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Créé en mars 2007

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Fury Magazine, toujours à la pointe de l'actualité d'il y a cinquante ans en arrière.

Nos garanties :

- Tous nos articles sont écrits sur des ordinateurs à fiches perforées gros comme une camionnette.

- Nos rédacteurs ne communiquent entre eux que par téléphone filaire.

- L'un d'eux est né avant 1960.


"Nous sommes l'avant-garde du passé."

Modern life is rubbish...

periscope.jpg
... quoique...
Par Oddjob
  

"Dans des aventures sensationnelles, inédites… Spirou présente… Un type extraordinaire les amis ! Jean VALHARDI ! Un gaillard plein d’allant et de courage que vous aimerez. Comme vous aimez les héros de Spirou…"

Vous savez donc ce qu’il vous reste à faire ! Précipitez-vous chez votre libraire favori et plongez-vous dans les aventures de VALHARDI, le célèbre détective dont la poignée de main, franche et ferme, était le signe de reconnaissance des membres du Club des Amis de Spirou. Eh oui, les belles éditions DUPUIS, nous proposent, enfin, une magnifique intégrale digne de ce nom, avec un premier tome regroupant les années 1941 à 1946, avec Doisy au scénario et surtout Jijé au dessin. Alors mieux qu’une distribution de cartes de rationnement gratuites… lisez les enquêtes de VALHARDI !

Vous En Voulez Encore ?

Trop chauve pour être une rock star, trop asthmatique pour être footballeur, pas assez alcoolique pour être écrivain, trop Français pour être Anglais, pas assez suicidaire pour être artiste, trop intelligent pour la télé-réalité. Il ne me restait pas grand' chose, et ce pas grand' chose, c'est devenu Fury Magazine. Hong Kong Fou-Fou


Rédaction :
wally gator logo Wally Gator : rugby de village, communion solennelle et charcuterie.
Eleve-Moinet-2.jpg  Elève Moinet : permis B, Première étoile, BEPC (mention Assez bien)
oddjob logo 2 Oddjob : KPM, RKO et Kop Boulogne.
barbidule-logo.jpg Barbidule : contradictions, bals de village et coloriage.
Getcarter logo Getcarter : mod, mod, mod.
hkff logo Hong Kong Fou-Fou : soins capillaires, huile de moteur et kilomètre arrêté.

N'hésitez pas à nous écrire : fury.mag@gmail.com (Pas de compliments, nous sommes modestes. Pas de critiques, nous sommes susceptibles. Pas d'insultes, nous sommes hyper baraqués. Pas de propositions à caractère sexuel, nous sommes fidèles.)
Vous pouvez également devenir fan de Fury Magazine sur Facebook (ici : Fury Magazine sur Facebook).
3 juin 2011 5 03 /06 /juin /2011 07:35

Par Wally Gator, Oddjob et Hong Kong Fou-Fou

 

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Contribution de Hong Kong Fou-Fou

Voyons, j'ai tout ce qu'il me faut ? La BO lyrique d'un western italien des 60s avec Lee Van Cleef, plein de poussière, de sang et de sueur, OK. Le groupe dont j'ai déjà parlé le mois précédent et que j'écoute en boucle, OK. Le morceau qui donne envie de ressortir Slade ou T-Rex, voire d'enfiler des platform boots,  OK. Le morceau pop sympa dont la vidéo contient des marionnettes et qui donne envie d'être ami avec la Terre entière, OK. Le morceau dansant à influence funk/hip-hop, OK. Bon, c'est bouclé, alors au mois prochain, les copains !

Riz Ortolani : OST I giorno dell'ira (Le jour de la colère) (1967)

http://www.youtube.com/watch?v=p0dqQ-8FOII

Brother : Darling buds of May (2011)

http://www.youtube.com/watch?v=WXQOfXkLY_s

Arctic Monkeys : Brick by brick (2011)

http://www.youtube.com/watch?v=riV77WoFCBw

Iron Door Club : Til the end (2010)

http://www.youtube.com/watch?v=I5ZEHd1aF-s

Ohmega Watts & The Bamboos : Get in the scene (2009)

http://www.youtube.com/watch?v=2MR-bWjMDKA


 

 

Contribution de Oddjob

Philippe Sarde : BOF La valise

Une comédie d’espionnage douce amère à l’image de ce morceau. Avec Constantin, Marielle et Darc, c’est pas du Bond mais c’est très bon…

http://www.youtube.com/watch?v=jsELbfgh4RA&feature=related

Phillipe Sarde : BOF Flic ou voyou

Le dernier vrai film de Belmondo avant qu’il ne finisse Marginal et Solitaire et …pathétique.

http://www.youtube.com/watch?v=lSUsomW7_uk

Rubik : World around you

Grandiloquents et pompeux certes, mais l’electro pop de ces  Finlandais a le don "de bien marcher sur moi" (selon la formule consacrée de notre ami et confrère Goudurix ).

http://www.youtube.com/watch?v=eieMkYHmNzA

Obits : Naked to the world

Du bon garage yankee : classique mais terriblement efficace !

http://www.youtube.com/watch?v=c45MdzqjPnk

 

 

 

Contribution de Wally Gator

Une sélection faite sur mesure pour notre très cher rédac’chef sur un thème américain…

The B-52’s : Runnin’ around

Comme beaucoup le savent, il s’agit de l’un de mes groupes favoris. Voici un petit bijou issu de leur deuxième album.

Imperial Teen : Shim Sham

Ce groupe californien est assez inégal. Je vous conseille cependant leur premier album.

Planete Zen : America by Speriflexx

L’intrus : un groupe français !!! Oui, certes, mais notez bien le nom du morceau !

Ty Segall : Imaginary person

Cet espèce de barjot fait soi-disant (j’ai entendu ça à la radio) de la musique "expérimentale". Personnellement, j’appelle cela de la "noisy" : ou tu peux écouter ou tu peux pas, mais tu ne peux pas t’y faire, cela doit être génétique…

http://www.youtube.com/watch?v=8NgMuUowxjs

Dernière minute : je viens d’apprendre que notre très cher HKFF n’aime pas la musique venant des Amériques, l’ancienne colonie… Ventre Saint Gris !!! Vite !!! Où est mon album de Miles Kane ?

