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Créé en mars 2007

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Fury Magazine, toujours à la pointe de l'actualité d'il y a cinquante ans en arrière.

Nos garanties :

- Tous nos articles sont écrits sur des ordinateurs à fiches perforées gros comme une camionnette.

- Nos rédacteurs ne communiquent entre eux que par téléphone filaire.

- L'un d'eux est né avant 1960.


"Nous sommes l'avant-garde du passé."

Modern life is rubbish...

periscope.jpg
... quoique...
Par Oddjob
  

"Dans des aventures sensationnelles, inédites… Spirou présente… Un type extraordinaire les amis ! Jean VALHARDI ! Un gaillard plein d’allant et de courage que vous aimerez. Comme vous aimez les héros de Spirou…"

Vous savez donc ce qu’il vous reste à faire ! Précipitez-vous chez votre libraire favori et plongez-vous dans les aventures de VALHARDI, le célèbre détective dont la poignée de main, franche et ferme, était le signe de reconnaissance des membres du Club des Amis de Spirou. Eh oui, les belles éditions DUPUIS, nous proposent, enfin, une magnifique intégrale digne de ce nom, avec un premier tome regroupant les années 1941 à 1946, avec Doisy au scénario et surtout Jijé au dessin. Alors mieux qu’une distribution de cartes de rationnement gratuites… lisez les enquêtes de VALHARDI !

Vous En Voulez Encore ?

Trop chauve pour être une rock star, trop asthmatique pour être footballeur, pas assez alcoolique pour être écrivain, trop Français pour être Anglais, pas assez suicidaire pour être artiste, trop intelligent pour la télé-réalité. Il ne me restait pas grand' chose, et ce pas grand' chose, c'est devenu Fury Magazine. Hong Kong Fou-Fou


Rédaction :
wally gator logo Wally Gator : rugby de village, communion solennelle et charcuterie.
Eleve-Moinet-2.jpg  Elève Moinet : permis B, Première étoile, BEPC (mention Assez bien)
oddjob logo 2 Oddjob : KPM, RKO et Kop Boulogne.
barbidule-logo.jpg Barbidule : contradictions, bals de village et coloriage.
Getcarter logo Getcarter : mod, mod, mod.
hkff logo Hong Kong Fou-Fou : soins capillaires, huile de moteur et kilomètre arrêté.

N'hésitez pas à nous écrire : fury.mag@gmail.com (Pas de compliments, nous sommes modestes. Pas de critiques, nous sommes susceptibles. Pas d'insultes, nous sommes hyper baraqués. Pas de propositions à caractère sexuel, nous sommes fidèles.)
Vous pouvez également devenir fan de Fury Magazine sur Facebook (ici : Fury Magazine sur Facebook).
15 mars 2007 4 15 /03 /mars /2007 21:59

Par Hong Kong Fou-Fou

Août 1979. Je me balade en ville avec ma mère. J’ai douze ans, âge auquel on n’a pas encore honte d’être vu avec ses parents (je profite de cette occasion pour vous saluer, papa et maman !). Bref, nous discutons et ma mère me demande ce que je voudrais comme cadeau pour ma fête, toute proche. Comme on passait devant le disquaire Mélodisc (eh oui, à cette époque, on pouvait acheter de la musique ailleurs qu’à la Fnac ou par Internet – je ne parle même pas des grandes surfaces…), elle propose de m’offrir un disque. J’avoue que jusque là, je ne m’intéressais à la musique que par l’intermédiaire de ma sœur, alors étudiante à Montpellier et que je ne remercierai jamais assez pour m’avoir initié à Clash, B-52’s et, comme on va le voir dans quelques lignes, Madness. Bon, il y a aussi eu Boney M et Village People dans le lot, mais je lui pardonne…Les seuls disques que je possédais alors, c’étai
t des 45t pour enfants, Blanche-Neige et compagnie. Bref, je réponds à ma mère « Pourquoi pas ? ». On s’arrête pour jeter un œil dans la vitrine. Je ne me souviens pas des disques qu’on pouvait y trouver mais 1979, ça devait donner "Breakfast in America" par Supertramp, "Highway to Hell" d’AC/DC ou "Regatta de Blanc" par Police. Et puis aussi, un album à la pochette d’une sobriété exemplaire, blanche et noire, montrant en plongée sept musiciens, blancs et noirs eux aussi, en costumes stricts et cintrés, certains arborant lunettes noires ou petits chapeaux sur la tête, fixant tous l’objectif avec une tranquille assurance. Pas de titre d’album. Juste "The Specials" en grosses lettres noires. Dans un coin, le nom du label, 2-Tone.

 


Comme je l’ai dit plus haut, je connaissais déjà Madness grâce à ma sœur, et la pochette que j’avais sous les yeux présentait pas mal de similitudes avec celle du célèbre "One step beyond". Nous sommes donc entrés dans la boutique, pour écouter quelques extraits du disque. Pour les jeunes qui pourraient me lire, c’était l’époque bénie où les disquaires étaient équipés de cabines d’écoute, dans lesquelles vous pouviez éventuellement vous installer avec une pile de disques pour attendre confortablement la fin d’une averse… Bref. La tête de lecture se pose sur le premier sillon du premier morceau de la première face. Et là, c’est la révélation. Je ne suis pas trop branché mysticisme mais pourtant c’est vraiment ça, une révélation, encore appelée "grande claque dans la tronche", le Nirvana, le Walhalla, les trompettes de Jericho, la béatitude, mon âme danse la polka, j’écris n’importe quoi mais vous l’avez compris, dès les premières notes, je suis conquis. Le titre du morceau ? "A message to you, Rudy". Message reçu, je dis à ma maman adorée que c’est ce disque que je veux, et nous repartons bientôt, moi serrant fièrement le précieux objet sous mon bras. Je ne le sais pas encore, mais ma vie vient d’être transformée à jamais. Aujourd’hui encore, ce disque est rangé précieusement avec les nombreux autres qui sont venus le rejoindre au fil des années.

