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Ocean Colour Scene sort un nouvel album le 30 avril. Un single, « I told you so », est déjà disponible. L'occasion parfaite pour parler un peu de ce groupe trop méconnu en France. Et pourtant, OCS est loin de n'être que l'un de ces innombrables groupes de brit-pop qui ont essaimé un peu partout en Angleterre dans les années 90 et dont la plupart n'ont eu qu'une carrière éphémère. Jugez un peu : huit albums studio, quatre albums live ou compilant des faces B, d'innombrables singles, dont onze dans le Top 20 britannique, le morceau « Hundred Mile High City » choisi par Guy Ritchie pour figurer dans la B.O. de « Arnaques, crimes et botanique », des centaines de concerts un peu partout à la surface du globe... Le groupe est né à Birmingham au début des années 90, avec comme influence principale les Stone Roses. Le premier album sorti en 1992, sobrement intitulé « Ocean Colour Scene », n'obtient qu'un accueil mitigé. Le second par contre, « Moseley Shoals », se hisse à la deuxième place des charts UK (1996). Le groupe va encore plus loin avec le troisième, « Marchin' already », puisqu'il détrône Oasis et son « Be here now » de la première place (1997). Le groupe est acclamé par tous les critiques musicaux (OK, ce n'est pas toujours une référence...), Noel Gallagher lui-même avoue qu'à ses yeux OCS représente le groupe parfait et qu'il rêverait d'en faire partie...

Malheureusement, le mouvement brit-pop retombe comme un soufflé au fromage qui a trop attendu, et, même si la qualité de la musique reste la même, les albums suivants dégringonleront à chaque fois un peu plus dans les classements.
Pourtant le groupe ne baisse pas les bras, malgré quelques tensions en son sein qui entraînent quelques changements dans sa composition. Aujourd'hui, le noyau dur est constitué de Simon Fowler (chant/guitare), Steve Cradock (guitare) et Oscar Harrison (batterie).
Le groupe se réclame de l'imagerie mod, Steve Cradock par exemple est un grand amateur de scooters Lambretta. Il ne faut pas oublier également qu'il est le guitariste du modfather en personne, Paul Weller. OCS a enregistré avec de nombreuses icônes des Sixties et/ou de la scène mod : la chanteuse de soul P. P. Arnold, le tromboniste jamaïcain Rico Rodriguez, Mick Talbot (ex- Merton Parkas, ex-Style Council, qui joue d'ailleurs actuellement avec l'ancien bassiste d'OCS, Damon Minchella, dans le groupe jazz/funk The Players). OCS a participé à de nombreux concerts en hommage aux Small Faces, Damon Minchella a tenu la basse pour les Who lors d'une récente tournée, bref je crois que la filliation est évidente. Sans oublier l'un des logos du groupe, le poing noir serré emprunté à la Northern Soul.
Et aujourd'hui arrive donc ce nouvel album (j'ai failli écrire 33 tours, purée j'ai du mal à
m'adapter à mon époque moi...), « On the leyline ». Je ne l'ai évidemment pas encore écouté en entier mais je peux d'ores et déjà affirmer qu'il restera dans la lignée des précédents, avec une pop simple et efficace, mâtinée de soul, toujours la même passion, la même sincérité, des morceaux attachants avec des textes qui parlent du quotidien, dans lesquels chacun peut se reconnaître. Le single est excellent, Paul Weller a composé le très heu... wellerien... « For dancers only » (et encore une référence, une !). Pour les sceptiques, je ne peux que conseiller un petit passage sur leur site officiel, où l'on peut écouter des extraits de plusieurs morceaux. Et surtout, si vous avez l'opportunité d'assister à l'un de leurs concerts, ne la laissez pas passer, c'est sur scène qu'OCS est le meilleur !
Top 5 personnel :
1. Travellers tune
2. Give me a letter
3. Free my name
4. Profit in peace
5. I told you so