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Published by Hong Kong Fou-Fou - dans Musique
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30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 07:32

Par GoudurixYZ

  bride-1.jpg

She’s alive ! Alive ! Hé oui, pendant 4 minutes, montre à gousset en main avant que de battre son cœur ne s’arrête. Le temps d’apprendre à marcher au prix d’une chorégraphie hasardeuse et de repousser les avances du monstre auquel elle était promise. Un comble pour celle qui était née d’un coup de foudre. Tout ça pour finir en crime passionnel noir & blanc. La bride abattue. Une vie bien remplie somme toute, car en voilà une qui sans le savoir a fait baisser de manière significative l’espérance de vie de la gente transylvanienne dans les années 30. Elle ? C’est la plus belle femme du monde. C’est Elsa Lanchester, insipide Mary Shelley au début du film, reconvertie fiancée de Frankenstein pour des générations de cinéphiles dans un premake de la nuit des morts vivants. Comme quoi, y a pas à dire, une coupe de cheveux, du sur mesure déstructuré, un peu de maquillage, hé bien ça change tout.

Trente ans plus tard, un certain Bill Silverstein passe en voiture un samedi matin devant un cinéma qui affiche une double séance chère à la bouche du générique du Rocky Horror Picture show et remarque la file d’enfants qui serpente le long de la rue. Les deux films au programme sont… Frankenstein et le Loup Garou. Nom de nom ! Sa décision est prise. Il faut commercialiser au plus vite des maquettes de monstres. Normal, le Bill en question est une des têtes pensantes d’Aurora, firme spécialisée dans les kits pour kids. Quitte ou double. Frankenstein, Dracula, le Loup Garou, la Momie, tout le catalogue Universal y passe. Puis on sort les seconds couteaux : le Fantôme de l’Opéra, Dr Jekyll, Mr Hyde (logique), le Bossu de Notre-Dame, jusqu’à la maquette de trop : la guillotine qui permet de décapiter un condamné (a mort) : "Victim loose his head ! Really works !" J’imagine la réunion des concepteurs !… Celle-ci sera rapidement retirée sous la pression de parents indignés. Excuses de la boîte qui met  le paquet  pour… la Sorcière et nous y voilà : "Here comes the bride", la fiancée de Frankenstein. A la sauce Aurora. Regardez-la dans sa boîte en guise de linceul. Rien ne manque : table d’opération, labo, bouts de cadavres qui traînent, bandages. La voilà, déjà emmaillotée et solidement fixée à sa table par 5 électrodes elles-mêmes enchaînées à 4 quatre "brown chain posts".  J’ai toujours adoré les plans de montage. Plus les contraintes imposées par le sujet sont nombreuses, plus le résultat est impressionnant. Malgré le cahier des charges, les éléments flottent comme en apesanteur en nous faisant découvrir l’intérieur caché. De l’art moderne quoi ! Qu’aurait pensé le baron en voyant la notice du kit Aurora ? Un vrai manuel d’anatomie synthétique. J’imagine Lord Byron et le mari de Mary Shelley au début du film découvrant la notice en guise de roman. "Bon, qu’est-ce qu’on fait maintenant ? Il pleut dehors…"  Peut-on être pratique et romantique ? Pas sûr. Mais revenons à nos joujoux (sans "s"). La mode passe et tout lasse. A tel point que ne sortira jamais Robby le robot de Planète interdite. Un scandale ! La faute à ces plaies mobiles d’Action man, Big Jim et autres G.I Joe. Aurora s’essaie encore dans les "Monster scenes" au slogan imparable : Classé X pour eXcitation. En vain. Pas étonnant que Scarlett Johanson ait été pressentie pour un remake du film en 2009. Peut-être que le titre de plus belle femme du monde aurait été remis en jeu.

Pour finir en beauté, je ne peux m’empêcher de me demander pourquoi la fiancée de Frankenstein s’appelle la fiancée de Frankenstein ?  Ou si vous préférez,  pourquoi la fiancée et pas la fille de Frankenstein ? Ou pourquoi pas la fiancée du monstre, puisque ne l’oublions pas, celui-ci n’a jamais été déclaré à l’état civil. Mystère et boulette de l’homme ? Marketing improbable ? Comment savoir ? Admettons que la fiancée ne soit pas la fiancée du monstre mais la fiancée du baron Frankenstein comme le titre nous le laisse entendre. Cela voudrait dire que la fiancée, qui n’est autre que sa fille, puisque c’est lui qui l’a crée (en voilà un en passant qui peut se vanter d’être sûr d’être le père de son enfant) aurait des rapports inavouables avec son père ? Donc qu’une histoire d’inceste viendrait se greffer là-dessus ? D’ailleurs le monstre étant son fils, la fiancée n’est-elle pas sa sœur ? Le film n’aurait-il pas dû s’appeler le fiancé de la fille de Frankenstein ou la fiancée de son frère ? Mais c’est monstrueux ! Ou alors nous avons à faire à une simple  histoire d’adultère, comme dans un film de Claude Sautet ? Car ne l’oublions pas, le baron Frankenstein est accompagné de sa femme, Elisabeth, tout le long du film ? Ah la la. Voilà encore une énigme digne d’Einstein. Pas Frank, non, Albert. Bien sûr.

 

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25 mai 2011 3 25 /05 /mai /2011 06:54

