Nos lecteurs témoignent

Mme Lucette H., de Plestin-les-Grèves :

Depuis que j'ai découvert Fury Magazine, je ne vais plus à Lourdes.

M. Raymond C., de La Bourboule :
Grâce à Fury Magazine, j'apprends plein de mots compliqués qui me permettent de gagner toutes mes parties de Scrabble contre ma femme Yvonne.

Mme Yvonne C., de La Bourboule :
Oui, c'est vrai que je perds toujours. Mais je me console avec les bons mots de ce sacré comique de Boudurix !

M. Pierre G., dit "Pierrot", de Marseille :
Avant en discothèque, je n'osais pas danser. Mais depuis que je teste chez moi de nouveaux pas sur la "Sélection musicale", je suis le roi de la piste. Une fois, une fille m'a même souri ! J'espère la revoir.

M. Michel T., de Sainte-Eulalie-de-Cernon :
Fury Magazine, c'est un mélange d'humour à la "Fluide Glacial", d'investigation riguoureuse façon "Le Nouveau Détective" et d'excentricité maîtrisée à la "Képi blanc". Sans oublier les fiches Cuisine de "Madame Figaro". Enfin, je crois, je n'ai jamais réussi à me connecter.

M. Benjamin C., de M6 :
Si vous continuez à vous payer ma fiole, je vous envoie mes avocats.

M. Antoine A., de Warneton :
L'autre jour, je n'arrivais pas à trouver mes clefs de voiture. Je me suis dit « Antoine, calme-toi un peu, va donc te détendre sur Fury Magazine ». Mes clefs étaient là, à côté de la souris ! Je n'en reviens toujours pas !

Allez, toi aussi, accepte le bonheur ! Lis Fury Magazine !


Rédaction :
Wally Gator : rugby de village, communion solennelle et charcuterie.
GouduriXYZ : déviances en tout genre, coneheads et ragots de mairie.
Barbidule : contradictions, bals de village et coloriage.
Hong Kong Fou-Fou : soins capillaires, huile de moteur et kilomètre arrêté.

Retrouvez Fury Magazine sur myspace : http://www.myspace.com/furymag
Et n'hésitez pas à nous écrire : fury.mag@gmail.com (Pas de compliments, nous sommes modestes. Pas de critiques, nous sommes susceptibles. Pas d'insultes, nous sommes hyper baraqués. Pas de propositions à caractère sexuel, nous sommes fidèles. Ah, GoudurixYZ me demande d'effacer la dernière phrase)
Vous pouvez également nous retrouver sur Facebook, ici : Fury Magazine sur Facebook (Je ne sais pas vraiment à quoi ça sert, mais il faut vivre avec son temps... En plus, ce n'est jamais mis à jour, c'est Wally Gator qui s'en occupe et il roupille...)

Sports

Lundi 16 juin 2008 1 16 /06 /2008 13:13

Par Wally Gator

13h00 : Le temps est clément. J’arrive au stade. Quelques "vieux" sont déjà appuyés sur la balustrade, à "leur" place. Le pré sent bon l’herbe mouillée fraîchement coupée et la terre humide. Plaquer sera un régal cette après-midi. Les copains sont là, les sacs sont entassés à l’entrée du club-house, ils boivent un café, mais pas tous, il y en a un qui a l’estomac trop noué. On ne joue pas une finale aujourd’hui mais pour lui c’est tout comme, tous les dimanches. Dans une heure, il vomira tripes et boyaux… On parle de la soirée de la veille, du film vu au ciné cette semaine, du match de la semaine dernière, une douce torpeur flotte dans l’air.

