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Magazine consacre a toutes les formes de culture pop(ulaires) : BD, musique, cinema, etc... Une vision moderne du passe, une vision retro du present.

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Vinnie, vidi, vici

Par Hong Kong Fou-Fou

Les grandes trilogies fonctionnent toujours par trois. Ah ben dites donc, ça part bien, ça va être profond. Et pourtant. La trilogie de l'Homme sans nom ; les trois tomes du Seigneur des Anneaux ; les épisodes 4, 5 et 6 de "Star Wars" (les autres, on oublie. Les jacasseries de Jar Jar Binks, merci) ; le pain, le vin et le Boursin, ce n'est pas de la petite bière tout ça, hein ? Fury Magazine ne pouvait pas déroger à cette règle mathématique. Après deux excellents articles du talentueux GoudurixYZ, il nous fallait clore en beauté cette série consacrée à l'univers du ballon rond. C'est le non moins talentueux Wally Gator qui nous en a fourni le sujet, en dénichant cette photographie, qui synthétise toute la beauté du football. Celui qui a mal, très mal, c'est Paul "Gazza" Gascoigne. Celui qui fait mal, très mal, c'est Vinnie Jones. Le cliché date de 1987. Admirez au passage les superbes coupes de cheveux "pour courir vite" des deux protagonistes. Vinnie Jones, enfant, aimait taper dans un ballon avec ses copains. Il aimait taper ses copains, aussi. De 1986 à 1998, Vinnie a tapé dans un ballon en professionnel. Il a tapé les autres joueurs, aussi. Un vrai pro. Il a porté le maillot du Wimbledon FC,  de Leeds, de Sheffield,  de Chelsea et des Queens Park Rangers. Il s'est forgé une solide réputation de dur-à-cuire sur un terrain. Si vous allez consulter sa fiche sur Wikipédia, vous verrez qu'à la rubrique "Récompenses", il n'y a rien ; à "Nominations", rien non plus. Par contre, Vinnie Jonnes est le joueur qui a récolté un carton jaune le plus rapidement dans toute l'histoire du Championnat anglais : au bout de 3 secondes de jeu, paf, un avertissement ! C'était forcément prémédité, hein. Dans les vestiaires il devait déjà se réjouir. Un peu comme le personnage de Belmondo dans "Le Cerveau"...

Tout en jouant pour QPR, Vinnie se lance dans une carrière d'acteur, incarnant Big Chris dans le film de Guy Ritchie "Arnaques, crimes et botanique". Faire le méchant devant une caméra, c'est mieux que sur un terrain de foot. On se fatigue moins et on ne se fait pas réprimander par un arbitre délicat qui gesticule à la moindre agression sur un testicule. On gagne autant d'argent et on n'est pas mis sur la touche quand on devient trop vieux. Big Chris, ou comment récolter de façon persuasive le pognon dû à son employeur Harry la Hache tout en assurant la bonne éducation de son fiston. En 2000, il retrouve Guy Ritchie pour "Snatch". Il est cette fois Tony Dent-de-plomb, encore un finaud, qui règle ses problèmes à coups de Desert Eagle .50. Puis il se perd un peu du côté de Hollywood. Il revient en Angleterre pour être Mean Machine dans le film éponyme ("Carton rouge" en France), l'histoire d'un footballeur indélicat qui se retrouve en prison et qui organise un match tout sauf amical détenus/gardiens. Pas vraiment un rôle de composition, quoi. Sa filmographie s'allonge, on pense rarement à lui pour des rôles intellectuels ou sentimentaux, mais Vinnie s'en moque. Il répond par un sourire, le genre de sourire que ferait un requin affamé devant un minuscule petit poisson. Ou, éventuellement, par un majeur dressé. Il a incarné le Juggernaut dans le dernier X-Men. Nul doute que ça a dû lui rappeler ses jeunes années, quand, vêtu d'un short satiné, il se précipitait, avec un rictus de jubilation, vers ses adversaires terrorisés...
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G
Le "Revlève-toi, fils de pute" de ZZ à l'encontre de notre Johnny Rothen national vaut quelques points
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