Je ne vais pas faire ici l’historique du label 2-Tone, il existe des tas de livres ou de sites Internet qui l’ont déjà fait, certainement mieux que moi. J’ai juste envie de parler un peu de ce label, de dire ce qu’il a représenté et représente toujours pour moi. Je veux tout simplement lui rendre hommage. 2-Tone, c’est l’œuvre d’un seul homme, Jerry Dammers, connu pour son sourire édenté. En 1977, le punk déferle sur l’Angleterre. Exit les baba-cool et leur rock progressif avec ses morceaux qui durent 17 minutes. Place à l’énergie brute. On ne sait pas jouer mais qu’importe. Les morceaux sont très courts, moins de deux minutes, la musique est efficace, sans fioriture. Parmi l’incroyable quantité de groupes qui vont apparaître à cette époque, et dont la majorité tombera rapidement dans l’oubli, certains vont savoir se démarquer du genre somme toute limité du punk. On peut citer bien sûr les Clash, mais aussi les Jam de Paul Weller, responsables du revival mod de la fin des années 70, et, donc, les Specials. Ils se sont d’abord appelés "The Automatics", puis "Coventry Automatics", "Special AKA" et, enfin, "The Specials". Formés en 1977, le groupe démarre sur les chapeaux de roue, grâce au soutien de Bernie Rhodes et Joe Strummer, respectivement manager et leader des Clash, qui lui offrent la possibilité de faire la première partie de leur tournée US. Malheureusement, le mélange reggae-punk des futurs Specials passe mal auprès du public. Retour à la case départ. Les répétitions s’intensifient. Jerry Dammers, influencé aussi bien par la culture des rude boys jamaïcains que par les mouvements mod et skinhead, va créer le look "ska", qui va devenir l’uniforme imposé de milliers d’adolescents britanniques : lunettes noires, chapeau à bord étroit ("pork pie hat"), costume sombre trois boutons, Doc Martens. Il va créer le label 2-Tone, sur le modèle de Motown. Le petit personnage qui deviendra le logo du label, baptisé Walt Jabsco, est inspiré par une photo de Peter Tosh sur un vieil album des Wailers. Le premier single qui sort sur 2-Tone, c’est "Gangsters", une reprise d’un célèbre morceau de ska jamaïcain des Sixties, "Al Capone" par Prince Buster. Les caisses sont vides, le groupe n’a même pas de quoi enregistrer la face B. Qu’à cela ne tienne, elle est proposée à un groupe ami, The Selecter, qui vont graver un instrumental exceptionnel. A partir de là, les choses s’enchaînent très vite : le disque passe à la radio, "Gangsters" grimpe dans les charts, les Specials passent à Top of the Pops. 2-Tone signe son premier groupe, les Selecter, bientôt suivi par les sympathiques Madness. Un accord de distribution est trouvé avec Chrysalis. La vague 2-Tone se répand, d’abord sur l’Angleterre, puis l’Europe et le monde entier. Les damiers noir et blanc sont partout. On peut trouver des cigarettes 2-Tone, les membres de Madness sont mis en scène dans des comics, c’est du délire.

Dans les écoles britanniques, les classes sont partagées en deux : il y a ceux qui ont adopté le look skin/mod et qui portent fièrement les couleurs de 2-Tone, et ceux qui écoutent du hard rock. Les cours de récréation se transforment en champs de bataille. Pour se faire une idée de l’impact qu’a pu avoir ce label, il suffit de faire les vide-greniers, même au fin fond d'un bled de la France profonde. Dans les cartons de disques en plus ou moins bon état, vous trouverez toujours, mal entourés par "La bonne du curé" d’Annie Cordy ou "Beat it" de Michael Jackson, un 45t des Specials ou de Madness.

2-Tone n’a pas duré longtemps, quatre ou cinq ans maximum. Je ne m’attarderai pas sur le déclin du label. Une partie des membres des Specials a quitté le groupe pour fonder les Fun Boy Three et petit à petit l'impact du label s'est effrité. Mais qu'importe, 2-Tone nous a donné trente 45t et treize albums, parmi lesquels certains resteront des chefs-d'oeuvre inégalés. Il reste le label qui m’a donné envie de découvrir la musique noire, le ska, le reggae, la soul. C’est grâce à lui qu’aujourd’hui je roule en Vespa ou que je porte un Harrington. Peut-être que si je n’avais jamais croisé Jerry Dammers et sa bande, mes seules implications dans la musique, ce serait d’aller à Auchan acheter la dernière compile "Ibiza Power" ou "Super Tuning". Peut-être… Peut-être pas… Mais dans le doute, j’adresse un putain de grand merci aux Specials et à Madness. Et allez, comme il y a "quelques" années en arrière, fuck the rockers !


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Published by Hong Kong Fou-Fou - dans Musique
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11 mars 2007 7 11 /03 /mars /2007 10:55
Par Hong Kong Fou-Fou

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Published by Hong Kong Fou-Fou - dans Images et voyages
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6 mars 2007 2 06 /03 /mars /2007 17:38
Par Hong Kong Fou-Fou

Cinq films qu'il faut impérativement avoir dans sa DVDthèque (cinq parmi des centaines d'autres). Tiens, ils ont tous été tournés dans les années 60. Une coïncidence, probablement !...





"Il était une fois dans l'Ouest" de Sergio Leone (1968)

Parce que trois tueurs portant des cache-poussière vont mourir sur un quai de gare. Parce que la musique donne des frissons. Parce que l'un de ses hommes a appelé Franck par son prénom devant un petit garçon tétanisé par la peur. Parce que le personnage de Claudia Cardinale est une sublime garce. Parce qu'il est difficile de jouer de l'harmonica avec son frère sur les épaules. Parce que c'est le western dans toute sa splendeur.




"Ne nous fâchons pas" de Georges Lautner (1965)

Parce qu'on ne devrait jamais voyager dans le coffre d'une R8 Gordini.. Parce que les Angliches du Colonel portent leur chevalière par-dessus leurs gants. Parce que Monsieur Beretto est un noctambule. Parce que Michalon est une tête-à-claques. Parce qu'un puzzle congolais, ça comprend trente-deux morceaux plus la tête. Parce qu'à côté des Ventura, Lefebvre, Constantin, Pousse et consorts, les acteurs français actuels n'ont qu'à se rhabiller.

 

 


"Bullitt" de Peter Yates (1968)

Parce qu'il fallait bien que figure sur cette page un film de Steve McQueen. Parce que le mot "cool" a été inventé pour lui. Parce qu'être facteur à San Francisco, ça doit être très fatigant. Parce que la bande son de Lalo Schifrin donne envie de se mettre au volant d'une Ford Mustang et d'avaler des kilomètres, le bouton du volume bloqué vers la droite. Parce que Robert Vaughn incarne à merveille un très méprisable politicien véreux (pléonasme ?).

 

 


"The Party" de Blake Edwards (1968)

Parce qu'être clairon dans l'Armée des Indes, c'était un job tuant. Parce que "Birdy num num". Parce que Peter Sellers est recouvert de fond de teint. Parce que Hrundi V. Bakshi a inventé les soirées mousse. Parce que si ce n'était pas "The Party", c'était "La Panthère Rose". Parce que le lancer de volaille sur chapeau mériterait de devenir discipline olympique. Parce que je veux habiter la villa du film, en toute simplicité.

 

 


"The Italian job" de Peter Collinson (1968)

Parce que "We are the self preservation society". Parce que BMW essaie de nous faire oublier la vraie Mini. Parce que Benny Hill n'a pas fait que courir en accéléré derrière des infirmières en porte-jarretelles. Parce qu'il ne faut faire sauter que la porte du fourgon. Parce qu'une dizaine de jeunes femmes peu farouches appellent Lord Croker "Charliiiie"... Parce qu'il y en a marre de faire des remakes merdiques de films originaux qui étaient déjà parfaits à leur époque.



J'ai mis longtemps à établir une liste de mes cinq albums préférés. Et c'est vraiment du temps perdu, puisqu'elle aura certainement changé demain.


 

 

 

The Specials (1979)

Parce qu'un jour un petit garçon de onze ans est tombé en arrêt devant la pochette N&B de cet album, dans la vitrine d'un disquaire, qu'il est entré dans la boutique, a demandé à écouter le disque, a entendu les premières mesures de "A message to you Rudy", est ressorti, le disque sous le bras, sans se douter qu'il venait d'être touché par la grâce. Parce qu'aujourd'hui, vingt-cinq ans plus tard (vingt-cinq ans !...), ce groupe a tout gardé de sa qualité, de son impact, de sa crédibilité, et que l'ex-petit garçon préfèrerait se faire couper une guibole plutôt que de perdre le premier disque qu'il ait jamais acheté.