Par Oddjob
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Polars, thrillers, comédies policières… les étals de nos librairies (ou plutôt de nos dispensateurs de produits culturels) en regorgent. Nos cinémas (ou plutôt nos supermarchés en denrées filmiques) en déversent continuellement. On n’a jamais été autant submergés de flics, de voyous, de serials killers, de privés, de crimes, de sang, de cadavres !!
Et pourtant … difficile aujourd’hui d’y trouver son bonheur.
Côté bouquins : entre les intrigues ésotérico-grandguignolesques façon Da Vinci Code et autres barnums fumeux, les polars sociaux-souffreteux des Daeninck, Izzo, Villard and co, et les glaciales affaires de privés scandinaves qui nous laissent… froids. Gros bof !
Même un James Ellroy, dont nous considérons Un tueur sur la route ou L.A. Confidential comme des œuvres majeures de la littérature noire, se pose un peu là avec ses dernières sorties et ses prétentions de "grand écrivain" suffisant.
Côté salles obscures : pas mieux sinon pire ! On reste dubitatifs devant les polars clochardisants et faussement crasseux d’un Olivier Marchal (MR 73 et 36 Quai des Orfèvres) ? Quant au Polisse, sélectionné à Cannes et interprété par Joey Starr, on en n'espère… rien !
Même les séries policières n’ont plus de policier que le nom : scientifiques, profilers,  médiums, romanciers     mènent désormais l’enquête. (Par pudeur, nous ne dirons rien du remake de Hawaï Police d’Etat, d’une consternante vulgarité.)
N’allez pas croire pas que je regrette un Navarro ou une Julie Lescaut, droits dans leurs bottes de petits fonctionnaires zélés.
Mais aujourd’hui, si l’on parle beaucoup de police et de policiers, c’est de façon verbeuse version thèse de 3ème cycle en sociologie.
Par contre, quid du flic, du condé, du poulet ? Oublié, ce héros des temps modernes, teigneux, agressif, violent, solitaire, alcoolique (parfois), toujours en butte contre sa hiérarchie mais féroce chasseur d’un gibier toujours plus gros.
Nos modèles : Campana (Michel Constantin dans Il était une fois un flic), Letellier (Bébel dans Peur sur la ville), Serpico, Jimmy "Popeye" Doyle (Gene Hackmann dans French Connection), Bullit, Dirty Harry, Kojak, Steve McGarrett et... "Pepper" Anderson (la sublime Angie Dickinson dans Police Woman).
Ouais, une bonne poignée de couillus (même le sergent Anderson), qui n’avaient pas besoin de portable, d’internet et de tout le saint frusquin, juste d’un calibre .44 et d’une bonne bagnole qui consomme ses 20 litres au cent, pour foutre la pétoche aux gangsters !
Heureusement, la relève est là et avec les mêmes méthodes (musclées).
Dernièrement, un petit nouveau a rejoint la cohorte de ces glorieux vétérants du NYPD, du LAPD ou de la Criminelle : Nicholas Angel, le héros de Hotfuzz et flic d’élite  à Scotland Yard. Et c’est Simon Pegg qui prête ses traits de British (très) moyen à ce bobby muté dans une petite ville anglaise trop tranquille pour être honnête. Gros flingues, courses-poursuites, meutres gores à souhait, humour au xème degré : où quand l’Inspecteur Barnaby rencontre l’Arme Fatale.


http://www.youtube.com/watch?v=u5B8sSBkRF0 

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20 mai 2011 5 20 /05 /mai /2011 07:18

Par le docteur Fou-Fou

 

igor"Science sans conscience n’est que ruine de l’âme". Mmouais, c’est facile de pondre de belles maximes, mais j'aimerais bien l'y voir, le Rabelais, tiens ! Etre scientifique, c’est une longue accumulation de frustrations. Tout petit déjà, à l'école, le génie en herbe, forcément bigleux et malingre, subit les railleries de ses camarades. En cours de gym, il sait peut-être calculer jusqu'à la cinquième décimale la période d'oscillations de la corde à laquelle il pendouille lamentablement, mais pour ce qui est d'y grimper, à cette corde, rien à faire. Tandis que l'australopithèque dernier de la classe y monte les doigts dans le nez, comme soulevé par les gloussements admiratifs des filles.

Plus tard à la fac, même chose. Il passe ses soirées à potasser un précis de thermodynamique statistique tandis que ses congénères moins doués révisent leur anatomie avec les Suédoises du bâtiment E de la cité universitaire. Il n'y a pas que la relativité qui est restreinte, sa vie sociale (et, par voie de conséquence, sexuelle) aussi.

Une fois bardé de diplômes, l'existence du scientifique ne s'améliore guère. Au mieux, il arrive à se trouver une femme. Mais celle-ci, lassée de partager sa vie avec un rat de laboratoire qui ne rêve que d'avoir une publication acceptée dans la revue "Nature", finira inlassablement dans les bras bronzés et musclés du jardinier. C'est la loi de la Nature, justement : le mâle Alpha se tape les femelles, le mâle Oméga se console en résolvant des équations différentielles. Et ne parlons même pas du gouvernement qui lui grignote chaque année un peu plus son budget, de sa hiérarchie qui lui fait remplir douze pages de paperasse lorsqu'il veut se commander un nouveau taille-crayon.

Alors pas étonnant que de temps en temps, l’un de ces illustres personnages en blouse blanche pète un fusible. Dans l'isolement de son laboratoire encombré de fioles, cornues et alambics, d'oscilloscopes et de bobines de Helmholtz, il va concevoir un plan, forcément machiavélique, pour se venger et prouver au monde incrédule qu'il avait raison. Il fait ça un peu pour obtenir la puissance et la gloire, aussi.

Le cinéma ne pouvait ignorer un thème aussi riche.

Voici une petite galerie de portraits de docteurs mabouls qui donnent parfois envie de crier "CNRS, SS !", de scientifiques maléfiques, de scélérats avec un doctorat, de nobélisables méprisables ou de charlatans qui font rimer thèse et foutaise. Elle est forcément très incomplète, on pourrait en remplir des pages et des pages.

  Dr-Cyclops.jpg

 

Il y a d'abord les films dans lesquels l'ego démesuré du scientifique le pousse à se mesurer au Créateur. On peut citer bien sûr toute la série des Frankenstein (personnellement j'ai une préférence pour ceux de la Hammer) ou encore L'île du docteur Moreau (The island of Dr. Moreau, Don Taylor, 1977) ou Le continent des hommes-poissons (L'isola degli uomini pesce, Sergio Martino, 1979), ce dernier étant vraisemblablement inspiré par le premier. Dans les deux cas, des naufragés atterrissent sur une île où un savant veut contrarier Darwinn. Un peu le croisement entre Koh-Lanta et la génétique, en gros. Dans les deux films, la partie séduction est assurée par deux Barbara qui ont en commun d'avoir été Bond girls, Carrera pour le premier, Bach pour le second.

