Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Créé en mars 2007

computer

Fury Magazine, toujours à la pointe de l'actualité d'il y a cinquante ans en arrière.

Nos garanties :

- Tous nos articles sont écrits sur des ordinateurs à fiches perforées gros comme une camionnette.

- Nos rédacteurs ne communiquent entre eux que par téléphone filaire.

- L'un d'eux est né avant 1960.


"Nous sommes l'avant-garde du passé."

Modern life is rubbish...

periscope.jpg
... quoique...
Par Oddjob
  

"Dans des aventures sensationnelles, inédites… Spirou présente… Un type extraordinaire les amis ! Jean VALHARDI ! Un gaillard plein d’allant et de courage que vous aimerez. Comme vous aimez les héros de Spirou…"

Vous savez donc ce qu’il vous reste à faire ! Précipitez-vous chez votre libraire favori et plongez-vous dans les aventures de VALHARDI, le célèbre détective dont la poignée de main, franche et ferme, était le signe de reconnaissance des membres du Club des Amis de Spirou. Eh oui, les belles éditions DUPUIS, nous proposent, enfin, une magnifique intégrale digne de ce nom, avec un premier tome regroupant les années 1941 à 1946, avec Doisy au scénario et surtout Jijé au dessin. Alors mieux qu’une distribution de cartes de rationnement gratuites… lisez les enquêtes de VALHARDI !

Vous En Voulez Encore ?

Trop chauve pour être une rock star, trop asthmatique pour être footballeur, pas assez alcoolique pour être écrivain, trop Français pour être Anglais, pas assez suicidaire pour être artiste, trop intelligent pour la télé-réalité. Il ne me restait pas grand' chose, et ce pas grand' chose, c'est devenu Fury Magazine. Hong Kong Fou-Fou


Rédaction :
wally gator logo Wally Gator : rugby de village, communion solennelle et charcuterie.
Eleve-Moinet-2.jpg  Elève Moinet : permis B, Première étoile, BEPC (mention Assez bien)
oddjob logo 2 Oddjob : KPM, RKO et Kop Boulogne.
barbidule-logo.jpg Barbidule : contradictions, bals de village et coloriage.
Getcarter logo Getcarter : mod, mod, mod.
hkff logo Hong Kong Fou-Fou : soins capillaires, huile de moteur et kilomètre arrêté.

N'hésitez pas à nous écrire : fury.mag@gmail.com (Pas de compliments, nous sommes modestes. Pas de critiques, nous sommes susceptibles. Pas d'insultes, nous sommes hyper baraqués. Pas de propositions à caractère sexuel, nous sommes fidèles.)
Vous pouvez également devenir fan de Fury Magazine sur Facebook (ici : Fury Magazine sur Facebook).
18 novembre 2013 1 18 /11 /novembre /2013 06:18

hkff logo Par Hong Kong Fou-Fou

 

Ceux de nos lecteurs qui ont 60 ans s'en souviennent pour l'avoir vécu, ceux qui en ont 40 le savent grâce à Monsieur Eddy et sa regrettée Dernière séance, et ceux qui en ont 20 s'en foutent comme de leur premier portable : quand on allait au cinéma dans le temps, le film était précédé par les actualités et des publicités. Aujourd'hui, les actualités ont disparu, les publicités sont restées, consumérisme oblige.

En Angleterre, la grande compagnie de cinéma Rank Organisation a décidé en 1959 de remplacer les actualités par un documentaire d'une dizaine de minutes, consacré chaque semaine à un sujet de la vie quotidienne. Le titre, "Look at life". Il y a eu plus de 500 de ces documentaires tournés entre 1959 et 1968. La plupart en Angleterre, quelques-uns à l'étranger. Les sujets étaient variés mais décrivaient la vie de tous les jours, avec une petite préférence pour les avancées technologiques, les transports, le modernisme.

On pourrait dire que c'était de la télé-réalité avant l'heure, mais de la vraie télé-réalité, puisqu'elle montrait la vraie réalité. Je sais, ça paraît idiot ce que je dis, mais aujourd'hui, la télé-réalité montre une réalité irréelle, jouée par des gens dont le but ultime est de passer à la télé. Le problème, c'est que cette fausse réalité finit par s'imposer comme la réalité pour la majorité des spectateurs qui souhaitent qu'elle le devienne. Ce n'est pas clair, pardonnez-moi, j'ai eu une note minable à ma dissertation de philo au bac. Et comme en plus ce sujet m'énerve, j'ai des convulsions, je perds tous mes moyens.

Bref. Oublions les Nabilla, Alizée, Leslie et consorts, tous ces pantins désincarnés. Place à de biens belles images animées. Animées dans tous les sens du terme, y compris le sens premier, "qui a une âme". Ah, là, mon prof de philo serait fier de moi. Voici quelques-uns de ces documentaires. Si votre chef de service est conciliant, vous pouvez en regarder plein d'autres sur youtube. Pendant la pause, bien sûr.

Cet échantillon suffira à vous convaincre de la qualité de "Look at life", qui bénéficiait de gros moyens techniques. Les couleurs sont éclatantes (voilà que je parle comme dans les pubs pour les lessives), la réalisation soignée, avec toujours de petites pointes d'humour. Et ce générique jazzy et guilleret, révélateur de l'insouciance de l'époque. Cerise sur le gâteau, ou plutôt icing on the cake, la diction du commentateur est tellement parfaite qu'on a l'impression de parler anglais couramment.

 

 

 

Coffee bar (1959)

Les Anglais ne sont que des buveurs d'eau chaude vaguement parfumée. Ce reportage prouve que, bien avant George Clooney et Nespresso, ils ont essayé de s'améliorer et nous emmène à la découverte de quelques-uns des coffee bars où se retrouvaient les jeunes Londoniens en mal de nouveauté venue du continent. Ambiance "Absolute beginners" garantie. On y croise un mélange d'artistes, écrivains, philosophes qui veulent révolutionner le monde le derrière posé sur une banquette en velours. Les prolos sont au pub, les intellos au café. Malgré ma passion pour les pubs, j'avoue que j'aurais bien aimé fréquenter "The French" avec son atmosphère beatnick et sa galerie de gueules qui feraient passer la rédaction de Fury pour un ramassis de fonctionnaires.

 

 

Scooter commuters (1962)
Un épisode plein d'action et de tension, consacré à ces pétaradants véhicules qui, avant même l'arrivée des mods, ont envahi les rues de Londres pour faciliter les déplacements de ses habitants. Les moments de bravoure ne manquent pas : la ménagère qui se rit des dangers de la circulation pour aller faire ses courses et nourrir sa famille, le scooter-école et son moniteur dont la raideur n'est pas peut-être pas due qu'à son origine britannique, ou encore la course finale en trotinette.


Behind the ton up boys (1964)
A Fury Magazine, nous ne sommes pas sectaires. Enfin, si, un peu. Un peu beaucoup. Mais on se soigne. Après les scooteristes, voici donc un documentaire consacré aux motards, et surtout au Club 59. Non, il ne s'agit pas de motards ch'tis, mais d'un club anglais né en... 1959. Bravo pour l'imagination, les gars. En même temps, ils ne pouvaient pas s'appeler "Devils on wheels", les "Satan's warriors" ou un truc du genre, puisque c'est un curé qui a créé le club. Guy Gilbert n'a rien inventé. Ils ont l'air méchant avec leurs blousons de cuir et leurs casquettes, ce sont pourtant de braves garçons, ils jouent même au ping-pong.

 

 

 

Members only (1965)

Every city has a secret life, and London more than most. C'est par ces mots intrigants que commence cet épisode, qui nous fait plonger dans l'univers suave et feutré des clubs pour gentlemen. On s'attend à chaque seconde à croiser Blake et Mortimer de retour d'une de leurs périlleuses aventures. Après un dîner occupé à deviser de politique internationale ou à comparer les avantages d'une Aston Martin DB4 Vantage sur une Jaguar Mk2, chaque membre peut se retirer dans une chambre que le club met à sa disposition, enfiler un confortable peignoir, s'allumer une dernière pipe et lire un bon bouquin. Ou, mieux, l'écrire.

 

 

 

Eating high (1966)

Prenons de l'altitude, direction l'un de ces restaurants du même nom. Pas de ceux où vous allez faire le plein de calories après une bonne séance de ski, non, ceux qui sont construits en haut d'une tour par des architectes en mal de reconnaissance. Celui-là ferait un parfait repaire pour un méchant de série B. La salle tourne, ce qui permettrait à l'horrible personnage de déjeuner en voyant défiler sous ses petits yeux cruels l'étendue de son empire. Pour le client lambda, cette rotation peut cepndant avoir un inconvénient majeur : les cuisines étant, elles, fixes, lorsque le serveur arrive dans la salle, il ne sait plus trop où il se trouve et le client risque de se retrouver avec une assiette de potage au tapioca alors qu'il a commandé une choucroute garnie.   