 


Oasis - (What's the Story) Morning Glory ? (1995)

Parce que les frères Gallagher ont beau être des crétins prétentieux, ils ont l'attitude, la présence de vraies rock stars. Parce qu'ils nous pondent depuis dix ans des chansons qui deviennent instantanément des classiques. Parce qu'ils disent ne pas aimer les Clash mais que je ne suis pas rancunier. Parce que je n'aime pas les Beatles (je suis un peu rancunier, en fait).

 

 

 

 

 

VA - Hey boy, hey girl (circa 1969)

Parce que j'ai toujours préféré Pama à Trojan. Parce qu'il y a trente-cinq ans de ça, le reggae était la musique préférée de jeunes dandies anglais aux cheveux courts. Parce que "Boss sounds are on Pama", mais "Volcanic sounds are on Lava".

 

 

 

 

 


 

The Clash - London Calling (1979)

Parce que la première fois que j'ai été me faire couper les cheveux, j'avais amené une photo de Paul Simonon pour que le coiffeur s'en inspire. Parce que cet album est le mariage parfait du punk et du reggae. Parce que jusqu'à sa mort Joe Strummer est resté intègre et fidèle à ses convictions.

 

 

 

 

 


 

 

Booker T and the MGs - Soul Limbo (1968)

Tout simplement parce qu'on leur doit l'un des meilleurs morceaux de tous les temps, tous genres confondus : "Green Onions" (pas sur cet album, je sais, je sais...).



 

 

 

 

 


Là encore, une liste loin d'être exhaustive des bouquins qui m'ont enthousiasmé ces dernières années (enfin, pour ce qui est du Seigneur des Anneaux, cela fait plus de vingt ans qu'il m'enthousiasme...).


 

Football Factory par John King

 Parce que Coventry fin 70s, début 80s, même avec les Specials comme bande son, ça avait l'air vraiment glauque. Parce que c'est du vécu. Parce que John King a aussi écrit "Human Punk". Parce qu'il rend presque les hooligans sympathiques. Parce que jamais la classe ouvrière anglaise n'a été décrite avec un tel réalisme.

 

 

 

 

 

 

Le Seigneur des Anneaux par J.R.R. Tolkien

Parce que c'est une épopée fantastique, dans tous les sens du terme. Parce qu'arrivé à la dernière page, on a envie d'être héroïque, de se dépasser, de faire le bien, de pourfendre des hordes d'orques belliqueux. Parce que les Anglais l'ont élu livre du vingtième siècle.


 

 

 

 



La vie en rose par Dominique Glocheux

Parce que c'est un petit bouquin bourré de conseils simples, voire évidents, pour se rendre la vie plus facile. Parce qu'il devrait être remboursé par la Sécurité Sociale. Parce qu'il faudrait l'offrir à tous les gens qu'on aime, et à ceux qu'on n'aime pas, pour peut-être les aimer ensuite. Parce qu'il faut toujours avoir une bouteille de champagne au frais.

 

 

 

 

 


High Fidelity par Nick Hornby

Parce que tous les collectionneurs de disques ne peuvent que se reconnaître dans les mésaventures sentimentales de ce Londonien de bientôt trente-six ans dévoré par sa passion pour les galettes noires. Parce qu'on ne peut pas vivre avec une personne dont les goûts musicaux sont incompatibles avec les siens.


 




Un tout petit monde par David Lodge

Parce que la critique du comportement des universitaires lors de leurs déplacements en congrès est férocement drôle. Parce qu'il ne faut jamais attendre le dernier moment pour rédiger sa communication. Parce qu'on a beau avoir fait dix ans d'études, la vue d'une paire de jambes bien galbées peut quand même faire perdre la tête.

 

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Published by Hong Kong Fou-Fou - dans Divers
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5 mars 2007 1 05 /03 /mars /2007 22:11
Par Hong Kong Fou-Fou

Je voudrais vous parler d'un agent secret à la mâchoire carrée, aux cheveux bruns, toujours élégamment vêtu. Il anéantit les rêves de conquête du monde de malfaisants criminels à grands coups de gadgets farfelus. Il conduit à fond de train des petites mécaniques sportives. Il fait preuve d'un fort penchant pour les femmes. Tout cela à un petit air de déjà vu, non ? Vous pensez à qui ? Bond ? James Bond ? Hmm, non, non, ce n’est pas lui…
 

 

Si je précise qu'il est Américain, et non Britannique, que les gadgets qu'il utilise font passer ceux de 007 pour de sympathiques mais désuètes inventions de bricoleur du dimanche, que les voitures de sport qui passent entre ses mains peuvent voler, voire quitter notre atmosphère, que leur pilote porte un bandeau noir sur l’œil et qu’il a toujours un gros cigare vissé au coin de la bouche, que ce soit dans son bain ou au cœur de l’action, ça vous met sur la piste ? Oui, bien sûr, il s’agit de Nick Fury, l'énergique patron du S.H.I.E.L.D. (Supreme Headquarters International Espionage Law-enforcement Division, ouf...).


Nick Fury est né en 1963, du bouillonnant cerveau de Stan Lee, le génie de chez Marvel, à qui l'on doit Spiderman, le Surfer d'Argent, les Quatre Fantastiques ou encore Hulk, la liste est longue. Fury est le protagoniste principal de la série "Sergent Fury and his Howling Commandos", qui raconte les exploits d’une poignée de soldats d'origines variées affrontant les Nazis durant la Seconde guerre mondiale. Après quelques mois de parution, la série disparaît, au grand dam des fans, qui ne cesseront de réclamer son retour. Stan Lee va céder et redonner vie à Fury, mais son terrain d'action ne sera plus les champs de bataille de la seconde guerre mondiale. Nous sommes en 1965, les espions sont à la mode. Fan de James Bond et des Agents Très Spéciaux ("The Man from U.N.C.L.E" outre-Atlantique), Lee souhaite élargir le spectre des super-héros Marvel en y ajoutant un agent secret. Bien sûr, pas question d’un "banal" agent secret affrontant des espions du KGB en chapeau mou à l'haleine chargée de vodka. Non, chez Marvel on fait dans le fantastique et la démesure, le désormais colonel Nick Fury (belle promotion pour l'ancien sergent !) est un membre de la CIA auquel le gouvernement demande de prendre la direction d'une nouvelle agence , le S.H.I.E.L.D., dont le quartier général est un gigantesque aéronef volant à des kilomètres au-dessus de la Terre.


En parlant d'acronismes, Fury n'a rien à envier à ses confrères du cinéma ou de la télévision : Bond combattait le SMERSH, puis le SPECTRE, les très spéciaux agents Napoléon Solo et Illya Kuriakin affrontaient l’organisation TRUSH. Il faut trouver à Fury un adversaire à sa mesure. Ce sera l’HYDRA, organisation criminelle qui, telle la créature mythologique dont elle tire son nom, se renforce chaque fois Cette organisation est d'ailleurs dirigée par le
baron Wolfgang Von Strucker, un aristocrate allemand à monocle que Fury a maintes fois affronté durant la seconde guerre et qui se dissimule maintenant derrière l'inquiétant patronyme de "Supreme Hydra".