13h45 : "Allez, messieurs, en tenue !!!" Cette voix qui claque comme un coup de feu, c’est l’entraîneur qui nous rappelle que nous ne sommes pas venu faire de la photo. Aujourd’hui, on joue ! Et pas contre n’importe qui : c’est un derby. A l’aller, chez eux, ils nous avaient battus sur le fil suite à une pénalité face aux barres accordé pour un mauvais geste. Ceci dit, on n’en était pas à un mauvais geste près. Le match avait plutôt ressemblé à une ouillade en bonne et due forme. L’ouillade était tellement réussie qu’aujourd’hui au bord du terrain nous avons un invité surprise : un délégué du comité. On ne va pas se laisser faire pour autant ! Nous rentrons dans les vestiaires, ils sentent bon le camphre, l’herbe, l’élasto, la terre … Chacun a sa place, son numéro, comme d’habitude j’ai le 13. Le claquement des crampons contre le sol en béton commence à se faire entendre pour devenir presque assourdissant. Les ballons circulent de mains en mains chez les "gros", en petites passes sautées pour nous. Le protège-dents est en place, les protège-tibias aussi.

14h15 : "Messieurs, dehors !". Nous sortons pour se dérouiller les pattes, accélérer un peu le rythme cardiaque, se débloquer les épaules. Quelques pompes, quelques abdos, sans oublier les duels balle en main, on raffûte un peu, pas fort.

14h45 : A nouveau, direction les vestiaires, c’est le moment où l’entraîneur parle, le capitaine parle, le demi de mêlée parle. Ce que je retiens globalement c’est : "On les châtie !", "On est chez nous !", "On pète pas les plombs !", "Pas de conneries, les gars, y’a un délégué !", "On joue et on gagne, c’est tout !", "Boule, ce 4, tu me le plies d’entrée !", "Ils ont du bien rire chez eux, la dernière fois !". En clair, on va encore jouer un match à l’ancienne, un match où les bouffes, les tartes aux phalanges vont pleuvoir, les coups de pompes et les stompings foisonneront. Il ne va pas faire bon jouer devant ou tomber. Il faudra absolument que je massacre mon vis-à-vis au premier placage ou que mon premier raffut le scotche…

15h00 : Ca y est, c’est à nous ! Un peu de vaseline sur les genoux, beaucoup sur les arcades sourcilières, les pommettes et les oreilles et c’est parti !

17h00 : Et bien, finalement, la partie a plutôt été bonne, virile mais bonne : une tarte ou deux pas plus, un jaune de chaque côté…Bref, nous gagnons haut la main et mon vis-à-vis est un vieux copain de classe. Il n’oubliera pas mon premier placage, je n’oublierai pas de lui offrir une bière ou deux (ou trois ou quatre voire plus…). La soirée va être longue : on a partagé un même plaisir sur le terrain, on va partager le même plaisir au bar. Nous allons chanter, tous ensemble, il n’y a plus d’adversaires, plus de vis-à-vis, plus de derby, que des copains. Qui va gagner la troisième mi-temps ?

 Spéciales dédicaces :
- Ceux par qui tout a commencé, les Gambirots,
- Kiki, Jean-Fi, Jérome et Polo de Saint Jean de Védas,
- Serge de Bompas,
- Le RC Montréal québécois de 1997,
- Mick Louv’ et Mick Brant du BAC XV.

Par Wally Gator - Publié dans : Sports
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Lundi 8 septembre 2008 1 08 /09 /2008 22:50
Par GoudurixYZ pour le texte et Elric pour le dessin