Il y a ensuite les films où le savant invente un truc rigolo, quand on n'est pas soumis à ses effets en tout cas. Comme dans Docteur Cyclope ((Dr. Cyclops, Ernest B. Schoedsack, 1940) dans lequel le réalisateur de King Kong en 1933 s'intéresse à la miniaturisation (hmmmouais, passer d'une créature gigantesque à des êtres minuscules, à mon avis ses producteurs lui avaient réduit drastiquement son budget). Installé au coeur de la jungle amazonienne, le docteur Thorkel (surnommé Cyclope à cause de sa mauvaise vue, ce qui est débile, mais Docteur Taupe, ce n'était pas top, justement) mène des travaux top secrets (décidément...). Une équipe de scientifiques américains (avec l'obligatoire jolie assistante) vient troubler sa quiétude. Pas de souci, le docteur va les réduire à la taille d'un Action Man. Les malheureux vont évidemment devoir se coltiner tous les dangers que peut receler une jungle ou un pavillon de banlieue quand on mesure 25 cm de haut. Quand on pense que le film a été réalisé à l'époque où les futurs ingénieurs d'IBM qui allaient inventer le disque magnétique mangeait encore de la blédine, la qualité des effets spéciaux impose le respect.

Sur le même thème, on a bien sûr L'homme qui rétrécit (The incredible shrinking man, Jack Arnold, 1957) mais il n'a pas vraiment sa place ici, puisque le héros n'est pas un scientifique, il voit sa taille diminuer après avoir traversé un nuage radioactif (ouf, ça ne risque pas de nous arriver en France, les nuages radioactifs n'osent pas franchir nos frontières, c'est bien connu.)

Il est parfois sa propre victime, comme dans La mouche noire (The fly, Kurt Neumann, 1958), où, en voulant inventer un dispositif de téléportation, un brave physicien se retrouve avec une tête de mouche. Il demande alors à sa femme de retrouver la mouche qui doit se balader quelque part avec sa propre tête, dans l'espoir d'inverser le processus. Madame est un excellent choix, les femmes sont douées pour prendre la mouche. Il y a aussi L'homme singe (The ape man, William Beaudine, 1943) dans lequel Bela Lugosi se retrouve affublé d'une pilosité qui va le ruiner en rasoirs Bic, après une expérience qui a mal tourné. 

 

docteur jerry

 

Il y a également des comédies, comme Docteur Jerry et Mister Love (The nutty professor, Jerry Lewis, 1963) ou L'homme aux deux cerveaux (The man with two brains, Carl Reiner, 1983). Ce n'est pas compliqué, ce dernier constitue à mes yeux le film le plus drôle de l'histoire du cinéma, à égalité avec Frankenstein Junior (Young Frankenstein, Mel Brooks, 1974). Le docteur Hfuhruhurr (l'inégalable Steve Martin), spécialiste de la transplantation de cerveaux, est trompé par sa compagne (jouée par Kathleen Turner) qui lui préfère leur jardinier musclé et bronzé (qu'est-ce que je vous disais plus haut ?). Il tombe alors amoureux d'un cerveau dans un bocal, pour lequel il va partir à la recherche du corps féminin parfait. Le scénario est inspiré d'une autre histoire de savant fou, Le cerveau qui ne voulait pas mourir (The brain that would'nt die, Joseph Green, 1962). Les productions Fury Magazine préparent une suite, Le cerveau qui ne voulait pas regarder TF1.

Parfois, l'univers du savant fou se télescope avec celui de l'espionnage, comme dans Dr. No (James Bond contre  Dr. No, Terence Young, 1962) ou dans Dr. Goldfoot and the Bikini Machine (1965, Norman Taurog), et sa suite L'espion qui venait du surgelé (Le spie vengono dal semifreddo ou Dr. Goldfoot and the Girl Bombs, Mario Bava, 1966). Dans les deux films, Vincent Price incarne un scientifique bien déjanté qui cherche à inonder l'humanité avec des jolis robots aux formes avantageuses. Bon, pour être honnête, c'est un peu con, mais ça se laisse regarder.

Terminons avec le thème toujours pas éculé (non Goudurix, ce n'est pas un gros mot) de la vengeance. Dans L'abominable Docteur Phibes (The abominable Dr. Phibes, Robert Fuest, 1971), le docteur Phibes, brillant mais abominable (c'est précisé dans le titre) veut se venger de l'équipe médicale qui n'a pas été fichue de sauver sa femme adorée de la mort. Une de perdue, dix de retrouvées, il ne connaît pas, lui. Faut dire qu'il a été gravement brûlé dans un accident de voiture, alors son potentiel de séduction en a pris un coup. Il se traîne désormais un visage qui découragerait l'employée d'agence matrimoniale la plus motivée du monde. Faut dire aussi que sa femme était jouée par Caroline Munro, quand même. Bref, le docteur va nous massacrer tous ces médecins incapables, en déployant à chaque fois des trésors d'imagination inspirés des dix plaies de l'Egypte.

Bien, je vous laisse, Wally Gator est en train de se réveiller, je viens de lui greffer l'hypothalamus d'un lamantin pour diminuer son agressivité, j'espère que ça va marcher...


dr phibes

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15 mai 2011 7 15 /05 /mai /2011 06:39

Par GoudurixYZ

 

"D’aucuns pensent que la vie n’est qu’une illusion et que la réalité n’est que le fruit de notre imagination." Comme il a raison. Comme Charles Gray, l’éminent criminologist du Rocky Horror Picture Show a raison. Des fois je me demande. Je me demande s’il n’a pas énoncé cette évidence après avoir vu un tableau d’Hopper. D’Edward Hopper, pardon.

"Vous ouvrez cette porte avec les clefs de l'imagination. Au-delà existe une autre dimension, sonore, visuelle et mentale. Vous venez d'entrer dans la quatrième dimension" nous répétait chaque fois Rod Serling au début de The Twilight zone. L’heure des tableaux d’Hopper comme par hasard. D’Edward Hopper pardon. Quand j’étais gosse, je me demandais ce que cela voulait dire. Je crois que ça vient un peu de s’arranger.

"Ailleurs l’herbe est plus verte" répètent depuis 50 ans Cary Grant et Deborah Kerr. Mais ça je le savais déjà.

 

Il y a des endroits comme ça. Des endroits historiques, mythiques, nostalgiques où le temps s’est arrêté. Des endroits comme ça où l’on peut revenir même si on n’y est jamais allé. Des endroits où l’on fait le plein. Où un pompiste vous fait le plein, pardon. Le plein d’essence. D’essence ordinaire. Juste de quoi partir et revenir. Historiques, mythiques, nostalgiques et pratiques. Un peu comme lorsque Franck Sinatra reprenait My way. Comme d’habitude en français, juste retour des choses.

