est ça : la guerre des applications contre les complications. Les complications, ce sont les fonctionnalités que présentent certaines montres mécaniques et qui nécessitent une virtuosité certaine de la part de leur concepteur (l'affichage de la date est la plus courante, mais on peut avoir aussi celui des phases de la lune ou de la réserve de marche, par exemple). Si votre montre peut mesurer la durée d'un événement, elle vous ouvre les portes d'un univers fantastique, vous êtes le capitaine Nemo à bord du Nautilus, vous possédez un chronographe, ou chronoscope. Les montres connectées, elles, ne possèdent que des applications. Des lignes de code que n'importe quel petit malin calé en C++ peut vous programmer en deux heures et trois tasses de café.

Sur le terrain des noms, les montres mécaniques sortent aussi largement gagnantes. Au hasard, Aquastar "Deepstar", Rolex "Daytona", Omega "Seamaster", ça fleure bon les embruns, l'huile de ricin ou le napalm (oula, je m'enflamme). L'Apple Watch peut aller se rhabiller... La montre pomme ? Pfff, un truc pour les poires...

Avec toutes ses inventions à la noix, le monde moderne va faire de nous des cons. Des cons-nectés, mais des cons quand même.

Allez, comme je suis gentil, un petit cours rapide d'orientation (l'oriente-express, quoi) : pour trouver le Nord avec une montre, il faut d'abord la mettre à l'heure du soleil (moins deux heures l'été, moins une heure l'hiver), puis pointer avec la petite aiguille la direction de l'astre flamboyant (qu'est-ce qu'il ne faut pas faire pour éviter les répétitions...) La bissectrice de l'angle formé par cette direction et celle du 12 correspond à l'axe Nord-Sud. Pour savoir où est le Nord, il faut se rappeler que le Sud est à gauche du 12 le matin, et à droite du 12 l'après-midi.

 

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Published by Hong Kong Fou-Fou - dans Divers
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6 octobre 2014 1 06 /10 /octobre /2014 07:18

oddjob logo 2 Par Oddjob

 

Cet article aurait pu débuter différemment.

J’aurais pu vous concocter une bonne petite intro racontant comment, alors que j’avais une dizaine d’années, je découvris par un beau dimanche après-midi, sur feu Antenne 2, tout à la fois des acteurs auxquels je décidais illico de ressembler (Mc Queen, Coburn, Brynner and co), un standard du western (The Magnificient Seven), mais aussi, et peut-être surtout, une musique impressionnante. Pour la première fois, je frissonnais rien qu’à l’idée de réentendre à chaque scène la composition d’Elmer Bernstein (un nom que j’ignorais bien évidemment à l’époque).


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Ou comment l’histoire de sept mercenaires prêtant main forte à des paysans mexicains rançonnés par d’autres Mexicains, bandits et armés jusqu’aux dents ceux-là, enluminée d’une partition fougueuse, peut transformer votre vie !

Car j’avoue qu’une petite contribution sur les bandes originales de films me trottait dans la tête depuis déjà longtemps. Et puis, le dernier coffret proposé par Stéphane Lerouge, dans son indispensable collection Ecoutez le Cinéma (oui je sais, je me répète !), et consacré aux scores des films de Louis de Funès, a été le déclic…D’autant plus qu’il a constitué la bande son parfaite de mon été ! Que voulez-vous, les partitions de grand Raymond Lefèvre (même pour un nanard comme Le Gendarme et les Extraterrestres) ou du trop souvent mésestimé Vladimir Cosma, m’ont toujours enthousiasmé.


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Ensuite j’aurais pu, aussi, convoquer John Barry (comment choisir un titre parmi tous ses chefs d’œuvre ?), Bernard Hermann (North By Northwest, Psycho), Alex North (Spartacus), Maurice Jarre (Doctor Zhivago, The Professionals), Dimitri Tiomkin (Rio Bravo, The Guns Of Navarone), Michel Magne (Fantômas, Ne Nous Fâchons Pas), Michel Colombier (Le Pacha, L’Alpagueur), Philippe Sarde (Les Choses de la Vie, La Valise), François de Roubaix (Les Aventuriers, Dernier Domicile Connu), Riz Ortolani (Cannibal Holocaust)… Sans hiérarchie aucune !

 

Car, disons-le tout de suite, que ceux qui ne conçoivent la musique de films que comme un accessoire (au mieux) ou un bruit de fond (au pire), passent leur chemin. 

Ici, on consent à s’adresser exclusivement à ceux qui sont tombés amoureux d’Audrey Hepburn sur les notes de Mancini (un matin devant chez Tiffany’s ou un soir dans un club parisien) ; ceux qui, passés deux mètres de profondeur, entendent systématiquement du John Williams et imaginent les belles mâchoires de ce grand blanc de Bruce ; ceux qui ont la gorge nouée aux premières mesures de Delerue sur le thème de Camille (et à la vue des fesses de B.B….) ; ceux qui, même au volant de leur break familial, glissent du Lalo Schifrin dans l’autoradio et croient être poursuivis par une Dodge Charger RT dans les rues de leur médiocre ville de province…

Pour autant, certains (grands) cinéastes ont su se passer allégrement de (grands) compositeurs de B.O. Associer du Wagner à une charge d’hélicoptères au dessus des rizières, en pleine guerre du Vietnam, relevait du génie chez Coppola. De même pour Kubrick qui convoque Purcell, Bach et Schubert sur Barry Lyndon. Mais la démarche d’un Tarantino n’est pas si éloignée de celle de ses illustres "collègues". À mille lieux des "compil" alibi servant hélas aujourd’hui de bande-son aux films "Kleenex" qui abreuvent nos écrans (exception faite sur Trainspotting à la play-list exigente !), le fin connaisseur es soundtracks nous réserve, à chacune de ses bobines, des trouvailles qui flattent nos oreilles (le plan d’ouverture de Jackie Brown au son de Bobby Womack est un sommet de l’alchimie parfaite entre image et son !) https://www.youtube.com/watch?v=KKQWn-UBDTo. Quand d’autres enfin, ont préféré réaliser et composer tout à la fois : un John Carpenter en étant le plus parfait exemple…


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Seulement voilà, une triste nouvelle vint gâcher la fête. En effet, cette rentrée fut cruelle pour le panthéon de la musique de film. Le 11 septembre dernier s’éteignait le méconnu et discret Antoine Duhamel (dans un autre registre, et encore pas si éloigné, la veille, avait vu disparaître l’ "immense" Richard Jaws Kiel…).

Car pour les amateurs de la Nouvelle Vague, c’était à lui que l’on devait les bandes pour Pierrot Le Fou (il y fera chanter Belmondo et Karina) ou Week-end de Godard. Pour Truffaut, il signa quatre compositions dont les suites des aventures d’un autre Antoine, le lunaire Doinel : Baisers Volés et Domicile Conjugal. Pour le tintinophile averti, Tintin et les Oranges Bleues, c’était encore lui.


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Mais surtout, il comblera les amateurs de frissons et d’atmosphère lugubre sur Belphégor ! (Sa partition est si exceptionnelle que The Wu Tang Clan la pillera allégrement sur le jubilatoire Gravel Pit…). Et puis comment oublier que le premier film réalisé par Maurice Ronet, Le Voleur du Tibidabo (ou la drôle d’escapade barcelonaise d’un marchand de glaces, avec Ronet lui-même et à nouveau la troublante Anna Karina !) fut mis en musique par Duhamel https://www.youtube.com/watch?v=smf_Vu4tWEA

Et finalement tout cela pour en arriver où me direz-vous ?

Mais nulle part, très cher lecteur. Pour le seul plaisir de la divagation sans but. Ce n’est déjà pas si mal.

Mais, allez pour terminer et contenter quelque peu les curieux, voici cinq thèmes précieux, comme autant de facettes d’un genre pour amateurs exigeants :

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29 septembre 2014 1 29 /09 /septembre /2014 06:48

wally gator logo oddjob logo 2 hkff logo Par Wally Gator, Oddjob et Hong Kong Fou-Fou

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Contribution de Oddjob

Supergrass : Mansize rooster – Sofa (of my lethargy)

Qui a dit que nous étions toujours à la recherche de la nouveauté ? Le buzz, le disque du mois, la tendance…Tout ça, on s’en fout à Fury ! L’essentiel est ailleurs : dans la durée, véritable denrée rare aujourd’hui. Et l’épreuve du temps en bon indicateur de nos goûts sûrs ! La preuve : quasiment 20 ans après sa sortie, le 1er album de Coombes et ses amis n’a pas pris une ride. Mieux, ce précieux alliage de pop et de glam s’est bonifié avec les années et se révèle toujours aussi fougueux et faussement désinvolte !