Nick Fury est le super-héros ultime, super-héros sans super-pouvoirs, d’ailleurs, puisque ses multiples talents ne sont dus qu’à un entraînement rigoureux et à son expérience de commando pendant la seconde guerre mondiale. Contrairement à la plupart des autres personnages de l’écurie Marvel, la psychologie de Fury est limitée. Il ne souffre pas dans sa tête comme le Surfer d’Argent, il ne se remet pas sans arrêt en question comme Spiderman. On le paye pour mettre une bonne tripotée à de gros méchants sanguinaires qui troublent la paix des honnêtes gens ? Il met une bonne tripotée à de gros méchants sanguinaires, et on sent bien qu’il prend son pied, par-dessus le marché !


D'un point de vue dessin, le créateur de Nick Fury est le fidèle complice de Stan Lee, le talentueux Jack Kirby. Après quelques épisodes, il a trop de travail pour assumer seul les graphismes de la série. Il ne fait plus que les crayonnés, divers dessinateurs assurant l'encrage. L'un d'eux est Jim Steranko, touche-à-tout de génie (il est magicien, musicien) qui va donner toute sa dimension au personnage. Stan Lee finit par lui laisser le contrôle absolu de la série, aussi bien au niveau des dessins que des scénarii. Il travaille dessus de 1966 à l'été 1968. Visuellement, la série nage dans un délire que ne renierait pas un consommateur de LSD. Exit
le baron Von Strucker, le nouveau "Supreme Hydra" est désormais la Griffe Jaune, un Asiatique tout aussi machiavélique.

 

 
Après le départ de Steranko, la série continue, mais la magie n'est plus au rendez-vous...



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Published by Hong Kong Fou-Fou - dans BD et littérature
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4 mars 2007 7 04 /03 /mars /2007 19:48
Par Hong Kong Fou-Fou


En caricaturant à l'extrême, il est globalement possible de classer la production cinématographique actuelle en deux grands genres : d'un côté, les drames psycho-socio-intellos (grande spécialité des Français). Exemple de script : l'action (ou plutôt l'inaction) se passe au Havre, une jeune employée de la Poste tombe follement amoureuse d'un jeune chômeur issu de l'immigration. Le père de la jeune fille, veuf et alcoolique, s'oppose à cette idylle. Le jeune homme, passionné de danse classique, veut devenir danseur étoile. Ses copains de la cité lui tournent le dos, sa propre famille le renie. Tout le film n'est qu'une succession de monologues (la jeune fille lit d'une voix atone son journal intime, le jeune homme parle à son miroir en se rasant le matin), de face-à-faces (le jeune homme avec la jeune fille, la jeune fille avec son père, le jeune homme avec le père de la jeune fille), ponctués de silences pesants - seulement troublés par les ronflements de la poignée de spectateurs présents dans la salle. Un peu de mouvement, quand même : une bande de nazillons agresse le jeune homme, un matin sur la plage, jetant à l'eau son justaucorps et autres affaires de danse. La mer est grise et froide, les mouettes tournoient en piaillant sinistrement. A genoux dans le sable, le jeune homme regarde par-delà l'horizon. Qu'importent ces abrutis ivres de bière, il ira jusqu'au bout de son rêve. Que d'émotions... A la fin, soit le père se révèle atteint d'un mal incurable et il se résout à ne pas s'opposer au bonheur de sa fille, soit la jeune fille meurt du Sida, le père et le jeune homme se jettent dans les bras l'un de l'autre, pleurant de concert sur leur funeste destin. Le spectateur ressort de la salle abattu ou, dans le meilleur des cas, ensommeillé. Pour peu qu'il ait reçu sa feuille d'impôts le même jour, c'est la dépression garantie...

       De l'autre, les gros blockbusters à l'américaine. Exemple de script : une jeune femme peroxydée, serveuse dans un Burger King de Berveley Hills tombe follement amoureuse d'un joueur de foot à la musculature puissante et à l'humour super humoristique. Le père de la jeune fille, gros bonnet de la pègre, s'oppose à cette idylle. Tout le film n'est qu'une succession de poursuites en voitures, de fusillades (le jeune homme abat d'une seule rafale la bande de gros bras que le père de la jeune fille avait envoyés pour l'éliminer, il abat d'une seule rafale une bande de terroristes qui voulaient saboter la finale du Super Bowl, il abat d'une seule rafale la bande d'extraterrestres qui voulaient contrôler notre planète). Dans la salle, les réflexions graveleuses fusent à chaque apparition à l'écran de la jeune fille, dont le chemisier échancré cache difficilement d'ambitieuses prothèses mammaires. A la fin, le jeune homme et le père de la jeune fille vident des canettes de Budweiser ensemble, en se flanquant de grandes tapes dans le dos. Au passage, le jeune homme est décoré pour avoir éradiqué les menaces intégriste et extraterrestre (en fait, les intégristes ce sont des extraterrestres, non ?). Le spectateur ressort de la salle surexcité. Il rentre chez lui en grillant tous les feux rouges au volant de sa 205 Peugeot "Tuning Touch".

       Entre ces deux extrêmes désolants, on trouve heureusement tout un tas de films épatants. "Kill Bill" est l'un d'eux. Sans prétention, sans masturbation intellectuelle, sans concessions commerciales. Tarantino nous offre un spectacle purement récréatif, jubilatoire. Ses détracteurs l'accusent d'avoir pillé le film de sabre asiatique, le western spaghetti, le film de blaxploitation. Et alors ? Lui au moins ne s'en cache pas. Et s'il puise dans des oeuvres des quarante dernières années, c'est avant tout pour leur rendre hommage. Il n'y a qu'à voir le programme du festival qu'il organise (ou organisait ?) chaque année pour se convaincre qu'il est un authentique cinéphile, exhumant de vieilles bobines oubliées pour leur faire l'honneur d'une nouvelle projection sur grand écran (voir à l'adresse suivante : http://www.tarantino.info). On lui reproche également l'excès de violence, omniprésente tout au long du film. Soit, le film est violent. Mais sa violence n'est pas glauque, parce que pas crédible. Le sang qui s'échappe en geysers à chaque coup de sabre est bien rouge, la pression artérielle excellente, on s'étripe allègrement, mais entre gens en bonne santé ! Et surtout, entre gens du même milieu, entre tueurs, yakusas et autres assassins. Aucun risque qu'un passant (un simple pékin, suis-je tenté d'écrire...Hum...) reçoive un coup de katana perdu.

 

     Et cette bande originale ! Une fois de plus, Tarantino montre que sa culture musicale est presque aussi étendue que sa culture cinématographique. Il réunit quelques perles de la soul, du funk, du rock, du hip hop pour faire une B.O. qui décoiffe. Sérieusement, qui à part lui oserait accompagner un duel au sabre par une musique de western ? Qui oserait utiliser la musique du générique du "Frêlon Vert" ("Green Hornet" aux USA), cultissime et kitchissime série TV des Sixties, qui a lancé la carrière de Bruce Lee qui y interprétait le rôle de Kato, personnage masqué dont Tarantino s'est inspiré pour le look des Crazy 88 ? Qui oserait ouvrir son film sur le logo de la "Shaw Brothers", suivi d'un vieux proverbe klingon ? Qui pourrait oser faire ça sans paraître ridicule ou racoleur ? Personne, et c'est peut-être pour cela que Tarantino est jalousé, envié, critiqué, lui qui nous livre un film au rythme endiablé, chapitré comme il se doit chez lui, bourré de références truculentes.

