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Créé en mars 2007

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Fury Magazine, toujours à la pointe de l'actualité d'il y a cinquante ans en arrière.

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- Tous nos articles sont écrits sur des ordinateurs à fiches perforées gros comme une camionnette.

- Nos rédacteurs ne communiquent entre eux que par téléphone filaire.

- L'un d'eux est né avant 1960.


"Nous sommes l'avant-garde du passé."

Modern life is rubbish...

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... quoique...
Par Oddjob
  

"Dans des aventures sensationnelles, inédites… Spirou présente… Un type extraordinaire les amis ! Jean VALHARDI ! Un gaillard plein d’allant et de courage que vous aimerez. Comme vous aimez les héros de Spirou…"

Vous savez donc ce qu’il vous reste à faire ! Précipitez-vous chez votre libraire favori et plongez-vous dans les aventures de VALHARDI, le célèbre détective dont la poignée de main, franche et ferme, était le signe de reconnaissance des membres du Club des Amis de Spirou. Eh oui, les belles éditions DUPUIS, nous proposent, enfin, une magnifique intégrale digne de ce nom, avec un premier tome regroupant les années 1941 à 1946, avec Doisy au scénario et surtout Jijé au dessin. Alors mieux qu’une distribution de cartes de rationnement gratuites… lisez les enquêtes de VALHARDI !

Vous En Voulez Encore ?

Trop chauve pour être une rock star, trop asthmatique pour être footballeur, pas assez alcoolique pour être écrivain, trop Français pour être Anglais, pas assez suicidaire pour être artiste, trop intelligent pour la télé-réalité. Il ne me restait pas grand' chose, et ce pas grand' chose, c'est devenu Fury Magazine. Hong Kong Fou-Fou


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8 avril 2008 2 08 /04 /avril /2008 00:01
Par Hong Kong Fou-Fou


Un western, si l'on veut faire simple, ça se range dans deux catégories : celle des westerns "à l'américaine" et celle des westerns "à l'italienne". Dans la première, qui correspond en gros aux westerns tournés de la fin des années 40 jusqu'au milieu des années 60, on trouve les films de John Ford ou Howard Hawks. Le genre est personnifié par des acteurs comme Gary Cooper, Richard Widmark ou l'incontournable, le monolithique John Wayne. Dans la seconde catégorie, apparue surtout vers la fin des années 60, les personnalités les plus connues sont évidemment Sergio Leone pour les réalisateurs et Clint Eastwood pour les acteurs.
Pour différencier les deux genres, c'est simple : si les cowboys sont rasés de près, arborent une coiffure bien nette qui fleure bon le Pento, gratifient le spectateur d'un sourire Email Diamant, portent des chemises immaculées et des pantalons bien repassés, vous regardez un western hollywoodien. Si au contraire les personnages sont crasseux, n'ont pas vu un coupe-chou ou une baignoire depuis une semaine, ont une dentition composée de chicots dont la rareté n'a d'égale que la jauneur, c'est que vous êtes devant un western italien (on parle également de western européen, car beaucoup de films étaient des coproductions. Mais bon, ce n'est pas très honnête : les partenaires européens apportaient les capitaux, mais ce sont quand même des Italiens qui se tapaient tout le boulot créatif). Autre différence capitale : dans le western américain, toute trace de transpiration est proscrite ; le western transalpin, lui, impose aux protagonistes de suer en abondance. Enfin, le porter du ceinturon. Le pistolero américain le place largement au-dessus de la taille, limite sous les bras, à l'horizontale, alors que son homologue italien le porte très bas, incliné sur les hanches, ce qui est nettement plus sexy. C'est comme pour les guitares, en fait : un groupe dont les musiciens portent leurs instruments très hauts sur la poitrine, ça ne m'inspire pas confiance. Alors qu'un Mick Jones ou un Paul Simonon...
Le western spaghetti, c'est le western de l'outrance, du délire visuel, des placements de caméra acrobatiques, des gros plans qui durent trois plombes. Quand un héros de western "classique" va affronter des méchants, il n'aura que trois ou quatre adversaires en face de lui. Quand le héros est passé par Naples avant d'arriver à Tombstone, c'est une bonne quarantaine de bandits qu'il devra abattre avec son colt (sans recharger, bien sûr). Et tout à l'avenant : il boit plus (et il en renverse beaucoup), il mange plus (et il en met partout), quand il joue au poker il a cinq as dans sa main, deux dans son chapeau, trois dans sa manche et un dans sa botte, juste à côté du Derringer. Avec en fond sonore une musique lancinante composée par Bruno Nicolai, Riz Ortolani ou, bien sûr, il maestro Ennio Morricone.
Bref, chacun des deux genres possède ses qualités et ses défauts, chacun a ses chefs-d'oeuvre et ses navets. Mais j'avoue préférer au côté propret et édulcoré d'un western à la sauce Hollywood, l'aspect plus brut(al) d'un western à la sauce Cinecitta. Voici un florilège de quelques films qui ont occupé mon lecteur DVD ces dernières semaines. Le premier n'est pas italien, d'ailleurs, mais mériterait de l'être, en tout cas.