Har Mar Superstar : Restless leg

Nouvel extrait du dernier album de notre superstar préférée. La vraie beauté de l’Amérique ? Mais elle est là, devant vos yeux !

John Barry : The Quiller Memorandum B.O.F.

C’est à l’occasion d’une conversation avec le rédac’chef, que nous apprenions par le biais d’un magazine de télé honni dans ces colonnes, de la sortie en DVD de ce film d’espionnage avec les raffinés Alec Guinness et Georges Sanders, le hiératique Max Von Sydow et la toujours troublante Senta Berger. Cerise sur le gâteau, c’est Barry qui signe le score !

I Spy (Les Espions) - Original Theme

Pour le thème. Pour le générique. Pour le duo inédit à l’époque. Pour se souvenir que Bill Cosby a d’abord été un bon acteur avant de cabotiner en bourgeois black sentencieux !

Double Deckers (L'Autobus à impériale) - Original Theme

Notre collègue Get Carter nous a appris la sortie de l’intégrale de ce qui reste comme LA série emblématique d’une jeunesse espiègle, curieuse, pop, insouciante… Bref, disparue !

 

 

 

Contribution de Wally Gator

Comme promis le mois dernier, shoegaze inside !

Kitchens of Distinction : Drive that fast

The Pains of Being Pure at Heart : Everything with you

Swervedriver : Duel

Sans avoir trois pièces maîtresses du style, voici tout de même trois belles choses. Assez surprenant de constater qu’aucun de ces trois groupes n’ait signé quelque chose chez Sarah Records… Bon, pour les premiers, ils ont tout de même été chez One Little Indian.

Tullycraft : Twee

Un groupe américain qui fait de la britpop ? Eh bien oui, c’est possible, donc on dit qu’ils font de l’indie ! Ah, et c’est quoi, l’indie, hein, Patron, c’est quoi ? En plus, ici, c’est de la twee, comme le titre l’indique.

The Beautiful South : Manchester

Ce n’est pas une nouveauté, mais je n’avais jamais vu cette vidéo qui fait "presque" envie d’aller vivre dans ces splendides ensembles immobiliers anglais !

 

 

 

Contribution de Hong Kong Fou-Fou

Bon ben l'été est fini. Evidemment, les sanglots longs des violons de l'automne bercent mon coeur d'une langueur monotone, mais heureusement les hoquets électriques des guitares qui détonent réchauffent mes oreilles munies d'un sonotone. Et si les feuilles mortes se ramassent à la pelle, les souvenirs et les CD aussi. Voici donc six nouveautés tirées d'albums qui viennent de sortir ou qui ne vont pas tarder.

The Charlatans : Talking in tones

Nouveau single, accompagné d'une vidéo minimaliste (traduire "chiante") dans laquelle l'acteur Nico Mirallegro incarne un Tim Burgess jeune. Sinon, nous avons Pete Salisbury de The Verve à la batterie (inutile de rappeler, je pense, que Jon Brookes est mort récemment). Sinon, Tim Burgess dit que cette chanson parle de "télépathie dans les relations humaines". Un vrai charlatan, quoi. Date de sortie de l'album : je ne sais pas.

Martin Carr : The Santa Fe skyway

On continue dans la série "Je ne veux pas dépenser trop de sous pour ma vidéo" avec la nouvelle livraison de l'Ecossais (ceci explique peut-être cela) Martin Carr, vous savez, le chanteur des Boo Radleys. Date de sortie de l'album : vendredi dernier. 

The Buzzcocks : It's not you

Jusqu'à présent, une sélection un peu molle du genou, pas vrai ? Il est temps de la dynamiser un peu avec le dernier morceau des Buzzcocks. Date de sortie de l'album : je ne sais pas.

Inspiral Carpets : Spitfire

Je parle de nouveautés un peu plus haut, en fait cette sélection rassemble plus de chevaux sur le retour que de jeunes pur-sang frais émoulus de l'écurie. Mais ne boudons pas notre plaisir. Date de sortie de l'album : 20 octobre.

High Hazels : Misbehave

Ah, une vraie nouveauté avec ce groupe de Sheffield formé en 2012, dont les membres ne devaient pas savoir distinguer un cornet à piston d'une guitare quand tous les autres au-dessus écumaient déjà les salles de concert. Date de sortie de l'album : le 27 octobre.

Forever Pavot : La rabla

Déjà plébiscité il y a deux ans. Absolument parfait. L'accompagnement musical idéal pour que votre vie soit un film. D'Henri Verneuil, pas de Luc Besson, on est bien d'accord. Date de sortie de l'album : je ne sais pas.


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Published by Hong Kong Fou-Fou - dans Musique
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22 septembre 2014 1 22 /09 /septembre /2014 06:13

Eleve Moinet 2 Par l'élève Moinet

 

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Les jours fériés, les horaires du cimetière parisien de Saint-Ouen, édifié en 1872 pour faire face à l’engorgement du cimetière Saint-Vincent (18ème), sont les mêmes que ceux du dimanche. Les derniers visiteurs sont admis au plus tard un quart d’heure avant la fermeture. Cela leur laisse à peine le temps de traverser les 27 hectares de la nécropole, répartis en 48 divisions. La 31ème, accoudée aux voies de stockage de la gare du Nord est la plus éloignée de l’entrée de l’avenue Michelet. Elle comporte, entre les avenues transversales N°1 et 2, une tombe référencée sous le numéro 3. Pas de stèle, mais sur la pierre délavée, une plaque et l’inscription "Mireille Balin, actrice 1911 – 1968". Coquetterie posthume pour celle qui était née, en réalité, deux ans plus tôt à Monte-Carlo.

Mireille, Tino, Ginette, Victor, Jean, les années 30… Une fois n’est coutume, pas de Liam, John, Jimmy et de Swinging London sur fond Bic orangé. Désolé pour les uns, les autres c’est une ligne plus bas.

Vendu sur Ebay, le dépliant "Festival femmes fatales" présente sur 190 cm - une fois déplié - une "Liste des 21 films présentés et (une) Superbe galerie de 19 portraits de leur(s) vedette(s) féminine(s) : Lauren Bacall, Joan Crawford, Cyd Charisse, Bette Davis, Marlène Dietrich, Greta Garbo, Rita Hayworth, Marilyn Monroe, Kim Novak, Barbara Stanwyck, Liz Taylor, Gene Tierney, Lana Turner, Mae West". Offerte par Le Printemps, la brochure ne mentionne aucune actrice française. Tout juste, l’Allemande Marlène Dietrich, émigrée aux Etats-Unis et la Suédoise Greta Garbo trouvent grâce aux yeux du grand magasin pour incarner la vamp européenne.

Pourtant et pourtant. Dans les années 30, le cinéma français est le meilleur du monde. Certes, le cinéma romantique est américain (La fiancée de FrankensteinLes Hauts de Hurlevent) et l’expressionniste, allemand. Mais hérité du théâtre, il enchaîne les classiques. Les Raimu, Jouvet, Fresnay, Jules Berry portés par les Clouzot, Carné, Renoir, Guitry, Pagnol… s’en donnent à cœur joie. Si les seconds sont confiés aux excentriques, les premiers rôles le sont rarement aux jeunes premiers. Quant aux jeunes premières, l’expression n’existe même pas. Pourtant il n’y a pas que l’argent qui fait tourner les têtes et les bobines de film. L’ambition, la trahison. Les femmes aussi. Elles s’appellent Maximilienne, Jeanne Fusier-Gir, Pauline Carton, vieilles filles de service. Arletty, Ginette Leclerc, Suzy Delair, Orane Demasis, Gaby Morlay. Dans Le Corbeau, Le voile bleu, Marius et Fanny… Mères-la-patrie ou garces patentées. Il y a bien Line Noro ou Jacqueline Delubac, mais décidément, comme le crime, la beauté ne paye pas. Elles s’appellent… Elle s’appelle aussi Mireille Balin. Gaby, la Parisienne dans Pepe le Moko de Julien Duvivier ou Madeleine, la vénale arriviste de Gueule d’amour. Le public, comme Gabin dans la Casbah tombe sous son charme de femme fatale.