Un pompiste qui range ses bidons par habitude. Un pompiste désœuvré. Une station service désertée. Une station service revisitée. Une histoire répétée. Un retour vers le futur ? Un aller vers le passé. Le passé composé. Le passé recomposé. American my way of life.

 

"I’ll regret this day as long as I live. I guess lots of people were waiting for this kind of thing to happen." Ah, il y a des jours comme ça, dans des endroits comme ça. Quand on sait qu’Elvis Presley eut maille à partir avec un gérant de station service du nom… d’Edd Hopper en 1956. On se dit que ça n’arrange pas les choses. Celui-ci reprochait à son célèbre client l’attroupement qu’il créait en signant des autographes et le pria de déguerpir : "I don’t care if you’re Elvis Presley." Et le rocker de lui ouvrir l’arcade en lui envoyant sa droite en guise de réponse avant d’en faire de même à son employé venu à la rescousse.

"Son œil ressemblait à un a traveling bag" dit un témoin au tribunal le lendemain. Après s’être fait rappeler à l’ordre, Elvis quitta le tribunal "surrounded by a flock of women." Edd Hopper et son pompiste furent… condamnés à 25 et 15 $. Même pas de quoi se payer un poster de Gas d’Hopper.

Traveling bag ? Maille à partir ? Encore un aller-simple. La boucle n’est pas près d’être bouclée…

Un, deux, trois, quatre. En voila quatre d’un coup. Quatre pièces du puzzle, du puzzle en quatre dimensions. Quand j’étais petit je cherchais les pièces manquantes sous le canapé. Aujourd’hui je n’ai plus à me baisser.

Un rocker, deux chats, un critique littéraire, une romancière. Le pompiste de la Gas station est de moins en moins seul. Tant mieux pour lui. Tant mieux pour nous. Super ou ordinaire ? Avec ou sans (mine de) plomb ? Peu importe.

Bon, il ne me reste plus qu’à revoir After hours, mon épisode préféré de la Quatrième dimension. Au point ou j’en suis, peut être qu’Anne Francis va acheter un tableau plutôt qu’un dé à coudre au neuvième étage du magasin… Et réecouter After hours du Velvet underground… Ah non, ca ne va pas recommencer !


hopper

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10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 06:00

Par Wally Gator, Oddjob et Hong Kong Fou-Fou

 

selection-mai-2011.jpg

 

 

Contribution de Oddjob

C.R. Avery : Folk singer
Légèrement bourrin. Un tantinet grossier. Prolo sans jamais tomber dans la facilité vulgaire. Ben moi, je reprendrais bien une autre bière… 
The Eggstones : Still all stands still
Comme le dit Bertrand Burgalat, ça chauffe en Suède !! De la bonne pop “furyeuse”, comme on l’aime.
http://www.youtube.com/watch?v=p9umg_jRD1M&feature=related
Lalo Schiffrin: Bullit original soundtrack
Oui, je sais, je ne fais pas dans l’originalité. Mais en ces temps où tout part à vaut l’eau, rien ne vaut de revenir aux fondamentaux…
http://www.youtube.com/watch?v=eWQRjH-Ibbc&feature=related
The Vaccines : If you wanna
Miles Kane étant chasse gardée de notre très cher rédac’chef, je vous ressert une nouvelle fois The Vaccines qui ont décidé de truster ma platine…
http://www.youtube.com/watch?v=uQKjI6395iU

 

 

 

Contribution de Wally Gator

The Kills : Future starts slow

Le duo américano-rosbeef revient avec l’album "Blood Pressure". Si vous aimez le son "lourd", c’est pour vous ! J’ai cité le premier morceau de l’album mais j’aurais pu mettre n’importe lequel : c’est vraiment dans la même veine.

The Strokes : Undercover of darkness

Extrait de l’album "Angles", un album à ne pas manquer !

Stereoscope Jerk Explosion : Tigerella

Tigerella, Mooger Tea, Oh flûte alors !, Cat Mandoo : 4 morceaux, 2 vinyls édition limitée ! Précipitez-vous chez votre meilleur disquaire pour obtenir ce graal ! Je fais de la pub ??? Ben oui, ben oui…

http://www.myspace.com/stereoscopejerkexplosion

Gérard Demont : Tout shuss

Une instrumentation de qualité, des "lyrics" soignés… Goudurix, les aurais-tu signés ???

Rigolonzunbrin !!!

http://youtube/73JLEzR2N0o

 

 

 

Contribution de Hong Kong Fou-Fou

Hard-Fi : Good for nothing (2011)

Après quatre ans de silence, voilà le nouveau single de Richard Archer et ses joyeux compagnons. "Good for nothing", ça pourrait être la devise de Fury Magazine, tiens.

http://www.youtube.com/watch?v=UK0bRhrVn6M

Brother : Still here (2011)

Si l'on en croit la rumeur, ils auraient mieux fait de s'appeler Father, puisque c'est le paternel de l'un des musiciens, directeur des docks de Southempton, qui aurait investi pas mal d'argent pour que le groupe de son fiston décolle. Vrai ou pas, voici quand même une bande de petites frappes pleines de morgue et de talent comme seule l'Angleterre sait en produire.

Miles Kane: Rearrange (2011)

Je ne comptais pas encore le mettre ce mois-ci mais a) il faut donner raison à Oddjob et b) l'album sera sorti au moment où vous lirez ces lignes, alors...

http://www.youtube.com/watch?v=2SV422fSYE4

Riz Ortolani : The roaring twenties (BO de "Una sull'altra", 1969)

Quand on prénomme son fils Riz, faut pas s'étonner qu'il ait envie de manier la baguette et qu'il choisisse de devenir compositeur/chef d'orchestre. Sinon, pour dire des choses plus intelligentes, c'est un extrait de la BO du film de Lucio Fulci, sorti en 1969, avec la superbe Marisa Mell.

http://www.youtube.com/watch?v=2L0LiCGLGSM&feature=related

Nora Orlandi : Soho (BO de "A doppia faccia", 1969)

Les meilleurs compositeurs de musiques de films des années 60-70 étaient des hommes et étaient italiens (Bruno Nicolai, Ennio Morricone bien sûr, Piero Ulmiliani, Armando Trovaioli, etc.). Les plus belles femmes des années 60-70 étaient des femmes (jusque-là, logique) et étaient italiennes (je ne donne pas d'exemple, ça m'excite trop quand j'écris leurs noms). Nora Orlandi est une femme, compositrice, italienne. Etait-elle belle dans les années 60-70, je ne sais pas. Sur la seule photo d'elle que j'ai trouvée, elle a presque le double de l'âge de Goudurix. Une chose est sûre, elle connaissait son boulot.