  

Les brutes dans la ville (A town called Hell, 1971, réalisé par Robert Parrish)
1895 : deux révolutionnaires massacrent une assemblée de riches bourgeois dans une église d'une petite bourgade mexicaine. 1905 : leur chemin se croisent de nouveau. L'un a endossé la soutane du prêtre de cette même ville, livrée aux mains du cruel bandit Don Carlos et de sa bande de raclures, l'autre a changé de camp et est devenu colonel dans l'Armée mexicaine. Une veuve débarque en corbillard pour réclamer l'assassin de son mari... Un western violent, réalisé par l'Américain Robert Parrish, auteur de deux films dont on vous parlera forcément un jour ici : "Danger : planète inconnue" (1969) et "Marseille contrat" (1974). Les seconds rôles sont truculents (notamment le second de Don Carlos, surnommé la Bomba, ou la mégère qui prépare des tacos chaque fois qu'on la voit à l'écran). Je crois que c'est également l'un des films du genre où les personnages transpirent le plus...

Viva la muerte... tuya ! (Viva la muerte... tua !, 1971, réalisé par Duccio Tessari)
Dans le Mexique de la Révolution, une rocambolesque chasse au trésor menée par un prince russe qui se fait passer pour un pasteur, une journaliste irlandaise idéaliste myope et un truand mexicain minable que l'on prend pour un héros révolutionnaire, trio sympathique poursuivi par un général de l'armée régulière plein de bonnes manières et un shérif américain prisonnier d'un carcan d'acier. Ce film est un pur chef-d'oeuvre méconnu, largement digne pourtant d'un film comme "Le bon, la brute et le truand", avec lequel il présente de nombreuses similitudes : Eli Wallach d'abord, qui incarne une canaille très proche de Tuco ; un tandem de pseudo-associés qui n'ont de cesse d'essayer de se doubler l'un l'autre, Clint Eastwood étant remplacé par Franco Nero. La musique est signée, comme souvent, Ennio Morricone. Le réalisateur Duccio Tessari est un habitué du genre, il est l'auteur de plusieurs "Ringo". Il a également écrit le scénario de "Pour une poignée de dollars" de Sergio Leone.

