Comme ceux d'entre vous qui ont lu l'article "Mais qui est ce mystérieux Hong Kong Fou-Fou" le savent déjà, je suis un scientifique. Et un scientifique, ça aime bien mener des expériences (certaines plus ou moins heureuses, mais c'est un autre débat...). Depuis quelques jours, on entend pas mal parler de la nouvelle émission de télé-réalité de TF1, "Secret Story", et j'ai envie de mesurer l'impact que cette émission peut avoir sur la fréquentation d'un site comme "Fury Magazine". Autrement dit, en mettant en ligne un article avec "Secret Story" dans le titre, est-ce que le nombre quotidien de visiteurs sur le site va augmenter de façon significative ? Je pense sincèrement que oui, étant donné la multitude de sites officiels ou non, de forums, etc..., consacrés à cet affligeant programme. En même temps, je compte faire d'une pierre deux coups en critiquant le plus méchamment possible "Secret Story". Quel plan machiavélique : je récupère des hits tout en satisfaisant mon besoin de déverser ma bile...
Eh oui, jeune boutonneux qui a cliqué sur ce lien en espérant tomber sur un site avec des vidéos de Sandy tripotant Karim dans la piscine tandis que Dylan, Jennifer et Bouba se livrent à une bataille de pelochons top délire : je t'ai n....é !!! Remarque, c'est bon pour ton acnée. Pars vite d'ici, je vais dire des choses horribles sur l'émission qui parvient à te faire arrêter de jouer aux jeux vidéo tous les jours à 18h...
Je ne m'étends pas sur le sujet de l'émission : les producteurs ont repris l'idée du "Loft Story" de M6 il y a quelques années (une bande de jeunes enfermés dans une villa en carton filmés 24h/24 par une kyrielle de caméras) mais en ajoutant un concept révolutionnaire : les candidats ont tous un secret, que les autres doivent deviner. Wachtaaaaaaa ! Où vont-ils chercher tout ça ? Bon, niveau secrets, c'est la misère : pas de risque que l'un des candidats parle dix-sept langues ou ait participé à une mission humanitaire au Tibet. Non, c'est plutôt Machin qui a perdu 50 kg en trois heures, Bidule qui a deux soeurs qui à cent mètres et dans l'obscurité lui ressemblent trop, Truc qui sent des pieds s'il ne vaporise pas un spray dans ses tatanes... Moi, mon secret, c'est que je ne paye pas la redevance TV et je comprends pourquoi...
Sérieusement, comment peut-on s'intéresser à ça ? Voir évoluer des types bodybuildés arborant l'incontournable tatouage tribal (la tribu des N'heu-N'heus ?) sur le biceps et des bimbos dont les deux hémisphères cérébraux sont séparés par un string ficelle, quel intérêt ? Ecouter leurs conversations dont la platitude ferait passer la Belgique pour un pays de montagnes, quel bénéfice ? Chez moi, j'ai un aquarium. Je peux rester 10 minutes à regarder évoluer les poissons, crevettes et autres. Eh bien, croyez-le ou pas, mais je leur trouve l'air plus éveillé que les malheureux cobayes... heu, candidats de "Secret Story".
Tout est malsain dans ces émissions de télé-réalité. Faire voter le public pour éliminer un candidat, lui donner le sentiment qu'il a un pouvoir de vie ou de mort, médiatique évidemment, sur lui, c'est glauque. Transformer en stars des gens dont le seul mérite est de rester vautrés sur un canapé en débitant des inepties, c'est vraiment un excellent modèle pour nos enfants... Pourquoi s'embêter à faire des études quand il suffit d'aller faire le guignol dans la petite lucarne pour accéder à la gloire ?
Une dernière chose me turlupine : quand on farcit une maison de caméras pour mater jour et nuit ses occupants, personne ne trouve rien à redire. Par contre, lorsqu'on parle de mettre des caméras dans la rue, aux feux tricolores, là c'est la levée de boucliers. Jouer les voyeurs, apparemment ça ne pose aucun problème à beaucoup. Mais dès qu'il s'agit d'être la cible de l'objectif, c'est une autre affaire. Personnellement, je trouve cette attitude discutable, même si les candidats sont consentants. Mais, voilà un nouveau concept : filmer non-stop des téléspectateurs en train de regarder "Secret Story". Trop fort ! Allo, M. Castaldi ?...
"Barney, tu veux bien aller
chercher la massue s'il te plaît ?"
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Le site sur lequel vous venez d'arriver par la grande magie d'Internet n'a aucune prétention particulière. Il ne
s'agit surtout pas d'un "blog" où nous allons étaler nos états d'âme, nos peines de coeur et autres sujets qui ne regardent que nous, ni faire de la philosophie de comptoir (les comptoirs, c'est
justement fait pour ça, c'est quand même plus convivial). A l'origine, c'était juste un espace sur lequel je souhaitais parler de diverses choses qui m'intéressent, du cinéma à la musique en
passant par l'architecture ou les fringues ou à peu près n'importe quoi d'autre. Avec quand même un fil conducteur, ma passion pour les années 60, ou plutôt un certain aspect des années 60
puisque je ne suis pas spécialement fana de Sheila et de ses couettes ou de Sacha Distel et ses scoubidous... Moi mon truc c'est plutôt tout ce qui touche de près ou de loin au mouvement mod,
avec évidemment la musique, les fringues, les scooters, mais c'est un peu réducteur. De toute façon, il n'est pas question de vivre avec le regard fixé dans le rétroviseur (même si c'est un
Stadium..), il faut savoir prendre le meilleur de chaque époque.