http://www.youtube.com/watch?v=x_7Oc3GBqTM&feature=related


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29 avril 2011 5 29 /04 /avril /2011 06:52

Par GoudurixYZ

 

On a tous un banc, un arbre ou une rue
Où l'on a bercé nos rêves
On a tous un banc, un arbre ou une rue
Une enfance trop brève

   38129

 

Eddie Argos, chanteur à mèche dans la longue tradition des chanteurs à mèche (Bryan Ferry, David Sylvian, David Bowie, Martin Fry, Billy Macenzie, Brett Anderson, Jarvis Cocker, Mark E. Smith, eh ouais !) a un problème. A la Tate Gallery il a repéré un tableau. La première chose qu’il regarde chez lui c’est… le bleu.

Voyons, ensuite qu’est ce qu’il y avait ? Jarvis Cocker, chanteur à mèche dans la longue tradition des chanteurs à mèche (Bryan Ferry, David Sylvian, David Bowie, Martin Fry, Billy Macenzie, Brett Anderson, Eddie Argos, Mark E Smith, eh ouais !) a un problème. A l’école Saint Martin, il a repéré une fille. La première chose qu’il regarde chez elle c’est… ses yeux. Chacun son truc…

Chacun son truc… Ouais. Je vais quand même pas recopier jusqu’à la fin celle du mois dernier. Personne s’en apercevra, mais bon, j’ai une conscience. Professionnelle. Va falloir trouver autre chose. Voyons, essayons ça : prendre le lecteur à témoin, instaurer une connivence…

Imaginez, comme ça au hasard, que l’art moderne ça vous fasse un effet pas possible. Un truc de malade. Eddie Argos le chanteur… D’Art brut, lui c’est pareil. C’est pour ça que je disais ça. Qu’est ce que vous feriez à sa place ? Surtout ne pas vous en approcher. Logique. Problème, il trouve rien de mieux à faire que d’aller à la Tate. Lui il dit comme ça. Et là ça rate pas. Quand il voit un tableau d’Hockney il can’t help (him)self comme les Destiny’s child. Il want to rock out comme Lemmy de Motorhead. (Sauf que moi m’est d’avis que Lemmy c’est plutôt les Destiny’s child qui lui feraient cet effet.) Et quand il step outside comme les Housemartins il en peut plus. Il transpire, il palpite. Moi à sa place je me jetterais dans la Tamise, c’est juste à côté.

Comme ça lui suffit pas, il part à Paris avec sa valise. Sa valise Argos. Et là, c’est reparti comme en 40. Il va au Pompidou. Lui, il dit comme ça. Là, il y a un tableau de Matisse. Il prend trois pas d’élan… J’espère que c’est pas Jazz, pour les prochains disques ça serait pas gagné. Bref, on sait pas comment ça finit, comme dans ces films ou on sait pas comment ça finit. M’est d’avis que ça finit pas trop mal, sinon il pourrait plus nous chanter sa chanson en concert. En plus, chaque fois, il descend dans le public. Comme si on était un tableau, quoi.

Moi je sais pas si j’aimerais bien ça, être un tableau. Tous ces gens qui vous regardent tout le temps. Un peu ça va mais…En tous cas, pas un Hockney ou un Matisse. Un Liechtenstein peut-être. Avec une fille qui me répéterait sans cesse  The melody haunts my réverie. Oui, après tout, je crois que j’aimerai bien être un tableau………………….. Où en étais-je ? J’ai la mélodie de Modern art dans la tête… Ah oui, le concert. Là c’est plus rigolo. Un concept quoi ! C’est vrai qu’à chaque fois il transpire beaucoup. Mais ça se termine bien. Il remonte sur scène et il chante Good Weekend et Bad Weekend. Bon, on est vendredi. C’est pas tout mais…

 

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22 avril 2011 5 22 /04 /avril /2011 07:41

Par Hong Kong Fou-Fou

  les-oiseaux.jpg

 

Quand le temps manque pour écrire un article, quand l'imagination est aux abonnés absents, heureusement on peut compter sur les internautes pour fournir de la matière première avec quelques recherches Google pas piquées des hannetons.

Par ailleurs, ça faisait plus d'un an qu'on n'avait pas fait un petit bilan des mots clefs les plus... originaux. La dernière fois, c'était là : http://www.furymagazine.fr/article-interdit-de-mots-cles-43745126.html

 

photos anciennes galériens édentés

Hmm, la photographie a été inventée début 19ème, les galères ont disparu fin 18ème. Donc, trouver des photos de  ces malheureux rameurs, ça ne va déjà pas être évident. Mais si en plus vous avez des exigences sur leur dentition, ben ces photos, pour les trouver, ça va être... la galère.

se mettre à la colle

Si vous voulez dire commencer à sniffer de la glu dans un sac en plastique en écoutant les Damned, mauvaise idée. Si vous voulez dire s'installer avec sa petite amie, mauvaise idée aussi... Terminées, les soirées pizza/foot avec les copains !

tout les films horreur avec les mouette qui tue

Alors, de mémoire : "Les mouettes qui tuent contre Godzilla" (1957), "Du poisson frais pour les mouettes qui tuent" (1962), "Revenge of the killing gulls" (1969, inédit en France). Pas tant que ça, finalement. Pourtant, l'idée était bonne. Ah, si ! "Les mouettes qui tuent au camping" (1975) mais je ne sais pas si ça compte, c'est une comédie.

encre de seiche prostituées

??? Y a de ces trucs, je vous jure ! Quel est le rapport ? Moi, je sèche...

coloriage des film d horreure qui font très peure

Ben oui mais si vous tremblez trop, ça ne va vraiment pas être facile à colorier, hein.

le rotin peut-il rester à, l'extérier

Aucun problème si vous l'avez bien dressé quand il était petit. Votre tabouret en rotin peut comprendre que sa place, c'est dehors sous la véranda, et que dans la maison, c'est chez papa et maman, pas chez lui.

qu'est ce qui me donne la conscience que je suis moi

Wally ! Wally ! Arrête de faire tes cartons ! Tu n'es plus renvoyé ! Tes articles intéressent peut-être des gens, finalement !

comment récupérer sa poupée gonflable crevée quand on a pas de rustines sous la main ?