Mais, comme sur le quai d’Alger, lui non plus ne peut la retenir. Pas plus que le désormais fameux Victor "Young" Perez cinq ans plus tôt, champion du monde de boxe poids mouche franco-tunisien, rencontré lors de la soirée que le tout-Paris donne en l’honneur de son improbable victoire. Si l’un rencontre l’amour, l’autre rencontre la gloire. Gloire éphémère. Victor Perez perd son titre et ses illusions six mois plus tard à Manchester. Comme il est dit dans A l’ombre de la gloire, "Mireille n’aime ni la Tunisie, ni les perdants, ni les fauchés". C’est le début de la fin pour celui qui finira déporté dans l’hiver d’Auschwitz, dénoncé et arrêté par la Milice. Lui qui n’avait pas voulu quitter Paris et ses fantômes de gloire et d’amour perdu pour sa Tunisie natale.

Oublié le champion. Avec un riche politicien, futur ministre à ses heures. Avec Tino. Tino, le beau Tino Rossi, pas encore le chanteur de charme qui croit encore au Petit Papa Noël. Non, Tino, celui dont rêvent toutes les femmes. Toutes, sauf une : Mireille. Mireille qui l’ignore lors de leur rencontre. Il n’en faut pas plus. Le coup de foudre est réciproque. Mais Mireille n’est pas à la vie comme à l’écran, jalouse et possessive. Le chanteur déchante. "Mireille qui était si belle, de cette beauté troublante et vivante que possèdent rarement les femmes, Mireille doutait de son charme et de son pouvoir sur les hommes. Aussi paradoxal que cella puisse paraître, c’est pourtant la vérité." 1937. Mireille et Tino sont en Amérique. Elle, à Hollywood pour la MGM, lui à New York. Si loin, si proches. Mal du pays et retour à Paris. Elle n’a pas tourné un seul film. Lui va tourner la page. Alors que le chanteur s’embarque sur Le Normandie, Mireille, vingt ans avant Jeanne Moreau, s’embarque dans un drôle de tourbillon. Elle tourne et retourne. Huit films en deux ans. Un dernier, Macao l’enfer du jeu avec Eric Von Stroheim, interdit par les Allemands. C’est la guerre et le début de la fin. Pour elle aussi. La roue vient de tourner mais elle ne le sait pas encore. Une toupie que le destin a pressée. La voilà à Rome pour un film pro-franquiste commandé par Mussolini. La voilà qui s’étourdit aux galas artistiques et de… bienfaisance de l’ambassade d’Allemagne à Paris. A-t-elle perdu l’équilibre ? Est-ce pour elle un dernier moyen d’exister ? Comment savoir. Un jeune officier viennois, riche et stylé lui fait tourner la tête et le dernier film de sa vie. Mais la liaison est voyante, très voyante et Mireille pas prévoyante. Dans "1940-1945 Années érotiques", Patrick Buisson raconte : "En janvier 1942, au théâtre des Champs-Elysées, lors de la représentation de Jeanne avec nous, une pièce de Claude Vermorel, l'entrée du couple fait se retourner les spectateurs de l'orchestre. Les noceurs plus blasés n'ont pas la même curiosité lorsque l'actrice et son sigisbée font leur apparition, toujours vers la même heure, Chez Eve ou au Grand Jeu, Chez Shéhérazade ou au Tabarin. Au petit matin, ils rentrent dans le superbe appartement de l'avenue d'Iéna, avec vue sur la Seine, qu'elle a acheté après que celui qu'elle occupait, boulevard Suchet, eut été réquisitionné par les Allemands."

La voilà, les voilà à Cannes. La libération est proche. Tout dépend pour qui. Ses tourments l’attendent au tournant sur la route de Beausoleil, rattrapés par les FFI, à moins que ce ne soit au fond d’une cave, selon les versions. On ne reverra plus Basil Desbok l’amant d’infortune. Quant à elle, elle fut "abîmée" comme le dit élégamment Jean Delannoy dans les suppléments de Macao, l’enfer du jeu. Doux euphémisme, mais ils sont là pour ça. Jetée en prison à Nice, elle est libérée de Fresnes en janvier 45.

Comme un symbole, elle tourne un dernier film en 46, le bien-mal nommé La dernière chevauchée. Mais l’actrice n’est que l’ombre d’elle-même. Le public ne l’aimait pas mais l’admirait. Le public se détourne. Lui aussi. Ses rôles de femme fatale lui sont fatals. Retour de bâton à défaut de manivelle.

Il parait que "Le cinéma, c’est ce qui reste quand on a enlevé l’histoire". Mireille Balin est restée quand on lui a enlevé le cinéma. Par la force des choses. Elle a 37 ans. Criblée de dettes, poursuivie par le fisc, elle doit vendre Catari, sa villa cannoise, et son appartement parisien de l’avenue d’Iéna. Comme dans un mélo d’avant-guerre, tout s’enchaîne. Souffrance sans clémence. Selon les dires, on parle de congestion cérébrale, de typhus, de méningite, de fièvre de Malte, de maladie de peau et d’opération ratée. De troubles de la vision... Sa dernière maison à Cannes est vendue. L’hôpital de Nice, avant de se réfugier chez une cousine à Paris. Nous sommes en 1957. Mais Thérèse meurt d’un accident d’avion. Le facteur (mal)chance sonne toujours deux fois. Le tourbillon n’a pas de fond. Mireille se réfugie dans un petit hôtel du 17ème, solitaire et recluse.

Les années passent et repassent. Sans ressources, elle est recueillie, selon l’expression consacrée, par l’association "La roue tourne". Décidément, la vie n’a rien d’une ligne droite pour celle qui n’a jamais été gauche. Elégance oblige.

1968, Mireille a d’autres préoccupations que les événements qui se déroulent à Paris. Qui reconnaîtrait ce visage, dissimulé par un foulard, qui a illuminé les écrans et électrisé les hommes ? Qui reconnaîtrait cette démarche mal assurée ? L’alcool pour s’étourdir. Une dernière fois.

J’ai longtemps imaginé "La roue tourne" comme une pension de famille pour artistes sur le retour à l’adresse du boulevard des rêves brisés. Comme si Hopper avait peint son tableau Boulevard of broken dreams dans un coin de Paris. Une pension de famille au N°21 d’une rue parisienne comme celle où habitait l’assassin. Où les stars déchues referaient le monde qui les a oubliées, attendant le courrier dans un dernier espoir de cachet, avant de dissoudre le leur dans un verre, pour dissiper les brumes matinales d’un réveil sans rêves.

Une pension de famille où Jean Tissier eut son meilleur rôle. En noir & blanc. Le volubile magicien Lallah Poor dans le premier film de Clouzot en 1942. Patronyme prédestiné pour celui qui allait mourir dans la misère, une fois la magie envolée.

Pepe le Moko, Gueule d’amour, Macao, Dernier atout, L’assassin a peur la nuit, L’assassin habite au 21… Il en manque un : La femme que j’ai le plus aimé, film à sketches d’un autre âge. Mireille rencontre Jean, au milieu d’éclats de rires, de coupes de champagne et de quiproquos. Vous pensez, l’acteur a tellement attendu ce moment. Il a même rédigé ses mémoires avant d’avoir connu le succès, sinon la gloire.

Mireille Balin, l’actrice et "Jean Tissier (le) comédien, 1896 – 1973", comme il est inscrit sur la plaque de la tombe N°69, accolée à la N°3 de la division 31 du cimetière de Saint-Ouen, celle accoudée aux voies de stockage de la gare du Nord.


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15 septembre 2014 1 15 /09 /septembre /2014 06:36

hkff logo Par Hong Kong Fou-Fou

 

"Bienvenue à tous au pays des champions ! Accueillons tout de suite... Julien Lepers !!!

(...)

- Martine et Gérard sont prêts ? Place au jeu ! Télévision. Top. Je suis une série télé d'aventure et d'espionnage des Sixties produite par Denis Spooner et Monty Berman...

- Département S ?

- Non Gérard. Top. Produite par Denis Spooner et Monty Berman pour la firme ITC...

- Le Saint ?