Mon nom est Shangaï Joe (Il mio nome e Shangai Joe, 1972, réalisé par Mario Caiano)
Les tribulations d'un Chinois au Texas... Fraîchement débarqué de son pays natal, il rêve de devenir cowboy.  Malheureusement, il va se heurter au racisme et à la bêtise de multiples fripouilles qui n'auront de cesse de lui créer des problèmes. Problèmes assez facilement résolus par quelques enchaînements d'arts martiaux, agrémentés de cris que ne renierait pas Bruce Lee. Les combats sont un régal, six-coups et coups de poing d'un côté, kung-fu de l'autre, et font la part belle à quelques scènes gore dignes des productions Shaw Brothers. Klaus Kinski nous gratifie de l'une de ses apparitions rapides mais marquantes, dans le rôle d'un tueur sadique et dérangé, collectionneur de scalps. Un film qui a été le précurseur d'un genre éphémère, connu sous le nom de western soja, l'oeuvre la plus réussie étant sans doute "La brute, le colt et le karaté".

Le dernier face à face (Faccia a faccia, 1967, réalisé par Sergio Sollima)
Un professeur soufreteux doit partir pour le Texas, où le climat lui conviendra mieux. Là-bas, il permet involontairement l'évasion d'un outlaw cruel, Beauregard, qui le prend en otage. Dans la première partie du film, l'érudit tente de remettre le bandit dans le droit chemin. Celui-ci n'a qu'un but : reformer la "horde sauvage" (ça, c'est de la référence !). Les deux compères rejoignent la "Piedra de Fuego", une ville perdue dans les montagnes, où vit en complète autarcie une communauté de parias et laissés-pour compte de tout crin, dont Beauregard est le chef. Une inversion de personnalité va lentement s'opérer, le professeur se découvrant une fascination pour la violence et le goût du commandement, tandis que Beauregard, lui, s'humanise. La distribution du film rassemble deux habitués, Tomas Milian et Gian Maria Volonte, qui apparaissent dans nombre de westerns spaghetti (bon, en même temps, il y en aurait eu environ 600 de tournés en une quinzaine d'années, ça multiplie les chances).

Adios California (1977, réalisé par Michele Lupo)
Dès le générique, on comprend qu'on ne va pas rigoler autant que devant un "Trinita" : musique mélancolique, photos couleur sépia prises pendant la guerre de Sécession. Les premières images montrent un camp de prisonniers sudistes après que le général Grant ait obtenu la reddition du général Lee ("Garçon, la reddition s'il vous plaît !" Pardon pour le jeu de mots, je nettoyais mon clavier, c'est parti tout seul...). Pluie et gadoue, ambiance glauque. Rendus à la vie civile, les soldats confédérés subissent l'ostracisme des vainqueurs qui ne voient en eux que de la main d'oeuvre bon marché ou, pour une bande de chasseurs de prime sans scrupules, un moyen facile de s'enrichir. Giuliano Gemma incarne un soldat "gris" taciturne et désabusé, qui cherche les parents d'un jeune compagnon de route lâchement abattu, pour leur remettre une médaille qu'il a obtenue pendant la guerre. Giuliano Gemma, c'est l'un des piliers du cinéma populaire italien : péplums, films de guerre, westerns bien sûr (Ringo, c'est lui). Il a même tourné plusieurs films en duo avec Bud Spencer, dont "Les Anges aussi cognent dur" (je ne l'ai pas vu mais j'espère qu'on n'a pas osé déguiser Bud(dah ?) en séraphin...). Quant à Michele Lupo, sa filmographie est assez réduite. Outre l'excellent "Africa Express", il a commis "Mon nom est bulldozer" et "On m'appelle Malabar", avec... Bud Spencer. La boucle est bouclée.
 
  
     

   

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Published by Hong Kong Fou-Fou - dans Cinéma et TV
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commentaires

Hong Kong Fou-Fou 17/11/2008 18:01

Et l'excellent "Saludos, hombre", toujours avec Tomas Millian !

Tietie007 15/11/2008 13:27

J'adore Le Dernier Face à Face, un petit bijou de Sergio Sollima !

Merci de faire de la pub pour notre magazine en insérant sur votre site la bannière ci-dessous. Dès que nous aurons des locaux suffisamment vastes, nous érigerons votre statue équestre grandeur nature, en marbre et porphyre, dans le hall d'entrée, en signe de reconnaissance indéfectible.

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