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Je ne sais pas si la pizza berbère a obtenu la bénédiction des pizzaioli du Vatican, mais en tout cas, elle est omniprésente à Tozeur. La photo est surtout intéressante comme exemple de l'architecture locale, tout est construit en briques d'argile et sable mélangés.
Balade dans les gorges de Selja à bord du Lézard Rouge, un train offert par la France au Bey de Tunisie au début du XXème siècle. James West et Artémus Gordon n'auraient pas été dépaysés à son bord. Agatha Christie non plus, d'ailleurs.
L'oued Selja. Pour rester dans la référence au Far West, on s'attendrait à voir débarquer au détour du canyon un escadron du 20ème de cavalerie, poursuivi par des Apaches en manque de scalps.
Notre séjour à Tozeur coïncidait avec la visite du Président tunisien Ben Ali, élu en 1989 après avoir au préalable réalisé un coup d'état en 1987 (c'est plus efficace !!!). Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il n'est guère apprécié par son peuple, toutes les forces de la police et de l'armée semblaient rassemblées dans la ville... Les avenues se trouvant sur le trajet prévu du Président étaient parées de portraits géants et de drapeaux tunisiens, les bordures des trottoirs étaient repeintes de frais. Dès qu'on s'écartait de ce trajet, par contre...
Visite de la briquetterie, vaste terrain vague délabré et battu par les vents où quelques familles vivent sur place de la fabrication de ces briques omniprésentes dans Tozeur, ainsi que de divers objets d'artisanat. Les palmes constituent le combustible des fours servant à cuire les briques. Louons la générosité de nos confrères touristes, qui, au moment de mettre la main à la poche pour acheter à prix dérisoire un souvenir de terre cuite, ont préféré détourner la tête...
La médina et son dédale de ruelles étroites et silencieuses, datant du XIVème siècle. La plupart des maisons sont aujourd'hui achetées par de riches Européens qui se préparent une retraite dorée.
Détail d'une façade.
Une porte traditionnelle. Chaque heurtoir correspond à un visiteur différent : à gauche pour un homme, à droite pour une femme, celui du bas étant réservé aux enfants. Est-ce que la sonorité de chacun varie, pour savoir qui doit aller ouvrir, ça je ne sais pas...
Luxueuses propriétés dans la palmeraie. Drapeaux tunisiens ? Ah, le Président va sûrement emprunter cette route !...
La palmeraie, c'est de la culture sur trois niveaux : les palmiers protègent du soleil les arbres fruitiers, qui eux-mêmes font de l'ombre aux plantes.
Le Chott El-Jérid, vaste lac salé de 5000 km2 de superficie. Aujourd'hui, la route qui le traverse n'est fréquentée que par les 4X4 des touristes, mais pendant la Seconde Guerre mondiale, on avait plus de chance d'y croiser les blindés de l'Afrika Korps de Rommel...
Douz, la porte du Sahara. Un immense marché aux animaux s'y tient chaque semaine. On y touve chèvres, dromadaires, ânes et pure-sang arabes. C'est aussi le royaume des pick-up Isuzu... D'épaisses liasses de billets changent de main après d'âpres discussions entre des Berbères au visage buriné.
Du poisson dans le Sahara ? Oui, mais sec comme un coup de trique !
Un peu de pub pour Toyota...
Village abandonné au pied d'une dune pétrifiée. Les habitants, lassés de devoir désensabler leurs maisons chaque année, sont partis ailleurs.
Couscous-chameau... Il faut surtout éviter d'aller manger dans les restaurants recommandés par les guides touristiques, sous peine d'y retrouver tous les clients de votre hôtel, effrayés à l'idée de s'empoisonner dans une gargotte. Résultat, ils passent à côté d'une cuisine bonne et pas chère. OK, il ne faut pas être trop regardant sur l'hygiène...
Encore un village abandonné, dans l'oasis de montagne de Chebika.
Chèches multicolores, oasis de Midès.
Frontière avec l'Algérie. Le fortin ressemble à un décor de cinéma, mais plusieurs gardes ont été tués lors d'une incursion d'un commando du GIA.
En parlant de cinéma, Midès, qui dans l'Antiquité faisait partie du système de défense de l'Empire romain, a servi de décor lors du tournage du péplum "La Dernière Légion".
Tamerza, autre village abandonné suite à des inondations. Même s'ils ne vivent plus sur place, les habitants reviennent à tour de rôle repeindre et entretenir le marabout de leur ancien village.
L' "enseigne" de la boutique de droite ne laisse planer aucun doute : il s'agit bien d'une boucherie (chemaline ?).