"J'ai toujours eu cette obsession. Etre plus fort que les autres. Partout et tout le temps. Sur le terrain, au bar, avec les filles, pour les fringues."  Steevy ? Greg le Millionnaire ? Jean Roucas ? Non, Best. George Best. Jamais patronyme n'aura été mieux porté. Il faut dire que l'on n'est pas proclamé cinquième Beatles pour rien. Encore que ses mauvais penchants, de ceux qui poussent à la chute, en auraient plutôt fait le remplaçant de Brian Jones un après-midi à Hyde Park. Rock star plutôt que pop star. Lui se prenait pour le James Bond du foot. Dans "Opération tonnerre" (de Best), sans doute. Il finira comme Elvis Presley. A moins que ce ne soit comme Vince Taylor. Question de style.
Ten years after, un autre mancunien nous refera presque le même coup. De là à se demander pourquoi Mark E. Smith appellera son groupe The Fall, il n'y a qu'un passement de jambes. The rise and fall of a football star. Inconscience collective sûrement. Moins dure est la chute pour qui sait aller loin. Le 27ème album de The Fall est là pour nous le rappeler. C'est que tout le monde ne décide pas de prendre sa retraite à 26 ans.
Pourtant. 68, année subversive. Best est encore là, et pas qu'un peu. Comme un symbole, le Ballon d'Or, c'est lui. "J'ai longtemps rêvé d'un but où après avoir dribblé le gardien, je me serais agenouillé pour marquer de la tête. Quand j'ai marqué contre Benfica, j'étais à deux doigts de le faire. Mais je me suis dégonflé. Le coach aurait eu une attaque." D'ailleurs, pour Matt Busby, la tactique est simple : "Passez la balle à Best" et il fera le rest.
Mais faute d'équipe nationale digne de ce nom - Best est Irlandais du Nord -, la France ne verra pas grand-chose. Combien de fois Thierry Rolland fut-il envoyé à Old Trafford par la première chaîne ? Le minimum syndical. A croire que les working class heroes ne sont pas quelque chose à être par ici. "Il y a cette réputation qui traîne depuis des années : Mark E. Smith déteste les Français ! La vérité est beaucoup plus simple, mon gars. Il n'existe pas d'endroit au monde où nos disques se vendent aussi mal qu'en France. Même en Turquie nous gagnons plus de fric." Pas même cause mais même effet. Conscience collective sûrement. Moins dure sera la chute pour nous. Et pour Best le titre incontesté de plus grand footballeur qu'on n'ait jamais vu.
Comme dit So Foot dans son... best of : la terre entière est prête à lui payer un verre et Best ne dit jamais non. Sexe, alcool et foot, bien avant le sex, drug et rock n' roll. "J'avais une maison au bord de la mer. Mais pour aller à la plage, il fallait passer devant un bar. Je n'ai jamais vu la mer." "Pendant un match, Georges a dribblé un type, il était proche de la ligne de touche. Il s'est arrêté, a tourné la tête pour vomir et a repris la balle." La suite ressemblera à une longue agonie. Un aller simple vers la loose, avec pour tout viatique un foie artificiel. Sa profession de foi, elle, est bien réelle. "J'ai dépensé 90 % de mon argent en alcool et en femmes. Le reste je l'ai gaspillé." Aussi imparable qu'un petit pont dans la surface de réparation. George Best posera sa dernière bouteille un soir de Novembre 2005.
Quelque temps après, je suis au bar de la Marée à lire l'Indépendant, le journal du pays catalan. Pourquoi pas les pages locales tant qu'on y est : "George Best, la légende du club de foot de Manchester United, récemment décédé, passait ses vacances à Laroque. Pourtant, lundi soir, cette même villa, chère au coeur de la star irlandaise, a été partiellement détruite par un incendie." On parle d'un attentat ?! Et puis la suite : "George aimait beaucoup cet endroit ; il venait s'y reposer et s'y détendre, notamment lorsqu'il traversait des moments difficiles..." !!! George Best était par ici ? Je l'ai peut-être croisé sans même le savoir ? Il y a des jours comme ça où l'on se sent hors jeu. Patron ?... Oh puis non. Je vais réécouter "Fall heads roll".
 
Allez, deux ou trois autres pour la peine :
- "J'ai connu Miss Canada, puis Miss U.K, puis Miss Monde. Ma vie finalement a été assez monotone."
- "On dit que je suis sorti avec sept Miss Monde. Ce n'est pas vrai, il n'y en avait que quatre. Pour les trois autres, je ne suis pas allé au rendez-vous."
- "En 1969, j'ai arrêté les femmes et l'alcool. Ca a été les vingt minutes les plus longues de ma vie."
- John Peel : "La chose qui me déprimerait si je venais à mourir ? Ne pas écouter le dernier The Fall." John Peel est décédé le 25 octobre 2004.