- Toujours pas Gérard. Top. Je mets en scène un deux hommes et...

- Je sais ! Je sais ! Amicalement vôtre !!!

- Quelle impétuosité Martine ! Non, malheureusement. Je disais donc, je mets en scène deux hommes et...

- Le Prisonnier ?

- Pardon, Gérard, mais j'ai dit deux hommes.

- Justement ! Le N°6 et le N°1, son alter ego torturé, qui représente la vraie personnalité que chacun d'entre nous essaie de dissimuler derrière la lisse façade des convenances que nous impose une société castrée devenue castatrice par réaction. Contrairement à ce que le titre pourrait laisser à penser, le Prisonnier n'est pas le N°6, retenu contre son gré au Village, mais bien le N°1, étouffé par les à-priori d'une société bourgeoise. Au secours, que personne ne bourge ! Et je ne parlerai même pas du rover, cette grosse boule blanche qui asphyxie le non-héros de la série. Que croyez-vous qu'elle symbolise ? Rien d'autre qu'une bulle de chewing-gum, et par là-même l'impérialisme américain qui asservit les peuples et qui...

- Cher public, je vous rappelle que Gérard est titulaire d'une licence de socio, d'un master de psycho, qu'il est abonné à Télérama depuis qu'il a 8 ans et que, accessoirement, il met mes nerfs à rude épreuve depuis trois semaines de victoires consécutives. Et j'aimerais vraiment, Martine, que vous fassiez un petit effort pour que ça s'arrête là. Bien, je me reprends, et je reprends : donc, non, la bonne réponse n'est pas "Le Prisonnier". Top. Je mets en scène deux hommes et une séduisante jeune femme...

- Alias ?

- Alias, Gérard ? C'est américain, c'est contemporain, ça ne correspond en rien à ce que je viens de dire, que vous arrive-t-il ?

- Oui mais il y a une séduisante jeune femme ! Jennifer Garner, quand même ! Celle-là, je la baiserais mal, mais je la baiserais bien (© Manu)...

- Gérard, je préfère encore quand vous nous assénez vos poncifs pseudo-intellectuels... Alors, je raconte des histoires d'espionnage mais avec une touche de fantastique et de surnaturel...

- Chapeau melon et bottes de cuir ?

- Toujours pas. Top. Mon nom présente une ressemblance avec le titre de cette émission. Je suis ? Je suis ?...

- La question ?

- La question ? Mais n'importe quoi ! Les Champions, bien sûr ! Bon sang mais ce n'est pas possible, qui m'a fichu des branquignols pareils !?!


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Ce moment télévisuel, évidemment authentique, est révélateur de l'oubli dans lequel sont tombés les Champions et auquel a échappé la multitude d'autres séries d'espionnage ou policières de la même époque. "Le Prisonnier", tout le monde s'en souvient et écrit des thèses dessus, Gérard y compris. "Chapeau Melon et Bottes de Cuir", c'est un incontournable de la télé, au même titre que les "Jeux de 20h" ou la "Chance aux chansons".

Quand on évoque "Les mystères de l'Ouest", "Max la Menace", "Mission impossible" ou "Le Saint", on sourit en pensant avec nostalgie "Qu'est-ce que c'était bien !"
Pour "Des Agents Très Spéciaux", là il y a du monde ! Pour "Mannix" ou "Kojak", on se bouscule. Mais pour "Les Champions", c'est l'amnésie générale. Tout le monde s'en fout. Alors il est temps de redorer un peu le blason de cette série mésestimée.

 

A ce stade, j'ouvre une parenthèse :

Fidèle lecteur aussi inconnu que respecté, tu as maintenant deux options : soit tu arrêtes là ta lecture, tu te contentes de tourner la molette de ta souris pour aller regarder un peu les photos, plus bas. Mon but sera de toute façon atteint : pendant quelques minutes, tu penseras aux Champions. Peut-être même te fendras-tu de quelques euros pour commander l'intégrale de la série en DVD... Attends deux secondes, je regarde chez qui tu peux la trouver... Quoi ? 95,95 euros chez Priceminister ?? Article de collection, qu'ils disent ! Ben je vais garder précieusement mon coffret !

Ou alors, tu continues à lire, et là tu risques de souffrir un peu. Le texte qui suit, je l'ai écrit il y a bien longtemps, il était destiné à un fanzine qui n'est jamais sorti (pour les jeunes, un fanzine est un magazine amateur photocopié à la sauvette sur son lieu de travail et diffusé à onze exemplaires). Je le reproduis tel quel, après l'avoir un peu raccourci et ajouté quelques tentatives d'humour... Même moi, je me suis assoupi deux fois en me relisant, alors si tu craquais avant la fin, je ne t'en tiendrais pas rigueur.

Je ferme la parenthèse.

 

Les Champions, une série qui n'a pas eu la reconnaissance qu'elle mérite, malgré pourtant de nombreux points communs avec d'autres créations qui, elles, ont trouvé le succès. On suit les aventures d'un trio d'agents secrets, composé de deux hommes, Craig Sterling et Richard Barrett, élégants et raffinés (comme Napoléon Solo, Simon Templar ou John Steed) et d'une femme, Sharron Macready, au charme indéniable (comme Emma Peel ou Cinnamon), appartenant à NEMESIS, une organisation ultra-confidentielle (comme l'UNCLE ou CONTROL), luttant contre des puissances occultes ou des méchants au cerveau dérangé visant à conquérir le monde (comme dans toutes les autres séries). Mais les trois agents en question ne sont pas comme leurs illustres confrères. En plus des aptitudes "classiques" que tout espion qui se respecte se doit de posséder (comme savoir désamorcer une bombe, localiser la ville d'Ekibastuz sur une mappemonde ou enlever discrètement avec un cure-dent un brin de persil coincé sur sa gencive au cours d'un cocktail mondain), ils disposent de pouvoirs surhumains, pouvoirs qu'ils ont acquis au retour d'une mission en Chine communiste, après que leur avion se soit écrasé dans les solitudes enneigées du Tibet. Recueillis par un peuple étrange et mystique, ils ne rejoindront notre civilisation qu'après avoir été dotés par ces êtres d'un autre temps de facultés fantastiques, télépathiques notamment, qu'ils vont mettre à profit pour, comme le dit le générique, "devenir les champions de la loi, l'ordre et la justice". Un sacré boulot en perspective. Seule contrainte imposée par leurs bienfaiteurs : les trois rescapés doivent garder le secret et ne révéler à personne l'existence de ce peuple. Il ne veut pas qu'un Club Med ouvre au milieu de ses belles montagnes, et on le comprend.

Le concept des Champions est né dans le cerveau génial de Dennis Spooner (célèbre outre-Manche pour la série de SF inédite en France "Doctor Who". L'originale, évidemment) et de Monty Berman ("The Baron"). Nous sommes en 1967 et les Avengers (produits par la firme britannique ABC) se taillent un beau succès dans une quarantaine de pays du monde, les USA surtout, qui représentent un marché juteux pour les compagnies de production anglaises. Pour ceux que ça intéresse, 1967, c'est aussi l'année où Hong Kong Fou-Fou a poussé ses premiers "Kiai", mais c'est une autre histoire. ITC (à qui l'on doit effectivement "Département S", Gérard n'avait pas tout à fait tort) veut contrer ABC en produisant une série d'espionnage qui innove vraiment. Les trois Champions n'arriveront cependant pas à surpasser le flegmatique John Steed et sa charmante collaboratrice de l'époque, Emma Peel. La série ne dépassera d'ailleurs pas les trente épisodes.

Mais revenons à la genèse des Champions. Les deux compères, le script de l'épisode-pilote sous le bras, vont donc trouver Cyril Frankel, qui était en train de terminer le film "The Witches", basé sur un scénario de Nigel "Quatermass" Kneale, pour la célébrissime Hammer. Berman connaissait Frankel pour avoir déjà travaillé avec lui sur "The Baron". Très rapidement, Frankel, passionné de méditation et de philosophie orientale (moi, c'est plutôt les timbres), se montre très intéressé par ce projet qui fait la part belle à la puissance de l'esprit. Il devient ainsi "consultant créatif" pour les Champions, un terme à la signification vague mais aux implications immenses: c'est à lui qu'échoit la lourde tâche de donner son style à la série, en réalisant les premiers épisodes; c'est lui qui choisit une grande partie du casting ainsi que certains des réalisateurs qui lui succèderont.

