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Magazine consacre a toutes les formes de culture pop(ulaires) : BD, musique, cinema, etc... Une vision moderne du passe, une vision retro du present.

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Housemartins : quand les hirondelles faisaient le printemps...

Par Wally Gator

Nous sommes en 1983 à Kingston Upon Hull, une ville de la côte Est britannique. L’Angleterre est dirigée par Margaret Thatcher. Ces opposants sont nombreux. Parmi eux, on peut trouver le jeune Paul Heaton. Après avoir essayé bien des métiers sans aucune conviction, il est désormais bien décidé à se consacrer à temps plein – riche idée – à la seule occupation qui l’intéresse vraiment : la musique. Il recrute trois compagnons : les Housemartins voient le jour. Ce drôle nom est une idée de Heaton inspirée par son auteur favori, Peter Tinniswood, qui utilise souvent des métaphores à base d’oiseaux (Housemartins désignant une variété d’hirondelle).

 

Lorsque j’entends pour la première fois un morceau des Housemartins (l’incontournable "Happy Hour"), au début de l’année 1988, c’est un double choc. Non seulement je découvre une sonorité unique mais j’apprends dans la foulée que le groupe n’existe plus : ils se sont séparés quelques mois auparavant (novembre 1987). Je me renseigne un peu plus et rapidement je m’aperçois que le groupe n’a fait que trois albums. Quelle aubaine pour ma bourse de lycéen : une intégrale à pas cher !!! « London 0 – Hull 4 », « The people who grinned themselves to death » et le double « Now that’s what I call quite good » trouvent une place de choix dans ma chambre et rejoignent très rapidement la catégorie des disques dont on ne se lasse pas et qui tournent en boucle. Je me réveille avec, je vis avec, je m’endors avec et j’en rêve la nuit. Des mélodies fraîches couplées à la voix époustouflante de Heaton : le cocktail est terriblement efficace. Les messages franchement engagés me passent très largement au dessus de la tête. Et pourtant, ils figurent en bonne place sur les pochettes. Comment rater le « Don’t try gate crashing a party full of bankers. Burn the house down ! » ou bien encore « Take Jesus, Take Marx, Take hope » ? Mais tout ceci est bien le cadet de mes soucis : leur musique est bonne et cela me suffit largement. Tous les morceaux sont bons, tant et si bien qu’il m’est absolument impossible de me livrer au jeu du « mon morceau préféré ». Du superbe a capella « Caravan of Love » au sublime « Me and the farmer » en passant par l’extraordinaire « The World on fire », Heaton et sa clique ont réussi en trois albums à créer un style bien particulier : the ‘Martins sound. Et ce style marche ! Pourtant, en cette fin de décennie, la concurrence est rude sur le marché de la brit’pop : The Smiths, Lloyd Cole and the Commotions pour ne citer qu’eux… Enfin, bref, trois albums, cela reste trop peu et la satisfaction d’avoir pu acquérir en peu de temps l’intégralité de leur œuvre est très vite remplacée par la frustration de n’avoir plus rien à attendre d’eux. Mais ce que je ne savais pas encore, c’est que l’ami Heaton me préparait une belle surprise. Quelques mois plus tard, « Song for whoever » des Beautiful South me trottait dans la tête… Norman Cook, l'éternel dissident, embrassait quant à lui la musique électronique pour devenir Fat Boy Slim...

 

« London 0 – Hull 4 », Go ! Disc, 1986

The Housemartins are : P.d. Heaton, Hugh Whitaker, Stan Cullimore, Norman Cook

 

« The people who grinned themselves to death », Go ! Disc, 1987

The Housemartins are : P.d. Heaton, Dave Hemingway, Stan Cullimore, Norman Cook

 

« Now that’s what I call quite good », Go ! Disc, 1988

The Housemartins are : P.d. Heaton, Norman Cook, Stan Cullimore, Dave Hemingway, Ted Key, Hugh Whitaker

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Commenter cet article
S
même "sensations" pour moi durant ces années " lycée"..quoique bien plus fan des smiths en ce qui me concerne.A noter , effectivemment , un engagement politique bien réel de Paul Heaton dans l'extrême gauche britannique et du groupe lors du "red wedge" durant ces années Thatcher..
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