 

 

 

IN gear (1967)

Un grand classique, qui nous emmène faire du shopping dans les magasins qui permettaient aux jeunes des sixties de ne pas ressembler à un rond-de-cuir de la City. Elles sont toutes là, les célèbres enseignes de Carnaby Street ou de King's Road. Insouciance et exubérance étaient les maîtres-mots des enfants du baby-boom.

 

 

 

Saturday fever (1961)

Ah, celui-là, c'est mon préféré. Une évocation émouvante du football avant qu'il ne soit complètement pourri par le pognon. Le moins qu'on puisse dire, c'est que l'univers du foot a bien changé. Dans le film, pas de barrières pour contenir les spectateurs, pas de policiers anti-émeutes. Des joueurs qui ressemblent à tout le monde. Ils sont aussi mal gaulés que vous et moi. On est loin des bodybuildés arborant tatouages et mauvaise coupe de cheveux d'aujourd'hui. Pas de sponsors sur les maillots, pas de publicités autour du terrain. Une saine ambiance populaire. Des supporters en veston et casquette. On soigne son apparence pour aller au stade, on s'arrête au pub en sortant. Tweed et ale, magnifique combinaison.

Ne manquez pas, à 2mn20, la partie de saute-moutons à l'entraînement. Imaginez les joueurs dégoulinant d'orgueil d'aujourd'hui se livrer à cette amusante pratique... La clef du succès pour que la France l'emporte face à l'Ukraine en match retour est peut-être pourtant là. Arriver à faire jouer à saute-moutons des chèvres, ça serait déjà un bel exploit pour ce pauvre Deschamps. Et à 6mn26, le spectateur casqué qui a dû s'échapper du documentaire "Scooter commuter".

Repost 0
Published by Hong Kong Fou-Fou - dans Cinéma et TV
commenter cet article
11 novembre 2013 1 11 /11 /novembre /2013 10:30

Eleve Moinet 2  Par l'élève Moinet

 

Michel, Dan, Jimmy, Marc, Ric… Les jeunes gars du style rétro

 

Ce mois-ci : Lefranc dans Le mystère Borg


lefranc03eo

 

Résumons-nous. Le besoin naturel d’un chic type est de rencontrer un chic type. Pour l’assouvir, il faut se mettre au lit. Confortablement. Allumer la lumière blanche de votre lampe de chevet et ouvrir ces deux bons gros morceaux de bon carton, ces 64 bonnes pages de bon papier bien jauni, reliées par une bonne bande de bonne percaline bien rouge. Soupesez l’intrigue bien ourdie. Humez le parfum de l’aventure bien courue. Reprenez des couleurs bien mariées. Vous avez rendez-vous avec la guerre froide. Bien au chaud.

 

Pwhâââ pwhâââ.  Que faire, oui que faire si vous vous rendez en plein hiver, sous un ciel menaçant, dans une célèbre station de sport d’hiver suisse à bord de votre Alfa Romeo Giulietta Sprint Veloce, en compagnie de votre pupille, afin de disputer le critérium des journalistes européens et alors que la route, dans une forte grimpée recouverte de neige durcie, se transforme en vraie patinoire, vous assistez impuissant, à la course-poursuite d’une berline Fiat 2300 lancée à toute allure, conduite par le collaborateur d’un célèbre bio-chimiste italien qu’il vient de faire ignominieusement disparaître dans un attentat maquillé en accident de la circulation afin de lui voler sa fantastique découverte, et d’une Jaguar MK 2 - conduite intérieure cossue, néanmoins très prisée en compétition à l’époque, ayant notamment remporté le Tour de France auto de 1960 à 63 aux mains de Bernard Consten - du vil Axel Borg et de ses sbires lancés à ses trousses afin de lui dérober son précieux trésor que certains états n’hésiteraient pas à payer une fortune colossale et que, par-dessus le marché, vous déclenchez malencontreusement, après avoir entendu des coups de feu, le mécanisme d’une bombe incendiaire à retardement cachée dans la Fiat qui vient de finir sa course dans le fossé alors que la Jaguar a mystérieusement   disparu ? Hein ? Je vais vous le dire, moi…Voilà, heu… Non… Ca non… Ca non plus… Ca ? N’importe quoi ! Et bien je ne vois pas, non… Oui, c’est facile de ricaner tant que je ne vous aurai pas dit que cette fantastique découverte n’est pas celle d’un enfant caché du prince Albert mais d’un super virus ! Rassurez-vous, ne vous précipitez pas pour éteindre votre ordinateur. Vous pouvez tranquillement savourer la fin de cette chronique, il ne s’agit pas d’un virus informatique mais juste d’un bouillon de culture capable de dévaster tout un pays. Alors ? On fait moins le malin maintenant ! En tout cas, la meilleure chose à faire c’est de relire les cinq premières pages du Mystère Borg.

 

Si la plus belle première page d’un album de ligne claire est celle du Fantôme espagnol de Bob et Bobette, celles-là sont incontestablement le meilleur commencement d’un album de style rétro ou je n’y connais rien. Unité de lieu, d’action, de temps, l’intensité du récit croît à mesure que la route s’élève et que la nuit tombe avant de se terminer, comme il se doit, par le traditionnel point d’exclamation. C’est un acte en deux pièces que l’auteur nous offre pour nous faire entrer de plain-pied dans cette tragédie. Suisse en l’occurrence, les grecques, c’est Alix qui va s’y faire voir.

 

Malgré tout, le sommeil vous gagne ? Il y a école demain ? Passons directement  à un bon  strip. Le dernier de la page 21, particulièrement attirant. De la virilité "Merci Hans ! Tu es un véritable chic type",  de l’attendrissement "Pauvre gosse !... Il a souffert aujourd’hui !... Mais il a été à l’école du courage et s’en est très bien tiré !...", de la stupéfaction "Ca par exemple !... Qu’est-ce que vous faites ici ?!..." s’écrie notre héros dont le portrait est peut-être le plus séduisant de toute la série. Romantique, blond comme les blés, un regard sombre et ténébreux souligné par des sourcils bruns, bien dessinés. Le charme de l’homme affairé sans doute. Jamais notre héros n’a été si bien croqué. Pourtant... Peut-on être l’un et l’autre ? Blond et brun à la fois ? C’est comme être Blur ou Oasis, Poulidor ou Anquetil. Impossible. Alors, comment savoir ? D’ailleurs, est-ce une ex repentie venue lui gâcher ses vacances, qui l’attend dans le "petit salon" et provoque sa stupeur ? Elle pourrait nous… Heu, désolé. Mais en fait d’ex, tintin. Pour Lefranc, c’est… l’inspecteur Renard avec qui il a rencard. Le seul à porter moustache en "brosse à dents" et cheveux en "brosse" dans les sixties. Lui pourrait mener l’enquête et nous renseigner. Mais il doit bourrer sa pipe et déjouer une machination. On rigolera plus tard.

 

La suite, ce sont des pistes enneigées sur lesquelles Lefranc se déhanche ou qu’il suit, aussi ténues soient-elles. Gardsten, Venise en passant par Lucerne. Lucerne, immortalisée par l’anagramme du regretté maître Capello. Ca commence par enc, ça finit par ler et au milieu il y a une lettre. Tout ça avec son petit protégé et confident, Jeanjean à qui il a encore dû rédiger un mot d’absence. (Sans commentaires… Ou comment ne pas partir tout seul en vacances, sans risquer de se taper le poulet de la belle-mère le dimanche midi pendant trois mois)

 

Avant que vous n'éteigniez la lumière, vous avez raison de relever votre sourcil. Je ne voudrais pas que vous restiez sur une mauvaise impression. Jamais le mystère Borg n’a eu un dos toilé comme annoncé péremptoirement dans l’introduction. Il s’agit bien sûr de carton. Comme celui que va faire cette rubrique. Cette fois c’est sûr. Pwhâââ pwhâââ.

 

Intensité dramatique : **** 

Valeurs familiales : *

Valeurs sentimentales : ***

Données historiques : **

Valeurs morales : *


alfa-sprint.jpg

alfa-borg.jpg

Repost 0
Published by Elève Moinet - dans BD et littérature
commenter cet article
4 novembre 2013 1 04 /11 /novembre /2013 06:45

hkff logo Par Hong Kong Fou-Fou

 

On ne parle pas assez de voitures dans Fury Magazine. Une fois, en 2010, l'élève Moinet qui ne s'appelait pas encore l'élève Moinet a évoqué la Facel Vega et, en 2011, Hong Kong Fou-Fou qui s'appelait déjà Hong Kong Fou-Fou a rendu un hommage mérité à la (véritable) Mini. Il y a eu un petit reportage-photo sur Le Mans Classic, aussi. Et un article sur la tenue adéquate à enfiler avant de se glisser au volant. Le film "Weekend of a champion" consacré à Jackie Stewart a également figuré dans nos colonnes. Ce doit être à peu près tout. En sept ans, ça ne fait pas beaucoup.

