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Magazine consacre a toutes les formes de culture pop(ulaires) : BD, musique, cinema, etc... Une vision moderne du passe, une vision retro du present.

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RockNRolla

Par Wally Gator


Nous l’attendions avec impatience. Guy Ritchie, après s’être quelque peu égaré, revient aux sources, enfin, à ce qu’il sait faire, pour reprendre ses propres mots. "RockNRolla", la recette est simple : une bande de "bras cassés", un caïd, un homme de main et un objet qui change très souvent de propriétaire. Dans "Snatch", nous avions Tobby et Turkish, ici, la horde sauvage (Ohoh ! Rien que ça !!!) constituée de One-two (Léonidas de 300 !!!), Messe-basse et Gueule-d’ange , Tête-de-brique est remplacé par Lenny, Tony-dent-de-plomb par Archie, le diamant par un tableau. Recette simple, avec un léger goût de déjà vu certes, "Guy Ritchie ne révolutionne pas le cinéma, ni même son cinéma", mais franchement on ne s’ennuie pas. Les tueurs russes, ou d’origine slave, sont là eux aussi, encore plus durs et plus cruels que Boris-la-hache, et encore plus indestructibles que Terminator lui-même ! Qu’ai-je oublié ? Ah !! La petite nouveauté : une petite nana très… mmmhh… coquette, dirons-nous. Mais rassurez-vous, elle n’a rien à envier aux protagonistes masculins tant son machiavélisme et sa cupidité sont grandes ! Il y a aussi, en vrac, deux junkies, une rock-star et son pote (junkies eux aussi), une paire de producteurs tenanciers d’une boîte de nuit - salle de concert et celui sans qui tout ce petit monde ne viendrait jamais à se rencontrer, un promoteur mafieux russe qui aime l’art, les comptables à la plastique avantageuse, les stades de foot et les parties de golf sans personne d’autre sur les fairways. Le talent de Guy Ritchie est de nous servir pour la troisième fois un film où tous les personnages, qui pourtant ne se connaissent pas vraiment, finissent à un moment à soit avoir envie de se débarrasser les uns des autres, soit être pris entre deux qui veulent s’étriper. Et ceci sans que l’on se lasse ! Il est inutile de préciser que la bande-son est particulièrement bien choisie… A voir, et à revoir certainement !


Par Hong Kong Fou-Fou


Ce doit être frustrant pour un réalisateur de réaliser, justement, qu'il est abonné à un genre unique de film. Pour Guy Ritchie, c'est le film de gangsters. Encore faut-il préciser, gangsters anglais. Son dernier film, "Revolver", parlait certes de gangsters, mais il se passait dans un pays fictif. Verdict : échec cuisant. Le précédent, "A la dérive", était encore plus éloigné des durs en costume de mohair imprégné d'odeur d'huile de friture de fish'n'chips. Verdict : fiasco total. Soucieux de renouer avec le succès, l'auteur de ces petits bijoux que sont "Arnaques, crimes et botanique" et "Snatch" a compris qu'il lui fallait à nouveau poser ses caméras à l'ombre de Big Ben. Il revient donc avec "RockNRolla", film consacré à ces gangsters so British pour lesquels il ne cache pas une certaine admiration. Mmouais... Impression mitigée à la sortie de la salle de cinéma. Certes, la pléiade de seconds rôles délirants portant des noms poétiques est bien là. Certes, l'intrigue pleine de chassés-croisés et de rebondissements est prenante. Certes, on retrouve l'ambiance des premiers films de Mr. Ritchie. Certes, sa culture musicale est vaste et on entend avec plaisir "Bankrobber" des Clash. Mais il manque le petit déclic, la petite touche de génie qui permettrait à "RockNRolla" de rejoindre "Arnaques, crimes et botanique" et "Snatch" sur le podium des meilleurs films anglais des quinze dernières années. Mais bon, on va dire que Guy Ritchie est sur la voie de la guérison.  J'attends avec une certaine curiosité son prochain film, "Sherlock Holmes", prévu pour l'année prochaine. On y verra des gangsters anglais, indubitablement, mais fin 19ème/début 20ème siècle. Comment Guy Ritchie va-t-il négocier la fusion de son univers avec celui de Conan Doyle ? Allons-nous avoir droit à Sherlock-la-seringue, Mad Moriarty ou Watson-la-guimauve ? Verrons-nous des poursuites en fiacre sur un air de brit-pop ou de drum'n'bass ? Wait and see, comme on dit de l'autre côté de la Manche.


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