Nos lecteurs témoignent

Mme Lucette H., de Plestin-les-Grèves :

Depuis que j'ai découvert Fury Magazine, je ne vais plus à Lourdes.

M. Raymond C., de La Bourboule :
Grâce à Fury Magazine, j'apprends plein de mots compliqués qui me permettent de gagner toutes mes parties de Scrabble contre ma femme Yvonne.

Mme Yvonne C., de La Bourboule :
Oui, c'est vrai que je perds toujours. Mais je me console avec les bons mots de ce sacré comique de Boudurix !

M. Pierre G., dit "Pierrot", de Marseille :
Avant en discothèque, je n'osais pas danser. Mais depuis que je teste chez moi de nouveaux pas sur la "Sélection musicale", je suis le roi de la piste. Une fois, une fille m'a même souri ! J'espère la revoir.

M. Michel T., de Sainte-Eulalie-de-Cernon :
Fury Magazine, c'est un mélange d'humour à la "Fluide Glacial", d'investigation riguoureuse façon "Le Nouveau Détective" et d'excentricité maîtrisée à la "Képi blanc". Sans oublier les fiches Cuisine de "Madame Figaro". Enfin, je crois, je n'ai jamais réussi à me connecter.

M. Benjamin C., de M6 :
Si vous continuez à vous payer ma fiole, je vous envoie mes avocats.

M. Antoine A., de Warneton :
L'autre jour, je n'arrivais pas à trouver mes clefs de voiture. Je me suis dit « Antoine, calme-toi un peu, va donc te détendre sur Fury Magazine ». Mes clefs étaient là, à côté de la souris ! Je n'en reviens toujours pas !

Allez, toi aussi, accepte le bonheur ! Lis Fury Magazine !


Rédaction :
Wally Gator : rugby de village, communion solennelle et charcuterie.
GouduriXYZ : déviances en tout genre, coneheads et ragots de mairie.
Barbidule : contradictions, bals de village et coloriage.
Hong Kong Fou-Fou : soins capillaires, huile de moteur et kilomètre arrêté.

Retrouvez Fury Magazine sur myspace : http://www.myspace.com/furymag
Et n'hésitez pas à nous écrire : fury.mag@gmail.com (Pas de compliments, nous sommes modestes. Pas de critiques, nous sommes susceptibles. Pas d'insultes, nous sommes hyper baraqués. Pas de propositions à caractère sexuel, nous sommes fidèles. Ah, GoudurixYZ me demande d'effacer la dernière phrase)
Vous pouvez également nous retrouver sur Facebook, ici : Fury Magazine sur Facebook (Je ne sais pas vraiment à quoi ça sert, mais il faut vivre avec son temps... En plus, ce n'est jamais mis à jour, c'est Wally Gator qui s'en occupe et il roupille...)

Art

Dimanche 4 mars 2007 7 04 /03 /2007 19:26

Par Hong Kong Fou-Fou


Face à vous, la Chose, son visage orange figé dans un rictus menaçant. Sur votre gauche, l'aile avant aux formes sensuelles d'une Alpine A110 bleue. A droite, un gigantesque paquet de céréales vert. Vous êtes dans une exposition de Yébé. Vous en ressortirez le sourire aux lèvres, avec l'envie subite de vous acheter une petite sucrerie dans la première épicerie venue, n'importe quoi, du moment que l'emballage est coloré. Vous la grignoterez chez vous, en feuilletant un vieux Strange de votre enfance.

Il était plus que temps de donner la parole à ce jeune peintre qui prouve de façon explosive que l'art n'est pas monopolisé par de pseudo-intellos torturés.

FM : Peux-tu nous dire en quelques lignes ce qui t’a conduit à la peinture et résumer brièvement ton parcours artistique jusqu’à aujourd’hui ?