Evidemment, aujourd'hui, ce n'est pas politiquement correct de parler de voitures. C'est un peu indécent. Les voitures aujourd'hui, c'est un mal nécessaire, ça pollue, ça coûte cher, ça tue des gens. En fait, ce sont plutôt les cons bourrés au volant qui tuent des gens, mais dans l'imaginaire collectif, c'est pareil.

C'est vrai aussi que les voitures aujourd'hui ont perdu de leur charme. Les ingénieurs doivent bien s'ennuyer devant leur table à dessin, mordillant leur crayon en cherchant l'idée novatrice qui collera avec un cahier des charges de plus en plus draconien. Ah, on me dit qu'il n'y a plus de crayons, mais des logiciels. Pfff. Avant quand on parlait de performances, on pensait à vitesse, accélération, tenue de route (et cette fois je ne pense pas aux fringues qu'on porte au volant). Aujourd'hui, c'est de performance énergétique dont il s'agit, de consommation, de sécurité passive.

Pourtant, les voitures, avant, ça faisait rêver. A ce stade du récit, je voudrais faire un petit aparté. J'écris toujours "avant ci", "avant ça". Vous devez légitimement vous demander : c'était quand, avant ? Eh bien, disons que "avant", c'est une unité de temps un peu élastique, qui peut correspondre selon les cas à 10, 20, 30 ou 40 ans en arrière. C'est une période révolue pleine de bons souvenirs que je pourchasse avec nostalgie, tel Don Quichotte. C'est mon moulin, avant. Je reprends. Les voitures, avant, donc, ça faisait rêver. Je vais vous livrer un souvenir de jeunesse à titre d'exemple. Quand j'étais petit, comme j'étais de constitution fragile, j'allais à La Bourboule faire des cures. A La Bourboule, on s'enquiquinait un peu alors après déjeuner, avec ma maman, on partait digérer nos tripoux auvergnats en allant marcher sur les petites routes qui montaient et descendaient sur les flancs de volcans éteints. Je n'oublierai jamais lorsqu'un jour, au détour d'un virage, je me suis trouvé face à une Lancia Stratos. J'aurais vu une soucoupe volante, ça ne m'aurait pas fait plus d'effet. L'extraterrestre, c'était Bernard Darniche qui participait à la course de côte du Mont Dore. La Lancia Stratos ne ressemblait à aucune voiture de son époque. Mon père avait une Peugeot 204, vous comprenez le choc.

Alors en souvenir du petit garçon que j'étais en 1976 ou 77, voici quelques photos de voitures un peu beaucoup extraordinaires. La plupart sont des concept cars, vous savez, ces voitures que les constructeurs présentent dans les salons pour montrer leur savoir-faire et tester la réaction du public avant de lancer ou non la production quelques années plus tard. Il y a aussi des kit cars, des voitures à construire soi-même, sur la base d'un modèle existant plus courant.

A tout seigneur, tout honneur : puisque c'est elle dont le souvenir a inspiré cet article, voici la première Lancia Stratos, la Zero, présentée en 1970 au salon de l'automobile de Turin, dessinée par Bertone. Celle qui sera produite à partir de 1973 sera plus "sobre", mais quand même.


lancia-stratos-1.jpg

lancia-stratos-2.jpg

 

La Fiberfab Jamaican, c'était un élégant coupé vendu en kit à partir de 1968, que les bricoleurs du dimanche pouvaient construire eux-mêmes dans leur garage, sur un châssis de MG A, TR 3, TR 4 ou Volkswagen. Moi, je sais ce que j'aurais sacrifié. Difficile en tout cas d'imaginer la même chose aujourd'hui, avec toutes les tracasseries administratives qui s'ensuivraient pour la faire homologuer. Ceci dit, je ne me sens pas vraiment concerné, j'arrive à peine à construire une maquette Heller.


jamaican-4.jpg

jamaican-2.jpg

 

 

L'Alfa Romeo Carabo, un concept car de 1968 signé Marcello Gandini, du studio Bertone, encore. Un engin incroyable, magique. La fée Carabo, quoi. Encore un souvenir de gamin, j'avais la Matchbox. Pas besoin d'aller chercher bien loin l'inspiration de Jean Graton pour la Vaillante Rush de l'album éponyme sorti en 1972. 


carabo-7.jpg

carabo-6.jpg

 

Fiberfab a aussi proposé une version en kit de la Carabo, un peu simplifiée. Comme on dit, je m'en contenterais. Ce serait parfait pour aller chercher les enfants à l'école. Les autres parents en feraient une tête, avec leur Porsche Cayenne ou leur Mini Countryman BMW (ben oui, mes enfants sont dans le privé).


carabo-1.jpg

 


La Holden Hurricane est née en Australie en 1969. Regardez comme ces joyeux ingénieurs sont fiers de leur travail. Le papa sur le second cliché se verrait bien au volant. J'espère qu'il aurait alors le bon goût d'enlever le marcel qu'on voit sous sa chemise. Cette photo illustre bien le décalage entre ces véhicules futuristes et le classicisme du public.

 

holden-hurricane-2.jpg

holden-hurricane-1.jpg

 

 

Et pour finir, deux concept cars japonais : la Toyota RV-2 (1972) et la Toyota EX-7 (1970). Contrairement aux apparences, la première n'est pas un corbillard. Comme on le voit sur la brochure, l'arrière se transforme en chambre à coucher. Le genre de véhicule qu'on pourrait s'attendre à voir dans un épisode de U.F.O. pour permettre au commandant Straker d'emmener le lieutenant Ellis faire une sieste crapuleuse une fois le devoir accompli.

 

toyota-rv-2.jpg

toyota-ex-7.jpg

 

 

Allez, maintenant qu'on a bien rêvé, on va revenir sur Terre, avec "60 populaires des années 60", le troisième volume des Chroniques de Starter. Il enflamme moins l'imagination que les deux précédents tomes, mais autant avoir la collection complète sur son étagère. Et comme Citroën mijote un retour de la 2CV, la boucle est bouclée.

 

starters-tome-3-les-chroniques-de-starter-voitures-60-popul.png

Repost 0
Published by Hong Kong Fou-Fou - dans Divers
commenter cet article
28 octobre 2013 1 28 /10 /octobre /2013 07:04

wally gator logo oddjob logo 2 hkff logo Par Wally Gator, Oddjob et Hong Kong Fou-Fou

     

selec-music-novembre-2013.jpg

 

 

Contribution de Wally Gator

Comment, cher lecteur, te faire oublier l’affront du mois dernier ? Quel affront ? Je parle des flingues et des roses, bien sûr… Quel affront !!!!

Un seul moyen : "don’t look back".

She & Him : Don’t look back

Un petit côté complètement désuet, franchement 5Ts, des notes de fraîcheur que l’on peut retrouver chez les Housemartins, le tout saupoudré de sonorités 6Ts : un drôle de mélange. Et puis, les yeux ! Les yeux de cette fille !!!

Blood red shoes : Lost kids

Juste pour reparler de Laura-Mary… Voilà, c’est fait.

Kristin Hersh : In shock

Encore une fille ? Eh bien oui, cher lecteur, tu ne rêves pas : encore une fille. Celle-ci, on pouvait la trouver au sein des Throwing Muses.

Television Personalities : Peel session (1980)

Ce groupe, issu de la perfide, me fait penser aux Français des Little Rabbits, seulement parce que je connaissais les Little Rabbits avant (et qu’ils sont antérieurs), sinon, j’aurais dit l’inverse, forcément.

Ouhlala !!… Moinet, sors de mon corps !!!

Mr Bloe : Dancing machine

Allez, on bouge son corps au son de l’harmonica magique de Mr Bloe !!!

Nick Capaldi : Stanley arms brigade

Et pour finir, un jeune rosbif qui chante des airs "mod" avec une guitare et qui s’en sort très bien ! J’espère ne pas piétiner les plates-bandes du patron…

 

 

 

Contribution de Hong Kong Fou-Fou

C'est toujours la crise, je vous propose donc une sélection minimaliste, avec des vidéos sans gros moyens et une musique brutale comme notre époque.

The Rifles : Heebie Jeebies (2013)

Mes chouchous sortent bientôt leur nouvel album. En attendant, bon courage pour regarder le clip jusqu'au bout, ça fait mal aux yeux.

Jake Bugg : What doesn't kill you (2013)

Perfecto ? Le morceau, oui. Le blouson, bof.

Barrence Whitfield and the Savages :

Le mois dernier, Oddjob mettait à l'honneur King Khan. Bien avant lui, il y avait Barrence Whitfield. Je l'avais vu en concert il y a, heu, vingt ans. Du R'n'B sauvage, comme ses musiciens. Le bonhomme est toujours là, même si, niveau sauvagerie, ça s'est un peu calmé.

Sleaford Mods : Chimney (2010) - My music (2012)

Ils n'ont de mods que le nom. Le duo de Nottingham déclare aimer Guns'n'Roses et détester Miles Kane et Paul Weller. Ils prétendent aussi qu'aujourd'hui, on ne trouve des mods que dans les meetings d'extrême-droite. Normalement, je devrais les boycotter. Mais voilà, j'adore ce qu'ils font. Tant sur le plan de la musique que des textes et de l'attitude.