C'est vrai que c'est pénible de s'entendre répondre sans arrêt : "Pas ce soir, chéri, je suis crevée."

hallucinations somesthésiques

Je suis presque sûr que ce mot n'a jamais été employé dans Fury Magazine, même dans l'article de Wally Gator sur la conscience, alors comment cet internaute est-il arrivé là ? Pas grave, allons voir Wikipédia : La somesthésie est le principal système sensoriel de l'organisme humain. La stimulation du corps est un besoin fondamental. On peut vivre en étant privé des autres systèmes sensoriels (cécité, surdité, agueusie ou anosmie), mais par contre la privation des stimulations somesthésiques provoque des troubles psychologiques majeurs et irréversibles. Ah bon ? On risque même de ne plus savoir qu'on est soi ? Vite, Olga, Mandy !!! Votre gentil patron a bien besoin d'un bon massage... 

pyjama et pantoufles sur le club de foot de valenciennes

Le dernier numéro de GQ, avec Brian Ferry en couverture, contient un article intitulé "Le 11 British le plus stylé" et une interview de Paul Smith. On apprécie d'autant plus cette touche de chic à la française.

zizi vintage

Y a pas à dire, c'est la folie du vintage ! Après les fringues, le mobilier, l'architecture, c'est au tour de l'organe sexuel masculin d'y passer. Le mien date de 1967, si ça intéresse quelqu'un...

fabriquer une poupée gonflable

Soit nous sommes ici aux prises avec un véritable radin et ce n'est alors pas étonnant qu'il n'ait pu trouver une vraie copine, à laquelle il faut offrir le restau, des cadeaux, tout ça. Soit nous sommes en présence d'une sorte de Gepetto un peu pervers, qui veut construire de ses petites mains sa future compagne de jeu.

phrases pour relancer la conversation a deux

Pourquoi pas "Il n'y a une nouvelle stagiaire au bureau, elle est gaulée comme une déesse". Mais là, le plus dur, ça ne sera pas de relancer la conversation, mais plutôt d'y mettre un terme.

au 17 siecle avez t-il des particule elementaire

Les particules élémentaires, elles sont là depuis le Big Bang, il y a plus de 10 milliards d'années. Donc, oui, on peut affirmer qu'elles étaient là aussi au 17ème. En plus, on n'avait pas encore commencé la chasse aux nobles en perruque poudrée donc les particules, ça ne devait pas manquer.

enterrement de vie de garçon wallygator

Ah, mais il ne fait pas que ça ! Vous pouvez également l'appeler pour des mariages, des communions, Pas cher, bonne humeur garantie. Démonstration de lutte gréco-romaine, résolution d'équations différentielles à second membre variable, chasse au trésor, il a plus d'une surprise dans son sac à malices.

asthme flute traversière

Avec de l'asthme, je déconseillerais les instruments à vent(oline ?). Essayez plutôt le triangle, plus adapté à des problèmes respiratoires.

une oie et un esquimau qui dit on y va dans un film americain

Je ne connais pas ce film, mais ça donne envie ! J'espère juste que ce n'est pas une oie qui tue et que ça ne fait pas trop peure.

mohair et sexualite

... sont les deux mamelles de Fury Magazine...

efficacité du message de la chanson war de edwin starr

Ben il suffit d'aller faire un tour en Lybie, en Afghanistan, en Côte d'Ivoire ou dans plein d'autres endroits du globe  pour juger, non ?

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18 avril 2011 1 18 /04 /avril /2011 07:18

Par GoudurixYZ

 

Après avoir passé 6284 heures sur les pages Chaland d'Ebay et être tombé 12256 fois sur "le chaland qui passe", vous l'avez compris plus vite que moi (l'émotion !), me voici enfin vengé. L'heure de la rédemption a sonné. Je suis donc fier de vous présenter le "(Yves) Chaland qui passe". Chaque mois, un collector rien que pour vous. Je viens de faire les comptes, cette rubrique devrait durer 12 ans et 3 mois.
PS : Nous cherchons toujours un volontaire pour "La place du Stanislas (Barthélémy)".

 

Frustré. Oui, je dois te l’avouer, à toi, ô fidèle lecteur (sans "s") qui lis cette rubrique depuis le début, je suis un frustré. Parfois, j’ai même tendance à penser que je ne suis qu’un frustré. La bouteille de Pschitt citron à moitié vide, c’est la mienne. En plus, pour faire passer les Chamonix-orange je te dis pas. Bref, depuis des mois et des mois, je fanfaronne tel un Vittorio Gassman dans son Alfa Romeo en exhibant à la terre entière ma collection durement entassée et pourtant, oui pourtant quand j’y pense. Oui, quand j’y pense…Il vaudrait mieux pas que j’y pense… Bah, encore un mauvais moment à pens… à passer.

 

5 histoires pas pour retourner la bouteille consignée mais le couteau suisse, heu, non, belge, dans la plaie.

 

Clac.

- Il est onze heures, t’es déjà ouvert ?

- Oui. T’as vu ça ? C’est une lettre photocopiée qu’envoie Chaland à tous les libraires, leur demandant de ne pas acheter le pirate des Exploits de Géant.

- Voyons ? C’est écrit à la main en lettres d’imprimerie...

Dring dring !

- Allo ? Oui, euh… C'est-à-dire que…. Oui, sans faute… Sans faute…

Faudra que je pense à lui demander de me la donner. Là, c’est pas le moment. Faudra que j’y pense. Faudra que…

Indice de regret : 5/5

 

Pfff, ça monte. Lutèce ? C’est là. Tiens, une deuxième boutique en plein boulevard pour les produits dérivés. On croit rêver. C’est ce que j’aurais du faire comme métier.

Clac.

- Bonjour.  

Pas de réponse... Qu’est-ce que c’est que cette pile ? C’est des Strips de Chaland coupés en deux… Et ça ? Aussi. Et ça ? Aussi. Incroyable. Voyons ?....

Surgit de son tabouret le vendeur qui porte le prénom d’un ancien président de la République.

- C’est pas à vendre !

- Excusez-moi, comme c’était là, j’ai pensé que…

- C’est pas à vendre !

Indice de regret : indéfinissable

 

Convention de la BD, Bercy Expo.