Les trois Champions sont Craig Sterling (interprété par Stuart Damon), Sharron Macready (Alexandra Bastedo) et Richard Barrett (William Gaunt). Quant au rôle de Tremayne, le patron de NEMESIS qui ne comprend jamais comment ses protégés réalisent de tels exploits, il revient à Anthony Nichols, vieux briscard de la télé et du cinéma. Cyril Frankel ne peut pas revendiquer seul le choix de cette excellente distribution. Il a accordé plusieurs entretiens à Alexandra Bastedo et a été subjugué par sa beauté. Comme le personnage féminin de la série naissante se doit d'être agréable à regarder, Frankel la propose pour le rôle. Après les auditions de rigueur, les dirigeants du projet ont du mal à se décider. Finalement, c'est la chaîne de télévision américaine NBC, qui a acheté les droits de diffusion de la série avant même le premier tour de manivelle, qui insiste pour qu'Alexandra Bastedo obtienne le rôle. La carrière de la jeune actrice n'a pas encore décollé. Elle a surtout fait de la figuration et n'a qu'un vrai rôle à son actif, dans "Casino Royale", la très réussie parodie de James Bond, trop souvent mal jugée des critiques comme du public. L'engagement de Stuart Damon pour le rôle de Craig Sterling se fait plus rapidement. Les producteurs l'ont déniché au Piccadilly Theatre après avoir été impressionnés par sa prestation dans "Man of Magic" où il jouait Houdini. William Gaunt, lui, est choisi plutôt que les quatre ou cinq autres acteurs pressentis pour le rôle de Richard Barrett d'une part car Cyril Frankel le connaît déjà pour l'avoir dirigé dans la série "Sergeant Cork" et d'autre part parce que Lew Grade, directeur d'ITC, possède aussi l'agence où Grant est inscrit. Quant au dernier "permanent" de l'équipe, Tremayne, Frankel le confie à son vieux complice Anthony Nichols. 

Chaque épisode des Champions suit un découpage classique pour les séries de l'époque. D'abord, un gros plan sur une carte géographique situe la région du monde où va se dérouler l'action. C'est toujours sympa, pour réviser sa géographie. Puis débute une séquence pré-générique où des évènements mystérieux et dramatiques vont avoir lieu. Ces séquences sont souvent de véritables petits chefs-d'œuvre, qu'il faut particulièrement soigner puisque leur rôle est d'allécher le téléspectateur, de titiller son imagination pour lui donner envie d'en savoir davantage et, surtout, pour éviter qu'il se lève et change de chaîne (pour les jeunes : avant, on ne zappait pas, on levait ses fesses, ça en aurait calmé quelques-uns d'entre vous). Ainsi, au fil des épisodes, opérations de sabotage, meurtres raffinés, séances de sorcellerie et autres créatures étranges lancent nos Champions sur la piste de dangereux criminels. Le générique en lui-même est, il faut le reconnaître, assez niais. Sur une excellente musique de Edwin Astley, nous voyons les trois protagonistes vedettes, de trois-quarts, devant le célèbre jet d'eau du lac Leman (le siège de l'organisation à laquelle ils appartiennent étant à Genève). A tour de rôle, chacun est mis au premier plan, le nom de l'acteur s'affichant à l'écran, les deux autres restant en retrait et se regardant en souriant, plutôt niaisement. Le niveau remonte ensuite, avec des séquences assez brèves qui introduisent l'un ou l'autre des Champions ainsi que quelques-uns de leurs extraordinaires pouvoirs. Ces scènes sont totalement indépendantes de l'intrigue. Dans la même lignée que les petites séquences où John Steed vient déclarer, par les moyens les plus farfelus, "Mme Peel, on a besoin de nous!", à une Emma Peel étonnée, elles ne visent qu'à présenter les Champions dans des situations insolites où leurs talents exceptionnels font merveille. On voit ainsi Craig Sterling, imperturbable, récupérer sur les braises flamboyantes d'un barbecue la montre-bracelet de la non moins flamboyante brune qu'il a invitée à pique-niquer sur son balcon ; Sharron Macready, se débarrasser sans encombre des deux auto-stoppeurs trop entreprenants qu'elle avait fait monter dans sa ronflante MG B ; ou encore, Richard Barrett expédier avec précision une balle de golf à plusieurs centaines de yards de distance.

La suite des évènements se déroule invariablement dans le vaste bureau où siège le très sérieux et paternaliste Tremayne, en haut d'un building de la grande ville helvétique. Au cours d'un briefing concis, Tremayne expédie ses agents aux quatre coins du globe (contrairement aux Avengers, pour en revenir à eux, qui ne sortent jamais du territoire de Sa Très Gracieuse Majesté).

Les missions sont variées et, sur le papier, les destinations souvent lointaines. Mais les moyens financiers des producteurs de la série étant limités, Ryanair n'existant pas encore, les acteurs ne quittent guère les studios et évoluent devant des décors approximatifs. Quelques "stockshots" intercalés dans l'action viennent renforcer le réalisme. De même, il faut rentabiliser au maximum les décors. Ainsi, plusieurs épisodes se passent dans un sous-marin, afin d'amortir le coût du superbe kiosque en carton construit pour l'occasion. Cyril Frankel avoue même que l'épisode "La question", qui se passe du début à la fin dans une pièce où Craig Sterling est retenu prisonnier et soumis à un interrogatoire serré par un mystérieux personnage (Question... Champion... Bon sang mais c'est bien sûr ! C'est Julien Lepers !), a dû être réalisé parce que les crédits étaient épuisés. Il a été tourné en six jours, avec le moins de prises possibles, des décors dignes du cinéma thécoslovaque des années 50 et un casting réduit. Comme quoi on peut faire de la qualité avec trois bouts de ficelle...

Les scripts portent la signature d'auteurs aussi prestigieux que Dennis Spooner lui-même, Ralph Smart (le créateur de "Destination Danger"), Brian Clemens (dont le talent n'est plus à démontrer, tant son travail sur "The Avengers" est fantastique), Terry Nation, Philip Broadley ou encore Tony Williamson, écrivains prolifiques qui ont mis la patte à la plupart des grandes séries britanniques.

 

Voilà, j'espère vous avoir convaincu de l'intérêt des Champions. La prochaine fois, je parlerai d'une autre série sacrifiée, "Les espions". En moins de lignes, promis.  

 

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Grâce à leur forfait "Communication télépathique" illimité, Sharron et Craig gardent toujours le contact avec Richard


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Champion d'élégance


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Le petit-déjeuner des Champions

 

Pour finir, vous serez content d'apprendre que Morrissey était un grand fan d'Alexandra Bastedo, qu'il a fait figurer sur la pochette de l'album "Rank" des Smiths de 1988.  Et également que la belle a posé pour le photographe Francis Giacobetti, pour le calendrier Pirelli 1970, l'un des plus réussis à mon humble avis.

 

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Et Stuart Damon a enregistré en 1970 un album sous le nom quelque peu opportuniste de Stuart "Champion" Damon. Mais il paraît qu'il vaut mieux ne pas l'écouter. 

 

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8 septembre 2014 1 08 /09 /septembre /2014 07:14

Eleve Moinet 2 Par l'élève Moinet

 

Après avoir passé 6284 heures sur les pages Chaland d'Ebay et être tombé 12256 fois sur "le chaland qui passe", vous l'avez compris plus vite que moi (l'émotion !), me voici enfin vengé. L'heure de la rédemption a sonné. Je suis donc fier de vous présenter le "(Yves) Chaland qui passe". Chaque mois, un collector rien que pour vous. Je viens de faire les comptes, cette rubrique devrait durer 12 ans et 3 mois.
PS : Nous cherchons toujours un volontaire pour "la place du Stanislas (Barthélémy)" et pour "le Saint-Paul-en-(Luc) Cornillon".


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Que faire, si vous êtes en panne, trempé et que vous ne pouvez payer votre civet de marcassin ? Simple : attendre qu’un jeune châtelain vienne régler votre addition (moi, c’est ce que je fais à chaque fois). A vous et vos amis à vous. Les Amis de Freddy®, puisque c’est de lui dont il s’agit. Freddy, Freddy Lombard, croisement improbable entre Tintin et Woody Woodpecker, sur la route de Sedan. Mais qu’allait-il donc faire là-bas ?