The Squares : Kick me out (1995)

Dans les années 90, ce groupe franco-anglais basé à Nancy, c'était la Medway scene importée en France. Leur musique était simple, efficace et carrée, évidemment.

The Prisoners : Hurricane (1983)

Au programme de cette émission belge, il y avait semble-t-il Nino Ferrer, les Milkshakes et, donc, les Prisoners. Que nous proposaient les Enfants du Rock sur Antenne 2 au même moment ? J'ai bien peur que la comparaison ne joue pas en leur faveur.

  

 

 

Contribution de Oddjob

San Cisco : Awkward

De charmants petits Australiens pour démarrer cette sélection automnale. C’est pop, frais et entraînant… dadadada !

Daniel Darc : Une place au paradis

Il faut se méfier d’habitude des morceaux inédits posthumes. Mais là, reconnaissons que ce sale gosse de Darc nous envoie (du ciel ?) un titre faussement décalé et véritablement touchant.

She and Him : In the sun

Charme, grâce et volupté… Quoi d’autre ? Elégance, oui, élégance !

Suede : Beautiful ones

Tentative réussie de revival glam dans les 90s. Et aujourd’hui encore, ça respire toujours aussi joliment la décadence et la cruauté.

Pulp : We can dance again  - Don’t lose it

A l’époque, il fallait choisir son camp : Blur ou Oasis. C’était oublier Jarvis Coker et sa bande. Et s’il ne devait rester qu’eux ?

 

 

Repost 0
Published by Hong Kong Fou-Fou - dans Musique
commenter cet article
21 octobre 2013 1 21 /10 /octobre /2013 07:20

oddjob logo 2 Par Oddjob

 

Il y a bien longtemps qu’une série TV ne m’avait autant accroché.

Et pourtant, on est bien loin de Game Of Thrones, Homeland ou House Of Cards, une de ces séries si tendance, diffusées sur ces chaînes tout aussi tendances que sont OCS et Canal +.

En effet, on y trouve ni fantasy shakespearienne, ni obsession conspirationniste, encore moins de manipulations politiciennes.

Et le comble est que ça se passe sur TMC (eh oui, la machine à recycler les has been de TF1… Tout un programme !). Chaîne d’une médiocrité abyssale, et qui pourtant, dernièrement, m’a permis de me délecter de la saison 3 de la très british Downton Abbey. Ou la chronique d’une vie à l’intérieur d’une riche demeure anglaise du début du siècle (le précédent) jusqu’aux conséquences de la guerre de 14 : à l’étage un Lord et les siens, au sous-sol et dans les coursives les domestiques.

 

domestique-1.jpg

 

Pour ceux qui penseraient qu’il ne s’agit là que d’une version "modernisée" de Upstairs, Downstairs (Maîtres et Valets, LA série de référence en la matière), on est bien loin de la mise en scène ampoulée et académique ou de la reconstitution maniérée de cette dernière.

La multiplication des intrigues, le ton quasi anthropologique du récit (que l’on doit au scénariste du Gosford Park d’Altman, première incursion, déjà, dans les coulisses de l’aristocratie et de sa domesticité), la justesse des détails d’une société en plein bouleversement : tout concourt à l’excellence de cette série.

De cette fourmilière, deux personnages émergent. Apparemment différents, mais si semblables dans leur fidélité, leur renoncement de soi : Bates, le valet de chambre de monsieur le comte et Carson, le majordome. Sans eux tout s’écroule. Et justement, tout commence à se fissurer, à commencer par cette fière aristocratie qui ne survit que selon le bon vouloir d’une bourgeoisie de nouveaux riches…

Tout cela pour vous dire, ami lecteur, que le domestique, le valet, le majordome, le serviteur, le laquais, ont toujours trouvé grâce à mes yeux. N’ai-je pas choisi pour "emblème" le nom de l’illustre et dévoué (jusqu’à la mort) Oddjob, homme de main et à tout faire, bien plus que simple valet, du redoutable Auric Goldfinger.

Et même si en bandes dessinées, un Nestor (Tintin) ou un Nasir (Blake et Mortimer) n’occupera pas une place prépondérante dans les aventures de leur maître respectif (ils font partie des meubles…), un Alfred (Batman) nous offrira, à l’inverse, un bel exemple de renoncement de soi, d’adhésion totale à la cause de son super-héros de "patron" (Michaël Caine en sera l’incarnation la plus brillante à l’écran).

Mais c’est bien le cinéma (et ses adaptations plus ou moins fidèles de grandes œuvres littéraires) et la télévision qui assureront une belle notoriété à ces gens de maison, devenus des compagnons d’aventure indispensables.

Britt Reid (The Green Hornet) oserait-il combattre le crime sans son valet Kato ?

Philéas Fogg aurait-il pu accomplir son formidable Tour du Monde en 80 jours sans Jean Passepartout ?

 

domestique-2.jpg

 

Sans son Conseil, le professeur Aronnax aurait-il pu survivre au naufrage du Nautilus ?

Et puis, et surtout, que serait devenu le domaine de Darlington, sans Mister Stevens (Anthony Hopkins, dans The Remains Of The Day – Les Vestiges du Jour) après la mort de sa seigneurie, autrement dit, le maître des lieux ? Un nouveau propriétaire (américain…) reprend les reines du château et Stevens avec, car celui-ci en est, finalement, le gardien du "temple". Sa vie n’aura été que renoncement et fidélité aveugle à des murs, un nom, des traditions, un état d’esprit (ah, la merveilleuse scène de repassage matinal du Times !). Fierté et dévotion à son maître, servir avant tout… même lorsque son père se meurt, à quelques mètres, dans les entrailles du château. Il en héritera lui-même une retenue toute aristocratique !

 

domestique-3.jpg

 

Et que dire encore du Servant de Losey, dans lequel Dirk Bogarde (le domestique), avec son ambiguïté naturelle, renversera les rôles, jusqu’à l’humiliation, face à un James Fox (le maître) tout en lâcheté masochiste.

 

domestique-4.jpg

 

Mais, enfin, il y en aura un qui représentera pour moi la figure totale et parfaite du majordome : Jonathan Quayle Higgins III (interprété par le non moins fameux et irrésistible John Hillerman, déjà remarqué dans le Chinatown de Polanski). Si le majordome britannique de Robin Masters, n’a pas le "beau" rôle face au décontracté et yankee Magnum, l’élégance et la "noblesse" du "petit bonhomme" ont tôt fait d’envoyer le privé dans la cour des ringards. Il porte beau la tenue de brousse aussi bien que le blazer droit. Ses récits de faits d’armes dans la jungle birmane n’ont rien à envier aux exploits de l’ancien des services secrets de la Marine US. Et que dire de ses fidèles Zeus et Apollon, véritables statues grecques au milieu des palmiers !

Et puis, n’est-il que le serviteur ou le maître lui-même ? Toute l’ambiguïté du rôle fera de lui le vrai personnage de la série…

 

domestique-6.jpg

Repost 0
Published by Oddjob - dans Cinéma et TV
commenter cet article
14 octobre 2013 1 14 /10 /octobre /2013 06:14

hkff logo Par Hong Kong Fou-Fou

 

Les habitués de "Si elle est dedans" le savent : nous recevons un abondant courrier des lecteurs. Dans ces nombreuses lettres, il y a de tout : des félicitations, des encouragements, des suppliques pour obtenir une photo dédicacée et, de plus en plus, des demandes de conseil. Dans tous les domaines. "Samedi soir, nous recevons les Ramirez à dîner. Je projette de faire du ragondin farci aux asperges. Quel vin dois-je servir ?" "Jusqu'à présent, ma charmante voisine de palier détournait la tête en me voyant. Désormais, elle me tire la langue. Est-ce bon signe ?" "J'ai un ongle incarné. Dois-je annuler ma participation au loto de la paroisse ?" Etc, etc. Depuis peu, les questions sont de plus en plus liées à l'éducation des jeunes enfants. "Mon fils de 8 ans ne veut finir ses haricots verts que si nous mangeons devant Pimp my ride. Est-ce que je peux au moins lui demander de baisser le volume sonore, ou serais-je un père trop sévère ?" "Mon fils de 10 ans veut que je l'abonne au Figaro. Je suis désespérée. Que faire ?" "J'ai trouvé une Kalashnikov sous le matelas de ma fille de 9 ans. Dois-je la punir et lui supprimer son abonnement SFR ?" Etc, etc.

