Contribution de Hong Kong Fou-Fou
The 211 : Bend 'till it breaks
Un jeune groupe de Swindon (c'est dans quel coin de l'Angleterre, ça ?) qui n'en est encore qu'à la phase des démos mais qui s'avère prometteur. Si parmi nos lecteurs se cache un mécène sans frontières... Nous nous arrangerons directement avec eux pour notre pourcentage.
The Heys : Friday night (2008)
Encore des jeunes Brittons aux dents longues, mais avec déjà un album à leur actif, album qui sort ces jours-ci d'ailleurs. Alan McGee ne tarit pas d'éloges sur ce groupe, alors n'attendez pas que leur musique accompagne une pub pour des surgelés pour le découvrir.
The Last Shadow Puppets : Calm like you (2008)
Projet parallèle d'Alex Turner des Arctic Monkeys. Plus d'argent, plus de groupies, plus de drogues ? Sûrement.
Al Wilson : The snake (1968)
Pour être fanchement honnête, j'ai du mal aujourd'hui à écouter "The snake" en entier. Mais c'est un morceau qui a fait danser des générations de mods, skinheads et scooter boys, de la pointe de Sumatra à la Cordillère des Andes en passant par l'Auvergne. Alors, comme son créateur vient de casser sa pipe, sans vouloir transformer cette sélection en rubrique nécrologique, ça mérite un petit hommage.
James Taylor's 4th Dimension : Mr. Z (2007)
Que dire de James Taylor sans tomber dans l'admiration béate, la complaisance mielleuse ? Les Prisoners, James Taylor Quartet. Une brouette d'albums d'une qualité constante, un mélange de funk/jazz/R'n'B qui fait taper du pied et plus si affinités. Le roi de l'Hammond B3 s'est lancé l'an passé dans un projet parallèle au JTQ (mais lui, ce n'est sûrement pas pour avoir plus d'argent, plus de groupies, plus de drogues), pour revenir à un son plus brut, plus dépouillé. Et ça tabasse.
Gnarls Barkley : Run (2008)
Deuxième album du duo déjanté adepte de déguisements cheap élevé au biberon Motown. De la soul mâtinée de hip-hop et d'electro, qui ne peut que vous faire danser, surtout si vous portez des shorts jaunes, des bonnets à rayures et des blousons satinés. La preuve par l'image ci-dessous.
Contribution de Wally Gator
Si vos zygomatiques sont en berne, je vous propose, pour le joli mois de mai, une sélection axée vidéo. Bon, il est évident que je ne vous proposerai pas de découvrir (ou redécouvrir plutôt) des morceaux que je n’aime pas ! J’ai juste rajouté un critère d’originalité de la vidéo associée. Les cinq élus sortent des sentiers battus.
The Housemartins : Five get over excited (The people who grinned themselves to death, 1987)
Un humour très anglais : pour connaisseurs uniquement ! Nous ne sommes pas dans la franche rigolade mais plutôt dans le sourire esquissé...
http://fr.youtube.com/watch?v=Su-Ta9tYv3Q
Supergrass : Alright (I should coco, 1994)
Jouer du piano sur la plage, courir en tee-shirt, rouler sur la plage en lit, se fringuer en velours marron pour s’affaler dans un canapé du même acabit... Yes !!! You’re alright !
http://fr.youtube.com/watch?v=o_e4PxtQ-Fw
OK Go : Here it again (Oh no, 2005)
Un plan-séquence unique pour un pur délire chorégraphique de ces Américains... Aérobic, course, patinage, tout y passe ! Vraiment, ça vaut le détour !
http://fr.youtube.com/watch?v=pv5zWaTEVkI
Beastie Boys : Sabotage (Ill communication, 1994)
Là, on atteint des sommets ! Pas que je sois un inconditionnel du rap fusion proposé par ces excités mais il faut vraiment se rendre à l’évidence : avec "Sabotage" et son clip vidéo, ils frappent un grand coup ! Si vous n’aimez pas les séries Z sur les flics américains avec leur côté cliché et bien sachez que les BS non plus ! Ce clip est un nectar, une quintessence du genre !
http://fr.youtube.com/watch?v=H4PN7Xbexq4
Madness : Driving in my car (Single, 1984)
On termine par les maîtres incontestés et incontestables du clip décalé-délirant. J’aurais pu vous en proposer une bonne dizaine (voire plus !!!) de mes anglais préférés mais j’en ai choisi un peut être un peu moins connu que les autres...
http://fr.youtube.com/watch?v=JYZNSyP9v9M