Puisque nous sommes entre amis, permettez-moi de m’adresser sans plus attendre à ceux de Freddy et plus particulièrement aux plus portés sur la bouteille, ainsi que ceux ayant perdu la foi. Ou les deux à la foie, heu à la fois. Si cet été*, vous visitez, incognito, le château de Bouillon, armés de pelles et de pioches, dans l’espoir de voir s’il subsiste des restes, dans le fût de chêne qui s’y trouve, eh bien n’oubliez pas d’emporter un chandail. En effet, la crypte secrète (dont l’existence l’est restée par la faute d’une page essentielle arrachée au testament de Godefroid de Bouillon et qui ne fut d’aucune utilité pour son voleur, car les chiffres sur le plan qui s’y trouvaient renvoient à des versets de la Bible et qui fut retrouvée par le Duc de Bouillon après de longues recherches parmi les archives des Comptes de Flandre à Gand, dont les acrostiches et les devinettes révèlent que la lourde dalle ornée du sceau des Bouillon et munie d’un anneau rouillé, faisant office d’ouverture dans la salle la plus basse du château, est dissimulée par une couche de terre et de pierraille) est humide. Mais attention qu’un vil percepteur, acoquiné à une horrible sorcière, ne veuille vous y enfermer afin de créer une organisation internationale du crime et instaurer une tyrannie planétaire, pire que le communisme. Brrrrr… Mais ? Ah ah ah, ce n’est pas un percepteur mais un précepteur ! Ouf, j’ai cru qu’un contrôle fiscal inopiné allait me tomber dessus. En tout cas, c’est décidé, je ne relirai plus jamais le Testament de Godefroi(d) de Bouillon en ayant bu un coup.

 

Mais, pourtant, néanmoins… Et si le trésor de Godefroi(d) de Bouillon n’était pas caché dans un tonneau au fond d’une crypte (dont l’existence l’est restée par la faute d’une page essentielle, arrachée au testament de Godefroid de Bouillon et qui  ne fut d’aucune utilité pour son voleur, car les chiffres sur le plan qui s’y trouvaient renvoient à des versets de la Bible, et qui fut retrouvée par le Duc de Bouillon après de longues recherches parmi les archives des Comptes de Flandre à Gand, dont les acrostiches et les devinettes révèlent que la lourde dalle, ornée du sceau des Bouillons et munie d’un anneau rouillé, faisant office d’ouverture dans la salle la plus basse du château, est dissimulée par une couche de terre et de pierraille) humide ? Et s’il avait été découvert par la mystérieuse Miss Atoomstijl sur l’étal - bien achalandé - d’un brocanteur bruxellois ? Et si c’était le gros paquet d’épingles de l’expo 58 allant avec le N°2 de la collec Atomium ? Et si, pour ne pas rester en reste, le président des AdF®, à l’instar de Godefroid de Bouillon à l’orée de sa croisade, faisait vœu de dénuement et se débarrassait de toutes ses richesses matérielles afin de partir combattre les infidèles (à la ligne claire), hein ?*... Bon sang, mais c’est bien sûr ! "Garçon ? Remettez-nous ça !"

 

* Cette rubrique est très mal mise à jour.

* Il se murmure que toutes ces richesses seraient présentées sur les marches du parvi de la médiathèque de Nérac le premier weekend d'octobre.

 

Indice de rareté : 3,5/5

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1 septembre 2014 1 01 /09 /septembre /2014 06:42

wally gator logo oddjob logo 2 hkff logo Par Wally Gator, Oddjob et Hong Kong Fou-Fou

 

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Contribution de Wally Gator

La rentrée est là…

Soyons mélancoliques.

Ludovico Einaudi : Fuori dal mondo

Tous vos actes manqués sont dans ce morceau extrait de la bande originale de “This is England”. Idéal pour aller se balancer au bout d’une corde au début mais en écoutant jusqu’au bout, on peut sentir le ton changer… Seulement si vous le voulez.

LaBrassBanda featuring Captain Sensible : Wot !

Allez, on ne se laisse pas abattre !!! Captain Sensible et une banda, idéal pour se remettre en selle !

Et maintenant, trois extraits de trois albums tout neufs :

Metronomy : Reservoir

Bien électronique, tout bien comme il faut. Frais et simple : parfait.

Interpol : All the rage back home

Toujours aussi “Factory”. Une rage bien dark. Fantastique. Cependant, lecteur, ne l’écoute pas après le premier morceau de la sélection sinon, je crains que nous te perdions...

The Asteroids Galaxy Tour : My club

On termine avec la légèreté des Danois des Asteroids. Encore un OVNI musical. Inclassables. Ils me font vraiment penser aux B-52’s en leur temps de gloire. Inclassables.

Bon, ça manque de shoegaze… Promis, je me rattrape bientôt !!

 

 

 

Contribution de Hong Kong Fou-Fou

Comme le dit au-dessus Wally Gator, qui aime bien se faire le héraut des mauvaises nouvelles, c'est la fin des vacances. Et les statistiques sont formelles : d'après un sondage réalisé sur un échantillon représentatif de la population (mes voisins de quartier), pendant les congés, la majorité d'entre vous a écouté de la musique de piètre qualité. Que ce soit de la soupe commerciale, si vous êtes encore assez jeunes pour aller draguer les touristes nordiques en discothèque, ou du folklore breton, si vous êtes assez vieux pour avoir une famille et passer les vacances dans un petit village du Morbihan. Heureusement, il n'y a pas que pour vous que c'est la rentrée, Fury Magazine et sa sélection musicale reviennent pour vous aider à survivre à ce 1er septembre.

Commençons par Franko Fraize avec l'énergique Underdog. Il faudra bien ça pour vous sortir du lit. On continue avec Jamie T et son dernier single Zombie. C'est d'ailleurs vraisemblablement la démarche de ces sympathiques morts-vivants que vous allez adopter pour vous traîner jusqu'à la cafetière. Comme coincer la bulle, c'est terminé, poursuivons avec Bubblegum, de The Youth. En plus, leur chanteur/guitariste ressemble à Monsieur Barbier, votre chef de service. Dingue. Continuons avec mes chouchous de Pony Taylor. Des garçons éminemment sympathiques et talentueux, qui mériteraient de passer à la télé chez Maritie et Gilbert Carpentier. Des garçons feignants, aussi, qui préfèrent poster sur Facebook des photos de leurs vacances à bord de yachts luxueux, plutôt que de tourner une vidéo de Funny Ride. Mais vous pouvez écouter le titre là : Funny ride. (Edit : vexés sans doute de mes remarques désobligeantes, les membres de Pony Taylor se sont dépêchés de pondre une chouette petite vidéo, que par honnêteté je me suis senti obligé de rajouter dans la playlist. Donc, je récapitule : je dis plus haut qu'il n'y a pas de vidéo, mais en fait il y en a une.) Et enfin, comme il n'y a pas de sélection digne de ce nom sans une bonne bande originale, quittons-nous avec celle de Agente Speciale, de Bruno Nicolai. Action et séduction. Vous aussi, c'est ce qui vous attend au bureau. Aujourd'hui, l'agent spécial, ce sera vous. Allez, on se motive, on est beau, on est fort, on part bosser (n'oubliez quand même pas de déposer les enfants à l'école avant d'y aller, si vous appartenez à la catégorie qui a écouté du folklore breton cet été).


 

 

Contribution de Oddjob

Lalo Schifrin : Les félins B.O.F.

Jeu pervers de chat et de souris dans une demeure néo-gothique de la Riviera. Alain Delon et Jane Fonda. N’en jetez plus ? Si ! Un noir et blanc magnifié par la partition de Schifrin… Et dire que certains parmi la rédaction font la fine bouche devant ce film…

Raymond Lefrèvre : Jo B.O.F.

Raymond Lefrève est trop souvent le grand oublié des palmarès des compositeurs de scores français. Pas assez Nouvelle Vague comme Delerue ou Duhamel. Pas assez électro-pop comme de Roubaix. Pas assez "melvillien" comme Demarsan… Sans doute certains tenants du bon goût lui reprochent-ils ses nombreuses compositions pour les films de de Funès et ses participations aux shows de Guy Lux ! Qu’importe ! Il signe le score parfait au confluent de la comédie noire et du thriller maniériste…

Michel Polnareff : La folie des grandeurs B.O.F.