Je crois que j ai toujours dessiné plus ou moins, sans jamais vraiment développer ceci. Je faisais des dessins; des tableaux; dans différents styles. Je me suis mis un jour à peindre des figurines de plomb - des petits soldats - et ce qui m'intéressait le plus était de combiner les couleurs, de les associer en camaïeux et contrastes. Un jour, je me suis retrouvé chez moi et j ai décidé de refaire la déco. J'ai tout repeint en blanc... Un peu triste, alors j'ai fait une toile, puis deux... Des amis sont passés voir ce que je faisais ; ça a plu. Certains m'ont passé des commandes, on m'a proposé une exposition.... Tout est parti de là.

Actuellement je fais du Pop art, dans un but prioritairement esthétique. Je ne renie pas le côté conceptuel de la création mais je pense simplement que l'oeil ne doit pas être négligé pour privilégier seulement l'idée. Je travaille beaucoup sur les détails, le gros plan et désormais j'intègre les déformations diverses. Mes sources d'inspirations furent pendant un temps les comics ou les voitures des 60s et des 70s mais désormais je me penche plus sur l'image de communication de produits de masse ou de luxe. Comme j'oppose contrastes et couleurs, j'oppose deux images jugées antinomiques de la consommation actuelle.


FM : Tu as quitté Perpignan pour partir t’installer à Barcelone. Après la fuite des cerveaux, la fuite des pinceaux ?

Oui, je suis parti dans une ville qui est une vraie capitale. Cependant, je dois dire que si c'est une ville au côté culturel ultra développé, elle reste encore très centrée sur l'exception catalane. Il est difficile pour un artiste d'y travailler car les places restent rares et surtout les institutions artistiques - privées ou publiques - restent très axées sur le social ou le conceptuel. J'ai eu la chance d'exposer malgré tout ces dernier mois et le public est toujours plus important dans une ville de cette dimension.


FM : Un endroit où tu rêverais d’exposer tes toiles ? Pourquoi ?
 

Franchement, aucune idée, peut-être à Perpignan même, dans un vrai cadre institutionnel et en compagnie d'autres artistes car la ville où je suis né regorge d'un potentiel qui ne cesse de se développer mais qui reste ignoré de la municipalité. Il semble pourtant que les choses changent peu a peu.


FM : Un tableau célèbre que tu serais fier d’avoir signé ? Pourquoi ?

Là encore, aucune idée... L'oeuvre qui me vient à l'esprit est une sculpture, la fontaine de Duchamp, parce qu'exposer dans un musée un urinoir à l'envers rebaptisé "fontaine", je trouve ça particulièrement drôle...


FM : Tes toiles sont un véritable remède contre la morosité. Pourtant, lorsqu’on te connaît un peu, on sait que tu peux passer par des périodes de spleen. Est-ce
que tu penses que peindre te sert d’exutoire ?

Je ne crois pas. En fait quand je suis dans une de ces phases, je peins très peu. J'en profite pour développer les idées, faire des ébauches... Je ne crois pas que mon travail soit en rapport avec mes états d'âme.


FM : Quelles sont, au sens large, tes influences majeures ?

Ouh la... Très nombreuses, de Clash aux Supernanas... En fait, je crois que mon influence majeure, c'est ma capacité d'absorption. Je suis une éponge pour les choses futiles, alors mon supermarché, un paquet de clopes par terre dans la rue..,.tout est susceptible de m'intéresser du moment que ça me séduit esthétiquement.


FM : Existe-t-il actuellement d’autres artistes dont tu te sentes proche ?
 

Je me sens peut-être plus proche des graphistes informatiques ou des taggueurs que des artistes établis, j'aime beaucoup Shag qui travaille dans une direction Pop Lounge, mais de manière générale je me sens plus en rapport avec quelqu'un qui va clairement établir son discours que des conceptuels qui n'exposent qu'une simple idée et la compliquent visuellement pour faire artiste.