Chers parents... Vous êtes inquiets, et c'est bien légitime. Je vais pourtant vous le dire sans ambages : tout est de votre faute. Vous avez démissionné, vous ne vous occupez plus de l'éducation de vos enfants. Pour certains d'entre vous, vous noyez votre détresse dans l'alcool. Vous réussissez ainsi l'exploit de baisser les bras en levant le coude. Vous avez confié l'éducation de vos enfants à des smartphones, des tablettes, des écrans plasma. Dans le temps, tout ce dont un enfant avait besoin pour se distraire, c'était d'un Opinel N°7, d'un bout de ficelle et d'une forêt. Aujourd'hui, ces chers petits baignent dans un univers factice et violent, fait de téléréalité et de jeux vidéo.

Mais il n'est pas trop tard. Puisque la chair de votre chair passe son temps vautrée sur le canapé à regarder les Pokemon à la télé en jouant à Call of duty sur son Ipad et en envoyant des sms avec son Blackberry, vous allez soigner le mal par le mal. Voilà ce que vous allez faire : vous allez subrepticement glisser dans le lecteur DVD le disque de l'une des séries télé d'antan listées ci-dessous. Vraisemblablement, les premières minutes seront difficiles et maintenir l'enfant sur le canapé risque de s'apparenter à une séance de rodéo. Mais ce n'est pas grave. N'hésitez pas à utiliser les mêmes méthodes que les médecins de ce bon Alex dans "Orange mécanique". C'est pour son bien, rassurez-vous. Souvenez-vous : quand vous aviez son âge, vous regardiez ces séries ; leurs héros étaient vos copains de la télé ; elles ont fait de vous quelqu'un de bien (jusqu'à ce que vous sombriez dans l'alcool, en tout cas). Pourquoi est-ce que ça ne marcherait pas avec votre enfant, hein ?

 

Skippy le kangourou

Série australienne en 91 épisodes de 25 mn, diffusée à partir de 1968 en France.

Qu'est-ce qui s'y passe : le jeune Sonny fait des bêtises, le kangourou Skippy rattrape le coup.

Où ça se passe : Parc national Waratah.

 

 

skippy-1.jpg

 

Mon ami Ben

Série américaine en 56 épisodes de 26 mn, diffusée à partir de 1969 en France.

Qu'est-ce qui s'y passe : le jeune Mark fait des bêtises, l'ours Ben rattrape le coup.

Où ça se passe : en Floride, dans les Everglades.

 

mon-ami-ben-1.jpg

 

Flipper

Série américaine en 88 épisodes de 25 mn, diffusée à partir de 1968 en France.

Qu'est-ce qui s'y passe : les jeunes Bud et Sandy font des bêtises, le dauphin Flipper rattrape le coup.

Où ça se passe : dans le parc aquatique de Coral Key, en Floride.

 

flipper-3.jpg

flipper-2.jpg

 

Rintintin

Série américaine en 164 épisodes de 25 mn, diffusée à partir de 1958 en France.

Qu'est-ce qui s'y passe : le jeune Rusty fait des bêtises, le chien Rintintin rattrape le coup.

Où ça se passe : à Fort Apache.

 

rintintin-1.jpg

 

Daktari

Série américaine en 89 épisodes de 50 mn, diffusée à partir de 1969 en France.

Qu'est-ce qui se passe : le chimpanzé Judy fait des bêtises, le lion Clarence rattrape le coup.

Où ça se passe : à Wameru, en Afrique.

 

daktari-3.jpg

daktari-2.jpg

 

Vivre libre

Série américaine en 13 épisodes de 50 mn, diffusée à partir de 1975 en France.

Qu'est-ce qui s'y passe : George et Joy Adamson font des bêtises dans leur chambre, la lionne Elsa rattrape le coup.

Où ça se passe : dans une réserve du Kenya.

 

vivre-libre-1.jpg

 

Parents, analysons si vous le voulez bien tous les bienfaits que ces séries peuvent apporter à votre enfant : d'abord, elles vont lui redonner l'amour de la nature et des animaux. Honnêtement, qui, chez vous, s'occupe de Dudule le poisson rouge ? Vous, bien sûr ! Cela fait des mois que votre enfant ne lui a même pas jeté un regard... Maintenant, ça va changer ! Certes, il y aura peut-être en contrepartie l'inconvénient de cohabiter désormais avec un varan de Komodo ou un ragondin (quoique, farci avec des asperges...) mais on n'a rien sans rien.

Ensuite, dans toutes ces séries, le jeune protagoniste côtoie des adultes qui représentent l'autorité et portent l'uniforme. Jusqu'à présent, pour votre enfant, l'adulte était ringard et sans intérêt, forcément, il n'avait que vous comme modèle ! Mais ceux-là, regardez comme ils sont beaux, dans leur saharienne bien repassée et leur pantalon au pli impeccable, le chapeau de brousse posé sur une tête aux cheveux courts et au menton bien rasé. Dans son subconscient, votre enfant voudra leur ressembler plus tard. Encore un que les gothiques n'auront pas au lycée, haha !

Les histoires sont bien sûr d'une moralité à toute épreuve. On lutte contre des voleurs ou des braconniers, on vient en aide à des personnes en détresse, on soigne des animaux blessés, on délivre des enfants kidnappés, on aide des vieilles dames à traverser. Que ce soit une rue, un bras de mer ou un marécage. Et quand le jeune héros fait des bêtises, il comprend toujours pourquoi il a mal agi, il a honte et il ne recommencera plus. Promis.

Et puis votre enfant va retrouver le goût de l'aventure ! Il rêvera de survoler le bush australien en hélicoptère comme dans "Skippy", de parcourir les marais des Everglades à bord d'un hydroglisseur comme dans "Mon ami Ben", d'explorer les fonds marins dans un bathyscaphe comme dans "Flipper", de sillonner la savane en Land Rover comme dans "Daktari"... Planquez quand même les clefs de votre voiture, les gamins sont précoces aujourd'hui et il restera peut-être encore un peu de vice en lui.

Et les génériques ! Une musique gaie, enjouée, qui éloignera à tout jamais le jeune téléspectateur du rap ou du heavy metal.

Même chose pour les vêtements. De lui-même, il mettra à la poubelle son t-shirt de 50 Cent ou son maillot de Valbuena et vous demandera de les remplacer par ces magnifiques polos ou chemises à carreaux aux couleurs chamarrées et à la coupe ajustée que portent ses nouveaux amis virtuels, plus fréquentables que ceux de Facebook !

 

Parents, je viens de faire le calcul : mis bout à bout, tous les épisodes de toutes ces séries durent 15131 minutes, soit plus de 252h. 252h de bons sentiments, d'amour, d'amitié, d'entraide, de générosité, de grand air. Si avec tout ça vous ne parvenez pas à vaincre la malédiction GTA 5, je mange mon chapeau (de brousse).

 

Nous vous proposerons dans quelques mois une méthode pour sauver vos ados mais là, la tâche sera plus ardue, il ne faudra pas se contenter de leur montrer "Peyton Place".

Repost 0
Published by Hong Kong Fou-Fou - dans Cinéma et TV
commenter cet article
7 octobre 2013 1 07 /10 /octobre /2013 06:56

Ou : Non, mais alors là, non, les années 80 n'ont pas existé

 

 

Eleve Moinet 2 Par l'élève Moinet

 

Putaindemerdeputain. Je suis sûr qu’il y a un caractériel parmi vous. Quelqu’un qui ne supporte pas la frustration. Putaindemerdeputain, votre stylo vient de tomber sur votre bureau, sous l’œil inquiet de votre collègue. Vous vous approchez de l’écran orange de votre ordinateur sur lequel il a atterri pour constater les dégâts. Rien de froissé. Sauf votre amour propre. Se faire encore avoir lui porte un coup. D’ailleurs vous vous demandez comment vous vous êtes encore fait avoir. D’ailleurs vous vous demandez comment je fais pour vous avoir. Encore un coup. En ratant le mien, de coup. D’ailleurs vous vous demandez comment je réussis mon coup en ratant mon coup. Pour vous avoir encore un coup. C’est pas fait exprès je le jure ! Je le jure de ne pas être foutu. De trouver un sujet original. D’aligner deux idées cohérentes et pertinentes. De me renouveler - comme sait si bien le faire Indochine - moi, l’aventurier contre tout guerrier de la rhétorique – moi je vais chez le coiffeur. Pourtant, raconter des salades composées d’un sujet, d’un verbe et d’un complément a toujours été ma tambouille. Alors, voilà, donc. Pas de compliments pour mes compléments, au mieux. Juste déférence et indifférence, au moyen. Etranglement et tremblement, au pire. Après tout, je n’ai peut-être que ce que je mérite. Après tout, je n’ai peut-être pas que ce que je mérite. Circonstances atténuantes de circonstances, votre honneur, j’ai eu une enfance difficile.

Le lieu d’abord : Perpignan. Qui Perpignan gagne. Bon, ça, c’est fait.

L’époque ensuite. Années 80. Age oblige. Trop jeune pour celles d’avant. Trop blasé pour celles d’ensuite. C’était là et nulle part ailleurs que ça devait se passer. Tel le régional de l’étape du Tour qui se demande si celle-là n’est pas pour lui. Pas pour la gagner, mais pour y faire de la figuration. Libre. Comme Di Rosa, Combas et Boisrond n’allaient pas se priver de le faire. Le pinceau en plus.