Par GoudurixYZ - Publié dans : Sports
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Samedi 13 septembre 2008 6 13 /09 /2008 13:42
Par GoudurixYZ


Des tacles assassins, des frappes de mules, des ailes de pigeons, des slips dans la gueule pendant les interviews de Paganelli, pas de doute, la saison a déjà commencé.
- Belle info, Goudurix ! Voilà de l'investigation sans concessions. C'était bien la peine que je te nomme employé modèle du mois d'août.
- Certes. Mais nous sommes à Fury Magazine. Tous nos lecteurs pensent que Jérôme Rothen est le fils de Johnny Rothen et que Hilton est le frère de Paris...
- Certes.
Donc... Dans la série "C'est quand on veut en savoir le moins qu'on en apprend le plus", voilà un lu, vu, mais pas entendu (qu'est-ce que vous foutez ?) pour la jouer en un contre un :
 
- So foot : Les mods possédaient le meilleur look avec la meilleure musique. Est-ce pour cela qu'ils ne traînaient pas trop dans les stades ?
- Bertrand Burgalat : Ouais. En même temps, je suis fasciné par les entraîneurs qui se mettent en survêt' pour regarder le match. C'est comme si les bergers se déguisaient en chèvre.

- So foot : Tu as déjà croisé Rooney en ville ?
- Barney Summer (New Order) : Non, mais comme tout le monde, j'ai lu l'article sur les prostituées. Apparemment, quand il a visité ce bordel à Liverpool, il a signé un autographe à la vielile pute qu'il venait de se taper. Il a écrit " Thanks for the fuck, Wayne Rooney" et la date. Quel abruti !
 
- Mark E. Smith (The Fall) : J'aimerais que ma biographie soit aussi marrante que celle d'Eric Cantona. Tu l'as lue, mon gars ? Une putain de bonne biographie, mais qui concerne un type, disons moyennement intelligent. Cantona était un bon joueur de foot, mais pas un philosophe comme le disent ces connards de supporters de Manchester United. Un footballeur qui se sert de son cerveau, ça lui donne des migraines.
- Barney Summer : Cantona ? Je l'ai croisé à plusieurs reprises, lors de soirées. Il est même venu une fois chez moi. J'organise une fête et une copine m'appelle en me demandant si elle pouvait se pointer avec des mecs qu'elle avait rencontrés dans un bar pas très loin... Je lui ai demandé qui étaient ces mecs. "Eric Cantona, son frère et des amis à eux". "Mais ouais putain, amène-les !". Je me souviens qu'Eric ou son frère, je ne suis pas sûr, voulait foutre en permanence les Gypsy Kings ! Nom de Dieu. Les Gypsy Kings chez moi ! Ils se mettaient tous à danser comme des Espagnols sur ce truc !
- Stephen Morris (New Order) : Putain, tu as un album des Gypsy Kings chez toi !
- Barney summer : Non, ils l'avaient ramené avec eux, je te jure, crois-moi. Ils étaient comme des fous.

- Ian Mc Culloch (Echo and the Bunnymen) : Tu connais l'histoire de l'Ecossais, de l'Anglais et du Français ? L'Ecossais et l'Anglais vont à Paris voir un match. Ils rencontrent le Français et ils le tabassent. C'est tout. C'est ça l'histoire ! Ah ah ah.
 
- Nick Hornby (Haute fidélité) : Quel genre de musique les joueurs mettent-ils avant les matchs ?
- Arsène Wenger (traître alsacien) : Quelque chose de très bizarre ! Du comment déjà... Du rep, rap... Du rap, c'est ça ? Du rap américain je crois, oui.
- Nick Hornby : Dis-leur de mettre London Calling des Clash !
 