 

         Une autre qualité de Tarantino : la fidélité envers les acteurs. A l'heure où la plupart des films se montent sur la renommée de la star qui jouera dedans, lui impose des acteurs en perte de vitesse ou ayant carrément sombré dans l'oubli. Il a ainsi permis à John Travolta de relancer sa carrière avec "Pulp Fiction" ; il a offert le rôle titre de "Jackie Brown" à Pam Grier, star de la blaxploitation des années 70 avec des oeuvres comme "Scream, Blacula, scream !", "Coffy, la panthère noire de Harlem" ou "Foxy Brown". Dans "Une nuit en enfer" (réalisé par Robert Rodriguez sur un scénario de Tarantino, qui joue également dans le film) apparaissent des figures du cinéma de quartier des années 70 et 80, comme Fred Williamson, acteur noir de légende ("Black Caesar", "Boss Nigger", "Hell up in Harlem", etc...) ou Tom Savini, acteur mais également maquilleur et créateur d'effets spéciaux, pour G. Romero notamment. Dans "Kill Bill", le miraculé est bien sûr David Carradine, disparu des écrans depuis 1990, à une poignée de petits rôles près. Tarantino profite également de l'occasion pour honorer Sonny Chiba, vedette de plusieurs dizaines de productions des studios japonais Toei. Non content d'incarner le maître d'armes Hattori Henzo, c'est également lui qui a réglé une grande partie des combats du film. A noter au passage qu'il était déjà question de Sonny Chiba dans "True Romance", écrit par Tarantino, puisque Clarence et Alabama se rencontrent dans un cinéma où ils vont voir la série des "Street Fighter".

 

        En conclusion, Tarantino est un cinéaste sincère, passionné, dénué de tout snobisme, qui a assimilé une sous-culture dénigrée par les intellos (les films de genre des années 70, les comics, la musique black, etc...) et l'a passée au mixer de son imagination débridée (ce qui peut sembler paradoxal pour un film d'arts martiaux... Re-hum...) pour nous livrer un cinéma dont la seule prétention est de procurer du plaisir au spectateur. Et pour si bien atteindre ce but, je lui tire mon chapeau.

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Published by Hong Kong Fou-Fou - dans Cinéma et TV
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4 mars 2007 7 04 /03 /mars /2007 19:26

Par Hong Kong Fou-Fou


Face à vous, la Chose, son visage orange figé dans un rictus menaçant. Sur votre gauche, l'aile avant aux formes sensuelles d'une Alpine A110 bleue. A droite, un gigantesque paquet de céréales vert. Vous êtes dans une exposition de Yébé. Vous en ressortirez le sourire aux lèvres, avec l'envie subite de vous acheter une petite sucrerie dans la première épicerie venue, n'importe quoi, du moment que l'emballage est coloré. Vous la grignoterez chez vous, en feuilletant un vieux Strange de votre enfance.

Il était plus que temps de donner la parole à ce jeune peintre qui prouve de façon explosive que l'art n'est pas monopolisé par de pseudo-intellos torturés.

FM : Peux-tu nous dire en quelques lignes ce qui t’a conduit à la peinture et résumer brièvement ton parcours artistique jusqu’à aujourd’hui ?

Je crois que j ai toujours dessiné plus ou moins, sans jamais vraiment développer ceci. Je faisais des dessins; des tableaux; dans différents styles. Je me suis mis un jour à peindre des figurines de plomb - des petits soldats - et ce qui m'intéressait le plus était de combiner les couleurs, de les associer en camaïeux et contrastes. Un jour, je me suis retrouvé chez moi et j ai décidé de refaire la déco. J'ai tout repeint en blanc... Un peu triste, alors j'ai fait une toile, puis deux... Des amis sont passés voir ce que je faisais ; ça a plu. Certains m'ont passé des commandes, on m'a proposé une exposition.... Tout est parti de là.

Actuellement je fais du Pop art, dans un but prioritairement esthétique. Je ne renie pas le côté conceptuel de la création mais je pense simplement que l'oeil ne doit pas être négligé pour privilégier seulement l'idée. Je travaille beaucoup sur les détails, le gros plan et désormais j'intègre les déformations diverses. Mes sources d'inspirations furent pendant un temps les comics ou les voitures des 60s et des 70s mais désormais je me penche plus sur l'image de communication de produits de masse ou de luxe. Comme j'oppose contrastes et couleurs, j'oppose deux images jugées antinomiques de la consommation actuelle.


FM : Tu as quitté Perpignan pour partir t’installer à Barcelone. Après la fuite des cerveaux, la fuite des pinceaux ?

Oui, je suis parti dans une ville qui est une vraie capitale. Cependant, je dois dire que si c'est une ville au côté culturel ultra développé, elle reste encore très centrée sur l'exception catalane. Il est difficile pour un artiste d'y travailler car les places restent rares et surtout les institutions artistiques - privées ou publiques - restent très axées sur le social ou le conceptuel. J'ai eu la chance d'exposer malgré tout ces dernier mois et le public est toujours plus important dans une ville de cette dimension.


FM : Un endroit où tu rêverais d’exposer tes toiles ? Pourquoi ?
 

Franchement, aucune idée, peut-être à Perpignan même, dans un vrai cadre institutionnel et en compagnie d'autres artistes car la ville où je suis né regorge d'un potentiel qui ne cesse de se développer mais qui reste ignoré de la municipalité. Il semble pourtant que les choses changent peu a peu.


FM : Un tableau célèbre que tu serais fier d’avoir signé ? Pourquoi ?

Là encore, aucune idée... L'oeuvre qui me vient à l'esprit est une sculpture, la fontaine de Duchamp, parce qu'exposer dans un musée un urinoir à l'envers rebaptisé "fontaine", je trouve ça particulièrement drôle...


FM : Tes toiles sont un véritable remède contre la morosité. Pourtant, lorsqu’on te connaît un peu, on sait que tu peux passer par des périodes de spleen. Est-ce
que tu penses que peindre te sert d’exutoire ?

Je ne crois pas. En fait quand je suis dans une de ces phases, je peins très peu. J'en profite pour développer les idées, faire des ébauches... Je ne crois pas que mon travail soit en rapport avec mes états d'âme.


FM : Quelles sont, au sens large, tes influences majeures ?

Ouh la... Très nombreuses, de Clash aux Supernanas... En fait, je crois que mon influence majeure, c'est ma capacité d'absorption. Je suis une éponge pour les choses futiles, alors mon supermarché, un paquet de clopes par terre dans la rue..,.tout est susceptible de m'intéresser du moment que ça me séduit esthétiquement.


FM : Existe-t-il actuellement d’autres artistes dont tu te sentes proche ?
 