Vous pensez, les années 50 venaient d’inventer le design et le rock'n’roll, les années 60, la pop et la mayonnaise en tube. En musique à Londres et à Liverpool. En peinture à New York. Pour les recalés de la Factory, le summer of love était en Californie. Haight Ashbury pour les uns, Beverly Hills pour les autres. Monterrey pour les uns et les autres. Les années 60 ne s’arrêteraient jamais. Même Benjamin Braddock au volant de son Alfa arrivera juste à temps. Mais déjà la fille de Mrs Robinson déchantait au fond de son bus pendant qu’on nous chantait  une bien jolie chanson. Le 9 août 1969, Sharon Tate était assassinée par la Manson Family. Quatre mois plus tard, non loin de là, sur le circuit d’Altamont, les Hells Angels, vigiles d’un soir, faisaient définitivement passer le goût du rêve et de l’illusion à toute une génération. Désolé pour ce raccourci opportuniste mais dans un timing presque parfait, les sixties étaient mortes et enterrées. Sans flowers ni couronnes.

Pourtant les seventies seront wild. Ce n’est pas de moi. Utopiques. Ce n’est pas de moi. Ambitieuses. Ce n’est pas de moi. Exubérantes. Ce n’est pas de moi. Dangereuses. Rouler la poignée dans le coin à 16 ans et sans casque... Insouciantes. A quoi bon passer un diplôme quand le chômage n’existe pas. J’attendrai qu’un employeur me coure après. L’a intérêt de se lever tôt. Noires. Comme des poumons à deux paquets de clopes pas chères par jour. Led Zeppelin, Black Sabbath, T Rex, Lou Reed, Las Vegas Parano, Rocky Horror Picture Show. Mais la machine s’emballe. Comme une K7 mal rembobinée. L’aiguille est dans le rouge et dans le bras (j’ai lu Nick Kent).  Mais la machine s’enraye, comme un vieux vinyl de Johnny Thunders. L’aiguille est dans le noir (du disque) et sur le bras (de l’électrophone qui va partir au grenier - j’ai lu Nick Hornby). Arrivé à ce stade du récit, je suis sûr qu’une question vous brûle les lèvres : et à Perpignan, quoi de neuf ? Quelques autochtones s’habillent en Plastic Bertrand  pour amuser la galerie. Sans clash ni Clash ni panique at the disco. Pas sûr que ça plane pour eux. Pas sûr que ça plane pour moi. Ni pour grand monde. Le 2 février 1979 à New York,  John Simon Ritchie, plus connu sous le nom de Sid Vicious, ne résiste pas à la soirée organisée pour sa sortie de prison. Un an plus tôt, les Sex Pistols l’ont précédé dans la rubrique nécrologique. Sans épitaphe ni couronnes. Copions/collons Wikipédia : Malcolm McLaren prétend pour sa part avoir lui-même remis les cendres à la mère de Sid Vicious. Cette dernière, éméchée, les aurait alors faites tomber sur le sol du bar dans lequel ils s'étaient retrouvés. Les cendres auraient donc fini emportées par une serpillière et un seau d'eau. Désolé pour ce raccourci opportuniste, voici comment finirent les seventies. Dans un évier mal lavé.


photo 2 bis

photo-3.jpg

Nous y voila enfin. Mais comment faire ?  Pour ne rien rater au passage à (deux) niveaux et prendre le train en marche. Simple. Allumer la télé, se taper des pubs à la… allumer la radio, se taper des chansons à la… et puis sortir. Le jour. Le soir. Dans des boîtes à la … pour écouter des chansons à la… qu’on a écouté à la radio entre deux pubs à la…. Et puis ressortir pour acheter des disques qui passent pas dans des boites à la… et des fringues pour ressortir dans ces boites à la… qui passent des disques à la… Quelle connerie. Pourtant. Les années 80 devaient être modernes ou n’être pas. Il y a déjà une bonne dizaine d’années en France, Courrèges, Paco Rabanne et Pierre Henry ont inventé l’an 2000. Il est temps d’accrocher les wagons. Les jeunes gens modernes sont là pour ça et pour coller à l’air du temps qui passe trop vite. Joy Division à Manchester, Echo and the Bunnymen à Liverpool, Gilbert & George à Londres, David Bowie et Iggy Pop à Berlin, Elli et Jacno à Paris. Aux Halles en l’occurrence, même si les Bains Douches sont un peu plus loin. C’est le Montparnasse des années 20, le Saint-Germain des années 60. Et puis il y a Serge Clerc et Chaland dans Métal Hurlant et le NME, Yves Adrien dans Rock & Folk et Façade, Bernard Lenoir sur France Inter même si chaque soir à 21 heures 5, Feedback commence sur Van Halen. Selon la formule consacrée, tout est nouveau, novö, pardon, et intéressant sur fond de synthés et boîtes à rythmes. Plus qu’à noter les rendez-vous sur les pages d’un, d’une éphéméride pardon, j’aurais au moins appris ça, pour ne rien rater. Pour être au bon endroit à la bonne heure. L’époque n’est plus à l’impro ni au flou. Artistique soit-il. Pas avant 11 heures du mat’ – Quoi ? C’est déjà midi ? - quand même. Et puis les arracher après usage et les jeter une par une. 30 ans après, plus qu’à les retrouver. Avec un peu de chance. Au fond d’une poubelle mal vidée. Et les recoller avec des œillets en guise de chrysanthèmes. Et les retourner. Pour recompter. A rebours. Comme ces vieux films que l’on repasse à l’envers, où les fusées retombent sur leurs bases et les maladroits sur leurs pieds… Façade ? Ravalé en 83. 1982 : le 21 mai, ouverture de l’Hacienda à Manchester. Pas de chance, il n’y aura personne pendant dix ans (j’ai lu Peter Hook)…1981 : le 30 mai, Heaven Up here d’Echo and the Bunnymen. 1980 : Le 18 juillet, Crocodiles et Closer de Joy Division. Juin, mai, avril, mars, février, janvier : le 18 à 5 heures, Ian Curtis met – selon l’expression consacrée - fin à ses jours après avoir écouté The Idiot d’Iggy Pop, album moderne s’il en est, sorti en… 77. Désolé pour ce raccourci opportuniste, les années 80 sont mortes ce jour-là. 18 jours et 5 heures après avoir officiellement commencées. Sans fleurs ni couleurs. Sur Paris. Comme le concert de Joy Division aux Bains Douches le 18 décembre 79 et tout ce qui va avec et avant : Un regard moderne de Bazooka, Heroes et Low de David Bowie, Trans europ express de Kraftwerk, Fear of music de Talking Heads. Nouveau-nés prématurés de la postérité ou simples erreurs chronologiques. Au choix. Arrivé à ce stade du récit, je suis sûr qu’une autre question vous brûle les lèvres : et à Perpignan quoi de neuf ? Plein de choses, plein de choses, mais ma mémoire me joue des tours. J’oubliais les Halles. 1979, le 4 septembre, Jacques Chirac inaugure le Forum et tout le quartier rend l’âme et les armes (j’ai lu Alain Pacadis). Pas de quartier pour le quartier. Le Creeks de Stark de la rue Saint-Denis devient un sex-shop. Le Costes est-il déjà un… Naf Naf ? Je ne sais plus. C’est vrai que les Halles n’étaient qu’un grand chantier permanent. Du provisoire qui durait. Le reste, les années 80 seront Jean-Paul Gautier, Luc Besson et Beineix. Essayez de regarder Diva aujourd’hui, juste comme ça. Sans la chemise Lacoste trop boutonnée qui va avec pour ne pas vous étrangler. Et MTV, Prince, Mickael Jackson, Madonna, George Mickael, Eurythmics, Bruce Springsteen, Tears for Fears, Phil Collins et U2. Tous à la poursuite du diamant, vert en l’occurrence, qui remplira leurs poches. Sans vider les miennes. C’est bien connu, on est riche de ce qu’on a pas. Avant que l’ecstasy, Madchester et les Stone Roses viennent remiser tout ça au placard. High tech et mal fermé.  Téléphone rêvais d’un autre monde. Moi aussi.

  photo-4.jpg

 

La suite sera. Mais rétro. Toujours bien regarder dedans avant de s’engager. Est-ce à force d’avoir entendu No future ou brûlé les feux rouges pendant vingt ans ? Mystère et boulette de shit. Et si le film le plus emblématique des années 80 était Retour vers le futur ? N’est-ce pas Marty ? Années 20, années 30, années 50, années 60, années 70… Qu’elles s’appellent Art Déco ou seventies, toutes y passent. Chacune attendant sagement son tour pour une exhumation en règle et pour terriblement dater n’importe quel film et n’importe qu’elle image. Les années 80 font fort : trois pour le prix d’une. Comment faire du jeune avec du vieux ? Du moderne avec du revival ? Du nouveau avec du remake ? Le mystère reste entier mais le torticolis dur à soigner. Même Brazil, avec sa déco Art déco prend un coup de vieux dès sa sortie. Rendons grâce aux flashbacks ska et… mod(ernists) - Paul Weller for ever ! - Je ne veux pas d’ennuis. Et aux Beastie boys, aux Fleshtones, à Dan Akroyd, à Bill Murray, à Chris Sullivan, Hors concours.