Lorsque j’entends pour la première fois un morceau des
Housemartins (l’incontournable "Happy Hour"), au début de l’année 1988, c’est un double choc. Non seulement je découvre une sonorité unique mais
j’apprends dans la foulée que le groupe n’existe plus : ils se sont séparés quelques mois auparavant (novembre 1987). Je me renseigne un peu plus et rapidement je m’aperçois que le groupe
n’a fait que trois albums. Quelle aubaine pour ma bourse de lycéen : une intégrale à pas cher !!! « London 0 – Hull 4 », « The people who grinned themselves to
death » et le double « Now that’s what I call quite good » trouvent une place de choix dans ma chambre et rejoignent très rapidement la catégorie des disques dont on ne se lasse
pas et qui tournent en boucle. Je me réveille avec, je vis avec, je m’endors avec et j’en rêve la nuit. Des mélodies fraîches couplées à la voix époustouflante de Heaton : le cocktail est
terriblement efficace. Les messages franchement engagés me passent très largement au dessus de la tête. Et pourtant, ils figurent en bonne place sur les pochettes.
Disons-le sans ambages, ne tournons pas autour des quatre
chemins : Tarantino est un génie ! Et tant pis pour ses détracteurs, ils se fatigueront avant lui. Il est amusant d'ailleurs de constater que des détracteurs, il en a un peu partout. Aussi bien
du côté des intellos à lunettes cerclées qui défendent avec un pincement de nez outré le cinéma d'art et essai (essayer quoi ? De ne pas s'endormir ???) que du côté des adeptes des
multiplexes/usines à divertissement où ils vont voir le dernier blockbuster de la saison en se gavant de pop-corn, une casquette de baseball solidement vissée sur un crâne qui sonne creux (pour
le coup, moi, j'espère m'endormir !...). Les premiers reprochent à Tarantino le mauvais goût et la prétendue violence gratuite, les seconds jugent ses films un peu ringards à l'ère du tout
numérique. Mais ce n'est pas grave, ses films s'adressent aux amoureux d'un certain cinéma aujourd'hui disparu, dédaigneusement baptisé "cinéma bis" par les chantres du "vrai" cinéma, à ceux qui
vibrent d'excitation lorsque Blondin, Tuco et Sentenza s'affrontent longuement du regard avant de faire aboyer leurs colts, à ceux qui blêmissent de rage lorsque l'astronaute Taylor stoppe son
cheval devant une statue de la Liberté ensablée, à ceux qui frémissent de désir lorsque surgit la sauvage Loana, vêtue d'un bikini en fourrure (naaaan tas de moules, pas la blondasse décérébrée
de M6...) . Et si tout ça ne vous dit rien, passez votre chemin, il y a de la place pour tout le monde, il y a sûrement un nouveau Michael Youn ou un Jean-Luc Godard à aller voir. Notez bien, on
a le droit de ne pas aimer, on a le droit de critiquer, mais il faut le faire pour de bonnes raisons, avec des arguments qui, comme la Chevy Nova SS de Cascadeur Mike, tiennent la
route...
« La situation est simple. Tes camarades sont tous hors de
combat. Le vampire est face à toi prêt à bondir en direction de ta gorge. Il ne te reste que 4 points de vie, inutile de préciser que tu es vraiment flappi. Sa classe d’armure est de 3. Tu es
prêtre, ton TACO est de 18. Donc, sur un jet de 15 ou plus, tu réussis ton attaque avec ton marteau spécialement enchanté pour l’occasion et le vampire sera détruit. Dans le cas
contraire.... » En clair, vous avez 6 chances sur 20 de réussir votre coup. L’angoisse est palpable autour de la table : les personnes qui sont autour de vous sont pour l’instant vos
amis mais vous avez le destin de leur personnage chéri entre les mains : le nain hargneux, le demi-elfe à moitié bageot et l’exécrable magicien en pantalon de cuir, vous les avez tous à
votre botte. Si par malheur, cela foire... Que va-t-il se passer ? Ils sont angoissés mais vous aussi. Il faut dire que jusqu’ici, vous n’avez réussi qu’ à écraser des mouches ou retirer
les toiles d’araignée de la crypte ( comprendre : vous n’avez jamais réussi à faire au moins 15 avec votre d20). Pourtant, vous ne faites pas parti de ces joueurs poisseux abonnés au
« fumble » (résultat de 1 signifiant un échec critique). Et c’est pour cela que votre prêtre a été choisi pour recevoir l’enchantement sur son arme. Vous ne faites pas parti non plus
des collectionneurs (plus ou moins honnêtes)de « full », le 20 naturel. Alors, oui, vos mains sont moites et votre souffle court... Vous lancez le dé... Il roule... Titube sur le
« 3 » mais s’immobile sur le « 16 ».