- Jacno (Stinky Toys) : Qu'il soit ovale ou rond, le ballon c'est pour les cons.

Qu'est-ce que ça fout là, ça ? Et pour finir, le meilleur pour la fin...
 
- Damon Albarn (The Good, the Bad & the Queen) : Sinon, j'ai été invité une fois à passer des disques dans un club et Claude Makélélé était au carré V.I.P. Il est venu me voir aux platines pour me glisser à l'oreille : "Connais-tu Tomber la chemise ? Est-ce que tu peux le mettre pour moi ?". Je n'ai pas compris et il a voulu me donner un pourboire.
 
Culture : qui supporte qui ?   
                                        
 - Billy Bragg : West Ham
 - Arctic monkeys : Sheffield Wednesday     
 - Kaiser Chiefs : Leeds       
 - Ray Davis : Tottenham             
 - les Gallagher : Manchester City            
 - Damon Albarn : Chelsea          
 - Pete Doherty : Queens Park Rangers          
 - John Lydon : Arsenal
 
Qui chante quoi ?
 
- Marius Trésor : Sacré Marius
- Joël Bats : Soli, solitude
- Linda de Souza : Maradona
- Jean Roucas & Didier Barbelivien : A qui la koukoupe ?
- Youri Djorkaeff : Vivre dans ta lumière
- Carlos : Viva les bleus
Par GoudurixYZ - Publié dans : Sports
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Vendredi 19 septembre 2008 5 19 /09 /2008 22:50
Par Hong Kong Fou-Fou

Les grandes trilogies fonctionnent toujours par trois. Ah ben dites donc, ça part bien, ça va être profond. Et pourtant. La trilogie de l'Homme sans nom ; les trois tomes du Seigneur des Anneaux ; les épisodes 4, 5 et 6 de "Star Wars" (les autres, on oublie. Les jacasseries de Jar Jar Binks, merci) ; le pain, le vin et le Boursin, ce n'est pas de la petite bière tout ça, hein ? Fury Magazine ne pouvait pas déroger à cette règle mathématique. Après deux excellents articles du talentueux GoudurixYZ, il nous fallait clore en beauté cette série consacrée à l'univers du ballon rond. C'est le non moins talentueux Wally Gator qui nous en a fourni le sujet, en dénichant cette photographie, qui synthétise toute la beauté du football. Celui qui a mal, très mal, c'est Paul "Gazza" Gascoigne. Celui qui fait mal, très mal, c'est Vinnie Jones. Le cliché date de 1987. Admirez au passage les superbes coupes de cheveux "pour courir vite" des deux protagonistes. Vinnie Jones, enfant, aimait taper dans un ballon avec ses copains. Il aimait taper ses copains, aussi. De 1986 à 1998, Vinnie a tapé dans un ballon en professionnel. Il a tapé les autres joueurs, aussi. Un vrai pro. Il a porté le maillot du Wimbledon FC,  de Leeds, de Sheffield,  de Chelsea et des Queens Park Rangers. Il s'est forgé une solide réputation de dur-à-cuire sur un terrain. Si vous allez consulter sa fiche sur Wikipédia, vous verrez qu'à la rubrique "Récompenses", il n'y a rien ; à "Nominations", rien non plus. Par contre, Vinnie Jonnes est le joueur qui a récolté un carton jaune le plus rapidement dans toute l'histoire du Championnat anglais : au bout de 3 secondes de jeu, paf, un avertissement ! C'était forcément prémédité, hein. Dans les vestiaires il devait déjà se réjouir. Un peu comme le personnage de Belmondo dans "Le Cerveau"...