Tout d’un coup je me rappelle la salle d’attente des urgences de l’hosto de Londres, un été 82. Quel bon souvenir ! Un vrai défilé de mode. Et  cette fille qui ne m’a pas regardé le coin de la gueule un soir de juillet 83 au Psyché. Tout d’un coup je comprends mieux pourquoi. Pourquoi j’ai raté une marche et pas tout compris à la suite que je vous inflige pour meubler mes heures de boulot. J’en ai quand même trouvé un. Pour Noël je veux, je voudrais pardon, une machine à remonter le temps. Pour mettre les pièces du puzzle à leur place et voir enfin à quoi il ressemble. Tant pis pour moi, j’avais qu’à être meilleur en foot. Et dire que je ne sais toujours pas who killed bambi ? 

Et hop ! Votre crayon vient de retomber sur les dalles Gerflor® de votre bureau. J’espère qu’au passage il n’a pas rebondi sur votre beau pantalon. Du côté où l’on écrit des choses, comment disait-on ? Nouvelles et intéressantes.


photo-5.jpg1987, Perpignan, les Freluquets : De nos jours

 

_______________________

 

De nos jours, Perpignan : Disorder

 

 

http://www.youtube.com/watch?v=aW7WM30BCQ8

 

 

http://www.youtube.com/watch?v=ZxKTClhKXAs&feature=youtu.be

 

Repost 0
Published by Elève Moinet - dans Divers
commenter cet article
30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 07:01

wally gator logo oddjob logo 2 hkff logo Par Wally Gator, Oddjob et Hong Kong Fou-Fou

 

bon-tempo-octobre-2013.jpg

 

Contribution de Hong Kong Fou-Fou

Parmi les centaines de lettres de lecteurs que je reçois chaque semaine et dans lesquelles on me donne généralement rendez-vous à minuit sur un terrain vague en me priant de venir seul, l'une a retenu mon attention : "Cher HKFF, Dans ta sélection musicale, tu ne mets que des groupes anglais. Est-ce que par hasard tu n'aimerais pas la chanson française ? Si c'est le cas, je te donne rendez-vous à minuit dans le terrain vague de ton choix. Je te prie de venir seul." Hell ! Holy fuck ! Ou plutôt : diantre ! Fichtre ! Serais-je anti-Français dans mes goûts musicaux ? Ben, globalement, oui. Mais pas toujours. La preuve par sept. Ou même huit.

The Buns : Learn how to lie / One more shot (2013)

Oubliez les tenues érotiques et scandaleusement indécentes de Lady Gaga, Britney Spears, Shakira, Beyoncé ou je ne sais quelle autre garce au déhanché suggestif. Voilà les Buns. Les Chignons, chez nous. Tout est dit dans leur nom : des filles de bonne famille, propres sur elles, qui pourraient faire le cathéchisme le mercredi aux enfants de la paroisse. Et si, comme le prouve la vidéo, elles manient le fouet, ce n'est pas celui que l'élève Moinet aimerait sentir claquer sur son fessier dénudé, après la classe. Quant à leur musique, elle me fait penser aux Headcoatees ou aux Calamités. Les Calamités... Bon sang, faisons vite un saut en arrière !

Les Calamités : Pas la peine (1984)

Ouille ! C'est difficile à faire, les sauts en arrière... Mais quel bonheur de revoir ce clip tellement "annés 80". Certes, comme vraisemblablement les Calamités aujourd'hui si elles n'ont pas utilisé la bonne crème anti-âge, il a pris quelques rides. Mais pas la musique, toujours fraîche et guillerette.

Les Spadassins: Diabolique (2011)

Ces jeunes gens nous viennent de Rennes et jouent un mélange aux proportions stoechiométriques de soul, R'n'B et British beat. Ce qui me les rend encore plus sympathiques, c'est qu'ils ont des surnoms aussi débiles que ceux des rédacteurs de Fury Magazine : Monsieur Moustache, Professeur Zorino, Captain Beat, Bloody Boulga, Docteur Love et Fred Ernest. Ce dernier n'est peut-être pas un pseudo, d'ailleurs. Dans ce cas, pardon, Fred Ernest.

French Boutik : Pousse au crime (2013)

Dernière livraison du groupe de pop moderniste parisien. Superbe chanson, vidéo sympathique qui permet d'admirer les talents de l'ami LG dans le rôle du taulier. 

The Travellers : Summer with no sun (2012)

Des fois, dans la vie, il faut savoir reconnaître qu'on s'est trompé. Pour moi, les travellers, c'étaient des gens sales, avec des piercings partout, des mauvaises coupes de cheveux et des chiens pleins de puces, écumant l'Europe dans des vieux camions qui polluent en écoutant de la techno. Eh bien pas du tout, ils sont bien mignons, ces petits.

Airto Fogo : Jungle bird (1974)

Voilà le genre de musique idéal pour accompagner vos ébats amoureux du samedi soir. Et quand vous saurez que derrière ce pseudonyme se cache le batteur du Big Bazar de Michel Fugain, votre plaisir sera décuplé.

Bernard Estardy : Cha Tatch Ka (1969)

Restons dans la même veine, comme dirait un ami héroïnomane, avec cet extrait de l'album "La formule du baron", enregistré par un monsieur qui a travaillé comme producteur ou arrangeur du son pour Claude François, Michel Sardou, Dalida, Carlos et tout un tas d'autres artistes qui ont fait les grandes heures des émissions de Maritie et Gilbert Carpentier. Il a aussi appartenu aux Gottamou de Nino Ferrer, dont je vous propose "Avec toi j'ai compris le Monkiss" (1966) pour clore cette sélection tricolore.

 

 

 

Contribution de Oddjob

Philippe Katerine : Sexy cool

Sans fausse modestie, voilà la chanson que chaque rédacteur de Fury Magazine a la chance de pouvoir fredonner, tous les matins dans sa salle de bain…

King Khan & The Shrines : I got made

On se demandait ce que pouvait produire un improbable germano-indiano-écossais. Eh bien que du bon et même du très bon. Et il y en a plein d’autres comme ça ! God Save The King…

Etienne Daho : Les chansons de l’innocence

Toujours élégant, ne tombant jamais dans la facilité et la mièvrerie, il reste, avec Alain Chamfort, la figure tutélaire de toute une certaine pop frenchy raffinée.

Guns N’ Roses : November rain

Bon je pense risquer ma place en programmant ce titre. Mais que voulez-vous, c’est sans doute très 90s, grandiloquent à souhait, d’une prétention hors norme… Malgré tout, les solos de Slash, la caution de MTV (de la grande époque) et la beauté renversante de Stéphanie Seymour, emportent le morceau !

 

 

 

Contribution de Wally Gator

Those Dancing Day : Home sweet home

La Suède fait de belles choses. Ce groupe exclusivement féminin en est la preuve. Ah ! Il y a aussi le matériel outdoor… Fjällräven, quand tu nous tiens…

Lady Muck : Look back twice

C’est en partie de la séparation de Lady Muck qu’est né Blood Red Shoes. On a bien gagné mais on a perdu gros…

Northside : Shall we take a trip

Allez, retour aux sources ! Indie pop ! 9T’s !!! La meilleure ! Mais attention, la drogue, c’est mal.

The Wedding Present : Take me !

Toujours en activité, certes, mais tout de même, autour de 1990, ils nous ont servi quelques morceaux phénoménaux, et celui-ci en est ! Play loud !

Deluxe : Making music

Et pour finir, un cocorico avec Deluxe, le groupe qui vous explique que pour faire de la bonne musique, il faut une belle moustache.

 

Repost 0
Published by Hong Kong Fou-Fou - dans Musique
commenter cet article
23 septembre 2013 1 23 /09 /septembre /2013 06:59

oddjob logo 2 Par Oddjob

 

La rentrée s’annonçait sous les plus mauvais auspices.

Les rubriques nécrologiques étaient noircies, en cette fin d’été, des noms de deux artisans de haut vol, l’un écrivain de polars costauds et caustiques et l’autre réalisateur d’une poignée de bobines fortement carrées et efficacement ficelées.

Et le même jour en plus !

Ce fichu 20 août 2013, Elmore Leonard et Ted Post cassaient leur pipe…

Le premier excellait dans le polar, mais aussi dans le western, et bon nombre de ses bouquins avaient donné lieu à des adaptations cinématographiques.

Pour le meilleur : 3h10 To Yuma, réalisé par Delmer Daves, Hombre (avec Paul Newnam) de Martin Ritt, Mister Majestik (un grand "Bronson") de Richard Fleisher et bien sûr Jackie Brown, le meilleur Tarantino (tiré du roman Rum Punch).