Où suis-je ? Petits papiers ? Ils vendent des classeurs ? Ah, il y a des dessins dedans ?

- Vous voulez voir quelque chose ?

- Heu, oui. Chaland vous avez ?

- Voilà…

C’est quoi ça ? Ca c’est quoi ? Et ça c’est quoi ça ? Et ça ? Du papier Canson, un grenier… C’est la première fois que je vois ça (et la dernière).

- C’est le prix ça ? 

- Oui.

- Bien.

Indice de regret : 4/5

 

Convention de la BD, Entrepôts de Bercy

- Je peux le voir ?

 - Celui-là ?

 - Non, le plus petit à coté. Il vaut combien ?

 - ….

- Combien ?

- …. Vous le prenez ?

- Heu, non merci.

Non, je n’achèterai pas de pirate. Non, je n’achèterai pas de pirate. Je vais attendre encore un peu que Dupuis le sorte bientôt. Plus pur style Gaston à l’italienne. Ce sera 10 fois mieux.

Indice de regret : 1/5

 

- … Et il y en avait plein le mur, dont un qui devait faire 80 cm de haut.

- Tu me diras s’il n’y en a pas là, il n’y en aura nulle part ailleurs. Heu, tu ne dois pas le revoir ?...

- Non, mais on peut y aller. Je l’appelle.

Quelques temps plus tard.

- C’est là. On a rendez-vous d’abord chez lui. Tu vois marqué Avril, quelque part ?

- Oui, là.

- Tu vas voir, y a du Knoll partout.

Quelques temps plus tard.

- Bon, on va à mon atelier ? C’est à côté, j’ai déménagé, j’ai quitté l’ancien, je suis à peine installé. Tout est dans les cartons.

Quelques temps plus tard.

- Qu’est-ce que tu voulais voir déjà ?
- Les trucs de Chaland. Mais bon, c’est pas grave. Meilleur moment de l’année assuré.

- T’as fait quoi pour le réveillon avant-hier ?

- Pas grand' chose.

Indice de regret : 0/5

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14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 07:26

Par Oddjob

 

berlin-1.jpg

Un dimanche soir de mars 2011.

Après un week-end fade (c’est un doux euphémisme), sans concert (Beady Eye le samedi) ni bourse de bandes dessinées (Ramonville le dimanche), je me plongeais frénétiquement dans la lecture de mon programme télé favori (qui n’est pas Télérama !), à la recherche d’une maigre consolation culturelle, espérant y trouver un bon petit film. Mais il y a belle lurette, malheureusement, que je ne compte plus m’installer devant le (trop) fameux film du dimanche soir, celui qui, il y a quelques temps encore, vous redonnait espoir dans le 7ème Art, celui qui vous faisait oublier la reprise du lundi matin…

Bref, ce soir-là, au milieu de séries américaines sans relief, de films français pathétiques, de magazines d’investigation sans journaliste, j’hésitais entre le western et l’espionnage.

D’un côté, le dernier film tourné par Michaël Curtiz (The Adventures of Robin Hood avec Errol Flynn), The Comancheros avec un John Wayne déjà bien cabot et un Lee Marvin peu convaincant en "outlaw" allié des Comanches : très classique, pas déplaisant, certes, mais pas très emballant pour autant ! Et de l’autre, un "petit" Hitchcock, trop souvent dénigré (l’absence de Bernard Hermann au générique n’y étant pas totalement étrangère, comme me le faisait subtilement remarquer l’ami Goudurix), Torn Curtain (Le Rideau Déchiré), mettant en scène les forts séduisants Paul Newman et Julie Andrews, et surtout une ville, ou plutôt deux… Berlin.

Il n’a échappé à aucun de nos fidèles lecteurs que l’Allemagne ne faisait guère partie de nos terrains de jeu, son charme martial opérant difficilement sur nos esprits décalés. Certes, l’industrie automobile teutonne a produit parmi les plus belles carrosseries de nos années fétiches. Certes, l’industrie cinématographique germanique a produit l’un de ses héros les plus authentiques, l’indien Winnetou. Certes, l’industrie discographique outre-Rhin a produit l’autre plus grand groupe préféré de notre cher Goudurix, Kraftwerk… Malgré tout, rien n’y fait, notre germanophilie s’arrête un peu là.

Et pourtant, à quoi auraient ressemblés nos romans et films préférés, peuplés d’agents secrets, sans Berlin, sans un Berlin Est gris, triste, marqué encore par les vestiges en ruines de la guerre, face sombre du Berlin Ouest à l’exubérance toute occidentale.

Berlin fut ainsi, pendant près de quarante ans, le Lourdes (ou la Mecque pour ne vexer personne) de nos espions pélerins qui se devaient de s’y rendre afin d’y mener à bien leurs petites entreprises. Bien plus que le Caire, Berlin fut LE nid d’espions par excellence !

Mais évidemment pas question d’y retrouver un agent double zéro, trop occupé qu’il était à sauver le monde du côté de la Barbade, ou des Alpes suisses ! Berlin verra davantage le prolétariat de l’espionnite s’affronter. Ce n’est pas pour rien que le MI5 enverra notre cher fonctionnaire du renseignement, Harry Palmer (Michael Caine), tenter de faire passer à l’Ouest un général soviétique (plus ou moins) dissident, avant de se perdre dans les subtilités et les méandres de la double ou triple allégeance… (Funeral in Berlin).

Et que dire de la violence, plus sourde, plus glauque… bien loin du glamour des combats aquatiques bondiens. Une scène de Torn Curtain est en cela exemplaire : Paul Newman se débarrassant d’un agent de la Stasi en le gazant et le poignardant dans une misérable ferme de la banlieue berlinoise !

Mais tout a une fin. L’espionnage s’est démocratisé, il est partout et nulle part (même à la Régie Renault… Pensez, les plans de la nouvelle Mégane. Peut-on tomber plus bas ?).

L’espionnage tel que nous le fantasmions n’est plus : avec ou sans Dom Pérignon et Aston Martin, c’était d’abord l’élégance, la nonchalanche et l’humour d’un Bond, d’un Palmer, d’un Flint… que nous défendions.

Et Berlin a rejoint Londres, Bretzlburg et Szohôd (Bordurie) à notre panthéon de nos capitales "mythiques" de l’art du renseignement.


berlin-2.jpg

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