Je me sens peut-être plus proche des graphistes informatiques ou des taggueurs que des artistes établis, j'aime beaucoup Shag qui travaille dans une direction Pop Lounge, mais de manière générale je me sens plus en rapport avec quelqu'un qui va clairement établir son discours que des conceptuels qui n'exposent qu'une simple idée et la compliquent visuellement pour faire artiste.


FM : Comment te vient l’idée d’une toile ? Tu sembles fonctionner par « séries » (une série d’œuvres sur les super-héros, une série sur des produits de consommation, etc…). Comment sais-tu qu’il est temps de passer à autre chose ?
 

L'idée d'une toile me vient en travaillant. Je rassemble ce que j'ai ramassé à droite et à gauche et je choisis un thème que je pourrais décliner en série... Le thème doit bien sûr me séduire, mais je privilégie les images les plus impactantes dans le thème et pas forcément mes préférées. Travailler en série en amont me permet de vérifier la validité du thème choisi. Il doit s'inscrire dans les limites que je m impose : pas de nature, pas de personnages réels, peu de couleurs mais vives...


FM : Comment te vois-tu évoluer dans le futur ? Je ne parle pas évidemment d’une quelconque décrépitude intellectuelle ou physique, mais de l’évolution de ton
art…

Je n'en sais rien et si je le savais je crois que ce ne serait pas drôle.


FM : Tu sembles cultiver un certain mystère autour de ta personne, en refusant notamment de te laisser prendre en photo. Pourquoi ? Tu dois de l’argent à
beaucoup de monde ?

Non je ne crois pas... C'est parce que les photos volent ton âme... (rires) - comme disent les vieux qui tchatent pas et les journalistes professionnels -. L'usage d'un pseudonyme et le fait de me "cacher" permettent de mettre en avant le travail. Une fois qu'une toile est faite elle n'existe plus que par elle-même et surtout pas en rapport avec celui qui l'a exécutée...


FM : Levons un peu le voile en disant que quelques éléments importants de ton look sont d’un côté les jeans pattes d’eph’, de l’autre de grosses rouflaquettes et des lunettes miroir. Alors, hippy ou fan d’Elvis ?

Hippy sûrement pas. J'aime bien Elvis mais je préfèrerai toujours un vrai Noir qui chante a une imitation... Plutôt James Brown ou Toots Hibbert...

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2 mars 2007 5 02 /03 /mars /2007 14:43
Par Hong Kong Fou-Fou  
                      
Si, comme moi, vous êtes sensible à la beauté d'un arbre, voici une courte nouvelle écrite un soir de spleen qui ne devrait pas vous laisser indifférent... Un modeste hommage également à ces chefs-d'oeuvre du cinéma de science-fiction que sont "Soleil Vert", "La Planète des Singes", "Rollerball" ou encore "Le Survivant", des films sur un futur proche plutôt angoissant...

Fin du troisième millénaire. La Terre n'est plus qu'une grosse tumeur. Ses cellules cancéreuses, ce sont les hommes. Du moins, certaines catégories d'hommes, mais qui sont malheureusement celles qui dirigent, qui imposent leur volonté à la masse servile. Entrepreneurs véreux et avides, hommes d'affaires arrivistes, politiciens corrompus et fourbes, scientifiques irresponsables ou militaires belliqueux, tous ont contribué à transformer la planète en l'immense décharge qu'elle est aujourd'hui. Celle qui, dans des textes datant du précédent millénaire retrouvés intacts, était dénommée la « planète bleue » ne mérite plus aujourd’hui que le surnom de « planète sombre ».

Les rayons du Soleil n'arrivent plus que difficilement à franchir l'épais linceul généré par la pollution. La végétation a complètement disparu, ainsi que la quasi totalité des espèces animales. Les seuls animaux encore en vie sont clonés à partir d'un modèle créé artificiellement et optimisé pour la fonction spécifique qui leur est destinée. Pour ne citer qu'un exemple, les poules ont une cadence de ponte de deux œufs par heure ; les poussins naissent sans plumes, ce qui représente un gain de temps évident pour la ménagère. De toutes façons, leurs plumes ne leur serviraient plus, puisqu'ils ne connaîtront jamais le froid durant leur brève existence. Ils vivent en milieu cloisonné dans des couveuses sophistiquées, subissant une croissance accélérée leur permettant d'atteindre leur taille adulte en quelques heures à peine. Les lacs ne sont plus que des nappes de substances toxiques. L'air est vicié ; des nuages de particules en suspension recouvrent tout, s’immisçant dans le moindre interstice, provoquant de mortelles maladies pulmonaires.

La population mondiale s'élève à quinze milliards d'individus. Quinze milliards de personnes qui s'arrachent les dernières ressources d'une planète exsangue. La distinction entre deux êtres humains ne se fait plus selon leur nationalité, leur couleur de peau, leurs croyances religieuses ou leurs idées politiques mais simplement par le fait qu'ils appartiennent à la classe des riches ou à celle des pauvres. La fracture sociale s'est en effet aggravée de façon dramatique. D'un côté une minorité de riches possède tout, de l'autre une majorité de pauvres s’entre-tue pour rien. Les drogues sont omniprésentes. Les riches trompent leur ennui grâce au Revax, une drogue high-tech synthétisée dans les meilleurs laboratoires pharmaceutiques, les pauvres oublient leur désespoir sous l'emprise du Forgeton, une drogue de piètre qualité mais bon marché, aux effets secondaires effrayants. Riche ou pauvre, tout le monde s'entasse dans des agglomérations aux allures de fourmilières, la campagne étant devenue totalement inhabitable, à part pour les quelques tribus de mutants qui y trouvent refuge, fuyant les persécutions de leurs contemporains réputés normaux. Les usines de traitement de l'air tournent nuit et jour, diffusant autour des cités l'oxygène nécessaire à la vie.

Dans ce monde de cauchemar, de nouvelles professions ont vu le jour. Ainsi, les Cloneurs offrent à leurs fortunés clients la possibilité de choisir l’aspect physique ou les capacités intellectuelles de leurs futurs enfants. Selon que telle ou telle personnalité du sport, du show-business ou de la science est sous les feux de l’actualité, on voit fleurir sur les bancs des écoles des dizaines de bambins qui, quelques années plus tard, ressembleront trait pour trait au modèle choisi par leurs parents. Les célébrités qui le souhaitent peuvent vendre, de leur vivant ou après leur mort, leur patrimoine génétique à l’association « Nouvelle Elite ». Les gênes sont injectés dès les premiers jours de développement de l’embryon. La méthode n’est cependant pas infaillible et les incidents sont nombreux. Les cas les plus graves répertoriés sont celui du clone du Prix Nobel de Physique Fred Freedman, abattu par le surveillant de son lycée alors qu’il tentait d’égorger une camarade de classe avec ses ongles et celui du clone du mannequin Olga Petunia, qui, à l’âge de treize ans, s’était mise à vieillir prématurément et à vitesse accélérée. A quatorze ans, elle en paraissait soixante. La vraie Olga, âgée de vingt-cinq ans, s’était suicidée en réalisant ce qu’allait devenir sa plastique parfaite.