Mais aussi, pour le moins bon : Get Shorty de Barry Sonnefeld et sa "suite" Be Cool de F. Gary Gray…

On lui devra également quelques scénarios originaux, dont le sympathique (mais trop souvent boudé) Joe Kidd, l’une des dernières réalisations de John Sturges, avec Clint Eastwood, Robert Duvall et John Saxon !

  mr-majestyk.jpg

 

Le second excellait dans le polar, le western… mais aussi le film de guerre et le fantastique. Car si on lui doit de nombreux épisodes de Rawhide, en 1968 il livre un fort honorable western, toujours avec Eastwood (encore lui…), Hang’Em High (Pendez-les Haut et Court).

Mais surtout, c’est lui qui sut, haut la main, donner une suite à deux chefs d’œuvre de notre panthéon en cinémascope : Beneath The Planet Of The Apes et Magnum Force. La gageure était de taille, mais Post réussit à s’affranchir du poids référentiel des films précédents en développant efficacement des univers fortement balisés.

Enfin, en 1978, avec Go Tell The Spartans (Le Merdier), il explore habilement les premiers engagements US au Sud Vietnam et les premiers signes d’un enlisement à venir, à travers la mission du commandant Baker (Burt Lancaster). La même année, il tournera avec Chuck Norris, un réjouissant Good Guys Wear Black (Le Commando des Tigres Noirs)…

  magnum.jpg

 

magnum-2.jpg

 

Et pour nous consoler de ces tristes disparitions, voilà qu’un bien bel album de bande dessinée déboule quelques jours plus tard dans les rayons des libraires spécialisés : Tyler Cross.

Sur un scénario de Fabien Nury, le dessinateur Brüno (précédemment auteur complet sur l’excellent Lorna, chroniqué ici) nous sert une nouvelle variation du "héros" dont le plan ne se passe pas comme prévu et atterrit dans un petit bled de province tombé aux mains d’une famille despotique.

Mais l’intrigue importe peu. Les recettes ont été maintes fois utilisées. Qu’importe.

Le scénario, ne pastichant jamais le genre, rend un hommage "amoureux" à tout un pan de la culture hard boiled, au polar sous toutes ses formes : pulps, comics, novels, serials, B movies… Mais aussi au western.

Si Brüno avoue lui-même s’inspirer de Bad Day at Black Rock (Un homme Est Passé) de Sturges et de High Sierra (La Grande Evasion) de Walsh, on ne peut s’empêcher de penser au personnage de Parker de Donald Westlake, au Hot Spot de Dennis Hopper (d’après le génial Charles Williams) ou au Miller’s Crossing des frères Coen. Bref que du beau monde pour veiller à la destinée d’un tueur professionnel !

Et tout est à son paroxysme dans son dessin – version bis de la ligne claire.

 

tyler-cross.jpg

 

C’est violent (très violent !), le soleil est éblouissant, la poussière vous brûle le fond de la gorge, le sang noir et poisseux coule à flots, les armes déchirent les corps et surtout les bons sentiments et la morale sont aux abonnés absents.

Heureusement, les femmes y sont belles (très belles !), c’est déjà ça…

Quant au dessin de couverture, il tient bien davantage de l’affiche de cinéma, tant sa composition en split screen est des plus "jouissives".

  tyler-cross-2.jpg

 

Rio Bravo, c’est le nom que les Mexicains lui donnent…

Alors, un bon conseil, enfermez-vous dans la bibliothèque, callez-vous dans votre meilleur fauteuil et savourez égoïstement ce stimulant moment de lecture en cinémascope.

Repost 0
Published by Oddjob - dans Cinéma et TV
commenter cet article
16 septembre 2013 1 16 /09 /septembre /2013 06:37

Eleve Moinet 2 Par l'élève Moinet

 

 

Michel, Dan, Jimmy, Marc, Ric… Les jeunes gars du style rétro

 

Ce mois-ci : L’agent P. 60 dans Altaïr III a disparu !

 

p60-1.jpg

"Bonjour les petits enfants, comment allez-vous ? Bien ?..."  Ah un bon Pipo le dimanche après-midi. La piste aux étoiles sur la première chaîne. Que d’insouciance… Je vais vous dire, j’en ai les larmes aux yeux. Rappelez-vous ceux de Roger Lanzac. Avec sa belle paire. De valises. En dessous. Et ses chemises. A jabots. Voyageur immobile du petit écran que l’on imitait à l’heure du goûter en se mettant deux quartiers de mandarines sous les yeux. Un monsieur loyal comme on n’en fait plus au milieu d’étoiles comme on n’en fait plus sur un générique comme on n’en fait plus.

 

Voilà pour l’introduction, nous allons passer à la transition. Il y en a une : mais les étoiles ne font pas toutes leur numéro. Ca c’est fait, passons au développement, le voilà.

 

1959. Alors que Libellule s’évade de la maison d’arrêt et que monsieur Content, des établissements Content, l’est de prêter sa Quick Super, le très sous-estimé et suranné Raymond Poïvet lance un nouveau héros patenté, l’agent P. 60. Monsieur loyal comme on n’en fait plus, qui entretient des rapports privilégiés avec sa Simca Aronde P. 60, étoile parmi les étoiles (Facel) Vega,  Alfa (Roméo) et… Altaïr (III). Juste retour des choses, c’est elle qui sponsorise la série. Il est comme ça l’agent P. 60, pas chien.

 

p60_1.jpg

 

Regardez avec quelle facilité notre héros vient de retrouver le satellite espion disparu en plein désert. Et en voiture s’il vous plaît ! En Aronde bien sûr. Observez-le, toisant cet amas technologique dérisoire gisant à ses pieds, son casque colonial à la main pour garder la tête froide. Il a bien mérité une bonne pipe. Un tel mystérieux philosophe doit se prénommer Raymond. Raymond Aronde.  En tous cas, la guerre froide n’a qu’à bien se tenir, la Simca est là. L’agent P. 60 aussi. Pour résoudre L’affaire Fulgur, pour Enquêter au salon, pour remporter Le rallye et bien sûr, pour retrouver Altaïr III.  Missions accomplies ? Oui, chef.

 

Mais il y a un mais. Allez chez votre libraire préféré. Essayez de le faire descendre de son tabouret pour vous donner le dernier Agent P. 60. Il a (l’agent P. 60, pas le libraire) plus de chance de saisir L’insaisissable Mr Smith, qu’il a (le libraire, pas l’agent P. 60) de chance de saisir votre bouquin. Jamais il (l’agent P. 60) n’aura droit à ses aventures en devanture, sur une étagère d’isorel perforé, bien éclairée par un néon jaune. Triste destin pour un chic type.


p60-2.jpgp60-3.jpg

 

Il nous reste, enfin, à passer à la conclusion. Pour la peine, laissons la parole au scénariste Nicolas Goujon, du magazine Line, sous-titré… Le journal des chics filles. "J’ai fait un ou deux ans de publicité dans Tintin pour vanter la Simca Aronde P.60 : Il fallait faire intervenir cette voiture sans dire, et je crois bien que c’est moi qui l’avait suggéré, qu’elle était merveilleuse et que c’était la plus belle, ceci afin que le lecteur soit finalement obligé de constater, qu’effectivement, elle était formidable…" Chers amis, puissiez-vous faire de même pour cette rubrique dans vos dîners en ville. Juste suggérer et faire comprendre combien elle est merveilleuse et formidable. Sans la nommer. Soyez chic.

 

Merci à : ,http://www.facel-vega.asso.fr/, http://bdzoom.com/patrimoine/

Gloire à : http://www.forum-auto.com/automobile-pratique/modelisme-modeles-reduits/sujet747-12635.htm

 

 

moinet

L'élève Moinet au volant d'une Aronde P60, venant de se relire.


Repost 0
Published by Elève Moinet - dans BD et littérature
commenter cet article

Merci de faire de la pub pour notre magazine en insérant sur votre site la bannière ci-dessous. Dès que nous aurons des locaux suffisamment vastes, nous érigerons votre statue équestre grandeur nature, en marbre et porphyre, dans le hall d'entrée, en signe de reconnaissance indéfectible.

banniere.jpg

Code de la bannière :
<a href="http://www.furymagazine.fr" title="Fury Magazine">
<img src="http://img181.imageshack.us/img181/3842/bannierebp8.jpg
" height="60" width="468" border="0"></a>

Domination mondiale

Vous êtes fiers de lire Fury Magazine et vous voulez le montrer ? Cliquez sur Bruce Lee ci-dessous pour devenir notre faux ami sur Facebook et rendre ainsi vos autres faux amis fous de jalousie !


 

Et maintenant Fury Magazine est aussi sur Twitter. Ah ben v'la aut' chose, tiens...

 

Retrouvez les palpitantes aventures de Hong Kong Fou-Fou sur Action/Réaction et sur Instagram :


Instagram  ar bannière