Par Hong Kong Fou-Fou
Cinq films qu'il faut impérativement avoir dans sa DVDthèque (cinq parmi des centaines d'autres). Tiens, ils ont tous été tournés dans les années 60. Une coïncidence,
probablement !...
"Il était une fois dans l'Ouest" de Sergio Leone (1968)
Parce que trois tueurs portant des cache-poussière vont mourir sur un quai de gare. Parce que la musique donne des frissons. Parce que l'un de ses hommes a appelé Franck par son
prénom devant un petit garçon tétanisé par la peur. Parce que le personnage de Claudia Cardinale est une sublime garce. Parce qu'il est difficile de jouer de l'harmonica avec son frère sur les
épaules. Parce que c'est le western dans toute sa splendeur.
"Ne nous fâchons
pas" de Georges Lautner (1965)
Parce qu'on ne devrait jamais voyager dans le coffre d'une R8 Gordini.. Parce que les Angliches du Colonel portent leur chevalière par-dessus leurs gants. Parce que Monsieur
Beretto est un noctambule. Parce que Michalon est une tête-à-claques. Parce qu'un puzzle congolais, ça comprend trente-deux morceaux plus la tête. Parce qu'à côté des Ventura, Lefebvre,
Constantin, Pousse et consorts, les acteurs français actuels n'ont qu'à se rhabiller.
"Bullitt" de Peter Yates (1968)
Parce qu'il fallait bien que figure sur cette page un film de Steve McQueen. Parce que le mot "cool" a été inventé pour
lui. Parce qu'être facteur à San Francisco, ça doit être très fatigant. Parce que la bande son de Lalo Schifrin donne envie de se mettre au volant d'une Ford Mustang et d'avaler des kilomètres,
le bouton du volume bloqué vers la droite. Parce que Robert Vaughn incarne à merveille un très méprisable politicien véreux (pléonasme ?).
"The Party" de Blake Edwards (1968)
Parce qu'être clairon dans l'Armée des Indes, c'était un job tuant. Parce que "Birdy num num". Parce que Peter Sellers est recouvert de fond de teint. Parce que Hrundi V.
Bakshi a inventé les soirées mousse. Parce que si ce n'était pas "The Party", c'était "La Panthère Rose". Parce que le lancer de volaille sur chapeau mériterait de devenir discipline olympique.
Parce que je veux habiter la villa du film, en toute simplicité.
"The Italian job" de Peter Collinson (1968)
Parce que "We are the self preservation society". Parce que BMW essaie de nous faire oublier la vraie Mini. Parce que Benny Hill n'a pas fait que courir en accéléré
derrière des infirmières en porte-jarretelles. Parce qu'il ne faut faire sauter que la porte du fourgon. Parce qu'une dizaine de jeunes femmes peu farouches appellent Lord Croker "Charliiiie"...
Parce qu'il y en a marre de faire des remakes merdiques de films originaux qui étaient déjà parfaits à leur époque.
J'ai mis longtemps à établir une liste de mes cinq albums préférés. Et c'est vraiment du temps perdu, puisqu'elle aura certainement changé demain.
The Specials (1979)
Parce qu'un jour un petit garçon de onze ans est tombé en arrêt devant la pochette N&B de cet album, dans la vitrine d'un disquaire, qu'il est entré dans la boutique, a demandé
à écouter le disque, a entendu les premières mesures de "A message to you Rudy", est ressorti, le disque sous le bras, sans se douter qu'il venait d'être touché par la grâce. Parce
qu'aujourd'hui, vingt-cinq ans plus tard (vingt-cinq ans !...), ce groupe a tout gardé de sa qualité, de son impact, de sa crédibilité, et que l'ex-petit garçon préfèrerait se faire couper une
guibole plutôt que de perdre le premier disque qu'il ait jamais acheté.
Oasis - (What's the Story) Morning Glory ? (1995)
Parce que les frères Gallagher ont beau être des crétins prétentieux, ils ont l'attitude, la présence de vraies rock stars. Parce qu'ils nous pondent depuis dix ans des chansons
qui deviennent instantanément des classiques. Parce qu'ils disent ne pas aimer les Clash mais que je ne suis pas rancunier. Parce que je n'aime pas les Beatles (je suis un peu rancunier, en
fait).
VA - Hey boy, hey girl (circa 1969)
Parce que j'ai toujours préféré Pama à Trojan. Parce qu'il y a trente-cinq ans de ça, le reggae était la musique préférée de jeunes dandies anglais aux cheveux courts. Parce que
"Boss sounds are on Pama", mais "Volcanic sounds are on Lava".
The Clash - London Calling (1979)
Parce que la première fois que j'ai été me faire couper les cheveux, j'avais amené une photo de Paul Simonon pour que le coiffeur s'en inspire. Parce que cet album est le mariage
parfait du punk et du reggae. Parce que jusqu'à sa mort Joe Strummer est resté intègre et fidèle à ses convictions.
Booker T and the MGs - Soul Limbo (1968)
Tout simplement parce qu'on leur doit l'un des meilleurs morceaux de tous les temps, tous genres confondus : "Green Onions" (pas sur cet album, je sais, je
sais...).
Là encore, une liste loin d'être
exhaustive des bouquins qui m'ont enthousiasmé ces dernières années (enfin, pour ce qui est du Seigneur des Anneaux, cela fait plus de vingt ans qu'il m'enthousiasme...).
Football Factory par John King
Parce que Coventry fin 70s, début 80s, même avec les Specials comme bande son, ça avait l'air vraiment glauque. Parce que c'est du vécu.
Parce que John King a aussi écrit "Human Punk". Parce qu'il rend presque les hooligans sympathiques. Parce que jamais la classe ouvrière anglaise n'a été décrite avec un tel
réalisme.
Le Seigneur des Anneaux par J.R.R. Tolkien
Parce que c'est une épopée fantastique, dans tous les sens du terme. Parce qu'arrivé à la dernière page, on a envie d'être héroïque, de se dépasser, de faire le bien, de pourfendre
des hordes d'orques belliqueux. Parce que les Anglais l'ont élu livre du vingtième siècle.
La vie en rose par Dominique Glocheux
Parce que c'est un petit bouquin bourré de conseils simples, voire évidents, pour se rendre la vie plus facile. Parce qu'il devrait être remboursé par la Sécurité Sociale. Parce
qu'il faudrait l'offrir à tous les gens qu'on aime, et à ceux qu'on n'aime pas, pour peut-être les aimer ensuite. Parce qu'il faut toujours avoir une bouteille de champagne au frais.
High Fidelity par Nick Hornby
Parce que tous les collectionneurs de disques ne peuvent que se reconnaître dans les mésaventures sentimentales de ce Londonien de bientôt trente-six ans dévoré par sa passion pour
les galettes noires. Parce qu'on ne peut pas vivre avec une personne dont les goûts musicaux sont incompatibles avec les siens.
Un tout petit monde par David Lodge
Parce que la critique du comportement des universitaires lors de leurs déplacements en congrès est férocement drôle. Parce qu'il ne faut jamais attendre le dernier moment pour
rédiger sa communication. Parce qu'on a beau avoir fait dix ans d'études, la vue d'une paire de jambes bien galbées peut quand même faire perdre la tête.