On trouve aussi des Chasseurs d'Arbres. Il ne reste plus sur l'ensemble du globe que quelques centaines d'arbres. On ne sait plus trop comment, après qu’un milliardaire exubérant en ait lancé la mode, ces arbres sont devenus des articles très prisés de la population riche. Il est devenu du meilleur goût d'avoir un authentique arbre au milieu de son salon. La possession d'un arbre est ainsi devenue symbole de réussite sociale, au même titre qu'une grosse voiture ou une résidence secondaire l’était à la fin du vingtième siècle. Les gens aisés ont commencé par envoyer certains de leurs employés à la recherche d'arbres. Nombre d’entre eux se sont ainsi enfoncés dans les contrées désolées s’étendant autour des villes. La plupart ont succombé à des dangers auxquels ils n’étaient pas préparés. Petit à petit, une caste de professionnels de la recherche d’arbres s’est développée. Chaque ville a ainsi vu s’ouvrir des échoppes où des hommes aux visages durs et aux méthodes brutales offrent leurs services à la jet-set urbaine. La prestation des Chasseurs d’Arbres ne se résume pas à la recherche et à la livraison de l’arbre, mais comprend aussi le processus de pétrification. En effet, la possession d’un arbre vivant représente un insoluble casse-tête : il est impossible de trouver la quantité de terre fertile nécessaire à la croissance d’un arbre ; l’eau n’existe plus dans les villes, remplacée par un liquide incolore et sans goût, le « lymphex ». Lorsqu’ils dénichent un arbre, les Chasseurs enfouissent entre ses racines une ampoule de plastok qui se dissout dans le sol, libérant un produit chimique qui vient se mélanger à la sève, transformant l’organisme végétal en une sorte d’épouvantail pétrifié. L’ensemble du processus ne prend que quelques heures.

Lärss Ztonaclos est un Chasseur d’Arbres. Ancien technicien dans une usine de recyclage de déchets à haute teneur radioactive, il a laissé tomber ce job deux ans auparavant. Le travail était dangereux, nombre de ses collègues avaient contracté des maladies étranges et étaient morts dans d’atroces souffrances. Ce qui exaspérait le plus Lärss, c’était l’hypocrisie de la direction de l’usine, qui niait toute implication dans ces maladies et étouffait rapidement chaque affaire. Lärss, marié et père de trois enfants en bas âge, avait du mal à joindre les deux bouts. Il était prêt à risquer sa vie pour sa famille, mais pas pour un salaire de misère. C’est pourquoi il a décidé de tout laisser tomber et de tenter sa chance en tant que Chasseur d’Arbres. Son épouse a bien tenté de l’en dissuader, les dangers étant là aussi bien réels, mais Lärss s’est entêté. Il n’a jamais vu d’arbre de sa vie, mais il conserve précieusement dans sa chambre un vieux magazine jauni, datant de plus de deux cents ans, qui présente des photos de certaines essences d’arbres. Souvent, avant de s’endormir, il feuillette les pages froissées et cornées. Dans son sommeil, il rêve à ces arbres qui ne sont pour lui que des mythes d’un passé oublié.

A vrai dire, jusqu’à présent, Lärss Ztonaclos ne s’est pas avéré être un Chasseur très efficace. Il n’a même jamais trouvé un seul arbre, pas même un vieux tronc fossilisé. Il parvient quand même à gagner chichement sa vie, la règle voulant que les commanditaires versent une indemnité au retour de chaque expédition, quel qu’en soit le résultat. Bien sûr, cette somme est une centaine de fois plus faible que celle reçue en cas de succès. Lärss écume donc inlassablement les terres dévastées, balayées par les vents toxiques, au volant de son vieux chenillard équipé d’une pelle excavatrice. Un scaphandre Filtrax rafistolé, à l’étanchéité douteuse, lui permet d’arpenter même les zones les plus polluées. Jusqu’ici, il a eu de la chance et n’a jamais vraiment fait de mauvaises rencontres. Un couple de mutants, une fois, a bien tenté d’améliorer son ordinaire en l’ajoutant à son menu mais quelques cartouches de shotgun tirées en l’air l’avaient fait fuir sans trop de difficultés. Parmi les risques de ce type d’escapade loin des villes, l’un des moindres n’est pas celui que représentent les autres Chasseurs, la concurrence étant féroce au sein de la profession. Pour les Chasseurs, la lame d’un poignard est une cause de mortalité plus fréquente que la griffe d’un mutant. Lärss est devenu expert dans l’art des négociations délicates.

Mais son manque de réussite a rapidement fait le tour du cercle très fermé de la profession. Des concurrents bien intentionnés lui ont collé une étiquette de porte-poisse. Les clients se sont adressés à d’autres chasseurs. Aujourd’hui, l’holophone ne sonne plus. La vie de famille de Lärss a fini par en souffrir. Les réveils brutaux en pleine nuit, la main anxieuse qui cherche dans le lit la présence rassurante du mari, la boîte en métal rouillée où le ménage range ses économies, et qui est maintenant toujours vide, tout cela a eu raison de la patience de son épouse. Elle l’a quitté quelques semaines auparavant, pour s’installer avec ses enfants chez un ancien collègue d’usine de Lärss. En y réfléchissant bien, il arrive à la comprendre, peut-être même à lui pardonner. Lärss est donc seul maintenant. Pour tromper son chagrin, pour donner un but à son existence, il multiplie les expéditions, ne rentrant chez lui que pour de brèves périodes de repos. Quel que soit son état de fatigue, il ne s’endort jamais avant d’avoir admiré quelques illustrations du magazine qu’il cache sous son lit, qui représente pour lui la plus grande des richesses.

Aujourd’hui, Lärss est heureux. A quelques mètres devant lui se dresse un magnifique arbre au feuillage vert sombre. C’est un pin, il l’a reconnu immédiatement. Pour le trouver, il a fallu escalader les flancs d’une colline de gravats grisâtres. La pente devenant trop abrupte, le chenillard a dû être abandonné et la dernière partie du trajet s’est faite à pieds, les chevilles se tordant à chaque enjambée dans la rocaille.

Lärss avance lentement vers l’arbre. Son souffle est haletant, mais c’est l’émotion qui en est la cause, pas la fatigue de l’escalade. Ses doigts effleurent l’écorce. Des larmes perlent au coin de ses yeux. Il entoure maintenant le tronc de ses bras. Il a l’impression de sentir la sève s’écouler. Il pleure maintenant à chaudes larmes, les branches oscillent au rythme de ses sanglots. Les larmes glissent sur ses joues, creusant des sillons clairs dans la crasse accumulée durant ces longues journées d’effort.

Pendant quelques minutes, Lärss étreint fébrilement ce tronc qui pour lui représente la victoire de la vie sur le monde sombre qui l’entoure, la persistance de la nature sue l’inconscience des hommes. Puis il s’allonge sous l’arbre, la nuque s’appuyant sur une racine. Les yeux fermés, il imagine l’arbre au-dessus de lui. Des oiseaux piaillent et se chamaillent dans la frondaison. Autour de l’arbre, de vertes prairies s’étendent à perte de vue. Lärss peut voir les papillons aux couleurs vives qui volettent au-dessus de fleurs aux corolles offertes. L’harmonie du bleu du ciel est légèrement troublée par quelques nuages aux formes rondes et généreuses. Dans un soupir où se mêlent soulagement et résignation, Lärss saisit son shotgun dans son étui, engage avec un claquement sec une cartouche dans la chambre. Il appuie le canon sous son menton. Au-dessus de ses yeux, le feuillage du pin forme une couverture protectrice. Lärss adresse un large sourire à cet arbre pour lequel il a tant souffert.