FM : Comment te vient l’idée d’une toile ? Tu sembles fonctionner par « séries » (une série d’œuvres sur les super-héros, une série sur des produits de consommation, etc…). Comment sais-tu qu’il est temps de passer à autre chose ?
 

L'idée d'une toile me vient en travaillant. Je rassemble ce que j'ai ramassé à droite et à gauche et je choisis un thème que je pourrais décliner en série... Le thème doit bien sûr me séduire, mais je privilégie les images les plus impactantes dans le thème et pas forcément mes préférées. Travailler en série en amont me permet de vérifier la validité du thème choisi. Il doit s'inscrire dans les limites que je m impose : pas de nature, pas de personnages réels, peu de couleurs mais vives...


FM : Comment te vois-tu évoluer dans le futur ? Je ne parle pas évidemment d’une quelconque décrépitude intellectuelle ou physique, mais de l’évolution de ton
art…

Je n'en sais rien et si je le savais je crois que ce ne serait pas drôle.


FM : Tu sembles cultiver un certain mystère autour de ta personne, en refusant notamment de te laisser prendre en photo. Pourquoi ? Tu dois de l’argent à
beaucoup de monde ?

Non je ne crois pas... C'est parce que les photos volent ton âme... (rires) - comme disent les vieux qui tchatent pas et les journalistes professionnels -. L'usage d'un pseudonyme et le fait de me "cacher" permettent de mettre en avant le travail. Une fois qu'une toile est faite elle n'existe plus que par elle-même et surtout pas en rapport avec celui qui l'a exécutée...


FM : Levons un peu le voile en disant que quelques éléments importants de ton look sont d’un côté les jeans pattes d’eph’, de l’autre de grosses rouflaquettes et des lunettes miroir. Alors, hippy ou fan d’Elvis ?

Hippy sûrement pas. J'aime bien Elvis mais je préfèrerai toujours un vrai Noir qui chante a une imitation... Plutôt James Brown ou Toots Hibbert...

Bruce Banner Deuxième démarque La vca quee Lotus Elan 2+2
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Par Hong Kong Fou-Fou - Publié dans : Art - Communauté : Un jour de plus loin des 60s
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Vendredi 18 mai 2007 5 18 /05 /2007 15:21
Par Hong Kong Fou-Fou


Une journée, c'est 24 heures. Une heure, c'est 60 minutes. Une journée comprend donc 1440 minutes. C'est en partant de cette constatation triviale que l'artiste Juerg Keller, qui travaille sur du papier découpé depuis une douzaine d'années, a eu l'idée simple mais géniale de réaliser une série d'oeuvres uniques, correspondant à l'ensemble des combinaisons permettant de donner l'heure en affichage digital.

Chacune de ses "minutes", comme Keller les appelle, est découpée au scalpel dans une plaque cartonnée noire, posée sur un fond blanc puis fixée dans un cadre en aluminium brossé noir. Toutes portent le numéro 1/1 (exemplaire unique, donc) et sont signées par l'artiste.
Au-delà de l'élégance sobre de l'objet ainsi obtenu - qui s'intègrera à merveille dans votre salon, au-dessus du buffet Ligne Roset sur lequel trône votre chaîne Beomaster vintage -, ce qui est intéressant, c'est le concept. D'abord, vous pouvez ainsi immortaliser un instant qui vous est particulièrement cher (je ne sais pas, moi, l'instant où votre femme vous a dit "Oui", l'instant où votre jeune secrétaire vous a dit "Oui", l'instant où Liz Hurley vous a dit "Non"...). Moi en tout cas, chaque fois que je passe devant ce cadre, je revois l'un des plus merveilleux moments de ma vie (non, non, Liz Hurley n'a pas dit "Oui"...)...
Ensuite, je trouve fascinante cette façon de séparer l'espace et le temps. Imaginez que vous possédiez la "minute" 16:27. Où peuvent bien se trouver les deux minutes qui encadrent la vôtre ? 16:26 est peut-être dans un appartement au quarantième étage d'un gratte-ciel de Hong-Kong, tandis que 16:28 est dans le hall d'une villa en Grèce... Deux minutes consécutives séparées par des milliers de kilomètres... Voilà une notion que n'aurait pas reniée Albert Einstein !
Juerg Keller encourage d'ailleurs les acheteurs de ses "minutes" à laisser leur adresse email sur son site, pour tisser un réseau de 1440 personnes possédant chacune le même objet, inutile mais beau, et qui représente quand même une fraction d'éternité...
Des informations supplémentaires se trouvent sur le site "Do you have a minute" (adresse dans la rubrique "Liens"). Vous y trouverez les "minutes" encore disponibles, les tarifs, qui dépendent de la combinaison de chiffres composant celle que vous souhaitez acquérir. Pour les plus fortunés d'entre vous, certaines "minutes" sont spéciales (par exemple 00:00) et, évidemment, plus chères.
Par Hong Kong Fou-Fou - Publié dans : Art
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Mercredi 26 novembre 2008 3 26 /11 /2008 21:22
Par GoudurixYZ