Tout en jouant pour QPR, Vinnie se lance dans une carrière d'acteur, incarnant Big Chris dans le film de Guy Ritchie "Arnaques, crimes et botanique". Faire le méchant devant une caméra, c'est mieux que sur un terrain de foot. On se fatigue moins et on ne se fait pas réprimander par un arbitre délicat qui gesticule à la moindre agression sur un testicule. On gagne autant d'argent et on n'est pas mis sur la touche quand on devient trop vieux. Big Chris, ou comment récolter de façon persuasive le pognon dû à son employeur Harry la Hache tout en assurant la bonne éducation de son fiston. En 2000, il retrouve Guy Ritchie pour "Snatch". Il est cette fois Tony Dent-de-plomb, encore un finaud, qui règle ses problèmes à coups de Desert Eagle .50. Puis il se perd un peu du côté de Hollywood. Il revient en Angleterre pour être Mean Machine dans le film éponyme ("Carton rouge" en France), l'histoire d'un footballeur indélicat qui se retrouve en prison et qui organise un match tout sauf amical détenus/gardiens. Pas vraiment un rôle de composition, quoi. Sa filmographie s'allonge, on pense rarement à lui pour des rôles intellectuels ou sentimentaux, mais Vinnie s'en moque. Il répond par un sourire, le genre de sourire que ferait un requin affamé devant un minuscule petit poisson. Ou, éventuellement, par un majeur dressé. Il a incarné le Juggernaut dans le dernier X-Men. Nul doute que ça a dû lui rappeler ses jeunes années, quand, vêtu d'un short satiné, il se précipitait, avec un rictus de jubilation, vers ses adversaires terrorisés...
Par Hong Kong Fou-Fou - Publié dans : Sports - Communauté : Sur l'étagère de mon mur
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Mardi 4 novembre 2008 2 04 /11 /2008 22:00

Par Barbidule

Un esprit sain dans un corps sain... Combien de fois ai-je entendu ce refrain destiné à promouvoir l’exercice physique plus connu sous ce nom qui me terrifie : S.P.O.R.T.

Et pourtant, j'en ai fait du sport.  Dans ma jeunesse, j'ai fait du baseball pour être avec mes potes, en occupant le poste de catch, c'est à dire celui qui ne fout rien sur le terrain ; couvert de protection, il attend accroupi qu'on lui envoie la balle dans le gant. Déjà au collège, au foot, j’essayais toujours d'être goal : tu peux jouer avec les mains, ce qui est plus facile - demandez à Maradona pour voir - et les trois quarts du temps t'attends qu'il passe justement, le temps. Je n'avais aucun mal, personne ne voulant me voir comme joueur.

J'ai bien dû voir deux/trois matches de rugby dans ma vie mais JAMAIS un match de foot.

Tout ceci pour vous parler d’un personnage qui me laisse pour le moins perplexe : le sportif. Attention, je tiens à préciser que je reconnais l’utilité du sport dans certaines circonstances et que mon incompréhension ne concerne que le sportif amateur. Il se trouve aussi des sportifs par nécessité et des professionnels…

Le sportif par nécessité, c'est celui qui est sportif parce que sa vie en dépend : y a des boulots qui exigent certaines aptitudes physiques comme d’autres en exigent des intellectuelles. Et Churchill avait beau dire que le secret de sa longévité, c'était "no sport", et ben, être un peu en forme l'aurait probablement bien aidée, sa longévité, s'il avait dû débarquer en première ligne à Omaha beach. Il en va de même pour les pompiers ou les aventuriers. Echapper aux fléchettes empoisonnées des Jivaros en courant à travers la jungle et traverser un fleuve plus large que le déficit de Lehman Brothers en sautant d'alligator en alligator demande des aptitudes et de l'entraînement. Et si, sans préparation, le péquin moyen peut porter facilement sur 20 mètres une pépée de 40 kilos, ça devient déjà plus dur de le faire dans les flammes et la fumée si ce n'est dans un élan décérébré d'héroïsme, et si la poupée devient un beauf de 120 kilos élevé au sofa et à la bière, l'héroïsme ne suffit plus, faut être sportif. Bref, il est des cas où la profession exige comme la fin peut justifier les moyens. Sportifs nécessaires que sont ces sportifs de l'ombre.

