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La crise économique, c'est fantastique, nous disait Vincent Ferniot avant de troquer son micro contre une cuillère à soupe. Spielberg est ruiné, victime de son ami à 12%. Non pas que je puisse me réjouir des déboires financiers de celui qui m'a fait perdre deux ans de ma vie quand je me suis tapé "La couleur pourpre", (+ 3 pour "L'empire du soleil"), 3 + 2 = 5, mais sa faillite, toute relative j'imagine, va peut -être nous épargner son projet d'adapter Tintin. Un acteur de 17 ans a déjà été choisi pour Harry Potteriser le célèbre reporter. Vu ce qu'ont enduré récemment les Thunderbirds et autres Fantastiques, pas sûr que l'esprit de la rue du Labrador parvienne intact de l'autre côté de l'Atlantique. Va-t'il jouer à la PSP et se diriger avec un GPS ? On préfèrerait ne pas savoir. Vous me direz, pourquoi tant d'inquiétude ? Je ne sais pas, faudrait que j'en parle à un psy. Déjà martyrisé par Belvision - il y a prescription - le meilleur ami de cet alcoolo d'Haddock est à l'écran ce qu'ont été les castings de Cindy Sanders pour la Nouvelle Star : une malédiction. Après avoir échappé à Philippe de Broca, au commandant Cousteau et à Claude Berri, le coup de grâce fut porté dans les années nonante par les dessins animés de l'ineffable Philippe Leprêtre plus connu sous le nom de Gildas (pourquoi prendre un pseudo quand on a un nom aussi génial ?). C'est à se demander si le souffre-douleur de NPA ne s'était pas vengé sur Tintin dans ses dessins animés : héros aseptisé, produits dérivés hideux...
à l'autre, on ne peut s'empêcher, en sortant de chez son psy, d'imaginer ce que donnerait une histoire de 62 pages, juste pour voir (et savoir). Sans tâcherons de Canal Plus, sans numérique et sans Pixar. Que sais-je , je n'y connais rien. Mais De Maesmaker a déjà signé son contrat. Sûrement pas pour rien.