On oubliera qu’il a aussi composé la bande originale de "La vengeance du Serpent à Plumes"… Car Polnareff restera comme celui qui a offert au cinéma français "sa" plus belle chevauchée fantastique !

Slow Club : Suffering you, suffering me

On y allait à reculons! Têtes de gondole de la branchitude totalitaire, les deux membres de Slow Club nous offrent pourtant une pop soignée et touchante… Serais-je (enfin) sur la voie de l’ouverture d’esprit ?

 

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16 juillet 2014 3 16 /07 /juillet /2014 15:57

hkff logo Par Hong Kong Fou-Fou

 

La lumière du soleil de juillet filtrait parcimonieusement à travers les persiennes. Dans la pénombre, les pieds sur son bureau, les mains croisées sur la nuque, Hong Kong Fou-Fou poussa un soupir de satisfaction. Les locaux de Fury Magazine étaient vides, tous les rédacteurs étaient partis en vacances depuis quinze jours et, ce soir, c'était son tour.

Il embrassa du regard les bureaux de ses collaborateurs, alignés au cordeau devant le sien.

A sa gauche, celui de Wally. Il vit avec tendresse ses crayons de couleur, bien rangés devant la pile de coloriages qu'il lui imprimait tous les lundis matins. Il en faisait une consommation ! C'est que les journées étaient longues, il fallait bien l'occuper entre deux sélections musicales.

A sa droite, le bureau de l'élève Moinet, avec sa collection de pouet-pouet Astérix. HKFF sourit avec émotion en se remémorant le facétieux Moinet, pressant toujours l'un de ces vénérables jouets pile au moment où Wally attaquait la partie la plus délicate de son coloriage. Le "Poueeeet" sonore faisait invariablement sursauter le pauvre Wally, ruinant ses efforts pour ne pas dépasser. La poursuite qui s'ensuivait tout aussi invariablement, avec Wally tentant de faire avaler à Moinet l'exemplaire de L'Equipe que ce dernier était en train de lire au lieu d'animer sa rubrique "Si elle est dedans...", était toujours un moment de détente digne des meilleurs "Tom & Jerry".

Au centre, pour faire tampon entre les deux frères ennemis, le bureau d'Oddjob. A l'image de son occupant : sobre et ordonné. Le sous-main ramené du Puy du Fou, parfaitement parallèle aux bords. Devant, toujours parallèle, la baïonnette Garand M1 qui lui servait de coupe papier. En première ligne, ses véhicules militaires Solido. Son préféré, c'était l'AMX-30 Pluton. Il lançait un petit missile en caoutchouc, et le grand plaisir d'Oddjob, c'était de le faire tomber pile poil soit dans la tasse de camomille que Moinet s'octroyait à 10h (pas plus tard, car sinon ça l'empêchait de faire la sieste), soit dans la pinte de Guinness que Wally dégustait en lisant Rugbynews (il n'y a pas que le coloriage, dans la vie). Nouvelles poursuites, nouvelles parties de rigolade.

HKFF se sentit nostalgique. C'est qu'ils lui manquaient presque, ces trois gaillards ! Enfin, ils étaient loin maintenant, éparpillés aux quatre coins du globe, jouissant d'un repos mérité après une année de lutte acharnée contre le monde moderne, pour le bon goût et l'élégance. Dans quelques heures, HKFF fermerait la porte de la rédaction, jusqu'à la rentrée de septembre. Plus de soucis, d'articles en retard, de factures, de courriers de menace, de coups de fil intempestifs qui lui...


Drrrrrrrrring !!!

- Allo ? (...) Oui, c'est bien moi Hong Kong Fou-Fou. (...) Comment ? Vous pouvez répéter, je vous comprends mal... (...) Vous êtes le secrétaire de l'Amicale des Pêcheurs Islandais ? Ah. (...) Oui, je suis bien le rédac' chef de Fury Magazine...  (...) F-U-R-Y M-A-G-A-Z-I-N-E, pas Fúrmagzn (...) Si je connais Wally Gator ? Oui, bien sûr ! Dites, si c'est pour un jeu radiophonique...(...) Comment ? (...) Il est parti pêcher l'ablette cendrée sur le lac Langisjór ? (...) On ne la trouve que là-bas ? (...) Mais qu'est-ce que j'en ai à foutre, moi, Monsieur ? (...) Ah, sans nouvelles depuis sept jours... (...) Les conditions météo sont excécrables... (...) Parlez doucement, je maîtrise mal l'islandais. (...) Bon, ben, on va aller le chercher. (...) Heu, oui, excellente journée à vous aussi.

Hong Kong Fou-Fou reposa le combiné. Furieux, il envoya un mail pour annuler sa location aux Seychelles puis réserva un billet dans le premier vol pour Reykjavík. Il fourra avec rage un anorak, des moufles et un bonnet dans une valise. Sa colère fut de courte durée en imaginant son collaborateur affamé, claquant des dents, tentant de mastiquer une ablette cendrée crue, lui qui détestait le poisson, le pauv...

 

Drrrrrrrrring !!!

- Allo ? (...) Lui-même. (...) L'Ambassade de France à Kinshasa ? (...) L'élève Moinet ? (...) ... (...) Attendez, je récapitule. Donc, le jour-même de son arrivée au Congo... (...) Oui, République démocratique du Congo, si vous y tenez... Donc il est parti en brousse ? (...) Piqué par un insecte ? (...) 9 centimètres de long ? Ah quand même... (...) 40° de fièvre ? (...) Mais aussi qu'est-ce qu'il est allé faire au Congo, enfin, République démocratique du Congo ? (...) Sur les traces de Tintin ??? (...) Mais quelle andouille, il ne pouvait pas commencer par Moulinsart, lui qui finit sous assistance respiratoire dès qu'il met un pied à la campagne. (...) Ah, ce n'est pas fini ? (...) Oui, vous l'avez emmené à l'hôpital, très bien. (...) Intoxication alimentaire ? Il n'a pas digéré le bitekuteku ? Vous me faites peur... (...) Ah, du poisson. Eh bien rapatriez-le et qu'on en finisse ! (...) Impossible ? (...) Des rebelles ont attaqué l'hôpital ? (...) Kidnappé ? (...) Et les forces spéciales ? (...) Débordées ? (...) Comment, Moinet avait sur lui un papier où il était écrit "En cas de problème, prévenez mon patron Hong Kong Fou-Fou, c'est le seul être au monde qui se soucie réellement de moi" ? (...) Snif (...) Oui, pardon, je me mouchais. (...) Bon, ben, on va aller le chercher. (...) Heu, oui, excellente journée à vous aussi.  

Après avoir essuyé une dernière larme, HKFF regarda sur Internet les horaires des correspondances Islande-République démocratique du Congo. Il ajouta un bermuda et une saharienne dans sa valise puis se prépara à...

 

Drrrrrrrrring !!!

- Allo ? (...) Oui, en chair et en kimono. (...) Pardon ? Le Ministère de l'Intérieur ??? (...) Oddjob a déclenché un coup d'état en Palombie ? (...) Une armée de mercenaires ? (...) "La passiflora negra" ? Qu'est-ce que c'est que ce nom à la con ! (...) Ah, il a été arrêté par l'armée régulière ? (...) Fusillé dans une semaine, à l'aube ? Ah, refuser le bandeau, regarder ses bourreaux droit dans les yeux, prononcer gravement une dernière sentence, offrir sa poitrine aux balles, ça pourrait lui plaire ! (...) Non rien, je pensais à voix haute. (...) Oui, je comprends que le Gouvernement ne peut intervenir officiellement. Bon, ben, on va aller le chercher. (...) Heu, oui, excellente journée à vous aussi.