Autre sportif par nécessité, le sportif sur prescription médicale... Là, c’est moins pardonnable. Il fait de la rééducation, c'est bien. Mais c'est bien souvent parce qu’il a fait le con avant... Il aurait pas fumé 3 paquets/jour, il aurait pas fait un infarct'. Il se serait tenu droit sur son siège et ben il aurait pas de scoliose... On récolte ce qu'on sème.

Le sportif professionnel, à la différence du sportif par nécessité suscité, a fait du sport sa profession. Il aurait pu être militaire, pompier, charcutier ou clerc de notaire. Il a choisi d’être sportif. Il a choisi de gagner des millions en tapant du pied dans un ballon, de la raquette dans une balle, du club dans une balle plus petite, ou simplement sur son adversaire. Et bien mesdames et messieurs, je tiens à préciser que je n’ai strictement rien contre ces sportifs. Ils font simplement partie de la société du spectacle. Je ne trouve en rien indécent qu’ils gagnent des millions dans une société qui n'est somme toute pas si éloignée que ça du panem et circenses des romains - du pain et des jeux pour les latinophobes. Si spectacle il y a, les principaux acteurs se doivent d’être bien rémunérés et je ne vois pas de différence à ce niveau entre Zidane, kUNG fU Cantona, Liam Gallagher ou Nicole Kidman. Après tout, ils font gagner des fortunes à leurs employeurs et ont droit à leur part du gâteau. Et si le gâteau est très gros, leur part doit être très grosse. Je trouverais beaucoup plus indécent de ne pas les rémunérer comme c’est souvent le cas des reality-shows où le spectacle est assuré mais les gains vont directement aux producteurs et les acteurs au final n’ont pas grand chose : une baraque à construire soi-même, 15 minutes de célébrité ou un contrat d’esclave avec une major company de production que j’ai du mal à qualifier de musicale. Mais je m'égare et je vous parlerai du panorama musical une autre fois.

Revenons donc à nos moutons et aux sportifs qu'ils admirent sur leur petit écran, leur plasma 16/9 ou au bar du coin.

On reproche souvent à ces sportifs de ne pas respecter les règles... De temps à autre, les gros titres vont se porter sur un sportif pris en flagrant délit de dopage. Je suis convaincu que s'il s’est fait prendre, c'est simplement par distraction, stupidité ou incompétence de son médecin... Parce que TOUS se dopent d’une manière ou d’une autre. Les premiers cas de dopage avérés remontent au milieu du XIXème siècle, et au début du XXème les cyclistes - déjà eux - s’envoyaient allégrement des substances auparavant destinées à donner une seconde vigueur aux chevaux de courses...

Je l’ai dit, c’est la société du spectacle et ce qui se passe derrière le rideau ou dans le loges n’a aucune importance si sur la scène le show est assuré. Vous pensez vraiment que l’être humain a pu évoluer pour courir un marathon (42 kilomètres et des cahouètes) en un peu plus de deux heures alors qu’un soldat grec - donc déjà sportif par obligation - est mort à l’arrivée il y a à peine 25 siècles. En prenant en compte l'âge de notre espèce, Homo Sapiens, environ 200 000 ans, et celui de la bataille de Marathon, 2 500 ans, le laps de temps qui sépare la bataille de Marathon de notre époque représente un  huit-centième de notre existence en temps qu'espèce. Ramené sur une vie de 30 ans que nous considérons âge optimal d’aptitude physique, cela représente en gros 2 semaines de préparation qui doit être particulièrement intensive. Et ce, sans prendre en compte le fait qu'une espèce par définition évolue peu, parce que si elle évolue trop, c'est plus la même espèce.

(A suivre...)


Par Barbidule - Publié dans : Sports - Communauté : Sur l'étagère de mon mur
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