La déflagration claque et déchire le silence.
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1 mars 2007 4 01 /03 /mars /2007 14:07
Par Hong Kong Fou-Fou


Vous êtes lassé des simulations de courses de voitures sur consoles mais désireux néanmoins de vous adonner de façon ludique à votre passion de l’automobile ? Le slot racing est peut-être fait pour vous. Ce loisir est né de l’imagination fertile du Britannique Fred Francis qui, dès la fin des années 40, cherche à concevoir un dispositif permettant d’effectuer des courses de voitures miniatures. Il a l’idée de pratiquer une rainure (« slot » pour nos amis d’outre-Manche) sur la piste, dans laquelle vient se loger un guide fixé sous la voiture, assurant par la même occasion l’alimentation de son moteur électrique. La bientôt célèbre marque Scalextric sort son premier coffret en 1957, avant d’exploser dans les années 60 et 70. Parmi les 30-40 ans d’aujourd’hui, rares sont ceux qui dans leur jeunesse n’ont pas usé leurs pantalons agenouillés au bord d’un circuit Scalextric, Jouef ou Carrera installé sur le parquet de la salle à manger familiale. Pourtant, loin de n’être qu’un jeu pour enfants, le slot racing a toujours attiré des adultes. Ne voit-on pas dans la série Amicalement Vôtre le distingué Lord Brett Sinclair et son irrespectueux compagnon américain Danny Wilde disputer, manettes en main, des courses acharnées ? Le légendaire pilote écossais Jim Clark n’a-t-il pas vanté les mérites de ce hobby dans des revues de sport automobile comme Virage ou Echappement ?

 
Aujourd’hui, ce loisir revient en force, particulièrement en Angleterre et en Espagne, où existent de nombreux clubs. Des compétitions on ne peut plus sérieuses sont organisées tout au long de l’année, avec des règlements draconiens qui autorisent des commissaires pointilleux à peser, mesurer ou disséquer toute voiture suspecte. On peut citer par exemple l’épreuve reine, les 24 heures de Bruxelles, qui voit s’affronter sur un week-end des équipes venues de toute l’Europe. Différents fabricants proposent un large éventail de modèles, de la Formule 1 à l’endurance en passant par le rallye. Scalextric est toujours présent, bien sûr, mais sa suprématie est menacée par des marques comme Fly ou GB Track, qui offrent des voitures au réalisme incroyable, respectant scrupuleusement le schéma de peinture des véhicules originaux.

 
J’appartiens pour ma part à un club informel qui a coutume de se réunir le jeudi soir autour d’un circuit, dans un cadre propice à enflammer l’imagination des fanatiques du sport automobile des décades 60 et 70 que nous sommes : aux murs, des affiches originales des films « Le Mans », « Virage » ou encore « Grand Prix », des photos dédicacées de Jean-Pierre Beltoise, Henri Pescarolo ou Jackie Stewart, des plaques émaillées Castrol ou BP. Dans un coin, des volants Motolita sont entassés, attendant patiemment d’être montés sur une automobile classique.  Dans une caisse s’empilent des antibrouillards Marchal, Lucas ou Cibié. Sur une étagère s’amoncellent des dizaines de boîtes de bougies Champion. Dans une vitrine, des miniatures soigneusement alignées retracent l’épopée des constructeurs Matra et Alpine. Une délicieuse ambiance règne, savant dosage entre le musée automobile et l’atelier d’Amédé Gordini !... Au beau milieu de ce bric à brac, le circuit déroule ses virages et ses épingles, avant de dévoiler sa longue ligne droite terminée par la dangereuse chicane Goodwood. Autour de la piste, des maquettes de stands, tribunes, tour de contrôle (uniquement des accessoires originaux, faut-il vraiment le préciser ?) accentuent le réalisme, Une multitude de figurines animent ce décor, mécanos aux aguets, journalistes en quête de scoop pour le journal du soir, spectateurs juchés sur les barrières, casquette de tweed vissée sur la tête.

 
Notre course du jeudi soir, c’est un rituel sacré que rien ne pourrait nous faire rater. Même si d’ordinaire nous goûtons les charmes d’une présence féminine, le jeudi soir se passe exclusivement entre hommes. Dès le vendredi matin, on pense à la course de la semaine suivante. Comme l’a si bien dit Steve McQueen : « Racing is life ! Anything that happens before or after is just waiting » (« La course, c’est la vie ! Tout ce qui se passe avant ou après, c’est juste de l’attente »). En arrivant, chacun sort fièrement sa voiture, une Ford GT40, une Ferrari 512S ou une Lola T70, exclusivement des modèles qui auraient pu s’affronter lors des grandes courses d’endurance d’il y a trente ans. Tout anachronisme est farouchement proscrit. On discute de tout et de rien, le boulot, les affaires de cœur, le dernier disque acheté, mais on observe du coin de l’œil la voiture de son futur adversaire, craignant de déceler une modification qui pourrait lui donner l’avantage : abaissement de l’aimant destiné à empêcher la voiture de quitter la piste, élargissement des passages de roues pour éviter tout frottement intempestif qui endommagerait les pneus, augmentation de l’écartement des roues pour augmenter la tenue de route dans les virages, que sais-je encore ? Quand il s’agit de gagner, l’imagination est sans limites. Nous sommes entre amis, mais le jeudi soir l’amitié cède le pas à l’esprit de la compétition, à l’envie d’en découdre pour montrer qui est le meilleur. Enfin les deux premiers concurrents glissent leur voiture dans le rail métallique, se serrent virilement la main - nous sommes entre gentlemen drivers, après tout -, les ramasseurs, dont le rôle est de remettre en jeu une voiture victime de la fougue de son pilote, se tiennent prêts, le commissaire entame le compte à rebours. Et c’est parti, les voitures bondissent en avant, les doigts se crispent sur les poignées, ça va très vite, les voitures (à l’échelle 1/43ème) bouclent un tour de circuit de 20 mètres de développé en une poignée de secondes, ce qui correspond à des vitesses réelles de 300 km/h environ. La course ne dure que quelques minutes, bientôt le compte-tours émet des bips stridents pour saluer le vainqueur, on se précipite pour lire les meilleurs temps. On échange quelques remarques, on se congratule, on se lance des défis, mais déjà les concurrents suivants s’alignent sur la grille de départ…
 

Voilà ce qu’est le slot racing, un loisir qui permet tout à la fois de satisfaire son goût pour la compétition, pour l’histoire de l’automobile, pour la technologie, même, et peut-être, de retrouver son âme d’enfant. Vous avouerez que c’est bien plus convivial que de s’énerver tout seul devant son écran de télévision, à triturer son joypad pour essayer de battre une voiture pilotée par un microprocesseur…

 


 

 


 

 

 
Impossible de terminer un article sur le slot racing sans saluer bien bas mes talentueux adversaires du jeudi soir : Roch the Mod, GoudurixYZ, Stan the Man et Magic Hernandez. J'ose espérer arriver un jour à votre niveau...


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