HKFF inspira et expira plusieurs fois lentement. Il fallait se faire une raison, ses vacances étaient fichues. Il rassembla ses affaires et se dirigea vers la porte. Finalement, le programme qui l'attendait serait peut-être plus intéressant que perdre son temps au bord de la piscine d'un quelconque palace aux Seychelles, à siroter des cocktails avec ombrelle et à repousser les avances de starlettes prêtes à tout pour voir leur nom apparaître dans Fury Magazine. Et qui sait, l'un de ses branquignols de collaborateurs allait peut-être pouvoir ramener un article méritant d'être publié à la rentrée...


vacances

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10 juillet 2014 4 10 /07 /juillet /2014 14:01

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Le week-end dernier avait lieu Le Mans Classic. Fury Magazine ne pouvait évidemment pas manquer cet événement exceptionnel qui réunit tous les deux ans la crème de la crème de la voiture de course historique. Un plouf-plouf très disputé entre les rédacteurs a désigné Wally Gator et votre serviteur pour se rendre sur place. Getcarter était évidemment aussi de la partie puisque c'est désormais lui qui a en charge la partie animation de l'événement, avec notamment l'organisation d'une soirée "Espions" très réussie, malheureusement réservée aux plénipotentiaires du SPECTRE, du TRUSH, de KAOS, de l'HYDRA, de la BNP, de l'UMP et du PS.


C'est grâce à lui que l'on ne croise plus dans les allées autour du circuit que des gens fringués Barbour, Hackett ou Belstaff, mais aussi des jeunes gens modernes arborant sous leur veste LEvi's un t-shirt où s'étale fièrement en grandes lettres vertes le slogan "Le Mans Classic goes mod". Grâce à lui, toujours, que le niveau musical a sérieusement augmenté, avec le (turtle) nec plus ultra des DJs de la scène mod internationale. Plus des concerts des Italiens de Hip Organ Trio, des Anglais de Derriere et des Français de Dino Farfisa. Merci donc, Mr Carter, pour tout le boulot effectué. Il a plu (du verbe "pleuvoir") tout le weekend, mais le weekend a plu (du verbe "plaire").


Maintenant que nous sommes revenus, j'ai un problème : il faut évidemment montrer à ceux qui n'ont pas eu la chance d'aller au Mans toutes les jolies choses qu'on a vues. Comme j'ai déjà ramené des photos en 2008 et en 2012, je n'en ai pas pris beaucoup cette fois. Et je n'ai pas grand' chose de neuf à raconter. Alors voilà ce qu'on va faire. Vous allez cliquer sur ce lien et, dans la première phrase du texte, remplacer les nombres par 2014 - 110000 - 8500. Dans cet ordre, concentrez-vous. Pour le reste, tout est encore d'actualité. Pour ceux qui ont découvert récemment Fury Magazine, l'illusion sera parfaite. Pour les autres, oui je sais, c'est l'arnaque. Mais la tendance est au recyclage. Vous avez d'autres photos ici aussi.

 

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Getcarter possède une iconographie 60s qui me fait pleurer chaque fois que je vais chez lui. Alors forcément, quand il s'agit de concevoir un panneau pour servir de fond à l'une des scènes de concert, il est à l'aise dans ses baskets (il en a beaucoup aussi, d'ailleurs)

 

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Avant, dans les stations services, on récompensait la fidélité des clients avec des tas de trucs sympas, des BD, des matelas gonflables, des petits personnages en gomme. Aujourd'hui, l'essence est sans plomb, et les pleins sont sans points (à répéter très vite vingt fois d'affilée). On vous propose juste de suivre votre marque d'essence préférée sur Facebook ou Twitter. On va encore se moquer longtemps de nous ?

 

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Une déto(n)nante Daytona

 

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Si vous suivez scrupuleusement la notice de montage et que vous n'êtes pas trop manchot, après quelques heures d'un travail patient et appliqué...

 

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... vous obtiendrez ça ! Succès garanti sur le parking au bureau. Et quand vous direz que vous l'avez construite vous-même...

 

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Dino Farfisa a déchaîné le public. La dizaine de gogo danseuses qui agitaient leurs fermes et juvéniles attributs devant la scène n'est peut-être pas étrangère à ce succès, sans vouloir vous vexer, les gars !

 

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Si l'élève Moinet continue à bien travailler à l'école, plus tard il pourra s'offrir la voiture de ses rêves. La même que Stirling Moss ou Maurice Trintignant

 

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On vous l'a dit et répété, désormais "Le Mans Classic goes mod". Pas étonnant de croiser dans les allées quelques fleurons de la production italienne de scooters.

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30 juin 2014 1 30 /06 /juin /2014 06:35

wally gator logo oddjob logo 2 hkff logo Par Wally Gator, Oddjob et Hong Kong Fou-Fou

 

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Contribution de Hong Kong Fou-Fou

Paul Orwell : Tell me tell me (2014)

Une vidéo au poil, que je voudrais dédier à toutes les personnes, journalistes, commentateurs qui ont usé et abusé de l'expression "match de coiffeurs" pendant la première phase de la Coupe du Monde.

The Spitfires : I'm holdin' on (2014)

Ah ben ceux-là, ils ont dû confondre la cocarde mod avec celle de la RAF. Mis à part le fait qu'ils font un peu trop "mannequins vivants pour Fred Perry", leur musique me plaît bien, elle me rappelle The Burial et ça, c'est sacré.

The Merrylees : Forever more (2014)

Malgré l'ancre de marine qu'arbore leur batteur (pas sur son bras, non, sur sa grosse caisse. Sa maman ne veut pas qu'il ait de tatouage), on voit bien que ces Ecossais sont de gentils garçons. Pas le genre à tout saccager dans leur chambre d'hôtel si jamais ils connaissent un jour le succès et partent faire de grandes tournées de par le monde (comme des marins, voilà peut-être le lien). Non, eux, ils se lèveraient 15 mn plus tôt pour tout ranger avant de partir.

The Rifles : All I need (2014)

Bon, là je n'ajouterai rien, ils ont été tellement présents dans cette rubrique que je n'ai plus rien à dire les concernant. Avec les Rifles, j'ai brûlé mes dernières cartouches, haha.

The Equals : Black skinned blue-eyed boy (1970)

C'est quand même l'été, terminons cette dernière sélection avant les vacances par un morceau un peu plus funky que les précédents. En cherchant la vidéo, je suis tombé sur une apparition des Equals aux "Années Bonheur" de Patrick Sébastien, où ils jouent leur célèbre "Baby come back". Ils auraient mieux fait de ne pas prendre leur titre au pied de la lettre.

 

 

 

Contribution de Oddjob

Cucumber : Illogique

Spock dans tous ses états ou comment passer un bel été intersidéral grâce à notre concombre préféré et à sa nouvelle petite friandise space pop !

Ennio Morricone : Senza movente (BOF Sans mobile apparent)

Je l’avoue… je n’ai découvert que très récemment cet excellent polar 70s made in France (il faudra bien un de ces jours réhabiliter, dans ces colonnes, le sous-estimé Philippe Labro !) Et ce score de Morricone : lumineux et raffiné !

Gaspard Royant: Europe

Nouvelle sélection pour l’un des rares chanteurs français digne d’intérêt ! Eh oui, l’élégance française existe encore…

Morissey : The more you ignore me the closer I get

Voilà que l’on réédite Vauxhall And I, pour son 20ème anniversaire. Et Morissey, prince noir de la pop anglaise, déjà en état de grâce…

The Sonics : Strychnine

Repris par The Fall, lors de leur concert au dernier festival Paloma (ce sont mes collègues qui me l’ont raconté !), ce standard du rock garage sera parfait pour vous remettre des kermesses et autres fêtes d’écoles de cette fin d’année !

 

 


Contribution de Wally Gator

Cucumber : Illogique

Il s’agit d’un extrait d’un album collectif (1966 Back in the south of nowhere) dont les bénéfices serviront à acheter des chaines Hi-Fi aux services pédiatriques des hôpitaux. Donc, c’est beau, et en plus c’est Cucumber, c’est bon, c’est bien !

The DØ : Keep your lips sealed

Un matin où je suis parti très tôt à la pêche, j’ai entendu à la radio cet extrait de leur dernier album. Quelquefois, à la radio, on a de bonnes surprises.

Veruca Salt : Seether

Un Breeders-like pas désagréable.

Heavenly : Cool guitar boy

J’ai toujours su que les bellâtres qui savaient faire deux ou trois accords sur une guitare avaient un fort capital sympathie.

OK Go : The writing’s on the wall

Ils frappent encore très fort. Musicalement, cela reste très chouette, mais la vidéo est absolument époustouflante. Je n’ai jamais rien vu d’équivalent. Prépare-toi, cher lecteur, à savoir placer ton œil pour en apprécier toutes les subtilités !

 

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