                                                     



Place ! Place, vénérables Michel Déneriaz, Mark E. Smith, maître Capello et autres Jean Guy Lecointre ! C'est  qu'il en faut de la place, pour une fois que Fury Magazine, fidèle à sa profession de foi, redevient résolument mod(erne) et même, n'ayons pas peur des mots, résolument contemporain. Notez qu'il n'y a pas de parenthèses à celui-là. Pour ? Pour ? Rien de moins qu'un nouveau courant pictural. Avouez que.
Donc, disais-je, si vous êtes de ceux qui se sont fait embarquer au Palais de Tokyo, ou vous êtes embarqué vous-même, c'est pire. Si vous êtes de ceux qui se sont fait embarquer dans des conversations (là, il faut être deux) "Tu sais Damien Hurst, celui qui a découpé des vaches en tranches, les a mises dans du formol et les a revendues lui-même, sans passer par une galerie, c'est dingue, pour tu sais combien ? Heu...13 millions d'euros à Sotheby's, son oeuvre est une rupture totale blah blah il est hanté par la mort. C'est comme, comment il s'appelle, celui qui s'est fait censurer à la FIAC ? Heu, qu'est-ce qu'ils ont dis dans France Football ? C'est scandaleux. Le concept du conceptuel gnan gnan gnan... Aaaahhh !
Et bien rassurez-vous. Tout n'est pas perdu. Il existe une île déserte, peuplée de tikis, robots japonais, beatniks et petites filles gothiques. Une île kitsch et trash quelque part entre Los Angeles et Melbourne. Son nom ? Oui, j'allais oublier. LE LOWBROW.
Et comme une bonne nouvelle n'arrive jamais seule et que le temps passe, mod(ernité) oblige, pour une fois je ne vous abreuverai pas d'aphorismes, lieux communs et jeux de mots subtils auxquels vous avez ici même été habitués. Sachez juste pour la petite histoire de l'art que le terme lowbrow vient par opposition à celui de highbrow qui veut dire, au cas où votre anglais devrait beaucoup à la méthode Assimil, intellectuel. Pas sûr en effet que Bernard Henry Levy en ait beaucoup sur les murs de sa chambrer à coucher. L'art d'en bas en quelque sorte. Non, BHL n'en a pas sur les murs de sa chambre à coucher. Sans le savoir, il (le lowbrow, pas BHL) donne ses lettres de noblesse à l'art modeste que Di Rosa a entassé dans son musée à Sète, le MIAM. Sauf que là, ce n'est que de la récup. D'ailleurs, il suffit d'y rajouter un I et le raccourci pour le farwest est (re)trouvé. C'est (re)parti !
C'est quoi déjà le nom ?
Zut !

                                                      

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Par GoudurixYZ - Publié dans : Art - Communauté : Sur l'étagère de mon mur
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